Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

_______________________________________

__________________________________________

Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

__________________________________________________________    

________________________________________________________

Sur les réseaux sociaux : 

    

____________________________________________

_____________________________________________

 

Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations,

pour toute question : 

contact@memorial98.org

______________________________________________________________________________________________

________________________________________________________________________________

5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 21:40

 

 

À la veille du début des commémorations du génocide des Tutsi, nous publions le programme des événements organisés dans les différentes villes ainsi qu’une prise de position de l’association Survie sur les responsabilités françaises que certains tentent encore d’étouffer.

 

MEMORIAL 98

 

PROGRAMME DES 17es COMMEMORATIONS 2011 DU GENOCIDE DES TUTSI DU RWANDA EN 1994

 

IBUKA Section France

 Maison des Associations - 23 rue Greneta - 75002 – Paris

 Site Web:http://www.ibuka-france.org/

MEMOIRE, JUSTICE et SOUTIEN aux RESCAPÉS

 

À PARIS:

Jeudi 7 avril

 

15h: Rassemblement et prises de paroles suivi d'une Marche (de17h à 18h) vers le Parvis des Droits de l'Homme Lieu: Mur de la Paix (Place du Champ de Mars 75007 - métro: Ecole Militaire), fin au Trocadéro

 

19h30 :Veillée du souvenir en hommage à la mémoire des disparus

 Lieu: Siège de Médecins du Monde (62 rue Marcadet 75018 - métro: Marcadet Poissonniers)

 

Mercredi 6 avril à 19h30, la Compagnie du Théâtre du BlizArt, association Traciture (Montargois) offre une lecture d'extraits des ouvrages de Jean Hatzfeld : "Dans le nu de la vie", "Une saison de machettes" et "La stratégie des antilopes" (Editions du Seuil.)

 Lieu: Mémorial de la Shoah 17 rue Geoffroy L'Asnier 75004 - métros: Saint Paul, Pont Marie

 

À CLUNY, le Samedi 9 avril :

11h - Messe à la Chapelle des Récollets

12h - Plantation d'un Gingko-biloba, inauguration d'une stèle commémorative et prises de paroles

16H Conférence débat animée par M. Kabanda Marcel sur le thème du génocide des Tutsi au Rwanda (Théâtre de Cluny)

 

À LYON Vendredi 22 avril

18h à 23h: Conférence sur " La justice face aux présumés génocidaires” . Lieu: Salle des Familles de la Maison Ravier (7 rue Ravier 69007)

 

Samedi 23 avril 14h: Cérémonie commémorative avec témoignages, discours, chants, poèmes et un dépôt de gerbe de fleurs

Lieu: au Site Mémorial (Place Antonin Poncet 69002)

18h :Veillée traditionnelle rwandaise, avec projections d'extraits de film, témoignages, prises de paroles, poèmes, chants et discussions Lieu: Maison des Passages (salle du 1er étage au 44 rue St Georges, 69005)

 

Mercredi 25 mai (Journée Mondiale de l'Afrique) - lieu et horaires à préciser ultérieurement  

18h: Conférence : La femme pendant le génocide des Tutsi au Rwanda et la femme rescapée du génocide des Tutsi au Rwanda. Avec projection de film, témoignages, prises de paroles et débats, en partenariat avec l'ONG "Regards de femmes"

 Samedi 9 juillet 14h: Conférence organisée sur le thème du « négationnisme » suivi de la clôture des manifestations des commémorations en France

Lieu: Salle des Familles de la Maison Ravier (7 rue Ravier 69005)

À BORDEAUX Jeudi 7 avril

18h: Cérémonie commémorative sur le Pont de Pierre, puis marche jusqu'à la mairie de Bordeaux Vendredi 8 avril

Projection du film "Rwanda le cri d'un silence inouï" d'Anne Lainé au Lycée François Mauriac Samedi 16 avril

Projection du film "Sometimes in April "de Raoul Peck dans le cadre de cinépalabre à la médiathèque de Bordeaux (sous réserve)

 À NANTES Samedi 16 avril

17h: Lecture de textes, poèmes (Certains des textes lus sont issus du spectacle de la compagnie Kossiwa de Flora Théfaine "La pluie et les larmes"). Accueil à partir de 16 heures. Lieu : salle La Mano, 3 rue Eugène Thomas, Nantes (Tram - Ligne 2 Arrêt : Chêne des Anglais)

 

Extraits de la déclaration de l'association Survie survie.org/

 

Le 7 avril 2011 marquera le 17e anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda. Aujourd’hui encore, la place de certains responsables politiques ou militaires français dans le puzzle de cette histoire doit être connue.

 

Des citoyens, des journalistes, des chercheurs tentent depuis 17 ans de faire la lumière sur ces faits et se heurtent à des dénégations ou à des poursuites émanant de témoins ou d’acteurs de cette époque.

 Chaque année depuis 2006, un collectif de citoyens publie une revue, La Nuit Rwandaise (link) présentant leur travail d’enquête sur l’implication des autorités françaises dans ce génocide.

En août 2008, ils relaient le communiqué du ministre de la Justice rwandais rendant publiques les conclusions de la Commission Mucyo « chargée de faire la lumière sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi de 1994 ». Cette commission a réalisé une synthèse des travaux de recherche existants et recueilli de nombreux témoignages. Ce travail l’a amenée à dresser une liste de personnalités françaises « les plus impliquées dans le génocide ».

 

Le collectif de La Nuit Rwandaise est aujourd’hui inquiété par une plainte pour diffamation concernant la simple reproduction de ce communiqué sur son site Internet..

