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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

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Sur les réseaux sociaux : 

    

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Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations,

pour toute question : 

contact@memorial98.org

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 23:29
 
 
Mise à jour du 2 décembre
Marche de soutien à la population ouïghoure, particulièrement touchée par les restrictions en Chine, sous prétexte de Covid, comme le montrent les dizaines de morts à Urumqui ( voir ci-dessous).
La population est strictement confinée et dépend de livraison de nourriture sabotée par les autorités causant une famine et la mort de nombreuses personnes, dont des enfants, car les autorités n’ont pas apporté la nourriture et les médicaments nécessaires
Memorial 98 soutient la marche du samedi 3 décembre organisée par les organisations ouIghours

 

Un mois à peine après la fin du vingtième congrès du Parti communiste chinois destiné à mettre en scène le  " triomphe" de Xi Jin Ping, la population chinoise se révolte et conteste le régime dictatorial.
Ce sont des scènes inouïes; des manifestants crient " Xi Jin Ping démission, à bas le Parti Communiste, Démocratie Liberté" , brandissent des feuilles A4 sans texte, symbole de censure ( ci-dessus à l'Université de Pékin), chantent l'Internationale  .
Le point de départ de la vague de manifestations est la politique dite " Zéro Covid" imposée par le régime et ses conséquences délétères. Des quartiers entiers sont confinés pendant des semaines, sans pouvoir se rendre au travail ni se ravitailler. Les salariés de l'immense usine Foxconn ont eux aussi été confinés au sein même de l'entreprise et des centaines d'entre eux se sont échappés de l'usine  ( voirci-dessous) Or le "Zéro Covid" est lié au faible taux de vaccination, notamment des personnes âgées ainsi qu'à l'utilisation du vaccin chinois Sinovac sans technologie ARN messager. Sinovac est beaucoup moins efficace dans des schémas vaccinaux incomplets ( deux injections) mais le pouvoir refuse d'importer des vaccins à ARN.
 
Wuhan, Urumqi, Pékin
 
Les lieux  dans lesquels se déroulent les manifestations montrent qu'il ne s'agit pas seulement d'une réaction d'exaspération mais d'un mouvement profond qui chemine et se construit depuis une période assez longue.
 
 C'est le cas à Wuhan point de départ de la pandémie et ville doublement martyre car soumise à un blocage répressif pendant des mois. Le symbole en est le médecin Li Wenliang  qui avait été interpellé par la police le 1er janvier 2020 pour « propagation de fausses rumeurs ». Deux jours plus tôt, il avait alerté ses collègues sur un forum de discussion en ligne quant aux dangers de ce nouveau virus, comparables, selon lui, à ceux du SRAS. Très relatée par les médias officiels, cette arrestation ainsi que celle de sept autres médecins n’avait qu’un objectif : faire taire le corps médical et cacher le début de la pandémie. Le Dr Wenliang est mort du Covid le 7 février 2020 et les habitants de la ville lui ont sans cesse rendu hommage ( ci-dessous)

 C'est aussi le cas  dans la région ouïghoure  dans le Xinjiang (Ouest) où dix personnes ont péri dans un incendie jeudi 24 novembre à Urumqi, capitale de la région . De nombreux posts circulant sur les réseaux sociaux en Chine accusent les mesures anti-Covid d'avoir aggravé ce drame, de nombreuses voitures garées pour cause de confinement dans l'étroite ruelle menant à l'immeuble en flammes ayant entravé l'arrivée des secours. Or il s'agit d'une population qui subit de puis des années une répression féroce et des actions génocidaires du régime , notamment par la stérilisation forcée des femmes ouïghoures et l'emprisonnement de centaines de milliers de personnes dans des camps de "rééducation". L'Assemblée nationale française a d'ailleurs reconnu ce génocide en cours et alerté contre sa poursuite.

La tragédie d'Urumqi donne lieu à une grande vague de solidarité dans toute la Chine et à Hongkong. Ainsi la première protestation à Pékin s'est déroulée dimanche 27 novembre à l'aube dans la rue Wulumuqi - le nom en mandarin de la ville d'Urumqi. Près de la rivière Liangma à Pékin, plus de 400 jeunes Chinois s'étaient  se sont réunis dimanche soir pendant plusieurs heures aux cris notamment de «Nous sommes tous des habitants du Xinjiang!»

La mobilisation répétée des étudiants de Pékin, accompagnés de nombreux jeunes travailleurs précaires, rappelle évidemment le grand soulèvement de TienAnmen en 1989, écrasé dans le sang par la dictature au prix de milliers de morts (ci-dessous en noir et blanc)

Entre 200 et 300 étudiants de la prestigieuse Université Tsinghua à Pékin ont également manifesté dimanche sur leur campus, selon des images publiées sur les réseaux sociaux. Le témoin a rapporté que vers 11H30 (03H30 GMT), une étudiante a commencé par brandir une feuille de papier blanc et a été rejointe par d'autres femmes. «On a chanté l'hymne national et l'Internationale, et scandé: ''la liberté triomphera'', ''pas de tests PCR, on veut de la nourriture'', ''non aux confinements, nous voulons la liberté''», a encore dit ce témoin.

 

 
C'est également le cas dans le monde du travail, symbolisé par l'usine géante de Foxconn qui fabrique 90% des IPhone d'Apple.
Des centaines d’ouvriers ont défilé mercredi 23 novembre dans la ville de Zhengzhou pour réclamer une prime promise par le géant taïwanais Foxconn, propriétaire de l’usine.
La ville du centre de la Chine qui héberge une immense usine d’iPhone pour Apple , a ordonné jeudi 24 novembre le confinement de six millions de personnes après une flambée de Covid-19 qui a entraîné de violentes manifestations sur le site industriel.
Des centaines d’ouvriers ont défilé mercredi devant l’usine et ont fait face à des policiers, lesquels étaient armés de matraques et habillés en combinaisons intégrales de protection blanches.
Dans la foulée, les autorités de Zhengzhou ont ordonné une grande campagne de dépistage dans plusieurs districts de la ville. Ces quartiers sont confinés pour cinq jours à partir de vendredi minuit. En clair, les habitants du centre-ville ne sont plus autorisés à quitter la zone sans un test PCR négatif et l’autorisation des autorités locales.
Une prime divisée par dix et des conditions de vie « chaotiques »Ces mesures concernent plusieurs quartiers, touchant environ la moitié des habitants de Zhengzhou. Elles ne couvrent pas la zone de l’usine d’iPhone, où les ouvriers sont déjà soumis à des restrictions depuis plusieurs semaines.
Un ouvrier a déclaré à l’AFP que les manifestations ont débuté en raison d’une polémique autour du montant d’une prime promise aux ouvriers de l’usine, propriété du géant taïwanais Foxconn, principal sous-traitant d’Apple. Selon ce travailleur, la prime serait passée de 3 000 à 30 yuans (de 400 à 4 euros), ce qui aurait provoqué un fort mécontentement au sein du personnel.
Plusieurs employés sont également excédés par les conditions de vie « chaotiques » sur le site en raison des restrictions anti-Covid, a déclaré cet ouvrier, qui veut rester anonyme pour éviter d’éventuelles représailles. Le mois dernier, des ouvriers, paniqués par le confinement inopiné de l’usine, avaient fui le site à pied, certains se plaignant de la désorganisation régnant sur place.
Le régime chinois prétendument communiste, maintient une main de fer sur la population et dans ces cas sur ces employés exploités au bénéfice de Apple et de son fabricant taïwanais. Le "modèle chinois", de capitalisme contrôlé par la dictature du Parti Communiste chinois représente un rêve pour de nombreux gouvernants et patrons à travers le monde: pas de démocratie, pas d'élections, pas de syndicats indépendants, pas de presse libre, pas de lois protectrices, pas de liberté d'expression, Internet contrôlé. Comme le disait Serge Dassault grand patron ultra-libéral "Les Chinois, ils travaillent 45 heures, ils dorment sur place dans leurs usines, ils font des bons produits pas chers."
 

 Dictature ébranlée, solidarité

D'ores et déjà la dictature chinoise est ébranlée. Elle a déjà recours à une répression tous azimuts, visant d'abord à empêcher le développement d'un mouvement plus vaste. La police a ainsi interdit d'accès les lieux où se sont déroulé les manifestations. Une censure a aussi été mise en place : sur les réseaux sociaux chinois, toute information concernant ces manifestations semblait avoir été effacée lundi. Sur la plateforme Weibo, sorte de Twitter chinois, les recherches «Rivière Liangma» et «rue Urumqi» ne donnaient aucun résultat lié à la mobilisation.

Le contexte de la guerre d'agression de Poutine en Ukraine, ainsi que du soulèvement en Iran secoue également le pouvoir de Xi Jin Ping. Il s'agit de deux régimes alliés de la dictature chinoise qui a farouchement combattu contre les mobilisations populaires du "Printemps arabe".

Il est crucial que la solidarité internationale se porte aux côtés des Chinois-es héroïques qui se dressent contre l'arbitraire et l'oppression. 

