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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

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Sur les réseaux sociaux : 

    

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Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations,

pour toute question : 

contact@memorial98.org

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:12

 

L’affaire Pederzoli se poursuit : cette enseignante d’Histoire-Géographie au lycée Loritz de  Nancy reste suspendue en raison de son travail pédagogique sur la Shoah.

Le rapport d’inspection qui a motivé cette sanction lui reproche notamment d’utiliser le terme Shoah au lieu de « génocide » (voir sur ce site  Shoah interdite d'enseignement? et www.betapolitique.fr/Shoah-interdite-d-enseignement-57567.html pour la discussion qui suit l'article)

Son comité de soutien, auquel nous avons adhéré, organise un  rassemblement de soutien à Catherine Pederzoli ce dimanche 10 octobre 2010 à 15 heures, aux abords du ministère de l’Education nationale à Paris (rendez-vous angle rue de Grenelle et rue de Saint-Simon – Paris 75007 – Métro Bac)

Nous vous appelons à y participer, pour réclamer la levée de sa suspension et de toutes les sanctions la touchant. 

L’association nationale des professeurs d’histoire et géographie (APHG) lui a apporté son soutien en ces termes :

« L’APHG demande la levée immédiate de la sanction prise contre un professeur d’histoire- géographie de Nancy

L’APHG rappelle son attachement à l’enseignement historique de la Shoah à l’école en CM1 /CM2, en Troisième et en Première, un enseignement rigoureux fondé sur des travaux historiques, des témoignages d’anciens déportés et des documents audiovisuels de qualité exceptionnelle comme le film « Shoah ».

L’APHG regrette que l’affaire du lycée Henri Loritz de Nancy concernant un voyage à Auschwitz n’ait pas été réglée à l’amiable dans le cadre de l’établissement ou au niveau académique. L’APHG dénonce le caractère inadmissible de la sanction prise à l’égard de notre collègue suspendue pour 4 mois et demande la levée immédiate de cette mesure administrative injustifiée.

Elle rappelle que le mot Shoah reproché à notre adhérente Catherine Pederzoli est couramment utilisé dans les cours d’histoire, présent dans de nombreux manuels pour désigner l’extermination des juifs et montrer l’ampleur de leur anéantissement à l’échelle de toute l’Europe. Qu’il est donc scandaleux de le reprocher à notre collègue.

D’autant qu’il existe en France des organismes comme « La Fondation pour la mémoire de la Shoah » longtemps présidée par Madame Simone Veil et le Mémorial de la Shoah qui existent pour illustrer, valoriser les recherches, les manifestations, les projets pédagogiques sur et autour de la Shoah.

L’APHG soutient les voyages sur les lieux de mémoire des crimes nazis à condition que ces voyages soient organisés, préparés à l’école et en classe et bien encadrés, qu’ils soient réservés à des élèves motivés, volontaires des classes de 1 ère et de terminale. Notre collègue organise depuis plusieurs années des voyages en Pologne et en République tchèque. Son dernier voyage date de 2010. La mise en cause par l’administration du voyage dirigé par notre collègue en 2009 aux camps de Maidanek, d’Auschwitz, à Prague peut décourager de jeunes professeurs de se lancer à l’avenir dans cette pratique… »

Avec nos amis de l’association Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] qui participent aussi au soutien et au rassemblement du dimanche 10 octobre nous tenons à souligner l’importance de la transmission de la mémoire et de l’Histoire de la Shoah, et au-delà, de celles de tous les génocides et crimes contre l’humanité. Comme l’estime l’association internationale des enseignants et universitaires dans le champ des génocides] ,  c’est notamment par l’éducation et par la sensibilisation aux génocides, au négationnisme, à l’antisémitisme, à la discrimination et au racisme, que les jeunes d’aujourd’hui peuvent se préserver des tentations totalitaires auxquelles ils pourraient être confrontés demain.

(voir aussi sur ce site

Négationnisme: ensemble le 25 avril à Paris

Berlin : hommage à une Juste allemande

Sarkozy et la Shoah : analyse d’une manipulation  

MEMORIAL 98

PS: Nous apprenons que parmi les soutiens de Mme Pederzoli figurent  aussi d'une part C. Goasguen qui compare le sort des habitants du 16 eme arrondissement de Paris à celui des victimes de la Shoah  (voir  Qui manipule l’étoile jaune ? ) et d'autre part l'UPJF, qui a remis récemment à B. Hortefeux, condamné pour injure raciale, un prix de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme( voir Stéphane Guillon: bravo! )  .

Cela ne remet pas en cause notre soutien à Mme Pederzoli qui s'inscrit dans notre combat contre tous les racismes et les négationnismes et donc évidemment contre la politique xénophobe du gouvernement en place.

 


 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 21:35

 

Mise à jour du 12 janvier 2017

 

Hommage à Pierre Arpaillange, ancien garde des Sceaux sous Mitterrand (1988-90), qui vient de mourir.

C'est lui qui a déclenché une procédure judiciaire contre René Bousquet, chef de la police sous Vichy et organisateur de la déportation des Juifs de France. Dans ce dossier Arpaillange s'est opposé à François Mitterrand.

