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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

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pour toute question : 

contact@memorial98.org

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 19:14


Comment expliquer que Youssef Fofana, tortionnaire et assassin de Ilan Halimi, ait récusé son avocate, Maître Coutant-Peyre,  et ait choisi de la dénoncer comme « juive » ?
Selon ses propres termes à l'audience : « Coutant-Peyre... Peyre, c'est juif, non ? » Puis il a ajouté: « On veut déjà me tuer... Donc, je ne vais pas m'entourer de gens comme ça. »

Fofana indiquait ensuite qu'il ne parlerait plus qu'à trois personnes  lors du procès, dont l'avocat de la famille Halimi, Maître Szpiner en tant que « représentant des Juifs de France, du monde, et de l'Etat d'Israël"
Coutant-Peyre semblait pourtant présenter les meilleures « garanties » possibles pour Fofana. Elle est une proche collaboratrice de Roger Garaudy et responsable de son association et de sa revue négationniste intitulée « A contre nuit ». Elle est également l'épouse du tueur Carlos avec qui elle a convolé, après l'avoir défendu. Quelle meilleures garanties que le chantre international du négationnisme et ce grand « antisioniste », incarcéré pour terrorisme ?
 
Carlos vient d'ailleurs de rendre public son soutien à la liste  "antisioniste" de Dieudonné et Soral, laquelle en retour se félicite de ce renfort et le salue chaleureusement.

L'explication  la plus probable est qu'il s'agit d'un écho des divergences dans le milieu « antisioniste » extrémiste.

Fofana est depuis le début soutenu et parrainé  par le groupe de Kemi Seba (Tribu Ka puis MDI) qui s'est proclamé protecteur de l'accusé et a même menacé à la cantonade de représailles, si le procès ne se déroulait pas « correctement ».
Or Seba a entre-temps a refusé de participer à la liste «antisioniste »  de Dieudonné-Gouasmi-Soral.
Sa divergence officielle porte sur l'"anticommunautarisme" affiché de la liste et sur la personnalité de Soral. Seba se présentant comme un défenseur acharné des « communautés » noire, arabe, blanche/européenne, asiatique, ne se retrouverait donc pas dans la posture affichée de la liste.
Il y a sans doute d'autres enjeux  de pouvoir et  de finances, qui entretiennent d'ailleurs d'âpres polémiques.
Il est à noter que ces différentes fractions « antisionistes » n'ont entre elles pas de divergences de principe sur la collaboration approfondie  avec des organisations d'extrême droite.
Dieudonné et Soral sont en cheville avec le courant dit « national-révolutionnaire » sans doute le plus proche du fascisme et avec les catholiques les plus intégristes. Seba s'organise avec  des  groupuscules violents tels que la Droite socialiste. Mais la mouvance de Seba a peut être du mal à accepter le style « bleu-blanc-rouge » affiché par la liste « antisioniste ».


Il se peut aussi que se manifestent ainsi des tensions avec le chiisme,  dont Gouasmi  se proclame le représentant en France. Kemi Seba, récemment converti à l'Islam après avoir violemment dénoncé cette religion "esclavagiste", avait été reçu en grande pompe au centre Zahra dirigé par Gouasmi, mais manifestement sans résultat concret.
On note aussi  que le seul avocat choisi et non récusé par Fofana est Me Ludot, militant de la droite dure, ancien défenseur de Saddam Hussein et membre de son comité de soutien. Il s'agit d'un profil peu compatible avec le chiisme de Gouasmi, agent du régime iranien,  dont la liste est soutenue par Carlos et Coutant- Peyre, qui du coup est proclamée « juive ».

 
L'antisémitisme obsessionnel et quelque peu conspirationniste  de ce milieu produit des effets apparemment inattendus
 
Memorial 98
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 16:31

 

"Si des diplomates et de hauts responsables de l'Onu sont trop timides pour dénoncer les atrocités au moment où elles se déroulent, quel espoir reste-t-il d'éviter de futures entreprises d'extermination ? » ( selon le Times de Londres)

Le silence et les mensonges de l'ONU ont permis au régime srilankais de massacrer des milliers de civils tamouls réfugiés dans le Nord du pays.