 

Soutien aux assignés du Collectif Girondin pour le Rwanda

 En janvier 2010, un groupe de citoyens bordelais a organisé un rassemblement devant l’hôpital de Villeneuve-sur-Lot pour attirer l’attention sur Sosthène Munyemana, un médecin rwandais qui y exerce. Cet homme est recherché par Interpol depuis 2006 et il a été condamné à la prison à vie au Rwanda, pour sa participation au génocide des Tutsi. Les manifestants entendaient s’opposer à l’inertie des autorités françaises qui ont attendu le 20 janvier 2010 pour s’emparer de ce cas, alors que le médecin réside dans la région bordelaise depuis la fin de l’année 1994. En 1995, une plainte avait pourtant été déposée contre lui pour « tortures et mauvais traitements » puis « crime de génocide ».

 

Aujourd’hui, ces militants sont assignés par Sosthène Munyemana pour « atteinte à la présomption d’innocence », pour les messages qui auraient été diffusés lors de cette manifestation. Survie affirme son soutien à ces citoyens qui luttent pour l’avancée de la justice pour les victimes du génocide et appelle à signer la pétition qu’ils proposent.

 La connaissance de la vérité progresse, malgré tout

 L’année qui vient de s’écouler a vu plusieurs avancées dans la recherche sur l’histoire du génocide et la complicité française.

 Le journaliste Jean-François Dupaquier a ainsi publié en septembre 2010 L’Agenda du génocide : la déclaration de Richard Mugenzi, ex-espion rwandais.

Le témoignage de Mugenzi rappelle utilement la préparation minutieuse de ce génocide au cours des années précédant son exécution. Il décrédibilise ainsi encore un peu plus les thèses révisionnistes. Il apporte surtout un éclairage nouveau sur l’implication de la France dans ce génocide.

Mugenzi, ancien espion, a en effet été formé par des militaires français de « l’Opération Noroît », envoyés par François Mitterrand pour former l’armée du régime du président Habyarimana. Il a notamment appris à mettre en œuvre un certain nombre de techniques de guerre psychologique, diffusant un grand nombre de messages de désinformation, et tout particulièrement les faux télégrammes visant à faire croire que l’attentat contre Juvénal Habyarimana, signal de déclenchement du génocide, avait été commis par le FPR.

 

Aujourd’hui encore, la vérité doit être exposée. Ni les crimes commis par le FPR, ni la réalité du pouvoir rwandais, où Paul Kagamé se maintient depuis 17 ans, n’exemptent un certain nombre de personnalités françaises de premier plan de leurs responsabilités dans le génocide des Tutsi.

 

Aujourd’hui encore, les citoyens français doivent exiger des explications sur l’implication de notre pays dans ce crime des crimes et la justice doit être rendue.

(voir aussi Génocide rwandais : un anniversaire particulier .

Rwanda: quatorzième anniversaire du génocide)

MEMORIAL 98

 

 

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 17:59

 

Après les résultats des cantonales et les déclarations de Guéant , une thérapie s’impose.

Quoi de mieux qu’un éclat de rire ?

Souâd Belhaddad, contributrice de ce site

(voir

Algérie, antisémitisme: un texte de Souâd Belhaddad

France-Rwanda: escalade et négation )

nous soigne sur scène, à Paris cette fois ci.

 

BEAUCOUP DE CHOSES À VOUS DJIRE

SPECTACLE HUMOURISTCHIQUE de et par SOUÂD BELHADDAD

reprise du 24 mars au 10 avril 2011

du jeudi au samedi à 20h30 , les dimanches à 17h

Confluences

Maison des Arts Urbains 190 Bd de Charonne 
75020 Paris

www.confluences.net link (tous les détails et un extrait du spectacle)

Réservation vivement conseillée

 

01 40 24 16 46 ou resa@confluences.net

 

 

La françitude, l’algéritude, l’identité pluri-nationale ? Les boucheries musulmanes, les épouses du président de la république, le mariage entre les noirs et les catholiques ?... Fatchima (la mère) a un avis sur tout-tout-tout !

 

 Hayat  (la fille) diplômée de Sciences Po, concours de l’Ena, est chargée de com’ au ministère de la Visibilité. Et va devenir, selon les directives gouvernementales, une « discrimination positive » à elle seule. Comment ne pas mettre son job en péril  alors que sa cousine Fairouz, qu’elle adore, a besoin de prolonger son visa ?....

 

DEBATS A L'ISSUE DE REPRESENTATIONS:

 

 - dimanche 3 avril 2011:préjugé, pré...judice

 

avec ROKHAYA DIALLO des INDIVISIBLES et MARC CHEB SUN de RESPECT MAGAZINE

 

 

- samedi 9 avril 2011: Endiguer la vague raciste?

 

 avec PIERRE HASKI de RUE 89, BENJAMIN ABTAN de SOS RACISME, 

 

De fil en pelote

 

 «  La vérité Monique ? Tu veux que je me réveille le matin et que je me dise : “ Est-ce que je suis Fatchima d’ici ou Fatchima de là-bas ? ” Nan ! Je me réveille, le matin et je me dis : «  Hou là, la qu’est ce que j’ai envie d’un café ! ” Comme toi Monique ! »…

 

 Le ton est donné et Fatchima va nous dire ses mondes, son identité, sa dualité, son «  entre deux je ». Ici, là-bas…

 

Fatchima, sa fausse naïveté et son franc parler, son bon sens et son avis sur tout ?

 

 Avec Monique sa confidente, avec Monsieur Bernard «  le bras droit de la tête du directeur », avec la « sousoulogue » et ses questions qui fatiguent, avec Freddy, le voisin qui dit «  chez nous «  pour la France, pour l’Algérie mais aussi pour Tel Aviv, avec tous ces petits riens qui font le quotidien de l’humain…Ici, là-bas. Chez elle.