Memorial 98

voir les textes et documents de Memorial 98 concernant le Chine

http://info-antiraciste.blogspot.com/2022/01/genocide-des-ouigours-reconnaissance.html

http://info-antiraciste.blogspot.com/2019/03/face-la-dictature-chinoise-soutien-aux.html

http://info-antiraciste.blogspot.com/2019/08/hong-kong-alerte-la-repression_9.html

 
 
 
 

 

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13 novembre 2022 7 13 /11 /novembre /2022 12:31

 

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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 00:32
Alors que l'extrême-droite est à l'offensive partout en répandant son poison raciste et complotiste  et remporte de très importants succès en Italie, en France, en Suède, alors que Poutine mène une guerre d'agression visant à détruire l'Ukraine et utilise une propagande antisémite contre le président ukrainien Zelensky, nous nous rassemblons afin de commémorer la Nuit de Cristal nazie qui annonçait la Shoah

Memorial 98

 

 

Memorial 98, organise pour la 9e année consécutive, un rassemblement en mémoire des victimes de la « Nuit de Cristal », pogrom d’État commis par les nazis le 9 novembre 1938, contre les Juifs d’Allemagne, d’Autriche et des Sudètes et vous invite à y participer. 

 
Retrouvons nous le mercredi 9 Novembre à 18 H 30 devant le gymnase 
 
Japy  (2 rue Japy 75011, métro Voltaire ou Charonne)
 
afin de rendre hommage aux victimes de la Nuit de Cristal nazie et de
 
tous les génocides et d'affirmer notre détermination à combattre
 
l'extrême-droite et toutes les idéologies de haine

Le gymnase Japy est un lieu particulier de mémoire puisque c’est là que furent parqués les Juifs raflés par la police de Vichy dès 1941, avant d’être déportés vers les camps d’extermination nazis.

Nous allumerons des bougies du souvenir avant des prises de parole qui rappelleront que la mémoire des génocides nourrit nos combats actuels contre le racisme et le fascisme.
 
 
La Nuit de Cristal: une étape majeure de la persécution des Juifs 
 
Lors de cette vague de violences entièrement organisée par les nazis, plusieurs centaines de personnes juives furent tuées et plusieurs centaines d'autres se suicidèrent. A Berlin et Vienne uniquement, 400 morts par suicides ont été dénombrés.
Le chiffre total des victimes juives se monte à plus de 2500.  Vingt-six mille personnes furent arrêtées et pour certaines jetées dans des camps de concentration. Deux cent soixante-quinze synagogues furent brûlées ou détruites ( voir ici le déroulement organisé par les nazis).  
                        Magasin juif vandalisé, portant l'inscription  "Juda (Juif) crève!"
 
Dans la montée du nazisme et du fascisme en Europe, la Nuit de Cristal  a représenté un jalon important.
Les nazis, au pouvoir depuis 1933, franchissaient une nouvelle étape avec cette vague de violences antisémites commises au vu et au su de toute l'Europe. 
Les images des synagogues incendiées, des enfants, des femmes et des hommes assassinés, arrêtés en masse, frappés et humiliés en public ne pouvaient pas être ignorées. 

Pourtant, en France les informations venues d'Allemagne ne changèrent pas la situation; ni à la politique de refoulement des Juifs qui tentaient de fuir l'Allemagne, ni à la politique de laissez faire face à Hitler. La France fut ainsi la seule grande démocratie à ne pas avoir dénoncé officiellement les massacres perpétrés dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938.
 

 
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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 12:57

 

Ukraine: appel à signer et à diffuser largement la pétition ci-dessous, soutenue par Memorial 98  alors que l'ONU alerte également sur ces enlèvements d'enfants ( voir dans la mise à jour du 8 septembre)

Il faut sauver les enfants ukrainiens enlevés et déportés en Russie ! Lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement européens. Pour signer c'est ici https://www.change.org/p/bringbackukrainiankids

Nous appelons nos compatriotes et tous les citoyens d’Europe et du monde à interpeller d’urgence, dans toute l’Europe, nos chefs d'État et de gouvernement : il faut sauver les enfants ukrainiens enlevés et déportés en Russie !

Plus de 300 000 enfants ukrainiens sont actuellement retenus sur le territoire russe, sans garantie ni contrôles extérieurs sur leurs conditions de vie. Une partie d’entre eux seraient délibérément séparés de leurs parents par les autorités russes. 

Par ailleurs, selon une enquête de l’ONU, plusieurs milliers de mineurs isolés, orphelins ou non, courent le risque d’être adoptés par des familles russes (la Russie n’ayant pas ratifié la Convention de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption). De surcroît, Vladimir Poutine a simplifié l’octroi de la nationalité russe à ces enfants par décrets des 25 mai et 11 juillet 2022, facilitant ainsi les procédures d'adoption pour les familles russes. Tout indique que de telles procédures d’adoption forcée ont déjà eu lieu et se poursuivent.

NON à l’adoption forcée et à la russification des enfants kidnappés ! 

Certains de ces enfants sont déjà « en cours de rééducation » ─ c'est-à-dire de russification ! ─, comme s’en est vantée la première chaîne de télévision russe. Le lavage de cerveau des enfants fait, en effet, partie du plan d’éradication de la nation ukrainienne (publié par l'agence officielle russe RIA Novosti en avril 2022), exposé par Timofeï Sergueïtsev, un proche de Poutine dont les propos négationnistes sont quotidiennement repris par les médias russes.

Nous ne pouvons abandonner aux mains du Kremlin ces milliers d’enfants ukrainiens déportés de force et isolés. Le transfert forcé de mineurs représente un crime odieux et inacceptable sur le plan moral comme sur le plan politique. Selon la Convention internationale de 1948 sur le génocide (article II), c’est à proprement parler un acte génocidaire !

Nous demandons de toute urgence au Président du Conseil européen, à la Présidente de la Commission européenne, mais aussi aux chefs d’État et de gouvernement de toute l’Europe d’intervenir unanimement et publiquement en exigeant de la Russie la libération des enfants et de tous les civils ukrainiens déportés.

Nous leur demandons d’interpeller les organisations internationales concernées, dont l’Unicef et la Croix Rouge Internationale, afin qu'elles agissent au plus vite auprès du gouvernement de la Fédération de Russie pour visiter ces enfants, examiner leurs conditions de vie et organiser leur rapatriement en Ukraine.

De nombreux citoyens, décideurs politiques et artistes de toute l’Europe soutiennent déjà l'initiative. Parmi eux :

Volodymyr YERMOLENKO (philosophe, éditeur de Ukraine World); Othar ZOURABICHVILI (président, Association Géorgienne En France); Andreï KOURKOV (écrivain, Ukraine, France); Jean-Pierre PASTERNAK (président, Union des Ukrainiens de France); Raphaël GLUCKSMANN (essayiste, député européen);    Yanelys APARICIO (essayiste, professeure à l'UNED,  Espagne), Dominique BLANC (comédienne, sociétaire de la Comédie-Française); Barbara CASSIN (philologue, philosophe et membre de l’Académie française, France); Catherine COQUIO (professeure des universités en  littérature comparée, France); Florent COURY (écrivain, engagé volontaire en Ukraine, France); Samantha DE BENDERN (chercheuse associée à l’Institut royal des affaires internationales - Chatham House-, spécialiste de la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie, Royaume-Uni); Catherine DOLTO (aptothérapeuthe, France); Grégory DOUCET (maire de Lyon, France); Angel ESTEBAN (essayiste, professeur à l’Université de Grenade, Espagne); Jean-Pierre FILIU (historien, France); Marketa HODOUSKOVÁ (fondatrice et directrice du Festival Czech-In Ceská republika, Tchéquie); Bernard GOLSE (pédopsychiatre et psychanalyste, Conseil supérieur de l'adoption, France); Sophie GOUPIL (productrice, France); Romain GOUPIL (cinéaste, France); Hassan HABIBI (président de ADERPI - Associations pour la défense des réfugiés iraniens, Iran); Sergueï JIRNOV (auteur, journaliste et expert en relations internationales, Russie); Jonathan LITTELL  (écrivain, France); Robert LITTELL (romancier et ancien journaliste, USA, France); Aude MERLIN (spécialiste de la Russie et du Caucause, U.L.B. Belgique); André MARKOWICZ (traducteur, France); Alexandre MELNIK (consultant et enseignant en géopolitique, auteur, ancien diplomate à Moscou); Ariane MNOUCHKINE (metteuse en scène, Fondatrice du Théâtre du Soleil); Sarah MOON (photographe, France); Véronique NAHOUM-GRAPPE (anthropologue, France); Elisabeth NICOLI (avocate, co-présidente de l’Alliance des Femmes pour la Démocratie, France); Olivier PY (metteur en scène, Directeur du festival d'Avignon);  Sylvie ROLLET (professeure des universités émérite en Études cinématographiques, présidente de l’association Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! France); Bruno SANCCI, journaliste, envoyé spécial en Ukraine (Patagonie, Argentine); Mathieu SCHNEIDER (président du réseau MEnS, France); Antoine SPIRE (président du Pen Club, France); Meg STUART (chorégraphe, Belgique); Nicolas TENZER (politologue, France); Agnès TRICOIRE (avocate au barreau de Paris, France); Cécile VAISSIÉ (professeure d'études russes et soviétiques, France); Carl Michael VON HAUSSWOLFF (compositeur/artiste/curateur) Suède; Anders WEBERG (artiste, Suède);