Celui-ci a tout fait pour le procès de Bousquet, qui était son ami et son allié, ne se tienne pas. Malgré ce blocage, le 25 septembre 1990, Arpaillange donne des instructions écrites au procureur général près la cour d'appel de Paris de requérir des poursuites contre Bousquet. Ce dernier ne sera jamais jugé car il a été abattu le 8 juin 1993 par Christian Didier.

Bousquet (à droite) avec le Chef SS Oberg

 

Memorial 98

 

 

Actualisation du 3 octobre 2016

 

3 octobre 1940 : premier statut des Juifs de Vichy.

 

Ce statut d’exclusion, basé sur la mise à l’écart de la « race juive » a été durci personnellement par Pétain, comme le montrent ses mentions manuscrites sur le projet .

Ces révélations confirment que Pétain, nourri des théories de « l’Identité nationale »,a favorisé les courants les plus antisémites de son entourage et a directement aggravé le statut.

Quelques jours après la promulgation du statut, il demanda à rencontrer Hitler et officialisa la collaboration à Montoire.

Il n’a en rien constitué un « bouclier » contre les nazis comme le prétendait une partie de l’historiographie de la droite et comme le proclament l’extrême-droite et  Eric Zemmour .

L’hommage qui lui fut rendu par la floraison de sa tombe le 11 novembre pendant une partie de la présidence de Mitterrand n’en est que plus scandaleux.

Mitterrand connaissait parfaitement le rôle de Pétain et aussi celui de son propre ami personnel Bousquet, chef de la police de Vichy et collaborateur zélé de la déportation.

Il s’agit de deux taches indélébiles sur le parcours de celui qui symbolisa le Parti Socialiste.

(voir sur ce site

Déchéance de la nationalité : quand Pétain sévissait

Vel d'Hiv: le document

Allez voir la Rafle!

Le Pen et les "3 grands-parents étrangers" de Sarkozy

Sarkozy jette aux orties la reconnaissance de la participation de la France à la Shoah

Sarkozy boycotte le 8 Mai

 

3 octobre 1980 : attentat antisémite de la rue Copernic.

Quel que soit le ou les auteurs de l’attentat, il s’agit clairement d’un crime antisémite. La date choisie du 3 octobre faisait-elle référence à l’anniversaire du statut des Juifs ?

La commémoration de ce crime est indissociable des proclamations antisémites de Raymond Barre, Premier ministre de l’époque.

Il avait déploré la  mort de Juifs se rendant à la synagogue et de « Français innocents » tués lors de l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic. Sa passion antisémite s’est ensuite aggravée, se focalisant sur un prétendu « lobby juif de gauche ».

Fillon a lors de la commémoration de ce jour (3/10/12) sur les lieux de l’attentat exprimé le "regret" de "ne pas entendre les autorités" de l'époque "trouver les mots justes".

Pourtant, lors du décès de Barre en août 2007, il lui avait ainsi rendu hommage  encore plus élogieusement que d’autres dirigeants de droite :« …"La première image qui vient à l'esprit quand on pense à Raymond Barre, c'est la droiture, c'est la rigueur morale et la rigueur intellectuelle. C'était un exemple de rigueur morale et intellectuelle… "

Nous reproduisons ci-dessous l’article publié à l’époque sur notre site:

 Barre : requiem pour un antisémite 

 Impunité post-mortem.

La mort de R. Barre donne lieu à un véritable  déluge d’hommages, malgré son antisémitisme déclaré et récemment réaffirmé (voir nos articles précédents  Décryptage: R. Barre récidive pour Papon et Gollnisch

Impunité de l'antisémite Barre )

Le plus complaisant de ces dithyrambes est, à ce jour, celui de F. Fillon :

"La première image qui vient à l'esprit quand on pense à Raymond Barre, c'est la droiture, c'est la rigueur morale et la rigueur intellectuelle. C'était un exemple de rigueur morale et intellectuelle. ", a- t- il déclaré. On attend la réaction indignée de son conseiller Arno Klarsfeld.

Les autres déclarations officielles, dont celle de N. Sarkozy, sont de la même veine. Certains hiérarques socialistes en rajoutent dans la flagornerie, tels J. Delors, M. Rocard et le maire de Lyon G. Collomb qui déshonore ainsi la gauche et sa ville, capitale de la Résistance.

Ceux qui sont plus gênés et directement concernés, comme son "héritier" F. Bayrou, se réfugient derrière la pauvre excuse de l’état de santé de Barre au moment de ses déclarations antisémites les plus récentes de Mars dernier. Cette justification est totalement inconsistante car depuis 1980 et ses premières déclarations sur les « Français (Non-juifs) innocents » tués lors de l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic, R. Barre a persisté dans cette voie ; en témoignant pour Papon lors du procès de celui-ci en 1998, en affirmant à plusieurs reprises son soutien à Bruno Gollnisch, dirigeant du front National, négationniste et antisémite avéré.