Malgré les tentatives du gouvernement srilankais et de ses protecteurs, parmi lesquels la Chine est encore au premier rang, la vérité commence à se faire jour. Il y a bien eu des bombardements massifs de civils Tamouls. Le chiffre des morts est proche de 20000 personnes, bien loin de celui de 2800 avancé par le gouvernement et cautionné par l'ONU.
Le personnel de l'ONU écœuré par cette attitude fait connaître ses constats sur le terrain.

Impunité garantie ?

Le régime srilankais cherche maintenant l'impunité. Celle-ci est le pendant  et la condition première du négationnisme et c'est pourquoi nous y revenons dans ce site dédié à la lutte contre les négationnismes (voir notre article précédent Sri Lanka: Tamouls en danger )

Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu a décidé le 27 mai de ne pas enquêter sur les victimes civiles de la guerre du côté tamoul.
Cette décision provoque la colère des associations de défense des droits de l'homme dont Human Rights Watch, particulièrement mobilisée et incisive.

Au premier rang de la défense du gouvernement srilankais: la  Chine mais aussi un front à priori surprenant : l'Afrique du Sud, le  Brésil, Cuba, l'Inde, le Pakistan, l'Uruguay, l'Arabie Saoudite...  
La résolution votée se focalise uniquement sur les violations des droits de l'homme dont s'est rendu coupable la rébellion des Tigres tamouls (LTTE).

Adoptée à une majorité de 29 voix pour, 12 contre et 6 abstentions, elle ne réclame pas d'enquête, comme l'ont pourtant demandé tardivement le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Navi Pillay.

Dans son allocution d'ouverture devant le Conseil, Mme Pillay avait appelé à une enquête "internationale, indépendante et crédible".

"Il y a de fortes raisons de penser que les deux parties (au conflit) ont grossièrement bafoué le principe fondamental de l'inviolabilité des civils", avait-elle affirmé, citant notamment "l'utilisation d'artillerie contre des régions densément peuplées" par les forces gouvernementales srilankaises.

À l'inverse, la résolution insiste sur "le respect de la souveraineté" du Sri Lanka et sur "le principe de non-ingérence" dans les affaires intérieures mentionné par la Charte des Nations unies. On peut donc massacrer impunément, selon ce principe qui revient pour la circonstance sur le devant de la scène.

De plus, le texte voté "loue" les autorités de Colombo ( capitale du Sri-Lanka) pour leurs mesures envers les déplacés à l'intérieur du pays, au nombre de 300.000 selon l'ONU, et "accueille favorablement" le Sri Lanka pour ses "efforts" dans le domaine des droits de l'homme.

Silences de l'ONU: la récidive

Tout au long de la campagne militaire, la hiérarchie de l'ONU a gardé le silence, bien qu'elle ait disposé d'éléments accablants sur la conduite de l'armée srilankaise.
Le refus de l'ONU de publier le bilan des victimes est révélateur. Une cellule onusienne a pourtant collecté et recoupé des données auprès d'employés locaux de l'ONU, d'ONG's, de médecins ou de prêtres.

Son total, entre le 20 janvier et le 13 mai (une semaine avant l'assaut final), est de 7 720 morts (dont 678 enfants) et 18 465 blessés (dont 2 384 enfants). Mais ces chiffres n'ont pas été rendus publics car il y a eu "une tentative de suppression systématique de ce matériel", affirme un officiel onusien.

Mi-avril, lorsqu'il arrive pour sa première mission au Sri Lanka, Vijay Nambiar délivre aux responsables onusiens locaux un message étonnant : l'ONU devrait garder "un profil bas" et jouer "un rôle d'appui", "compatible avec le gouvernement", explique-t-il. À cette époque, les morts et les blessés se comptent par milliers. À son retour, l'ONU annonce que Colombo accepte la venue d'une mission humanitaire dans la zone des combats. Elle ne verra jamais le jour.
Le 11 mai, après la mort de plus de 100 enfants, le porte-parole de l'ONU à Colombo, Gordon Weiss, évoque enfin un "bain de sang". Le gouvernement le somme de s'expliquer. Sa hiérarchie le lâche.  Le 17 mai, sur Al-Jazira, Amin Awad, chef local du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) abondant dans le sens des déclarations victorieuses du gouvernement, affirme qu'il ne reste presque aucun déplacé dans la zone de combat. "C'était donner un chèque en blanc au gouvernement pour lâcher un tapis de bombes sur la zone", déplore un responsable onusien. C'est  exactement ce que le gouvernement a fait.