 

Fatchima et avec elle, toutes les voix de ces femmes anonymes, étonnamment libres et drôles dans leurs verbes, qui surgissent de l’ombre du silence et de la soumission où on a voulu les maintenir.

MEMORIAL 98

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:03

 

Sarkozy et Copé sont  responsables de la montée du Front National.

La présence de Sarkozy à la tête de l’Etat emmène le pays vers une croissance encore plus forte de l’extrême-droite, vers le déchaînement de la xénophobie.

Lui et ses acolytes n’ont pas cessé d’agiter les thèmes de l’extrême-droite, de les légitimer, de les « respectabiliser ».

Ils ont dénoncé et harcelé sans relâche les immigrés, les Français d’origine étrangère, les Roms et gens du voyage, les musulmans, les sans « racines » et continuent de le faire.  

 Nous en avons recensé et décortiqué des dizaines d’exemples  (voir Sarkozy-Le Pen: l’apocalypse ? )

Encore aujourd’hui, Sarkozy envoie la marionnette Guéant souffler sur les braises

On comprend maintenant pourquoi Hortefeux a été limogé: déjà atteint par une condamnation pour incitation à la discrimination raciale, il ne pouvait pas assumer une escalade telle que la pratique le plus proche collaborateur de Sarkozy, qui se retrouve à la tête du ministère le plus puissant du pays.

Combien de milliers de voix apportent au  FN chacun des discours de Guéant ?

Copé, quant à lui,  se porte en première ligne pour ouvrir la voie d’un futur accord avec le Front National. Il a déjà intégré dans sa garde rapprochée le sénateur Jacques Blanc, symbole de l’alliance avec le FN en 1998 et de la gestion commune de la région Languedoc-Roussillon jusque-là 2004. (voir Succès du Front National: quelles conséquences?

Un dirigeant UMP salit à nouveau la Shoah.)

Une crise politique majeure guette l’UMP, car une partie de la droite renâcle face à la radicalisation de l’équipe Sarkozy. 

Pas de naïveté : Fillon et Borloo se placent pour éviter l’apocalypse qui guette l’UMP ; néanmoins leur posture témoigne de la profondeur de la déchirure à l’intérieur du régime.

Face à  cette situation périlleuse, on assiste à un début de prise de conscience dans des milieux très différents. Il s’agit avant tout de la mobilisation de la direction des confédérations  syndicales, alors que le FN cherche à se donner une image sociale.

 L’appel de syndicalistes lancé par l’association Visa contribue utilement à cette dynamique link

 Dans une partie de la communauté juive se produit un sursaut  autour de la campagne « Pas une voix juive pour le FN » lancée suite à l’invitation avortée de Marine Le Pen à Radio J.  Le titre même de cette campagne montre d’ailleurs la gravité de la situation qui faisait envisager une possibilité de vote juif  pour ce parti antisémite.(voir

Le Pen : l’antisémitisme jusqu'au bout.

Stéphane Guillon: bravo!

Alliance Israélite : débattre avec une alliée du Front National ? )


Le combat contre le Front National constitue de nouveau l’actualité des mois à venir.

MEMORIAL 98   

 

Partager cet article
Repost0
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 23:57


L'Assemblée Nationale a voté le 12 octobre 2006, une loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens. Ce texte est depuis près de cinq ans bloqué par la majorité au Sénat.
 
Le 24 avril 2007, Nicolas Sarkozy, alors candidat UMP aux élections présidentielles, avait indiqué, dans une lettre adressée à la communauté arménienne de France :
 
« Je partage pleinement votre volonté que la France s’oppose au négationnisme d’État, à une propagande qui vous meurtrit, une propagande indigne. Et la France doit non seulement condamner le négationnisme par la loi, mais ne jamais accepter une quelconque propagande d’État. »
 
Pourtant, un télégramme rendu public par WikiLeaks le 19 décembre 2010, a révélé qu’un conseiller diplomatique de l’Elysée, dépêché à Ankara le 29 mai 2007 par le Président Sarkozy nouvellement élu, avait confié à ses interlocuteurs turcs, que « Sarkozy s’assurera que le projet de loi du génocide arménien [pénalisant le négationnisme] meurt au Sénat français. »

Les associations arméniennes réunies, à l’instar de nos partenaires du Collectif VAN (vigilance arménienne contre le négationnisme) http://www.collectifvan.org, au sein du CCAF, appellent à la ratification de la loi du 12 octobre 2006, loi destinée non pas à museler les historiens, mais au contraire à les protéger des attaques des faussaires de l’Histoire.

La Turquie mène en effet un négationnisme d’Etat avec des moyens humains et financiers considérables visant à intimider les universitaires, les journalistes et le monde associatif.
 
L’une des armes du gouvernement turc consiste à faire plier ses opposants par des procès qui peuvent déboucher sur des dommages financiers colossaux (aux Etats-Unis, les sommes se chiffrent même en millions de dollars) ou au moins sur une perte de temps et d’énergie importante pour les personnes poursuivies.
 
En France, les historiens, les journalistes, les responsables associatifs, les hommes politiques, dès lors qu’ils travaillent sur le génocide arménien hors des sentiers balisés par l’historiographie officielle de l’Etat turc, s’attirent des insultes et des appels à la haine, diffusés à grande échelle sur internet. Ces textes émanent le plus souvent des animateurs du site négationniste Turquie News, qui menacent de procès quiconque les traiterait de négationnistes.
 
Aux Etats-Unis, pays de la liberté d’expression s’il en est, les chercheurs de l’Université du Minnesota font face en ce moment même à un procès intenté par la Turkish Coalition of America. Est particulièrement visé par cette procédure, le Professeur français Bruno Chaouat, Directeur du Centre d’études de l’Holocauste et des génocides de l’Université du Minnesota et collaborateur de l’Arche, Revue du Judaïsme français [voir la pétition de soutien : http://soutien-chercheurs-minnesota.org/fr/index.php].
 