D’autre encore notent cette « tâche » ou ses « propos inadmissibles » de R. Barre mais les considèrent comme une espèce de bizarrerie qui selon eux ne remet pas en cause sa « stature d’homme d’Etat »   

 Pourtant ses dernières déclarations qui ont fait scandale, tenues sur France Culture le 1er mars dernier (2007), sont d’une grande brutalité:

 On y trouve, en plus des appréciations déjà connues sur le "lobby juif de gauche", l'attentat de la synagogue Copernic, Papon, Gollnisch, cette phrase incroyable à propos de Papon:

 

"Je ne porte pas un jugement moral sur l'attitude que l'on devait avoir à l'égard des déportations de Juifs ou non"

 

 Au fond, cette impunité semble constituer un privilège de la fonction. À partir d'un certain niveau de pouvoir ou de renommée, on peut, sans risque, dire ou écrire des horreurs. Le parallèle qui vient à l’esprit est celui de l’abbé Pierre, pareillement absous de son antisémitisme lors de son décès, avec les mêmes justifications.

 

Reste à expliquer la passion antisémite de R. Barre, qui se déclarait catholique pratiquant et fut un fieffé réactionnaire tout au long de sa carrière.

( voir aussi Simone Veil: tragique méprise)

 

MEMORIAL 98

 

 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:21

Les dirigeants de la droite n'hésitent jamais à exploiter les références au fascisme et à la Shoah pour protéger leurs turpitudes. L'affaire Woerth l'a abondamment démontré.

Une nouvelle fois un dirigeant UMP a recours à cette imagerie.   

Mis en cause par un livre de Martin Hirsch à propos de ses conflits  financiers d’intérêts ( il est avocat d’affaires en même temps que député, maire...) JF. Copé,  président du groupe parlementaire UMP a répliqué le 26 septembre en traçant un parallèle entre cette mise en cause et la dénonciation des Juifs pendant la guerre.

Il ainsi déclaré:«…Il se trouve que Martin Hirsch et moi nous avons un point commun que nous avons découvert en parlant : ses parents, comme mon père pendant la guerre, ont été sauvés par des Justes…. Quand on a cette culture familiale, je ne dis pas que cela commande des obligations... Je dis simplement que l'on ne peut pas vivre les choses de la même manière… En lisant ce livre, je me suis demandé si, sans peut-être s'en rendre compte, il se livrait à un exercice de délation, qui n'est pas tout à fait à l'honneur de quelqu'un qui a sa qualité"

Ainsi selon Copé, Martin Hirsch lui-même d’origine juive, agirait comme un de ces délateurs qui dénonçaient les Juifs aux nazis.

Copé est un récidiviste. Dans l’affaire Woerth, il avait assimilé Ségolène Royal au Front National pour avoir osé évoquer la corruption du régime Sarkozy (voir Woerth, Copé et le Front National : décryptage ) .

En comparant une polémique sur les conflits d’intérêts et la situation durant la 2e guerre mondiale, Copé banalise et salit la Shoah.

Il suit ainsi l’exemple de Sarkozy et de Mme Bruni-Sarkozy qui ont initié cette exploitation de la Shoah à des fins d’intimidation de la presse  et de défense des patrons face à l'administration fiscale comparée au régime de Vichy (voir Sarkozy et la presse "collaborationniste": un recyclage)

La violence de son attaque contre Martin Hirsch constitue aussi un calcul. Il s’agit d’une part de briser toute contestation qui pourrait se placer en travers de son ascension comme futur chef de la droite ; d’autre part Martin Hirsch est, de notoriété publique, haï par la fraction la plus droitière de l’UMP, qui lui reproche son orientation de centre-gauche et les mesures sociales qu’il a mis en œuvre, tel le RSA.

Or Copé se positionne comme dirigeant porte-parole de cette mouvance de la droite dure.

Il a récemment bâti son audience au sein de l’UMP à travers la campagne contre la burqua, appelle à remettre en cause les 35h, défend ardemment les projets sécuritaires du gouvernement et a bien sûr hurlé à l'amalgame face aux  comparaisons entre la traque des Roms et la politique de Vichy.

Il a aussi recruté dans son club « Génération France » un symbole de la collaboration directe avec le Front National, le sénateur de la Lozère Jacques Blanc.

Celui-ci  a fait alliance avec le Front National, lors des régionales de 1998.

Suite à un accord en bonne due forme, Blanc avait été élu président de la région Languedoc-Roussillon et a géré la région avec l’extrême droite pendant toute la durée de la mandature, jusqu’en 2004.( voir  Succès du Front National: quelles conséquences? )

L'histoire familiale de Copé, si complaisamment mise en avant,  ne semble pas lui inspirer de réticence face à un personnage allié d'un parti antisémite et négationniste.

Une autre de ses recrues est C.Goasguen qui a lui aussi récemment manipulé le symbole de l’étoile jaune pour défendre l’entre-soi des habitants du 16eme arrondissement de Paris (voir Qui manipule l’étoile jaune ? )

Parmi les dirigeants de la droite, la course à la brutalité et à la transgression est largement ouverte

PS: au moment du passage de la loi Besson durcissant encore la législation sur les étrangers voir sur ce site:

Identité nationale : comment l’idée vint à Eric Besson

"Welcome": Besson enrage et calomnie.