Il y a des précédents à cette passivité de l'ONU: les plus significatives sont celles adoptées face au génocide des Tutsis au Rwanda et à celui des Musulmans bosniaques de
Srebrenica.
 
Le 11 juillet 1995, alors que les milices serbes de Bosnie approchent de l'enclave de Srebrenica, des dizaines de milliers de civils prennent la route de Potocari, à 8 kilomètres de distance. C'est là qu'est basé le quartier général du bataillon néerlandais de soldats de la Forpronu (Force de protection des Nations unies). Quatre cent cinquante hommes y sont chargés d'assurer la protection des quelque 40 000 habitants de Srebrenica, en majorité des musulmans de Bosnie.  

Quand les miliciens serbes de Bosnie séparent les hommes des femmes, les soldats néerlandais regardent et laissent faire. Les hommes sont entassés dans des cars et seront exécutés. On dénombre environ 8 000 victimes à l'issue de ce massacre, qualifié de « génocide » par la Cour Internationale de Justice et par le TPIY. Parmi les hommes qui ont choisi de se placer sous la protection des Nations unies, pratiquement aucun n'a survécu. Ceux des habitants de Srebrenica qui se sont réfugiés dans les forêts, eux, ont eu un peu plus de chances de survie ».

Le mandat de l'ONU en Bosnie prévoyait pourtant  clairement un recours à la force en cas de besoin. Le 10 juillet, la veille du massacre, le commandant du bataillon néerlandais avait demandé au général français Bernard Janvier, qui assumait le commandement militaire des Nations unies en ex-Yougoslavie, de lancer des frappes contre les forces serbes de Bosnie. Mais il n'a pas été entendu.
Deux avions de l'ONU ont bien décollé, mais sans effectuer de frappes significatives. En France, une mission parlementaire s'interrogea en 2001 sur les raisons de cette « erreur » du général Janvier et conclut que « Srebrenica est aussi un échec pour la France ». « La mission d'information est convaincue qu'en effectuant des frappes massives sur la route sud, la seule qui menait à Srebrenica, l'ONU et l'Otan auraient pu arrêter l'offensive », estimaient les auteurs du rapport.
Le général Janvier avait rencontré Ratko Mladic, le chef militaire des Serbes de Bosnie, un mois avant le massacre. À l'époque, plusieurs centaines de Casques bleus étaient retenus en otages par les milices serbes. La commission parlementaire française n'exclut pas l'hypothèse qu'une entente ait été trouvée entre les deux hommes : la libération des otages contre la non-intervention de l'ONU à Srebrenica.
Une autre hypothèse met en cause les autorités néerlandaises de l'époque. Le 11 juillet, le ministre de la Défense néerlandais aurait téléphoné au commandement de la Forpronu pour demander que les avions de l'ONU, qui avaient déjà décollé, regagnent leur base. Il aurait craint pour la vie des Casques bleus néerlandais.

L'affaire est extrêmement sensible aux Pays-Bas, au point qu'elle a contraint un Premier ministre à la démission. En 2002, un rapport officiel a été publié, estimant que les soldats néerlandais ont été confrontés à une « mission impossible » à Srebrenica, car ils étaient trop faiblement armés. Le débat suscité par cette interprétation Une plainte a également été déposée contre l'ONU par les familles des victimes de Srebrenica. Mais le tribunal néerlandais qui avait été saisi s'est dit incompétent, car l'ONU bénéficie de l'immunité.
Les Nations unies ont reconnu leur responsabilité dans le massacre de Srebrenica en 1999. Un rapport présenté par son secrétaire général, Kofi Annan, reconnaissait alors la « faillite de la politique dans des zones de sécurité ».  
Le rapport ajoute : « La communauté des nations, en décrétant un embargo sur les armes, a laissé les Serbes dans une position de supériorité militaire écrasante et a, en fait, privé la République de Bosnie-Herzégovine de son droit de légitime défense, consacré dans la Charte des Nations unies ». « La fourniture d'une aide humanitaire n'était pas une initiative suffisante face aux opérations de ´´nettoyage ethnique´´ et de génocide ». « Srebrenica a été le révélateur d'une vérité que l'ONU et le reste du monde ont comprise trop tard, à savoir que la Bosnie était une cause morale autant qu'un conflit militaire. La tragédie de Srebrenica hantera à jamais notre histoire ».