Ceux qui nient, justifient ou minimisent les génocides, utilisent le levier de la liberté de recherche et d’expression pour se poser en victimes de la censure alors que la réalité est tout autre : ce sont eux qui, pour bâillonner la vérité historique, portent plainte dès lors qu’ils sont désignés comme négationnistes du fait de leurs provocations permanentes.
La nouvelle vedette de l'UMP, Eric Zemmour, fraîchement condamné pour provocation à la haine raciale( Zemmour en procès : l’objet du scandale) a d'ailleurs attaqué cette loi lors de son intervention lors du colloque de ce parti à l'Assemblée nationale le 2 mars dernier.

Sous les applaudissements, il a réclamé:

"Supprimez les lois sur la discrimination raciale, supprimez les lois mémorielles…Pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer les subventions [des associations antiracistes], ça ferait du bien au budget de l’Etat et à la liberté."

Supprimer les lois mémorielles constitue une idée dangereuse pour Serge Klarsfeld, indigné, mais pas surpris, par les propos de Zemmour. "Nous les attendions.  Pour l’historien, sans la loi Gayssot, "les attaques antisémites se multiplieront".

"Ces lois ont été votées par la gauche. De Nicolas Sarkozy à François Bayrou, ils s’étaient tous abstenus." Le défenseur des fils et filles de déportés juifs de France met toutefois en garde : "Si cette dérive se confirme, nous saurons nous en souvenir." S. Klarsfeld sera présent lors du rassemblement du 12 Mars.

En raison des sommes colossales dépensées par l’Etat turc pour faire prospérer dans tous les milieux la négation du génocide arménien de 1915 (dans la perspective de son centenaire en 2015), le domaine de la recherche historique et celui de la presse risquent d’être de plus en plus touchés. Il est du devoir de l’Etat français de protéger les citoyens, car « le législateur français ne fait pas l'histoire, mais prend acte de faits historiques incontestables et les rend opposables à toutes les personnes placées sous la juridiction de la France, au nom du principe absolu de respect de la dignité humaine. » ( Code Dalloz n°29 du 3 Août 2006, p. 1980).
 
« Le négationnisme est un crime, pour le punir il faut une loi. »

Trois manifestations sont organisées le samedi 12 mars 2011, à Paris, Valence et Marseille : nous appelons à y participer

Paris : Rendez-vous le samedi 12 mars 2011 à 15h, face au Sénat - Rue de Tournon - Paris 75006.
Valence : Rendez-vous le samedi 12 mars à 11 h devant la Préfecture de la Drôme -12 rue de la Cécile 26000 Valence.
Marseille : Rendez-vous le samedi 12 mars à 11 h devant la Mairie, quai du port.

voir aussi

Négationnisme: ensemble le 25 avril à Paris

Arménie-Turquie: ouverture ou illusion ?

MEMORIAL 98

 

Partager cet article
Repost0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:13

 

 

Il aura donc fallu que paraisse un sondage plaçant la nouvelle chef du Front National en tête du premier tour de la prochaine présidentielle pour qu’on se rende compte de la gravité de la situation vers laquelle nous entraîne l’hôte actuel de l’Elysée.

Face à la chute abyssale de sa popularité à 15 mois de la présidentielle, Sarkozy se tourne une fois de plus vers le registre qu’il utilise depuis le début de sa carrière politique nationale, en l’adaptant aux conditions du moment, dans le contexte des révolutions et soulèvements dans les pays arabes.

Le lancement par l’UMP d’un soi-disant "débat sur l’Islam" vise à aggraver la tension et à tenter de dénouer la crise politique par des solutions extrêmes, semblables au 21 avril 2002.

En ce sens les calculs de Sarkozy et Copé ouvrent la voie à Marine Le Pen, pariant peut-être sur un deuxième tour face à elle ou sur de futurs accommodements avec son parti. 

Depuis le début de sa carrière politique, Sarkozy applique le principe de son mentor et  inspirateur Charles Pasqua. Celui-ci a résumé sa doctrine, à la veille de la présidentielle de 1988 qui opposait Mitterrand à Chirac, dans le magazine Valeurs actuelles du 2 mai 1988 en proclamant: « Sur l'essentiel, le Front national se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité ».

Au long de son compagnonnage avec Balladur, puis avec Madelin, à travers le choix de ses conseillers, Sarkozy s’en tient à cette ligne qui combine le libéralisme économique absolu et son pendant sécuritaire et xénophobe.

C’est ainsi qu’il présente et se représente la clé de son succès de 2007, qui a consisté à rassembler toute la droite et l’extrême-droite autour de valeurs de la droite radicale.

Ainsi le montre un extrait du livre « Les hommes d’Etat » de B. Le Maire, ministre du gouvernement actuel et ex-directeur de  cabinet de Villepin, qui retrace le déroulement de la période 2006/2007, vu de l'intérieur du gouvernement.

« …13 juin 2006, en présence de Le Maire, de Villepin, alors premier ministre, reçoit à déjeuner Nicolas Sarkozy, qui fait le point sur la situation politique ; il commente :
«Le Pen, en ce moment, il engrange. Il engrange un maximum. Moi, je dis jamais du mal des électeurs de Le Pen, jamais. Les électeurs de Le Pen, je dis toujours que c'est des victimes. Des victimes de quoi? J'en sais rien. Mais c'est des victimes. Pour nous, l'élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd...»

Depuis cela n’a jamais cessé, avec une escalade dans les derniers mois(voir Sarkozy : jusqu’où l'escalade ? ).