Et aussi :

Jean-Marc ADOLPHE (rédacteur en chef à les Humanités, France); Arnaud CASTAIGNET (Senior Fellow, Open Diplomacy); Alexis NUSELOVICI (professeur des universités en littérature comparée, France;) Gérard BENSUSSAN (professeur des universités émérite en philosophie, France); Pierre RAIMAN (historien, Secrétaire de l’association Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! France); Emmanuel WALLON (professeur des universités en Sociologie politique, France); Bertrand LAMBOLEZ (PHD & team leader Neuroscience, France); Geneviève GARRIGOS, (conseillère de Paris, France); Jacobo MACHOVER (écrivain, France); Anne BAUDOUX (actrice, France); Brigitte STORA (psychanalyste France); André KLARSFELD (professeur retraité, France) Gérard LAUTON (maître de conférences honoraire France); Anne MORIN (traductrice); Alain BOURGES (professeur d'enseignement artistique, écrivain et vidéaste, France); François BÉCHIAU (secrétaire national Mouvement des Progressistes, France); Gábor ERÖSS, (maire adjoint de Józsefváros, Hongrie); Bruno BOUSSAGNOL (metteur en scène, France); LAZARE (comédien, metteur en scène, France); Anne-Marie COMITI-LAURENT (juriste, ex-présidente du Festival Danse à Aix, France); Albert HERSZKOWICZ (médecin, Mémorial 98, France); Géraldine CERF DE DUDZEELE (psychanalyste, membre de la Société de Psychanalyse Freudienne et vice-présidente de la Cippa, France); Christine VILLENEUVE (co-directrice des Editions des femmes-Antoinette Fouque, France); Dominique COLAS (professeur émérite à Science-Po); Anne-Marie GOUSSARD (Consul honoraire de Lituanie); Jean-Paul FARGIER (réalisateur de documentaires, critique de cinéma et de vidéo, France);

 

Memorial 98 participe depuis le 24 février aux mobilisations et manifestations contre la guerre d'invasion de Poutine et en soutien à la population d'Ukraine.

Nous somme présents lors des marches organisées à Paris tous les mercredi et samedis et y prenons la parole pour dénoncer la propagande poutinienne.

Memorial 98

Mise à jour du 8 septembre 2022

L'ONU alerte : les accusations d'enfants ukrainiens transférés de force en Russie sont "crédibles"
Une haut-responsable de l'ONU s'inquiète du sort des enfants déplacés par la Russie, mais aussi de l'existence de camps de filtration par lesquels passent les Ukrainiens envoyés en Russie, qui existent "en dehors de tout cadre légal".
Il existe des "accusations crédibles" d'enfants seuls transférés de force d'Ukraine vers la Russie, a déclaré mercredi 7 septembre la sous-secrétaire générale des Nations unies pour les droits de l'Homme, s'inquiétant de leur possible adoption par des familles russes. Ces transferts auraient lieu "vers le territoire occupé par la Russie ou vers la Fédération de Russie elle-même", a précisé Ilze Brands Kehris lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur les déplacements forcés en Ukraine.
"Nous sommes inquiets du fait que les autorités russes aient adopté une procédure simplifiée pour accorder la nationalité russe aux enfants qui ne sont pas sous la garde de leurs parents, et que ces enfants soient éligibles à l'adoption par des familles russes", a-t-elle ajouté. Elle a également précisé que le Haut commissariat aux droits de l'Homme, dont elle fait partie, avait pu "confirmer" que les forces armées russes avaient mis en place des centres de "triage", forme de contrôle de sécurité et de collecte de données personnelles et biométriques. Ces contrôles s'appliquent aux personnes quittant une zone de combat ou traversant un territoire sous contrôle russe.
"De nombreuses violations des droits humains"
"Nous sommes inquiets du fait que de tels contrôles, et les détentions qui suivent, ont lieu en dehors de tout cadre légal et ne respectent pas les principes de nécessité et de proportionnalité", a-t-elle signalé, évoquant des "informations crédibles" de "nombreuses violations des droits humains".
Le Haut Commissariat a lui-même pu "documenter" des cas où les personnes faisant l'objet de cette "filtration" étaient soumises à des fouilles à corps, parfois en devant se dénuder. "Nous sommes particulièrement inquiets du risque d'abus sexuels que courent les femmes et les filles lors de ces procédures de filtration", a-t-elle ajouté. Les Etats-Unis, à l'origine de cette réunion du Conseil de sécurité avec l'Albanie, ont accusé directement mercredi le bureau du président russe Vladimir Poutine d'organiser directement le déplacement forcé de milliers d'Ukrainiens vers la Russie.
Raison supplémentaire pour signer et diffuser la pétition ci-dessus du collectif Pour l'Ukraine, soutenue par Memorial 98, et déjà signée par plus de 55 000 personnes
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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 21:25

Poutine a intoxiqué la plupart des observateurs, analystes, institutions et dirigeants mondiaux.

D’abord par l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, station balnéaire de la mer Noire, dotée d’un climat subtropical.
Pourtant il y a en Russie de nombreux massifs montagneux où ces jeux auraient pu être organisés.
Poutine n’a pas voulu du Caucase central car les conflits avec les peuples qui y vivent en particulier les Tchétchènes (mais pas uniquement eux) n’auraient pas garanti la sécurité des jeux aux yeux du Comité international olympique (CI .
La Russie aurait pu aussi organiser les épreuves dans l’Altaï , massif montagneux de plus de 4 000 m d’attitude en Sibérie.
Sotchi a été choisi pour affirmer la présence russe sur les rives de la mer Noire. Cette présence avait été fort amputé par l’indépendance de l’Ukraine en 1991. La Russie " perdit" alors  la Crimée, les ports (Kherson), au débouché du grand fleuve Dniepr, Mykolayi, et surtout le grand port d’Odessa.
Sotchi était un pas plus que symbolique dans cette volonté de montrer la puissance de la Russie sur les rives de la Mer Noire.
La côte russe de la mer Noire est bordée par la Caucase occidental, ce qui réduit les grands ports disponibles à Novorossisk, qui est débordé. C’est le port les plus important pour les embarquements maritimes de pétrole et de blé, et à moins de raser les montagnes son extension est limitée.
D’autant plus que les habitants avaient commencé à râler contre la présence de plus en plus indésirables des camions dans les rues de la ville.
Contrairement aux discours poutiniens sur l’"Ukraine sœur siamoise de la Russie" au plan historique, linguistique et culturel, le but de son " opération spéciale" est la conquête de l’Ukraine pour rétablir son statut de grande puissance.
A la veille du début de cette invasion, Macron a échangé au téléphone avec Poutine et a bombé le torse à l’issue de cette conversation, en affirmant que Poutine n’attaquerait pas l’Ukraine avant une nouvelle conversation russo-américaine avec Jo Biden.
Il n’en fut rien et il n’y a que Macron pour croire qu’on peut discuter franchement avec un ancien officier du KGB.
Depuis on a appris que Poutine se moquait tellement des prétentions de Macron, qu'il était sur les bords d’une piste de hockey sur glace, prêt à disputer un match.
Et que cette conversation était un leurre absolu. On peut qualifier Poutine de renard comme dans la fable de La Fontaine:
: « Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute. »
La suite de la guerre est malheureusement prévisible.
Poutine qui a déjà saisi la mer d’Azov, veut conquérir toute la côte ukrainienne de la mer Noire jusqu’au delta du Danube. Aucune illusion n’est, à mon avis, possible sur la question.
Le plus étonnant  dans les réactions occidentales cest que ces « braves gens » ne demandent rien à Poutine, ni un cessez le feu immédiat, ni l’évacuation du Donbass, ni le retrait des côtes de les mers Noire et D’Azov.
De même ils réclament la reprise des exportations de blé sans considérer que la nouvelle récolte est en « full swing » et qu’elle devrait déjà être en cours de chargement.
En Ukraine il n’a pas de silos « cathédrale » comme on en voit dans la Beauce. Les grands silo sont les ports.
Les stocks se trouvent dans les fermes dans des entrepôts à plat, où grouillent insectes et charançons.
La récolte 2022 va être fortement endommagée et les opérations de guerre détruisent les installations existantes, même délabrées, les routes et chemins de fer pourtant en piteux état.
Les négociations sur la reprise des exportations sont peut-être un  faux semblant. Car la Russie pendant ce temps là exporte son blé à des prix très enviables. Et existe-t-il une seule compagnie d’assurance au monde qui accepterait d’assurer des navires circulant entres les pattes de l’ours russe?
 
Il faut envoyer des armes en Ukraine. Beaucoup et ce qu’il y a de plus sophistiqué. La France en est encore très loin, comme le montre le tableau ci-dessous 

 

 
Xavier Rousselin pour Memorial 98
voir aussi
 
 
 
 
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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 20:12

 

Le 80e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv se déroule dans un contexte particulier.
D'une part la campagne présidentielle de Zemmour, portée par l'empire médiatique de Bolloré, a replacé au devant de la scène la propagande pro-Pétain du chef de Reconquête.
Depuis 2014, date de la parution de son livre Le Suicide français, il ne cesse de défendre le mythe d'un maréchal sauveur de Juifs français. Il passe ainsi sous silence les persécutions et déportations de ces derniers, notamment des enfants nés en France et avalise l'idée que la déportation des Juifs "étrangers" était licite voire souhaitable, au nom de la "Préférence nationale".
Cette campagne immonde s'est déroulée dans les suite d'une vague de propagande antisémite prenant pour appui et prétexte la pandémie du Covid.