Pourquoi les Roms ? Décryptage

Déchéance de la nationalité : quand Pétain sévissait

Sarkozy : jusqu’où l'escalade ?

Europe : une marée brune ?

Hortefeux : la honte de la République

Handicapé expulsé: barbarie!

 

MEMORIAL 98

 

 

 

 

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 22:00

 

 Nous publions des informations en provenance de nos partenaires du Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] http://www.collectifvan.org/ et de l’association AGA d’Allemagne qui participe avec nous aux actions annuelles du Collectif pour la sensibilisation aux génocides et à leur déni, en vous demandant d'agir pour la libération immédiate de ce militant pour la reconnaissance du génocide arménien.

MEMORIAL 98

 

Le 10 août 2010, l’écrivain d’origine turque et défenseur des droits de l’homme Doğan Akhanlı, qui vit à Cologne, a été arrêté à l’aéroport d’Istanbul alors qu’il arrivait en Turquie afin de rendre visite à son père malade. D’après son avocat Haydar Erol, il est détenu depuis le 20 août 2010 dans une prison de la province de Tekirdağ sous prétexte d’une prétendue implication dans l’attaque d’un bureau de change d’Istanbul en 1989.

« Cette accusation est fondée sur des témoignages dont l’un au moins a été obtenu sous la torture », dit Erol. Le deuxième témoin supposé (le fils de la victime) a par la suite nié avoir jamais identifié Akhanlı sur une photographie.

« C’est la police qui a produit ce scénario », dit l’avocat, « dans le but de régler tardivement des comptes avec la gauche politique de l’époque ». Jusqu’ici trois demandes de mise en liberté ont déjà été rejetées.

Le 6 septembre dernier, la 11e division de la Cour criminelle d’Istanbul a accepté la plainte du Procureur H. Ayar, selon laquelle Doğan Akhanlı n’est plus seulement accusé de l’attaque du bureau de change. On l’accuse en outre d’avoir été le chef du gang de l’époque, et l’instigateur d’un complot visant à renverser l’ordre constitutionnel en Turquie.

On suppose que l’arrestation de D. Akhanlı et la procédure engagée contre lui par la Cour criminelle sont en lien direct avec l’engagement de l’écrivain en faveur de la reconnaissance du génocide des Arméniens et autres chrétiens ottomans, toujours officiellement nié par la Turquie.

L’écrivain Gunther Wallraff (Cologne) déclare ainsi: « Certains secteurs du système judiciaire turc essaient de se venger d’un auteur gênant, qui depuis des années aborde le problème du génocide des Arméniens. » Le romancier Edgar Hilsenrath, ami et modèle littéraire de Doğan Akhanlı depuis des années, a dit ,après avoir rencontré l’adjoint de l’Ambassadeur de Turquie le 27 août dernier, qu’il considère qu’en réalité ce sont les activités littéraires de D. Akhanlı qui sont la cause sous-jacente de son arrestation...

E. Hilsenrath est l’auteur du roman « Le Conte de la pensée dernière » (1989) sur le génocide des Arméniens.

Doğan Akhanlı maintenait des contacts très étroits avec l’ONG allemande de défense des droits de l’homme AGA depuis le printemps 2000, lorsque cette association a présenté une pétition au Parlement allemand demandant la reconnaissance du génocide des Arméniens, des Araméens/Assyriens et des Grecs d’Asie mineure.

Doğan Akhanlı faisait partie des premiers signataires de cette pétition. Au cours des années qui ont suivi, ses lectures publiques, ses journées d’études transculturelles et sa participation à des discussions publiques ont largement contribué au développement, au sein de la diaspora turque d’Allemagne, d’une opinion critique sur l’histoire.  

 

Nous vous appelons à soutenir  Doğan Akhanlı, défenseur turc des Droits de l’homme, en écrivant pour exiger sa libération à : M. Tahsin BURCUOGLU, ambassadeur de Turquie en France

Adresse : 16, avenue de Lamballe

75016 Paris

Tél.: 01.53.92.71.12

Fax : 01.45.20.41.91

Courriel : paris.bk@mfa.gov.tr

 

Informez vos députés, sénateurs, et relations en France et au niveau européen.

(voir aussi sur ce site Négationnisme: ensemble le 25 avril à Paris

Arménie-Turquie: ouverture ou illusion ? )

 

MEMORIAL 98

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:29

L’histoire est à peine croyable et pourtant elle est absolument vraie.

 

Mme Pederzoli, professeur d’histoire du lycée Loritz de Nancy , est suspendue pour quatre mois. On lui reproche d’avoir bafoué la laïcité et la neutralité de l’École en organisant un voyage autour de la mémoire de la Shoah.

Nous publions ci-dessous le lien vers une interview télévisée de l’enseignante ainsi que des très larges extraits du journal local, Le Républicain Lorrain. 

On rappellera, en contrepoint du révisionnisme bureaucratique du recteur, la mémoire des policiers héroïques de Nancy:

Le 18 juillet 1942, le chef du service des étrangers de la police de Nancy, Édouard Vigneron, apprend que la rafle des Juifs de Nancy est pour le lendemain. Il convoque tous les policiers qu'il peut joindre pour qu'ils fassent fuir tous les Juifs menacés, qu'ils connaissent pour la plupart pour leur avoir remis leurs papiers. Il n'hésite pas à les faire accompagner à la gare et à leur faire remettre tickets et laissez-passer pour atteindre la « zone libre ». Des policiers ont même abrité chez eux des Juifs menacés.