Face aux mobilisations sociales et à l’accumulation de scandales dans son entourage, Sarkozy est dans une situation catastrophique.

Il choisit de radicaliser encore son propos d’autant qu’au sein même de l’UMP, Copé surenchérit dans la posture xénophobe et anti-islam (voir Succès du Front National: quelles conséquences?  et  Un dirigeant UMP salit à nouveau la Shoah.)       

Sarkozy s’inspire aussi des campagnes contre l’immigration dans les différents pays d’Europe et notamment du référendum suisse sur les minarets de 2009 qui a marqué un véritable tournant. La preuve était faite qu’on pouvait capitaliser sur le rejet des musulmans

(voir Suisse : nouvelle victoire de l’extrême-droite.

Danger:les dirigeants européens encouragent le racisme

Europe : une marée brune ?)

La furie destructrice de l’UMP ne s’arrête pas aux musulmans ; elle vise aussi à faire peur à la gauche et notamment à Strauss-Kahn qui apparaît comme le favori des sondages.

Pour le dissuader  de se présenter, les dirigeants UMP sont prêts à recourir à des attaques fortement teintées d’antisémitisme.

La première salve est  venue de Christian Jacob, président des députés UMP et proche de Copé. Elle faisait référence aux « terroirs » dont DSK serait exclu, selon le modèle des attaques contre Léon Blum et Pierre Mendès-France

Puis pour montrer qu’il ne s’agissait pas d’une simple plaisanterie, est ensuite venue l'explication de texte d’un « intellectuel » du gouvernement lors du pèlerinage « chrétien » de Sarkozy au Puy-en-Velay.

Laurent  Wauquiez  ministre des affaires européennes et agrégé d’histoire plonge carrément dans l’univers des références du poujadisme et des années 1930 puisqu’il s'agit pour lui des "racines"des uns et des autres.

Il déclare ainsi  :"...Son discours (de DSK) est celui d'une mondialisation sans couleur, ni saveur, qui se joue dans des grandes capitales internationales, c'est très loin de nous tout ça. Avoir le Président chez nous en Haute-Loire est  un vrai geste de reconnaissance. Dominique Strauss-Kahn, c'est Washington, c'est sûrement une très belle maison qui donne sur le Potomac. C'est pas la Haute-Loire et c'est pas ces racines là". C'est le mot "racines" qui est crucial, visant à disqualifier celui qui en serait privé, selon le stéréotype historique  du "Juif errant" et sans racines , issu directement de l'anti-judaïsme de l'Eglise catholique. 

Wauquiez récuse au passage une autre tradition de son département: celle des Protestants du Chambon-sur-Lignon qui à 30 kilomètres du Puy-en-Velay ont accueilli et caché des Juifs pendant l'occupation, sans se préoccuper de leurs "racines".

Marine Le Pen ne peut que se féliciter de ces mises en cause proche de son univers et de celle de son père (voir Marine Le Pen récidive contre Eva Joly.

Le Pen : l’antisémitisme jusqu'au bout.

Qui veut se faire piéger par Marine Le Pen ?

Le Pen et les "3 grands-parents étrangers" de Sarkozy

Dans ce cadre il est inquiétant qu’une partie de la gauche, particulièrement Jean-Luc Mélenchon, critique vivement ceux qui ont perçu la tonalité antisémite de ces mises en cause. Il écrit sur son site :

« …J’en profite pour dire que la façon de surévaluer deux phrases de C.Jacob sur un tel thème, dans ce registre, de cette façon, aggrave le mal qu’elle prétend dénoncer. Qui a intérêt à incriminer d’antisémitisme dans une déclaration de cette sorte ? Pour menacer tous ceux qui s’opposeraient à Strauss Kahn d’antisémitisme? La ficelle est grosse! Surtout que l’accusation est particulièrement vicieuse. Sachant que l’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit en France grâce à la loi Gayssot (PCF) (erreur embarassante, la loi Gayssot condamne la négation de la Shoah et pas l’antisémitisme NDLR)   on voit quel procédé inquisitorial et venimeux est ainsi mis en scène... Christian Jacob n’est pas un antisémite. C’est juste un gros agrarien archaïque !... »

Nous y sommes déjà: les prochaines échéances verront, face à la gauche, un Front national offensif et rajeuni et une droite dure et xénophobe, qui se sent portée par une vague européenne. Nous l'annoncions et le confirmons. Il faut  enfin se donner les moyens du combat unitaire et de la riposte.

 

MEMORIAL 98

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 22:52

 

L’ONU fait déjà état de milliers de morts et Kadhafi tente encore de prolonger les massacres.

Pourtant les gouvernements des grandes puissances ne prennent aucune mesure concrète pour protéger la population libyenne.

Ils se mobilisent pour  évacuer  leurs ressortissants, menacent Kadhafi de sanctions futures mais n’agissent pas. Ils se préoccupent de l’approvisionnement en pétrole et agitent le spectre de grands flux migratoires mais se gardent de toute mesure pratique qui puisse faire cesser les tueries.

Les assassinats, les crimes contre l’humanité se commettent  devant nos yeux  et nos gouvernements dissertent sur une future inculpation du dictateur devant la Cour pénale internationale.

 Ils déclarent aussi préparer un embargo sur les armes à destination de la Libye ce qui signifie que les milliers de morts sont actuellement tués par des armes fournies par les grandes puissances dans le cadre des contrats en place.

Ils se réfugient derrière le refus de l’ingérence, mais comment peut-on laisser un dictateur faire massacrer des centaines, voire des milliers de personnes?

Le régime actuel n’a aucune légitimité, il s’agit d’une organisation criminelle qui met en œuvre un bain de sang annoncé et revendiqué.

 Il n’y a pas en Libye  de guerre civile mais une terreur de masse qui s’appuie aussi sur des mercenaires.