Des étoiles jaunes ont été brandies par les opposants organisés à la vaccination. Ils ont osé dénoncer un "pass nazitaire".

Face à cette vague de négationnisme et de complotisme antisémite, diverses mobilisations se sont déployées, contre Zemmour et sa propagande mais aussi pour rétablir la vérité historique.

 Les rescapé-es ont multiplié les témoignages.

De nombreux historiens-nes ont publié des textes et livres individuels et collectifs et ont assuré de nombreuses interventions.

C'est la cas notamment de Laurent Joly qui a poursuivi son travail de fond sur Vichy ( voir son entretien avec Memorial 98) jusqu'à aboutir à son ouvrage fondamental doublé d'un film

 

 

 
 
 
 
La rafle du Vel d'Hiv est la plus vaste opération d'arrestation de Juifs pendant la Seconde guerre mondiale en Europe occidentale, pour laquelle le régime de Vichy avait mobilisé la police française.
 

En effet les Allemands ont ordonné la livraison de dizaines de milliers de Juifs afin de les massacrer dans les camps de la mort et ont délégué l'ensemble du travail de rafle à la police française de Vichy, commandé par René Bousquet. Celui-ci porte la responsabilité de cette rafle ainsi que de celle de Marseille mais n'a jamais été jugé. Après la guerre il fut réintégré dans les appareils financiers et politiques les plus élevés, devenant l'ami de François Mitterrand qui le recevait régulièrement.

Ainsi les raflés du Vel' d'Hiv' n'ont rencontré aucun soldat ou policier allemand, mais uniquement ceux de la police et de la gendarmerie de Vichy.

D'autres rafles avaient précédé celle-ci, dont celle du 20 août 1941. 

Puis le 7 juin 1942, le port de l'étoile jaune entre en vigueur pour les Juifs de la zone occupée et ce dès l'âge de 6 ans. Il s'agissait ainsi pour les nazis de désigner et stigmatiser la population juive.




 

 

  

Les 16 et 17 juillet 1942, à Paris 12884 Juifs  furent arrêtés par la police française jusqu'à la fin de l’opération le 17 juillet à 13 h. Les fiches des « absents » lors de la rafle restent dans les commissariats et des équipes spéciales font des visites régulières pendant plusieurs semaines, comme l'indique l'historien Laurent Joly dans son livre " L' État contre les Juifs" ( voir ici notre entretien avec l'auteur)
 
Au total le nombre de raflé.e.s jusqu'au 20 juillet est de 13152.
1129 hommes, 2916 femmes et 4115 enfants sont enfermés dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’Hiver. Les conditions sont effroyables, comme en témoignent les rescapé.e.s

 Les raflés du Vel d'Hiv' prennent la route de l'extermination
 
A partir du Vel d'Hiv', les couples sans enfants et les célibataires (1989 hommes et 3003 femmes) sont internés au camp de Drancy.  
Du 19 au 22 juillet, les familles du Vél’ d’Hiv’ sont quant à elles transportées dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande (Loiret) gérés par l’administration française.
Adultes et adolescents sont alors déportés en premier, par 4 convois entre le 31 juillet et le 7 août 1942.
 
Le sort des enfants 
 
Brutalement séparés de leurs parents, environ 3000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Les parents ont été rapidement déportés vers Auschwitz, alors que les nazis n’ont pas encore donné leur réponse quant au sort des enfants. 
La période durant laquelle les enfants internés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande ont vécu séparés de leurs parents déjà déportés est décrite par les témoins comme un des moments les plus insupportables. Âgés de 2 à 15 ans, ceux-ci restent seuls durant plusieurs semaines. Désorientés par l’absence de leurs parents et vivant dans des baraques inadaptées à la présence d’enfants, ils vivent dans des conditions d’hygiène catastrophiques. Huit d'entre eux meurent durant cette période.

Dès le 6 juillet 1942, Theodor Dannecker, gradé SS en charge de la déportation des Juifs de France ,  avait informé son supérieur à Berlin, Adolf Eichmann : « Le président Laval a proposé que, lors de l’évacuation des familles juives de zone non occupée (sous responsabilité du régime de Vichy) les enfants de moins de 16 ans soient emmenés aussi. Quant aux enfants juifs qui resteraient en zone occupée, la question ne l’intéresse pas » (voir notamment Sarkozy jette aux orties la reconnaissance de la participation de la France à la Shoah

Sarkozy et le Front National: une liaison dangereuse et aussi en rapport avec le score maintenu du Front National Le Pen s'en prend aux enfants, dans la lignée de Laval )

 
Le 13 août 1942, les services d’Eichmann décident que les enfants doivent également être déportés: ils sont alors transférés vers Drancy et, de là, embarqués dans les convois partant pour Auschwitz entre le 17 et 31 août 1942. Aucun d’entre eux n’est revenu.

À ce jour, Serge Klarsfeld a identifié un seul enfant de moins de 16 ans déporté en 1942 et revenu vivant.

 

Le tabou de la responsabilité de Vichy

La responsabilité écrasante du régime de Vichy dans les déportations des Juifs de France est restée longtemps un sujet tabou,
Enfin, c'est seulement en 1995 lors de la cérémonie commémorative de la rafle du Vel' d'Hiv en juillet que Jacques Chirac reconnut publiquement que les autorités françaises avaient accompli l’irréparable, en déclarant notamment : «Manquant à sa parole, elle (la France) livrait ses protégés à leurs bourreaux.»
Une partie de la droite a rejeté cette prise de position, soit ouvertement , soit en attaquant la « repentance » comme Sarkozy à plusieurs reprises, soit en défendant ouvertement Pétain comme Eric Zemmour, également candidat  à la présidentielle de 2022.
Marine Le Pen a elle aussi mis en cause la responsabilité de Vichy lors de la campagne présidentielle de 2017.

Ce fut hélas aussi le cas de Jean-Luc Mélenchon, suivant en cela la ligne mensongère de son mentor Mitterrand, ami de Bousquet dont il a fait retarder le procès.

Nous rendons hommage à Pierre Arpaillange, ancien garde des Sceaux sous Mitterrand (1988-90)

C'est lui qui a déclenché une procédure judiciaire contre Bousquet

Dans ce dossier,  Pierre Arpaillange s'est opposé à François Mitterrand et à son ministre Georges Kiejman, qui appliquait les consignes présidentielles.

Mitterrand  a tout fait pour le procès de Bousquet, qui était son ami et son allié, ne se tienne pas.

Malgré ce blocage, le 25 septembre 1990, Arpaillange transmit des instructions écrites au procureur général près la cour d'appel de Paris afin de requérir des poursuites contre Bousquet. Malgré cette décision courageuse, Bousquet échappa à tout jugement car il fut  abattu le 8 juin 1993 par un certain Christian Didier.

 
    
 

 

 

 

 

Hommage aux Justes

La police et la gendarmerie française, la hiérarchie préfectorale ont donc pris une part très importante dans le fichage et la traque des Juifs, y compris des enfants .

A l’inverse, des milliers d’enfants juifs, séparés de leurs parents, ont été cachés dans des familles ou dans des institutions, notamment religieuses, souvent sous de fausses identités mais aussi moyennant une rétribution. La médaille des Justes reconnaît les personnes qui firent tout ce qu’elles purent pour soustraire des enfants, mais aussi des familles entières, aux arrestations. La France compte à ce jour 2740 “ Justes parmi les nations ”.   Des milliers d’enfants ont aussi été sauvés par des associations juives, notamment l’OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants). Certains seront adoptés, d’autres grandiront dans des orphelinats, d’autres enfin gagneront la Palestine sous mandat britannique et le foyer national juif en devenir.

Hommage à des personnages qui ont montré leur humanité et leur détermination dans l'enceinte même du Vel d'Hiv. Il s’agit bien sûr des infirmières et assistantes sociales qui, telle Annette Monod-Leiris, se sont engagées dans l’aide concrète, mais aussi des pompiers du capitaine Pierret.

Ils étaient une demi-douzaine de pompiers a peine, et ont réellement fait dérouler les lances, passé des heures à distribuer de l’eau, et recueilli à eux seuls des centaines de messages qu’ils sont allés poster incognito le lendemain depuis des points différents de Paris, pour ne pas éveiller les soupçons de l’administration. Il y a eu plus. Un des pompiers qui était alors en congé s’appelait Ruben. Il était juif et le capitaine Pierret à envoyé le prévenir à son domicile, en lui recommandant de ne pas se représenter à la caserne. Ce jeune pompier juif a pu fuir avec sa mère en Espagne.

Pierret est aussi entré en résistance, fournissant les plans des installations militaires allemandes de Paris aux alliés.

 

Dans nos combats, la date du 16 et 17 juillet 1942 représentent des journées importantes au cours desquelles nous honorons la mémoire des victimes et renouvelons notre engagement à lutter contre toutes les formes de racisme,  d'antisémitisme et de négationnisme.