Édouard Vigneron a été arrêté après ces événements mais libéré et réhabilité à la Libération.

Avec trois autres policiers (Charles Bouy, François Pinot et Charles Thouron)  il a reçu la Médaille de Juste parmi les Nations de  Yad Vashem.

 

Nous vous appelons à protester auprès du Ministère de l’Education nationale et auprès du rectorat de Nancy.

Rectorat de l'académie de Nancy-Metz, 2, rue Philippe de Gueldres, CO 30013, 54035 Nancy CEDEX ; tél: 03 83 86 20 20  
ce.rectorat@ac-nancy-metz.fr

 

Mémorial 98

 

 

 

Lien vers l'interview de Mme Pederzoli (par un journaliste insupportable)

http://www.dailymotion.com/video/k1olEaJtzopEPq1Fgf8

 

Extraits de l'article du Républicain lorrain:

La sentence est tombée la veille de la rentrée. Signée du recteur Pollet. Catherine Pederzoli, professeur certifié d’histoire-géographie au lycée Loritz de Nancy, est suspendue pour quatre mois. Dans un an, elle sera à la retraite. L’enseignement, le contact avec les élèves, la transmission du savoir et des valeurs fondamentales, c’est toute sa vie, tout ce à quoi elle croit. C’est pourquoi, depuis quinze ans, elle organise un voyage scolaire. Il s’agit d’un projet pédagogique qu’elle a construit et porté notamment avec l’association « Déportations persécutions mémoire ». Le « Voyage de la mémoire de la Shoah » vient clore l’année scolaire et le programme de terminale. Il emmène les élèves sur les lieux de la persécution et de l’extermination. Six jours en Pologne et en République Tchèque, qui contribuent à leur édification.

C’est ce voyage qui est au centre de tout. C’est autour de lui et de la personnalité de Catherine Pederzoli, femme entière et enseignante passionnée, que se cristallise toute l’affaire. En novembre dernier, le Conseil d'administration du lycée Loritz, appelé à se prononcer sur le projet pédagogique, l’accueille favorablement, mais réduit considérablement le nombre de participants. Le jour de la visite officielle de Luc Chatel à Nancy, une manifestation est organisée par les lycéens qui veulent attirer l’attention du ministre. On accuse Catherine Pederzoli d’en avoir été l’inspiratrice.

 À partir de là, rien ne va plus. Une affaire de soirée trop arrosée lors du voyage de 2009, où est mêlée une prof stagiaire, sort opportunément pour alourdir le dossier. Le point d’orgue, ce sera fin juin, avec une inspection de l’Éducation nationale, demandée par le recteur. Deux inspecteurs mènent une enquête pour comprendre ce qu’il se passe dans ce lycée où un climat délétère s’est installé. Ils entendent des profs, des élèves, des parents, et l’intéressée. En août, ils rendent un rapport accablant. Ils estiment que la dimension mémorielle du travail l’emporte sur celle de l’Histoire, que les principes de laïcité et neutralité religieuse qui organisent l’école républicaine «  sont clairement enfreints », et que l’enseignante fait cavalier seul. Les nombreux témoignages favorables à la prof ne sont que peu repris.

 Me Christine Tadic, l’avocate de Catherine Pederzoli, n’en revient pas. Elle se demande qui veut la peau de l’enseignante, et pourquoi on s’acharne ainsi sur elle. «  C’est un rapport exclusivement à charge. Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi partial, d’aussi orienté. Je suis juriste, je pèse mes mots. Manifestement on veut s’encadrer Madame Pederzoli, en l’accusant d’instrumentaliser les élèves, de leur faire un lavage de cerveau. Et je finis par me demander si sa principale faute… n’est pas d’être juive !.

 

Dans leur rapport, les inspecteurs font des observations étonnantes. Ils relèvent en substance qu’elle utilise dans ses explications à quatorze reprises le terme de Shoah, qui signifie «  anéantissement » en hébreu, au lieu du terme «  à la fois plus neutre et juridiquement fondé de "génocide" »…

 

 Son avocate conteste la suspension par une procédure en référé devant le tribunal administratif.

 

MEMORIAL 98

 

PS Nous avions confondu le Républicain lorrain et l'Est républicain en référence à l'affaire Volson. Erreur corrigée grâce à la vigilance d'un lecteur lorrain que nous remercions

 

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:19


 

 

 Avec l’ensemble des associations, nous dirons

 

  Halte à la xénophobie d'Etat !

 Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, Roms…

Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

 Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

 La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

 Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

 Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

 Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140 e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

Liste de toutes les manifestations et rassemblements :

http://nonalapolitiquedupilori.org/2010/08/26/liste-des-manifestations/

 

voir notamment sur ce site

Pourquoi les Roms ? Décryptage

Déchéance de la nationalité : quand Pétain sévissait

Sarkozy : jusqu’où l'escalade ?