Dès lors la communauté internationale et en pratique l’ONU doit envoyer une force de protection afin d’empêcher la poursuite des exactions.

Ne pas le faire revient à prolonger la passivité qui s’est déjà exercée lors des massacres de Srebenica (voir Srebrenica : l’impunité jusqu’à quand ? ,) lors du génocide des Tutsis du Rwanda (voir Génocide rwandais : un anniversaire particulier . ) et plus récemment lors des crimes de guerre au Sri-Lanka(voir Sri Lanka : ONU silencieuse, régime impuni.)

La funeste guerre d’Irak ainsi que les autres aventures impérialistes ne doivent pas servir de prétexte à l’inaction des gouvernements et ne doivent pas paralyser les défenseurs des droits de l'homme.

L'urgence aujourd’hui est de tout faire pour empêcher la poursuite du massacre en Libye.

(voir aussi Libye : mettre fin au massacre !

Abattre toutes les dictatures

Tunisie, Algérie : solidarité

Chine : le silence complice de Sarkozy

Dictateurs africains: célébration de l’impunité ?

Droits de l'Homme: un combat nécessaire )

MEMORIAL 98

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 23:53

Dans la vague de soulèvements et de révolutions qui touchent les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, la Libye se distingue par la violence de sa caste dirigeante et de son dictateur Kadhafi.

Au pouvoir depuis 41 ans, celui-ci a confisqué la rente pétrolière et entend la défendre y compris par le massacre de la population insurgée.

Les gouvernements européens portent une lourde responsabilité dans le maintien de  cet assassin. Ils se contentent de protestations verbales et veillent au rapatriement de leurs ressortissants, abandonnant les Libyens aux balles et aux bombardements.

Kadhafi a accordé à ces gouvernements et aux grandes entreprises de leurs pays les gages nécessaires à son intégration dans le cercle de la respectabilité et des affaires.      

La liste de ses « amis » est impressionnante : Sarkozy qui l’a reçu en grande pompe à Paris car le dictateur avait enfin accepté de libérer contre une énorme rançon des infirmières bulgares et un médecin palestinien maintenus en détention pendant des années.

Berlusconi quant à lui ne tarit pas d’éloges sur son « copain » qu’il refuse encore  de critiquer pour « ne pas le déranger ».   

Les gouvernements britanniques de Gordon Brown et écossais se sont aussi déshonorés en libérant en 2009 « pour raisons médicales » Abdelbaset Ali Mohamed Al-Megrahi, le Libyen condamné en 2001 pour l'attentat de Lockerbie, contre un Boeing 747 de la compagnie américaine Pan Am, qui avait explosé le 21 décembre 1998,   faisant 270 morts. Al-Megrahi a été accueilli triomphalement en Libye après que le fils de Kadhafi a proclamé que sa libération avait été obtenue en échange de contrats commerciaux.

 Le même fils du dictateur que les médias ont parfois présenté comme un réformateur est celui qui appelle au massacre des opposants et promet des « rivières de sang ». Il a aussi été  très proche du dirigeant d’extrême-droite autrichien Jorge Haider (voir Nuit de cristal : 70 ans après(I) Terrible Autriche ).

La dictature libyenne doit immédiatement être mise hors d’état de nuire, y compris par l’envoi de forces internationales de l’ONU garantissant la sécurité et la vie du peuple libyen.

(voir aussi Abattre toutes les dictatures

Tunisie, Algérie : solidarité

Chine : le silence complice de Sarkozy

Dictateurs africains: célébration de l’impunité ?

Chine: la défaite, 20 ans après

Sri Lanka : ONU silencieuse, régime impuni.)

MEMORIAL 98

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 19:53

Après Sarkozy, Merkel, Berlusconi, c'est le tour de David Cameron, premier ministre conservateur britannique d'attiser la flamme de la xénophobie, dans discours tenu à Munich (!).

A la veille d'une manifestation fortement médiatisée de l'organisation d' extrême-droite English Defence League (EDL) dans la ville de Luton qui constitue son bastion, Cameron vient de reprendre les termes de Sarkozy et Besson pour prôner une "identité nationale".

Le British National Party (BNP) principal parti d'extrême-droite britannique, s'est vivement félicité de ce discours; son dirigeant Griffin a évoqué une "griffinisation" de la position des conservateurs.

Au moment même où se développe une grande vague démocratique dans les pays arabes

(voir Tunisie, Algérie : solidarité

Abattre toutes les dictatures )

les chefs de la droite européenne en grande difficulté suite à leurs politiques d'austérité,  attaquent leurs populations issues de l'immigration et de la colonisation.


Le rapport annuel de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI) paru le 8 juillet dernier dénonçait déjà cette orientation. Nous en  publions  des extraits ci-dessous (voir aussi http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/default_FR.asp? avec un rapport spécifique sur la France.)

Ce rapport officiel, issu du Conseil de l'Europe  qui regroupe 47  pays, met en cause les responsables politiques du continent en indiquant : « ... L'opinion publique, dont l'attitude négative est alimentée par un discours politique de plus en plus xénophobe, rend les immigrés responsables du chômage et de la détérioration de la sécurité.... »

Ce rapport semble avoir été écrit presque sur mesure pour les gouvernement français et italien, pour Sarkozy et Berlusconi et maintenant pour Merkel et Cameron.

Ces régimes ont multiplié les initiatives désignant les populations étrangères et les minorités comme responsables des problèmes de leurs pays.

Le gouvernement français avait de plus mis en place un « ministère de la xénophobie » dit de l'Identité nationale et lancé une campagne officielle sur le même thème. Il comporte en son sein un ministre condamné par la justice pour injure raciale et a fait passer une loi criminalisant le port du niquab islamique.