 
Lors de cette journée nous rappelons aussi les autres victimes de génocides les plus récents ( Srebrenica, Rohingyas, Ouïgours)  ou plus anciens afin que justice leur soit rendue et pour éviter de nouveaux crimes du même type.
 
En effet, l'impunité des auteurs de génocides et massacres représente un facteur évident de récidive et de perpétuation de ces actes criminels. C'est pourquoi, plus que jamais et en permanence,  la mémoire des génocides nourrit nos combats. 
 
Ce fut le cas notamment le 7 juin dernier lorsque nous avons commmémoré publiquement, à l'appel du Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR) que Memorial 98 soutient activement, le 80e anniversaire de l’imposition de l’étoile jaune nazie qui a précédé de quelques semaines la rafle du VH avec des interventions de Laurent Joly et Etienne Nsanzimana, président de l’association Ibuka-France qui représente les rescapés du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
MEMORIAL 98
 
 

Ressources:

Memorial 98 a publié sur ses deux sites de très nombreux textes en relation avec la rafle du Vel d'Hiv et la politique de Vichy contre les Juifs ainsi que sur l'actualité du combat contre le négationnisme voir notamment ci-dessous

http://info-antiraciste.blogspot.com/2021/10/3-octobre-1940-petain-heros-de-zemmour.html

 

http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/01/zemmour-recidive-et-escalade-agissons.html

 

http://www.memorial98.org/article-zemmour-rehabilite-petain-pour-qui-pourquoi-124774288.html

 

http://www.memorial98.org/article-memoire-la-rafle-meconnue-du-20-aout-1941-82199443.html

 

http://www.memorial98.org/article-collaboration-avec-les-nazis-une-exposition-d-actualite-125314945.html 

 

http://www.memorial98.org/2019/04/75-ans-apres-la-rafle-d-izieu-symbole-du-sort-des-enfants-juifs-face-au-nazisme.html

 

http://www.memorial98.org/article-30-janvier-1933-le-desastre-114868033.html

 

http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/10/il-ya-80-ans-petain-lancait-la.html 

 

http://www.memorial98.org/article-antisemitisme-le-double-anniversaire-du-3-octobre-58213369.html 

 

http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/04/celine-en-vedette-propos-du-covid19-une.html

Génocides, négationnisme 

http://info-antiraciste.blogspot.com/2021/04/genocide-des-tutsi-1994-il-faut-obtenir.html 

http://info-antiraciste.blogspot.com/2019/04/genocide-des-tutsi-au-rwanda-le.html ( le tournant du 25e anniversaire et la contre-offensive de Védrine appuyé par d'anciens ministres socialistes)

 http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/05/genocide-des-tutsi-lorganisateur-et.html
sur les génocidaires qui ont trouvé refuge en France

 https://info-antiraciste.blogspot.com/2020/04/genocide-des-tutsi-au-rwanda-un-26e.html

 
 
 

http://info-antiraciste.blogspot.com/2019/04/genocide-des-armeniens-un-combat.html 

 http://www.memorial98.org/2021/06/srebrenica-1995-le-dernier-genocide-xxe-siecle-encore-nie-malgre-les-condamnations.html

http://www.memorial98.org/2016/12/le-premier-genocide-du-xxe-siecle-herero-et-nama-face-a-l-allemagne-imperiale.html

MEMORIAL 98

 

 
 
 
 
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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 19:01

 

 

 

7 juin: rassemblons nous contre le racisme et l’antisémitisme, lors du 80e anniversaire de l’imposition de l’étoile jaune nazie.

Il y a quatre-vingts ans jour pour jour, le 7 juin 1942, le port de l'étoile jaune était imposé par les nazis aux Juifs et Juives, y compris les enfants à partir de 6ans, dans la zone qu’ils occupaient en France. Le Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR) organise le 7 juin à Paris  un rassemblement public marquant l’anniversaire de cet acte qui ouvrait la voie à la déportation et à la Shoah.

 Il se tient le 7 juin à 18h sur le Parvis des 260 enfants juifs déportés (Rue des Hospitalières Saint Gervais M° Saint Paul), dans le 4e arrondissement, au cœur d'un des quartiers où des milliers de personnes ont été contraints porter ce signe d’exclusion et de mort.

Il s’agit également de dénoncer les profanations de ceux et celles qui arborent des étoiles jaunes dans le cadre des manifestations anti-vax et anti-pass  comparant la discrimination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à celle des non-vaccinés contre le Covid-19

L’historien Laurent Joly, spécialiste de la déportation des Juifs en France, auteur notamment de «  La Rafle du Vel d’Hiv » sera présent et interviendra puis dédicacera son livre qui vient de paraître " Rafle du Vel d'Hiv' " à la Librairie du Temple 1 Rue des Hospitalières St Gervais, à proximité immédiate du rassemblement .

Nous invitons toutes celles et ceux qui veulent honorer la mémoire des victimes du nazisme et de tous les génocides et crimes contre l'humanité, toutes les associations, partis et syndicats à participer à cette initiative de mémoire et de combat antiraciste.

 

Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR)
Les organisations suivantes soutiennent ce rassemblement :
Union syndicale Solidaires,  
Fédération syndicale unitaire ( FSU),
 Ibuka-France, Memorial 98, Juifs et Juives révolutionnaires ( JJR), UJRE,
 Mouvement Ensemble, PEPS … 

Pourquoi l’étoile jaune ?

Le 29 mai 1942, la huitième ordonnance allemande anti-juive interdit  aux Juifs de la zone occupée de paraître en public sans porter l'étoile jaune et ce dès l'âge de six ans.

En rendant les Juifs immédiatement visibles et reconnaissables en public, l'étoile facilite leur contrôle et leur dénonciation, ainsi que l'arrestation de ceux qui refuseraient de se soumettre à l'ordonnance.

Les nazis utilisent un "marquage" des Juifs déjà utilisé dans la longue histoire des discriminations dont ces derniers ont été victimes, notamment . Le port de l’étoile jaune est obligatoire pour les Juifs étrangers ET français en zone occupée.  

L’idée de « marquage » des Juifs, suggérée en 1938 par Goebbels, est reprise par Heydrich juste après la Nuit de cristal du 9 Novembre 1938 et appliquée pour la première fois à l’automne 1939 en Pologne.

La distribution des « insignes » est un moment d’identification supplémentaire. A Lens par exemple, c’est l’occasion, pour les autorités françaises, de compléter leurs listes en déclarant les membres des foyers juifs, qui jusqu’ici avaient échappé à l’identification.

Comment réagit l’opinion publique ? Il y a eu des gestes de solidarité. La police arrête, à Paris, des personnes portant de faux insignes, rosaces, pochettes, étoiles aux noms fantaisistes, « Auvergnat », « Swing », « Papou. Ce même jour, des individus profitent de l’insigne pour insulter les Juifs le portant dans la rue. Il y a aussi de nombreux cas de délation pour « non port d’insigne ».

Cet insigne doit être porté à partir du dimanche 7 juin 1942. La distribution des étoiles se déroule entre le mardi 2 et le samedi 6 juin dans les commissariats de quartier et de circonscription avec prélèvement d’un « point textile ». Ces modalités rappellent la participation des autorités de la collaboration à toutes les étapes du processus d'exclusion et de déportation vers mort des Juifs de France, contrairement à ce que prétend Eric Zemmour

Les infractions à cette ordonnance sont punies d'emprisonnement, d'amende ou d'internement dans un camp.

En raison de la volonté d'exploiter les attentats  contre l'armée allemande, dont la responsabilité est imputée par les nazis aux Juifs, l'ambassadeur d'Allemagne en France précipite la promulgation de la loi sur le port de l'étoile: promulguée le 29 mai, elle est rendue publique le   31 mai et entre en vigueur dès le 7 juin.

Le port de l’étoile sert une politique de ségrégation, comme en témoigne la mise en place concomitante d’autres mesures, telles que l'obligation pour les Juifs de monter dans le dernier wagon du métro (8 juin 1942), l'interdiction de fréquenter les lieux publics, ou encore la contrainte de se rendre dans les magasins uniquement entre 15 et 16 heures (neuvième ordonnance du 8 juillet 1942). 

Cette ségrégation doit aussi exercer une influence d'ordre psychologique et propagandiste: en imposant cette forme archaïque d'identification, les nazis espèrent en effet fragiliser encore plus les Juifs en suscitant chez eux honte et humiliation. Ils souhaitent aussi inspirer aux "non-Juifs" un sentiment de rejet et d’hostilité à l'égard de ces hommes et ces femmes considéré-es dans la vision nazie comme des êtres inassimilables et parasites.

C’est un mécanisme de stigmatisation et de marquage qu’on retrouve dans nombre d’autres génocides et crimes contre l’humanité. Dans tous les cas les populations promises à l’extermination ont été d’abord été discriminées, stigmatisées, accusées de tous les maux, mises en cause comme préparant des plans hostiles aux pouvoirs autoritaires en place. Elles ont désignées comme ennemies, regroupées, marquées et « étiquetées » sous différentes formes et enfin conduites à l’extermination ou massacrées sur place. Le génocide est souvent l’aboutissement de décennies, voire de siècles, de discriminations. C'est pourquoi le RAAR a sollicité l'association Ibuka-France qui représente les rescapés du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. Son président Etienne NSANZIMANA  (lui-même rescapé) interviendra lors du rassemblement.