MEMORIAL 98

 

 

 

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 23:55

 

Quand on écoute attentivement les portes-parole du gouvernement et de l’UMP tenter de justifier l'offensive anti-Rom en cours, on est frappé par un constat : ils ne formulent  aucune argumentation spécifique à la campagne d’expulsions mise en oeuvre.

Leurs discours et « éléments de langage » font référence aux événements de Grenoble et aux « exactions » des gens du voyage, de nationalité française, suite à la mort de l’un d’entre eux, tué par la police en juillet dernier ; ils dissertent sur le « climat d’insécurité » et les «  nouvelles formes de délinquance » mais rien de particulier concernant les Roms.

Pourtant ce sont bien eux qui subissent directement le poids de la répression en cours.

Il est d’ailleurs  surprenant qu’aucun journaliste n’interroge les dirigeants de la droite sur ce décalage entre l’argumentation et les mesures mises en œuvre.

Pourquoi mettent-ils donc au pilori précisément cette population ? Pourquoi Sarkozy a-il d’emblée amalgamé les Roms aux événements alors en cours  en organisant  le 28 juillet une réunion élyséenne sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms"?

La réponse tient dans la recherche de cibles faciles à toucher.  

Le pouvoir craint les réactions des gens du voyage qui ont souvent montré une certaine pugnacité. Leur citoyenneté, bien que soumise à des restrictions, les protège aussi.

Les mesures de déchéance de nationalité brandies lors du discours de Sarkozy à Grenoble sont juridiquement difficiles à mettre en œuvre; elles nécessitent des mesures législatives

(voir Sarkozy : jusqu’où l'escalade ?

Déchéance de la nationalité : quand Pétain sévissait )

 Par contre les Roms sont les plus faciles à frapper.

Ils ne disposent d’aucune institution protectrice, pas d’Etat qui se porte à leur secours ; au contraire leur pays d’origine les discriminent et les abandonnent (voir Danger négationniste à l'Est de l'Europe

  Europe de l’Est : Kaczynski, Hongrie. ).

S’attaquer aux Roms permet à Hortefeux d’utiliser le vocabulaire et la mise en scène guerriers qu’il affectionne, tel le «  démantèlement de camps illégaux » à propos de caravanes hors d’usage. Il se console ainsi d’avoir du abandonner le terme de « brigades spéciales » qui rappelait trop le vocabulaire de la police française durant l’Occupation.

D’autres ministres surenchérissent ; Pierre  Lellouche notamment agite le discours de l’envahissement et de la panique ; il clame : «… Depuis l’élargissement à l’Est on a découvert qu’il y a en Europe 11 millions de Roms dont 9 sont détenteurs de passeports… le taux de délinquance augmente de 140% tous les ans depuis 2007… »

Comment ne pas se souvenir que ce genre de propos était l’apanage des antisémites européens, qui dénonçaient l’arrivée de hordes de Juifs venus des ghettos de l’Est, apportant avec eux criminalité et maladies? 

Eric Besson, occupé à se dresser contre les amalgames entre la situation actuelle et celle de la 2eme guerre, devrait d'abord corriger le vocabulaire utilisé par son gouvernement, y compris dans l'énoncé de son propre ministère de l'"Identité nationale" (voir Identité nationale : comment l’idée vint à Eric Besson)

 

Voir aussi sur ce site:

Estrosi: quand il voulait s’allier avec le Front National.

Hortefeux : la honte de la République

Europe : vague de racisme, les gouvernements responsables

Europe : une marée brune ?

 MEMORIAL 98

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 00:15

 

La publication par une soldate de photos la montrant souriante devant des prisonniers palestiniens en situation humiliante révèle la dérive d’un secteur important de la société israélienne. 

La jeune femme à l'origine du scandale, Eden Aberjil,s'est étonnée de la polémique provoquée par la publication et a affirmé ne pas la comprendre.

Dans des échanges ultérieurs publiés dans la presse locale, elle revendique maintenant son geste au nom de la défense « d’un état juif sioniste » et elle ajoute qu’’ elle aurait avec plaisir tué des Arabes » 

Certes un porte-parole de l'armée s'est dit préoccupé par le fait que de telles photos aient pu être prises, "ce qui constitue une violation flagrante de notre code éthique". Depuis plusieurs soldats ont été interpellés pour avoir pris des clichés semblables

Mais les associations de défense des droits de l’homme ont montré que cette pratique était en fait  très répandue.

"C'est devenu la norme pour des soldats de prendre ce genre de clichés, qui traduisent des situations vécues au quotidien par eux et par des Palestiniens" a précisé Yéhouda Shaül, représentant l'ONG "Brisons le silence" (Shovrim Shetika en hébreu), à l'origine de la diffusion de ces nouvelles images. Elle considère, avec raison, que ce phénomène barbare est la conséquence d’une  emprise militaire prolongée sur les populations civiles palestiniennes.

L’occupation des territoires palestiniens depuis 1967, le développement d’une colonisation massive ont plongé toute la société dans une crise morale qui se traduit aussi dans le projet gouvernemental d’expulser une partie des enfants de travailleurs immigrés légaux présents dans le pays. .