(voir notamment
Europe : une marée brune ?
Hortefeux doit partir !

Centres de rétention : barbarie quotidienne

Europe: contre l'enfermement des étrangers

Identité nationale : comment l’idée vint à Eric Besson

Italie: danger fasciste? )

 

Extraits du rapport officiel du Conseil de l'Europe:
"... L'ECRI a rendu public aujourd'hui son rapport annuel, qui étudie les grandes tendances observées en matière de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie, d'antisémitisme et d'intolérance en Europe.
 

Dans le rapport, elle se dit préoccupée par les conséquences de la crise économique pour les groupes vulnérables - surtout l'augmentation du chômage et la réduction des services sociaux.

L'opinion publique, dont l'attitude négative est alimentée par un discours politique de plus en plus xénophobe, rend les immigrés responsables du chômage et de la détérioration de la sécurité.

L'ECRI appelle les Etats européens à appliquer scrupuleusement leur législation visant à prévenir et à combattre le racisme, l'intolérance et la xénophobie, et à combler les vides juridiques qui perdurent. Si elle reconnaît que certains Etats ont adopté une législation adaptée, l'ECRI souligne néanmoins que l'application des textes « reste souvent un défi ».

L'ECRI est également préoccupée par la persistance du recours généralisé au profilage racial par la police, par les abus dans la lutte contre le terrorisme et par les brutalités policières contre des groupes vulnérables. Le rapport conclut en ces termes  :

* Les Roms et les Gens du voyage restent en butte à une hostilité ouverte et à l'exclusion sociale ; ils sont victimes de meurtres et de raids contre leurs campements.

* Le racisme anti-Noirs perdure en Europe et se traduit souvent par des attaques organisées contre la communauté noire et par de fréquentes injures liées à la couleur de peau lors des manifestations sportives.

* La discrimination envers les musulmans persiste dans les domaines de l'emploi, du maintien de l'ordre, de l'urbanisme, de l'immigration et de l'éducation. Depuis peu, les musulmans sont également visés par des restrictions spécifiques d'ordre juridique. Les Etats doivent faire plus pour encourager la tolérance à l'égard de la diversité religieuse.

* L'antisémitisme perdure en Europe. Les actes de vandalisme visant des synagogues et des cimetières juifs restent, avec le négationnisme, des sujets de préoccupation... "

 Ce dernier paragraphe sur le négationnisme s'applique particulièrement au gouvernement français, qui en assimilant les médias indépendants à une « presse collaborationniste", banalise la Shoah et le régime de Vichy

(voir Qui joue avec le fascisme ?

Qui manipule l’étoile jaune ?

Un dirigeant UMP salit à nouveau la Shoah.
Sarkozy et la presse "collaborationniste": un recyclage ) 

Les dirigeants de la droite européenne, pour une fois unis, ont recours à la xénophobie pour tenter de détourner la colère de ceux qui subissent les frais de la crise. Ils ouvrent ainsi la voie à l'extrême-droite avec laquelle ils envisagent d'ailleurs de coopérer.

MEMORIAL 98

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 20:53

Une fois de plus Marine Le Pen marche dans les pas de son père. Elle dénonce à nouveau  Eva Joly, d'origine norvégienne, en raison de sa double nationalité et lui conteste le droit de se présenter à l'élection présidentielle de 2012. Elle utilise pour cela la rhétorique classique de l’extrême-droite française en déclarant :

"Quand on est candidat à la présidentielle (...) il faut avoir un lien charnel avec notre pays, avec notre peuple. Je trouve profondément indécent que quelqu'un qui est devenu français à 20 ans, qui a la double nationalité, puisse poser sa candidature...Il faut supprimer la double nationalité"

La nouvelle présidente du Front National reprend ainsi le style et le contenu des diatribes de son père.

 Lors de la précédente présidentielle, en 2007 celui-ci avait d’abord à plusieurs reprises mis en cause les « 3 grands parents étrangers de Sarkozy ». Nous avions alors révélé qu’il s’agissait d’une référence codée au statut des Juifs  de  Pétain prévoyant l’exclusion de la vie publique pour ceux qui avaient 3 grands-parents juifs  ( Le Pen et les "3 grands-parents étrangers" de Sarkozy )

 Puis en juin 2007 il s’en était pris à Rachida Dati dans ces termes : " question à Mme Dati: est ce que vous avez la nationalité marocaine, ou est-ce que vous avez la nationalité française ? vous devez choisir. Si vous choisissez la nationalité étrangère, vous serez des étrangers, respectés en France, mais selon le statut des étrangers, sans les avantages que moi je crois devoir réserver aux Français… » (Le Pen récidive contre Rachida Dati)

Tradition délatrice

Les Le Pen père et fille s’inscrivent ainsi dans la longue  tradition de l’extrême droite française consistant à dénoncer des personnes en raison de leur religion ou de leur origine et à  dresser dans ce but des « listes de noms ».

Le dirigeant du FN avait souvent fait huer des noms à consonance juive de journalistes  lors des fêtes de son parti.

Il avait inauguré la mise en cause de la nationalité de ses contradicteurs dès 1989.

Le 5 décembre de cette année-là, à la télévision (sur la chaîne de l’époque « la 5 »), Le Pen est censé débattre avec Lionel Stoleru, alors secrétaire d'Etat chargé du Plan, sur le thème du travail au noir:

Le Pen commence par demander à son interlocuteur s'il a une double nationalité, faisant ainsi allusion à ses origines juives

Stoleru répond:

- "Être juif, ce n'est pas une nationalité... Jusqu'à présent, c'est une religion."