Memorial 98 appelle toutes celles et ceux qui veulent honorer la mémoire des victimes du nazisme
et de tous les génocides et crimes contre l'humanité 
à participer à cette manifestation du mardi 7 juin. 

MEMORIAL 98

 

 

 

 
 
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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 22:43
                     La joie du 8 mai 1945
8 mai: une mémoire actuelle, 77 ans après la chute du nazisme, dans un contexte dramatique
L'anniversaire de la victoire contre le nazisme se déroule cette année dans un contexte inquiétant, notamment en Ukraine et en France .
La guerre d'invasion de Poutine en Ukraine se fait au nom du souvenir de la lutte contre le  nazisme. Le maître du Kremlin   avait déclaré, au moment où il a lancé l’invasion, que cette « opération militaire spéciale » viserait à « dénazifier » son voisin souverain. La presse russe tente depuis de dépeindre l’Ukraine comme étant alignée au nazisme, sans pour autant apporter la moindre preuve à l’appui de ces accusations.
 

Cette campagne mensongère censée justifier les multiples crimes de guerre de Boutcha et de Marioupol s'est étendue à une diatribe antisémite du pouvoir russe contre le président ukrainien Zelensky, comparé à Hitler.

 Le ministre des affaires étrangères  Lavrov a déclaré dimanche 1er mai que le fait que le président ukrainien soit Juif ne contredisait pas les affirmations de Moscou selon lesquelles cette invasion avait été lancée pour « dénazifier » le pays, affirmant que même Hitler « avait du sang juif. »
Dans une interview  à la chaîne d’information italienne Zona Bianca, durant laquelle il a été demandé à Lavrov comment le président russe Vladimir Poutine pouvait prétendre qu’il essayait de « dénazifier » l’Ukraine alors que Volodymyr Zelensky, le président démocratiquement élu du pays, était Juif.
« Et alors, si Zelensky est juif ? Cela ne change rien à la présence d’éléments nazis en Ukraine. Il me semble qu’Hitler avait aussi du sang juif », a déclaré M. Lavrov, ajoutant que « certains des pires antisémites sont juifs ».

En France l'élection présidentielle se traduit par des résultats mitigés

 Malgré sa défaite face à Macron, le score de Marine Le Pen au deuxième tour est énorme: 13 288 000 voix et plus de 41% des suffrages.
Elle a gagné 2,6 millions de voix depuis le 2e tour de 2017 et 5 millions de voix entre les 2 tours de 2022 malgré un programme de préférence nationale, d'interdiction du voile et de proximité avec Poutine.
Il y a évidemment de nombreux facteurs liés à la politique anti-sociale et répressive de Macron mais un autre facteur a joué aussi: sa "protection" par la radicalité de la candidature  Zemmour.
Avant cette campagne électorale, la pandémie du Covid a donné lieu à un déluge de propagande complotiste et antisémite
Les enjeux et défis sont donc immenses pour ceux et celles qui combattent la renaissance du fascisme et la multiplication des crimes contre l'humanité
 

 

1945: la capitulation et la joie
 
 
Le 7 mai 1945, à 2h41 du matin, l'Allemagne nazie capitule. C'est la fin des combats en Europe.
Hitler, arrivé au pouvoir le 30 Janvier 1933, vient de se suicider, le 30 avril. Le "Reich de 1000 ans" qu'il promettait, aura duré 12 ans. Il a eu néanmoins le temps de déclencher la 2e guerre mondiale et de mettre en œuvre la Shoah.

Le lendemain, une immense vague de joie déferle sur la planète, provoquant des scènes de liesse dans toutes les capitales, à l’exception de Berlin et Tokyo.
 
Le régime impérial japonais poursuit les combats dans le Pacifique, la Seconde Guerre mondiale n’est pas encore terminée.
 
La joie est  ternie par la  découverte des camps de mise à mort , depuis quelques mois, au fur et à mesure de la progression des armées alliées, notamment soviétiques. Le dernier camp est "libéré" le 8 mai 1945; il s'agit de celui de Theresienstadt/Terezin, en Tchécoslovaquie alors que Auschwitz l'a été le 27 janvier de la même année. .
 
Alors même que s'effondrait le régime le plus réactionnaire que l'histoire ait connu, les peuples colonisés exprimèrent leurs aspirations à l’égalité et à l'auto-détermination.
Ainsi l’Algérie "française"  connait, en ce jour du 8 mai 1945, des scènes de répression coloniale d’une extrême violence. Les célébrations se terminent dans un bain de sang à Sétif, Guelma, et Kherrata, entraînant la mort d’environ 45 000 personnes.
 
Un passé toujours actuel
 
Le souvenir du 8 mai 1945 et plus généralement de la période de Vichy et de la collaboration avec les nazis demeure un sujet de  débat et de clivage notamment dans la droite, mais aussi dans une partie de la gauche. 
 
Ainsi Giscard d'Estaing, alors président de la République, avait supprimé la commémoration du 8 mai à partir de 1975, sous prétexte de construction européenne.
Elle fut rétablie en 1981 par Mitterrand. 

Mais ce dernier a maintenu la fiction d'une non responsabilité des autorités françaises notamment dans la déportation des Juifs de France.
Il a dans ce cadre mis en œuvre, de 1987 à 1992,  un hommage à Pétain auquel il ne mit fin qu'à la suite d'un important scandale face à la persistance de cette révérence si choquante. Le respect organisé de la personne de Pétain représente une des tâches de cette présidence.

 

 L'implication de Mitterrand et de Hubert Védrine dans le génocide des Tutsi de 1994, documentée certes encore incomplètement, dans le rapport Duclert, en est une autre.   
 

A droite, c'est Sarkozy qui lança, dès sa campagne électorale de 2007, une offensive d'ampleur contre la "repentance" et contre la reconnaissance de la participation des autorités françaises à la Shoah. A peine élu, il  choisit de boycotter la cérémonie du 8 mai 2007, pour ne pas se retrouver à côté de Chirac qui avait reconnu les responsabilités françaises dans la déportation des Juifs. 
A l'époque, Patrick Devedjian, alors dirigeant de premier plan de l'UMP, décédé depuis, en résumait ainsi les enjeux (dans le journal Le Monde du 10 avril 2007) : " La droite est sortie honteuse de la guerre. Depuis la Libération, la gauche exerce un magistère moral sur l'histoire, distribuant les bons et les mauvais points: à gauche le parti des fusillés, à droite les collaborateurs. Même Chirac n'a jamais dit qu'il était de droite, et Jospin n'a pas hésité à dire de la droite qu'elle était héritière d'un courant anti-dreyfusard, antisémite et raciste. Il (Sarkozy) a sorti nos valeurs de la réclusion, il redonne sa dignité à la  la droitisation de la société permet aujourd'hui ce réajustement idéologique qui anticipe la victoire politique".

Plus concrètement, il s'agissait alors pour la droite comme aujourd'hui de récupérer les thèmes et l'électorat du FN et donc de jouer sur le nationalisme. Sarkozy a sans cesse œuvré à légitimer  les thèses du Front National
Son successeur, Laurent Wauquiez, a poursuivi dans la même voie et accueilli en grande pompe Eric Zemmour qui travaille à réhabiliter Pétain et son régime.

Pendant la campagne présidentielle de 2022, la candidate de la droite Valérie Pécresse a repris de nombreux thèmes d'extrême-droite dont celui de la théorie mensongère du prétendu " Grand remplacement".

Son échec cinglant est venu renforcer le score de Marine Le Pen.

La situation au lendemain de cette élection nécessite le développement de larges campagnes antiracistes et antifascistes afin de faire refluer cette vague mortifère.

Memorial 98

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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 12:51

Mise à jour du 30 septembre 2022

81e anniversaire du massacre de Babi Yar du 29 et 30 septembre 1941.

Alors que Poutine annexe des territoires ukrainiens après des simulacres de référendums, Volodimyr Zelenski  a le 28 septembre rendu hommage aux Juifs victimes du massacre de Babi Yar (Babyn Yar en ukrainien) au Memorial qui marque cette étape de la Shoah

Les délégués gouvernementaux  pour les questions relatives à la Shoah aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Allemagne et dans cinq autres pays européens ont saisi l'occasion de l'anniversaire du massacre de Babi Yar pour publier une déclaration commune condamnant les actions militaires russes en Ukraine et l'utilisation d'une prétendue lutte contre les "nazis" au pouvoir dans ce pays:

"Nous ne devons jamais oublier le crime odieux contre l'humanité qui s'est produit il y a 81 ans, lorsque près de 34 000 Juifs ont été assassinés par les nazis et leurs complices à Babi Yar. Nous ne laisserons jamais le souvenir de ces victimes et de tous ceux qui ont été assassinés pendant l'Holocauste ( Shoah) être déshonoré, effacé ou cyniquement détourné à des fins politiques", peut-on lire dans la déclaration.

"Il est donc particulièrement horrifiant que Vladimir Poutine justifie sa guerre contre l'Ukraine en détournant l'histoire de l'Holocauste. Dire que l'Ukraine d'aujourd'hui doit être "dénazifiée" est une insulte à tous ceux qui ont souffert du régime nazi en Ukraine. Nous appelons la Russie à mettre immédiatement fin à sa guerre d'agression contre l'Ukraine."