Sur ces nouvelles photos diffusées par « Brisons le silence », on peut voir des soldats entourant une jeune prisonnière à genoux, ou encore un soldat couché à côté d'un prisonnier assis les mains dans le dos ou encore un militaire posant à côté d'un Palestinien blessé emmené en ambulance.

Cette ONG, fondée par des soldats, révoltés après leur service militaire, recueille depuis plusieurs années les témoignages de soldats ayant servi dans les territoires palestiniens.

Elle a besoin de soutien, au moment où une campagne de type maccarthyste est lancée contre les associations de défense des droits de l’homme par un mouvement dénommé «  Im Tirzu «  qui s’attaque aussi à la liberté d’enseignement et de recherche dans les universités.

 http://www.shovrimshtika.org et aussi http://www.btselem.org

(voir sur ce site Gaza : nouveau crime )

Memorial 98

 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 23:14

 

 Celui qui prétend punir les maires considérés comme insuffisamment répressifs a un passé de compagnonnage avec le Front National.

Lors de la grande vague d’alliances entre la droite et le FN dans les conseils régionaux en avril 1998

(voir Eric Woerth : quand il s’alliait avec le Front National

Qui joue avec le fascisme ? )

Estrosi a mené une  bataille acharnée pour une telle alliance en région PACA.

Sa tentative a finalement échoué face à la résistance de dirigeants locaux de la droite, tel François Léotard, ainsi que par la révélation de ces manœuvres secrètes.

Dans un entretien à "Minute" en date du 11 mars 1998, Estrosi avait d’ailleurs annoncé la couleur en déclarant :

« Dire "moi je suis là pour empêcher M. Le Pen d'exercer des responsabilités parce qu'il est xénophobe" ne me semble pas la meilleure méthode pour être crédible et efficace». En effet c’est le chef du FN qui était tête de liste de son parti dans la région et qui aurait accédé à la présidence régionale. 

Cet épisode, à la recherche d’une alliance avec le dirigeant antisémite et négationniste, n’empêche pas Estrosi de se présenter comme un « grand ami » de la communauté juive; il avait été jusqu’à déclarer en Novembre 2007 que «Sarkozy est le candidat naturel des électeurs juifs».

Il agit en fait dans l’esprit celui qui fut son mentor et initiateur.

L’histoire politique d’Estrosi a débuté sous les auspices de Jacques Médecin, le très à droite - et très corrompu - maire de Nice ; il a été rangé parmi les « bébés Médecin » et a bénéficié de son appui, y compris après la fuite de ce dernier  vers l'Uruguay 1990 pour éviter les foudres de la justice française qui finira par le faire extrader, pour le juger et le condamner.

Ainsi le 24 octobre 1991, M. Médecin envoya un appel de soutien à M. Estrosi depuis son exil : «…Je vous dis: faites confiance à ces hommes et à ces femmes qui se sont rassemblés aujourd'hui autour de M. Estrosi… »

J.Médecin soutenait l’apartheid en Afrique du Sud et il se trouvait à la lisière du Front National dont il avait déclaré, dans l’organe de celui-ci National Hebdo, partager « 99,9 % des idées ».

Avant sa fuite, il avait en 1990  réagi violemment au refus des membres de la communauté juive niçoise de cautionner son rapprochement avec Le Pen.  Il avait attaqué les  «Israélites qui ne refusaient jamais un cadeau»; il justifia ainsi cette diatribe,  sur un  mode clientéliste:« J'étais de toutes les fêtes de la communauté, de tous leurs défilés, de toutes leurs manifestations. Mes propos ont été déformés, délibérément. En parlant, j'évoquais un problème de politesse. Et l’on m'a lynché dans le monde entier. »

 

Estrosi symbolise les dirigeants de la droite dure du Midi, tournés vers la glorification de l’Algérie française et qui ont recyclé massivement les responsables locaux de l’extrême droite.

A voir aussi sur ce site

Sarkozy, Gaudin, Estrosi: l'ombre du Front National

Gaudin: l'impensé colonial

Front National: on recycle?

Succès du Front National: quelles conséquences?

Des "collègues" du FN à la tête de l'UMP

 

 MEMORIAL 98

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 22:34

 

 Saviez-vous que De Gaulle avait été déchu de la nationalité française par un décret de Pétain ?

 

« Journal Officiel de la République Française, édition du 10 décembre 1940, p. 6043.

 

Décret du 8 décembre 1940 portant déchéance de la nationalité française.

 

    “Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

 

    “Sur le rapport du garde des sceaux, ministre secrétaire d’Etat à la justice,

 

    “Vu l’article 1er de la loi du 23 juillet 1940 portant que tout Français qui a quitté le territoire français métropolitain entre le 10 mai et le 30 juin 1940 pour se rendre à l’étranger, sans ordre de mission régulier émanant de l’autorité compétente ou sans motif légitime, sera regardé comme ayant entendu se soustraire aux charges et devoirs qui incombent aux membres de la communauté nationale et, par suite, avoir renoncé à la nationalité française, qu’il sera en conséquence déchu de cette nationalité par décret rendu sur rapport du garde des sceaux, ministre secrétaire d’Etat à la justice, et que cette mesure prendra effet à partir du jour fixé par le décret,

 

    “Décrétons :

 

    “Art. 1°. – Est déchu de la nationalité française, à dater du 2 août 1940 ;

 

    M. de Gaulle (Charles André Joseph Marie), né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) ».

 

    Signé Philippe Pétain. »

 

C’est l’exemple le plus fameux de la vague de « déchéances de l’époque ; celles-ci frappèrent surtout les Juifs.