En Europe, la droite et l’extrême droite contre la double nationalité

La remise en cause en cause de la double nationalité n'est pas limitée aux  vitupérations de Le Pen. Dans notre pays, de Villiers avait inscrit à son programme présidentiel de 2007 " l'interdiction de la double nationalité". Dans plusieurs pays d’Europe, la droite met en cause les élus et responsables qui se trouvent dans ce cas. En Allemagne le parti  démocrate-chrétien CDU-CSU, correspondant de l’UMP et membre du même parti européen (PPE), mène depuis des années une campagne contre le droit à la double nationalité des personnes issues de l’immigration.(voir Europe : une marée brune ?)

Marine Le Pen tente ainsi d’exploiter et d’approfondir sa popularité auprès des franges xénophobes de l’électorat UMP, agité par les orientations que lui ont distillées Sarkozy, Besson et Hortefeux.(voir

Qui veut se faire piéger par Marine Le Pen ?

Succès du Front National: quelles conséquences?

 

Notons que Marine Le Pen réalise aussi une opération de soutien à l’ex-ministre mitterrandiste Roland Dumas, compagnon de route du Front national depuis 2007; voir Impunité de l'antisémite Barre et actuellement soutien de Laurent Gbagbo. Dumas poursuit de sa haine Eva Joly, qui avait mis à jour ses turpitudes financières dans l’affaire Elf.

Albert Herszkowicz pour

MEMORIAL 98

 

 

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 20:53

 

Une fois de plus Marine Le Pen marche dans les pas de son père. Elle dénonce à nouveau  Eva Joly, d'origine norvégienne, en raison de sa double nationalité et lui conteste le droit de se présenter à l'élection présidentielle de 2012. Elle utilise pour cela la rhétorique classique de l’extrême-droite française en déclarant :

"Quand on est candidat à la présidentielle (...) il faut avoir un lien charnel avec notre pays, avec notre peuple. Je trouve profondément indécent que quelqu'un qui est devenu français à 20 ans, qui a la double nationalité, puisse poser sa candidature...Il faut supprimer la double nationalité"

La nouvelle présidente du Front National reprend ainsi le style et le contenu des diatribes de son père.

 Lors de la précédente présidentielle, en 2007 celui-ci avait d’abord à plusieurs reprises mis en cause les « 3 grands parents étrangers de Sarkozy ». Nous avions alors révélé qu’il s’agissait d’une référence codée au statut des Juifs  de  Pétain prévoyant l’exclusion de la vie publique pour ceux qui avaient 3 grands-parents juifs  ( Le Pen et les "3 grands-parents étrangers" de Sarkozy )

 Puis en juin 2007 il s’en était pris à Rachida Dati dans ces termes : " question à Mme Dati: est ce que vous avez la nationalité marocaine, ou est-ce que vous avez la nationalité française ? vous devez choisir. Si vous choisissez la nationalité étrangère, vous serez des étrangers, respectés en France, mais selon le statut des étrangers, sans les avantages que moi je crois devoir réserver aux Français… » (Le Pen récidive contre Rachida Dati)

Tradition délatrice

 Les Le Pen père et fille s’inscrivent ainsi dans la longue  tradition de l’extrême droite française consistant à dénoncer des personnes en raison de leur religion ou de leur origine et à  dresser dans ce but des « listes de noms ».

 Le dirigeant du FN avait souvent fait huer des noms à consonance juive de journalistes  lors des fêtes de son parti.

 Il avait inauguré la mise en cause de la nationalité de ses contradicteurs dès 1989.

Le 5 décembre de cette année-là, à la télévision (sur la chaîne de l’époque « la 5 »), Le Pen est censé débattre avec Lionel Stoleru, alors secrétaire d'Etat chargé du Plan, sur le thème du travail au noir:

Le Pen commence par demander à son interlocuteur s'il a une double nationalité...

Réponse de Stoleru:

- "Être juif, ce n'est pas une nationalité... Jusqu'à présent, c'est une religion."

Après les hésitations de Le Pen, la discussion porte sur le contrôle du travail clandestin:

Lionel Stoleru : "Sur ce problème du travail au noir, j'ai moi-même organisé des descentes dans le Sentier, des opérations coup de poing..."

Jean-Marie Le Pen : "Vraiment ? Vous pourriez faire une rafle, c'est le cas de le dire..."

Cette agression antisémite provoqua à l’époque un tollé.

 

En Europe, la droite et l’extrême droite contre la double nationalité

 La remise en cause en cause de la double nationalité n'est pas limitée aux  vitupérations de Le Pen. Dans notre pays, de Villiers avait inscrit à son programme présidentiel de 2007 " l'interdiction de la double nationalité". Dans plusieurs pays d’Europe, la droite met en cause les élus et responsables qui se trouvent dans ce cas. En Allemagne le parti  démocrate-chrétien CDU-CSU, correspondant de l’UMP et membre du même parti européen (PPE), mène depuis des années une campagne contre le droit à la double nationalité des personnes issues de l’immigration.(voir Europe : une marée brune ?)

Marine Le Pen tente ainsi d’exploiter et d’approfondir sa popularité auprès des franges xénophobes de l’électorat UMP, agité par les orientations que lui ont distillées Sarkozy, Besson et Hortefeux.(voir

Qui veut se faire piéger par Marine Le Pen ?

Succès du Front National: quelles conséquences?

Notons que Marine Le Pen réalise aussi une opération de soutien à l’ex-ministre mitterrandiste Roland Dumas, compagnon de route du Front national depuis 2007;voir(Impunité de l'antisémite Barre) et présentement soutien de Laurent Gbagbo. Dumas poursuit de sa haine Eva Joly qui avait mis à jour ses turpitudes financières dans l’affaire Elf.

Albert Herszkowicz pour

MEMORIAL 98

 

 

Partager cet article
Repost0