Cette déclaration converge avec celle des historiens de la Shoah publiée le 27 février dernier (ci-dessous)

L'actualité de la commémoration est marquée par la sortie du film documentaire Babi Yar. Contexte. du cinéaste ukrainien Sergueï Loznitsa. Une analyse approfondie en est présentée ci-dessous:

Lisa Vapné, « Babi Yar. Contexte. Un film de Sergueï Loznitsa », RevueAlarmer, mis en ligne le 10 février 2022. https://revue.alarmer.org/babi-yar-contexte-un-film-de-serguei-loznitsa/

Memorial 98

 

 

Attaque antisémite du pouvoir russe contre Zelensky, comparé à Hitler, dans une théorie ultra-complotiste

 Sergueï Lavrov : « Et alors, si Zelensky est juif ? Même Hitler ‘avait du sang juif' »
 
Dans une tentative de défendre ses déclarations sur la "dénazification" l'Ukraine, le ministre des Affaires étrangères russe déclare que "certains des pires antisémites sont juifs"
 
Sergueï Lavrov a déclaré le 1er mai que le fait que le président ukrainien soit Juif ne contredisait pas les affirmations de Moscou selon lesquelles cette invasion avait été lancée pour « dénazifier » le pays, affirmant que même Hitler « avait du sang juif. »
 
Dans une interview  à la chaîne d’information italienne Zona Bianca, durant laquelle il a été demandé à Lavrov comment le président russe Vladimir Poutine pouvait prétendre qu’il essayait de « dénazifier » l’Ukraine alors que Volodymyr Zelensky, le président démocratiquement élu du pays, était Juif.
« Et alors, si Zelensky est juif ? Cela ne change rien à la présence d’éléments nazis en Ukraine. Il me semble qu’Hitler avait aussi du sang juif », a déclaré M. Lavrov, ajoutant que « certains des pires antisémites sont juifs ».
Des théories complotistes selon lesquelles Hitler aurait eu des ancêtres juifs, ce qui aurait été une des causes de son antisémitisme et aurait conduit au meurtre de six millions de Juifs, ont été démenties à de nombreuses reprises par les historiens.
Poutine avait déclaré, au moment où il a lancé l’invasion, que cette « opération militaire spéciale » viserait à « dénazifier » son voisin souverain. La presse russe tente depuis de dépeindre l’Ukraine comme étant alignée au nazisme, sans pour autant apporter la moindre preuve à l’appui de ces accusations.
Le directeur du musée israélien de la Shoah Yad Vashem, Dani Dayan, a condamné les remarques de Lavrov, faites la semaine, au moment même où Israël commémorait la Shoah, estimant qu’il s’agissait de « propos sans fondement, délirants et dangereux qui méritent d’être condamnés ».
Yad Vashem et d’autres groupes représentant les survivants de la Shoah avaient déjà condamné les affirmations de la Russie selon lesquelles l’Ukraine devait être « dénazifiée » comme n’étant « pas fondées sur des faits, elles déforment et banalisent la Shoah, et nous les déplorons. »

 

"Depuis le 24 février 2022, les forces armées de la Fédération de Russie sont engagées dans une agression militaire de l’Ukraine que rien ne justifiait. Cette attaque s’inscrit dans le prolongement de l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en 2014 et de sa forte implication dans le conflit armé dans la région du Donbass.

L’attaque russe fait suite aux accusations formulées par le président russe Vladimir Poutine de crimes contre l’humanité et de génocide1 qui auraient été commis par le gouvernement ukrainien dans le Donbass. La propagande russe présente régulièrement les dirigeants élus de l’Ukraine comme des nazis et des fascistes qui opprimeraient la population locale d’origine russe, qui devrait donc être libérée. Le président Poutine a déclaré que l’un des objectifs de son « opération militaire spéciale »2 contre l’Ukraine est la « dénazification »3 du pays.

Nous sommes des spécialistes des processus génocidaires, de la Shoah et de la Seconde Guerre mondiale. Nos vies professionnelles sont dédiées à l’étude du fascisme et du nazisme, et à la commémoration de leurs victimes. Nombre d’entre nous sont activement engagés dans la lutte contre les héritiers actuels de ces régimes maléfiques et contre tous ceux qui tentent de nier ou de dissimuler leurs crimes.

Nous rejetons fermement l’utilisation cynique par le gouvernement russe du terme génocide, de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah, ainsi que l’assimilation de l’État ukrainien au régime nazi pour justifier son agression unilatérale. Cette rhétorique est erronée sur le plan des faits, moralement répugnante et profondément offensante pour la mémoire des millions de victimes du nazisme et de ceux qui l’ont courageusement combattu, notamment les soldats russes et ukrainiens de l’Armée rouge.

Nous n’idéalisons pas la société et l’État ukrainiens. Comme tout autre pays, il compte des groupuscules d’extrême droite extrémistes et des groupes xénophobes violents. L’Ukraine doit aussi mieux faire face aux chapitres les plus sombres de son histoire douloureuse et compliquée. Pourtant, rien de tout cela ne justifie l’agression russe et cette manière écœurante de qualifier l’Ukraine. En ce moment crucial, nous nous unissons à l’Ukraine libre, indépendante et démocratique et rejetons fermement l’utilisation abusive par le gouvernement russe de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale comme légitimation de sa propre violence." Ce texte a été publié en anglais et en russe avec la liste des signataires le 27 février 2022 dans le Jewish Journal  ici.

L'attaque brutale de Lavrov, acolyte dévoué de Poutine, constitue une escalade antisémite alors que jusqu'à ce jour le nom juif n'était pas apparu malgré l'accusation mensongère et manipulatrice d'un " nazisme" dirigeant l'Ukraine.  Poutine, au fil de ses interventions sur l’Ukraine, se présente en héritier de la guerre contre les ( vrais) nazis Pourtant, le mot « juif » n’apparaît dans aucun de ses textes, pas plus que le mot « génocide » appliqué à la seconde guerre mondiale.

« En Russie, à l’instar de ce qui se passait en URSS, explique l'historienne spécialiste  Marlène Laruelle, à aucun moment on ne dit clairement que le nazisme est une idéologie de la race, qui veut détruire d’autres races. On le présente toujours comme une création des capitalistes contre l’URSS et contre les Slaves. La Shoah n’est pas niée, mais les juifs sont mentionnés avant tout comme des citoyens soviétiques, et l’accent est mis sur le nombre de Soviétiques morts, plus que sur la spécificité de la Shoah. » Dénoncer le nazisme sans mettre en avant son crime principal, qui définit sa place dans l’histoire : ultime paradoxe de la « dénazification » poutinienne.

Poutine poursuit ainsi le silence sur le caractère spécifiquement antisémite du nazisme et de ses crimes

Celui-ci demeura longtemps camouflé par Staline et ses acolytes, dont le chef du Kremlin défend la mémoire  Pour  atténuer la portée spécifique d'extermination génocidaire et antisémite des Juifs. Staline interdit d'ailleurs la parution du " Livre noir de l'extermination des Juifs  en URSS et Pologne" rédigé par Vassili Grossman  et Ilya Ehrenbourg. Il fit ensuite assassiner les animateurs du Comité Antifasciste Juif et inventa le  prétendu complot antisémite des Blouses Blanches qui devait mener à une déportation de masse des Juifs d'URSS.
 

 

 

 Ce déni est particulièrement sensible en Ukraine  où eu lieu dès 1941 le grand massacre de Babi Yar .

Le 29 et 30 septembre 1941, trente-trois mille sept cents Juifs ukrainiens de tous âges et des deux sexes ont été tués par les nazis au lieu-dit Babi Yar (le «ravin de la vieille femme» en russe) à proximité de Kiev. 

Ce massacre est le plus important de cette première phase de la Shoah; il dépasse même les chiffres des tueries quotidiennes dans les camps de la mort.
 
Ce crime de masse survient dix jours après l'entrée des troupes nazies dans ce qui était alors la capitale de l'Ukraine soviétique. La ville de Kiev comptait 900.000 habitants, dont environ 120.000 Juifs .
 
Ces derniers ont été convoqués par les autorités allemandes à Babi Yar le 28 septembre, veille cette année là de la grande fête juive de "Yom Kippour"  et menacés d'exécution sur place en cas de désobéissance. 
 
Croyant d'abord à un départ vers un camp quelconque, les Juifs sont immédiatement conduits par groupes de dix vers le bord du ravin, obligés de se dévêtir et massacrés à la mitrailleuse. Les rescapés de ce premier massacre vont être tués à leur tour et jetés dans le ravin au cours des mois suivants, au rythme de deux jours de tuerie par semaine.

Le site de Babi Yar a été jusqu'en 1943 le théâtre d'exécutions massives: jusqu'à 100.000 personnes y ont été tuées, parmi lesquelles des Juifs, des Roms, des combattants de la résistance et des prisonniers de guerre soviétiques.

 
Après la guerre, la mémoire de ce début de la Shoah fut longtemps masquée.
 