 

Dès juillet 1940, la nationalité est une priorité du nouveau régime. Même s’ils ne sont pas explicitement visés par les « lois » des 22 et 23 juillet 1940 qui permettent la révision des naturalisations intervenues après la promulgation de la loi de 1927 et la déchéance de la nationalité des Français partis à l’étranger, les Juifs sont la cible de cette nouvelle législation.

Pour repérer les Juifs, la commission de dénaturalisation mise en place pour l’application de la « loi » du 22 juillet 1940 réexamine l’ensemble des dossiers des Français naturalisés depuis 1927 : au total entre 1940 et 1944, 666 594 dossiers.

Quand un Juif est repéré, à travers son patronyme ou son certificat de naissance, la commission ordonne une enquête en préfecture. Parallèlement à cette procédure visant les Juifs, certains dossiers suivent un autre parcours : celui du signalement.

Dès le 10 août 1940, le ministre de l’Intérieur demande aux préfets de lui signaler les cas des naturalisés ayant commis des délits ou des crimes, ou bien ayant manifesté des opinions ou ayant eu des activités contraires à l’intérêt national.

Au final, les deux procédures reflètent deux logiques différentes à l’œuvre : les Juifs sont pour leur part dénaturalisés dans leur très grande majorité– 78 % des dossiers traités par la commission – sauf s’ils représentent pour la France un « intérêt national », s’ils sont prisonniers de guerre ou s’ils sont décédés.

Les non-Juifs ne sont dénaturalisés qu’exceptionnellement, s’ils ont commis des actes ou des opinions qui les font percevoir comme de « mauvais éléments dans la nation ».

 Au total, sur 15 154 dénaturalisations, il y eut environ 7 000 Juifs ; au moment de la Libération, 14 000 dossiers de Juifs naturalisés étaient en instruction dans les services de Vichy.

Il faut aussi inclure les 110000 Juifs d’Algérie, dénaturalisés collectivement dès Octobre 1940 par l’abrogation du décret Crémieux de 1870 qui leur avait attribué la nationalité française. La mention "Juif indigène algérien" fut apposée sur leur carte d'identité. Cette dénaturalisation fut encore maintenue pendant presque un an après le débarquement des Alliés et ne fut levée qu'en octobre 1943.

La déchéance de la nationalité sous Vichy entraînait un danger immédiat et dans le cas des Juifs constituait une étape avant la déportation.

 Nous ne comparons pas la situation actuelle à celle de Vichy; ceux qui usent et abusent de cette comparaison banalisent la Shoah et les autres génocides (voir Qui joue avec le fascisme ?

Woerth, Copé et le Front National : décryptage

Sarkozy et la presse "collaborationniste": un recyclage

Qui manipule l’étoile jaune ? )


Nous avons aussi marqué notre désaccord quand des termes ambigus sont utilisés dans le mouvement antiraciste (voir Europe: contre l'enfermement des étrangers ).

Ainsi nous nous  opposons à la condamnation qui frappe depuis le 12 août les militants du  réseau éducation sans frontières (RESF) jugés à Pau pour avoir défendu une famille albanaise placée en centre de rétention à Hendaye avec deux enfants de 5 et 7 ans.

Les cinq prévenus avaient dénoncé en juillet 2008 par mail la situation faite à cette famille et utilisé des analogies avec la période de l’Occupation.

Le préfet qui les a traînés en justice devrait s’en prendre avant tout au couple présidentiel, aux ministres et dirigeants UMP qui multiplient les allusions à la « presse collaborationniste ». Néanmoins, si tel était le cas,  nous désapprouvons l’utilisation qui aurait été faite par eux de références à la déportation ou toute autre formule qui tracerait un parallèle entre une expulsion si brutale soit-elle et des convois qui mènent vers l’extermination.

 

Au total, force est de constater que la politique portée par Sarkozy manipule les  symboles les plus lourds; elle inclut l’unification de la droite autour du thème de la défense de l’« identité nationale » menacée, thème récurrent et éternel de la droite nationaliste dans notre pays.

C’est la reprise du cri éternel de l'extrême-droite française: « Dehors les métèques ! »

Juifs dans les années 30, Musulmans et Roms  aujourd’hui, il s’agit toujours de désigner un ennemi national contre lequel se rassembler.

Les Roms subissent aujourd’hui tout le poids de la xénophobie d’Etat, condamnée par l’ONU et le Conseil de l’Europe (voir Europe : vague de racisme, les gouvernements responsables ).

  Il faut réagir, avec le collectif de la manifestation du 4 septembre ! (voir Sarkozy : jusqu’où l'escalade ? )

 

MEMORIAL 98

 

 

 

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