Le carnage des 29 et 30 septembre 1941 a certes été révélé lors des grands procès de Nuremberg en 1946, mais les dirigeants de l'URSS, dont l'Ukraine faisait  alors partie, ont toujours cherché à minimiser ce drame, pour ne pas avoir à admettre que les victimes étaient juives. 

En effet, les autorités soviétiques staliniennes niaient et dissimulaient le caractère antisémite des exactions nazies, ajoutant ainsi une occultation au génocide lui-même. 
Dans le cas de Babi Yar , les victimes juives étaient présentées comme des « citoyens soviétiques pacifiques » sans mention de leur judéité et de l'acharnement des nazis contre elles.  
Pendant des décennies, les rassemblements de commémoration furent interdits dans le ravin.
En 1966, les autorités soviétiques érigèrent sur place un monument qui passait encore sous silence les victimes juives. 
Ce n’est qu’en 1991, après la chute de l'URSS, que le gouvernement ukrainien autorisa la création d'un monument spécifique à ces victimes. Ce monument fut inauguré 10 ans plus tard, en septembre 2001, soit soixante ans après les faits. Le débat sur la mémoire de Babi Yar se poursuit comme le montre le dossier de Lisa Vapné  .
Le site de Babi Yar a d'ailleurs été bombardé par l'armée russe le 1er mars dernier

La diatribe antisémite de Lavrov doit être condamnée. Elle éclaire la manipulation complotiste de la guerre d'invasion de Poutine dont l'armée multiplie les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, comme à Boutcha (ci-dessous)  et à Marioupol. Cela fut déjà le cas dès 1999 en Tchétchénie et se poursuit en Syrie.

 

Plus que jamais nous sommes aux côtés de la population ukrainienne qui se défend contre la sale guerre déclenchée par le maître impérialiste du Kremlin. Avec le mouvement de soutien en France auquel nous participons, nous réclamons notamment la livraison des armes demandées par l'Ukraine.

Les positions d'une partie de la gauche française ( LFI et PCF notamment) sont indignes face à un nécessaire engagement internationaliste et à la nécessité de soutenir le droit de se défendre face à la guerre impérialiste et criminelle de Poutine.

Ce combat se poursuivra jusqu'au retrait total des troupes russes de toute l'Ukraine et au jugement de Poutine pour ses crimes de guerre https://information.tv5monde.com/info/guerre-en-ukraine-sur-le-site-du-massacre-de-babi-yar-une-frappe-russe-qui-remue-les-symboles devant la Cour pénale internationale

 MEMORIAL 98

Mise à jour du 6 mai 2021: Manipulation autour d'"excuses" de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine aurait présenté ses excuses au Premier ministre israélien Naftali Bennett pour les propos de son chef de la diplomatie, selon un communiqué du bureau du dirigeant israélien publié jeudi 5 mai. "Le Premier ministre a accepté les excuses du président Poutine pour les remarques de Lavrov et l'a remercié d'avoir mis au clair son attitude concernant le peuple juif et la mémoire de l'Holocauste", est-il écrit.

Mais du côté russe, nul mention d'excuses ou même d'une référence à cette affaire.

Qui dit vrai?

Memorial 98

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 21:35

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme auquel Memorial 98 s'associe                                           

Brahim Bouarram a été jeté dans la Seine, le 1er mai 1995, par des individus qui participaient à un défilé du Front national.

Plus d’un quart de siècle après, l’extrême droite est toujours à l’œuvre. Elle a même obtenu au second tour de l’élection présidentielle un nombre de voix qu’elle n’avait jamais atteint ( 13 288 686 soit 41, 4% des suffrages exprimés NDLR) .

Contrairement à ce qu’il veut faire croire, le Rassemblement national n’est pas porteur de justice sociale ni de sécurité. Son projet n’est pas anticapitaliste. Il reproche, tout au contraire, aux capitalistes de ne pas aller assez loin et il introduit une division entre les défavorisés qui entrave leur riposte.

Les politiques menées ces dernières années lui ont préparé le terrain avec la stigmatisation des quartiers populaires, de l’immigration et la paupérisation d’une partie croissante de la population.

Les campagnes contre  un prétendu « séparatisme », le voile, le péril que représenterait l’islam de France ont préparé la banalisation du discours de haine et de division porté par l’extrême droite.

En instaurant une doctrine de l’ordre public qui menace tous ceux qui s’opposent aux politiques gouvernementales, en intégrant des mesures d’exception dans le droit commun, les politiques publiques ont mis en cause les libertés fondamentales et les droits économiques et sociaux des plus défavorisés.

Le Rassemblement national promet d’aller plus loin encore dans la répression en portant un projet de présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre : autant dire que les victimes de violences policières n’auraient plus aucune chance de les faire reconnaître.

Et en appelant à une distinction entre travailleurs selon leur origine, il favorise aussi les discours de haine raciste.

C’est tous ensemble, en nous rassemblant le 1er mai 2022, de 11h à 12h, à Paris, au pont du Carrousel, là où Brahim a été assassiné, que nous exprimerons notre refus de toutes les formes de racisme, notre exigence de justice sociale et que nous ferons reculer l’ombre planante du fascisme.

LDH

 


Vingt-sept ans après l'assassinat de Brahim Bouarram, nous nous souvenons que le 1er mai 1995, ce jeune Marocain de 29 ans a été jeté dans la Seine par des militants d'extrême-droite qui participaient à un défilé du Front National.

Comme chaque année, nous nous retrouverons à Paris avec les proches de Brahim, sur le pont du Carrousel le 1er mai à 11h pour honorer sa mémoire.
Lors du 20e anniversaire, Memorial 98 avait décrypté les errements de la justice dans le procès de ses assassins, voir ci-dessous.
 
 
Nous rappelons à quel point les assassins de Brahim Bouarram ont été traités avec indulgence par la police et la justice. C'est d'ailleurs le cas habituel pour les auteurs de violences fascistes.  
 
Le 1er mai 1995 Brahim Bouarram est jeté à la Seine, en marge d'un défilé du FN, par des militants néo-nazis, dont il sera très vite établi qu'ils avaient des liens habituels avec le parti d'extrême-droite. Plusieurs d'entre eux étaient en effet utilisés régulièrement comme membres du service d'ordre par les responsables du FN de leur département d'origine, la Haute- Marne. 
Moins d'un an après le meurtre, plusieurs des co-accusés sont libérés pendant l'instruction alors en cours. Quatre témoins ont d'abord relaté des faits accablants et concordants démontrant que l'ensemble des néo-nazis cherchait activement une victime en scrutant les berges de la Seine, bien avant de tomber sur Brahim Bouarram. Mais en quelques mois, ces quatre personnes se sont toutes rétractées, notamment une jeune femme qui apparaît muette et terrorisée au cours des audiences. Le juge, pourtant, ne tient aucun compte du caractère troublant de ces rétractations tardives générales, et relâche les co-accusés. L'un des présents à la ratonnade a d'ailleurs été relâché bien avant, comme si la possibilité de pression sur les témoins n'avait aucune importance
 
Par ailleurs, le responsable du service d’ordre central du FN ( nommé DPS) comme celui du FN de la Haute Marne ne seront jamais inquiétés. Ils avaient pourtant attendu une semaine avant de donner l'identité des accusés à la police et s’étaient auparavant rendus au domicile de ces derniers, ce qui leur a laissé tout le temps pour se débarrasser d'éléments compromettants et élaborer une stratégie de défense.
Au procès lui-même, les peines des co-accusés du meurtre de Bouarram permettront à trois d'entre eux de ne pas retourner en prison, la peine ferme d'un an étant couverte par la détention préventive, et les trois ans restants étant du sursis. Un seul co-accusé, David Halbin, fera un an de prison, mais seulement parce qu'il était resté libre le temps de l'instruction. Quant à celui qui a poussé Brahim Bouarram dans la Seine, Mickaël Freyminet, il écopera d'un jugement très modéré de huit ans de prison ferme.  
 
Sept ans plus tard, on retrouvera son nom cité dans une autre affaire de meurtre : en septembre 2002, une bande de néo-nazis tabasse François Chenu à Reims, le jette à l’eau, puis le repêche pour l'achever à coup de rangers. François Chenu était homosexuel, le seul mobile du meurtre. Après les faits, les jeunes néo-nazis avaient passé de nombreux coups de fil à leur mentor un peu plus âgé qui n'était autre que le meurtrier de Brahim Bouarram. Mickaël Freyminet. Celui-ci, qui avait déclaré avoir abjuré ses croyances et avait osé demander pardon à la compagne de Brahim Bouarram s'était dès sa libération, immédiatement relancé dans l'activisme néo-nazi . Il avait d’ailleurs rencontré les trois meurtriers de François Chenu lors d’un camp organisé par cette mouvance. 
Le rassemblement du 1er mai sera l'occasion de réaffirmer notre volonté de combattre tous les crimes racistes et de lutter contre le RN/FN raciste, antisémite, anti-social, fasciste ainsi que  ses idées et le poison qu'il déverse quotidiennement.
                                          Le 1er Mai 2018 lors de la commémoration
 
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Ce matin en mémoire de Brahim Bouarram, rassemblement sur le pont du Carrousel puis descente sur les berges de la Seine, à l'endroit de son assassinat. Des fleurs en hommage


 
 


 
 
MEMORIAL 98 
 
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