L'inertie de l'Onu  au Rwanda.

Les Nations unies ont laissé le génocide se dérouler. Dans son premier rapport qui date du 28 juin 1994, alors sur le terrain au moment des faits, René Dégni Ségui, ancien rapporteur spécial pour le Rwanda, souligne l'inertie des Nations Unies qui pourtant étaient « alertées et amplement informées de ce génocide », lors de sa préparation. Dès janvier 1994, le Général Dallaire  alors commandant des Casques bleus à Kigali signale à l'Onu les camps d'entraînement hutus. Il cite même un ancien chef de sécurité du président Habyarimana qui vante les mérites de ses hommes pouvant tuer « 1 000 Tutsis en 20 minutes ».
Le 15 avril, une semaine après le début du génocide, le Conseil de sécurité de l'Onu prend la décision de réduire son contingent à 500 hommes. Pendant les 100 jours qui ont causé la mort de 800 000 Tutsis et Hutus modérés, le Conseil de sécurité n'est même jamais intervenu pour renforcer la présence des Casques bleus dans le pays et pour essayer de mettre un terme aux exactions. Pire encore, au plus fort des massacres, il a refusé d'autoriser l'envoi de nouvelles troupes. Dans ce cas aussi, Kofi Annan finit par reconnaître la faillite de son institution.

La situation au Sri Lanka est une nouvelle illustration de la paralysie onusienne face aux massacres.

Seule  la solidarité de l'opinion internationale, des ONG, des peuples, peut empêcher la reproduction de tels événements et faire émerger une véritable institution internationale garante de la paix et des droits de l'homme.

MEMORIAL 98
 

 

 

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 22:41
Sri Lanka : protéger la population tamoule !

Le gouvernement sri lankais a remporté une victoire militaire totale contre la révolte tamoule.
La dictature chinoise, qui soutient le régime sri lankais, lui a notamment fourni l'armement permettant  d'écraser la rébellion et a aussi entravé les tentatives d'intervention humanitaire. .

Mais l'oppression de la minorité tamoule, qui représente 20 à 30% du pays et plus de 3 millions de personnes, demeure et va certainement s'aggraver. Le nationalisme cinghalais majoritaire, qui se réclame du bouddhisme ( montrant ainsi que toute religion peut être manipulée ) n'a jamais voulu reconnaître les droits de la minorité tamoule et a, tout au long  de l'histoire du pays, multiplié les exactions et massacres contre cette population.
 Ce  courant chauvin reproche notamment aux Tamouls leur degré plus élevé d'éducation, acquis à l'époque de la colonisation britannique.
Les revendications démocratiques des Tamouls ont  été instrumentalisées par l'organisation des Tigres qui a éliminé par la force les autres courants représentatifs tamouls.
L'urgence actuelle est la protection des populations civiles tamoules.
Sa situation est catastrophique, et le bilan des victimes est "inimaginable" selon la Croix Rouge internationale.
Les problèmes sont nombreux:  l'accès aux anciennes zones de combat, l'aide aux victimes, aux déplacés et réfugiés dans le Nord du pays. Il est urgent que les secours et les médicaments leur parviennent.
 Pour cela, le gouvernement doit accepter l'ouverture de la zone aux ONG.
Plusieurs  centaines de milliers de civils Tamouls sont toujours encerclés par l'armée sri lankaise, et piégés dans une zone dite de « sûreté » Dans cette zone, des civils sont assassinés. des femmes sont violées et celles enceintes sont soumises à l'avortement. Des jeunes garçons se font enlever. La soi-disant zone de sûreté est un enfer. Elle risque de devenir le site d'un massacre de masse.
 Il encore temps de s'opposer au massacre des Tamouls.
Ceci passe par :
· l'envoi des vivres aux civils tamouls dans les régions touchées par le conflit.
· l'envoi d'une commission européenne et onusienne sur le terrain afin d'organiser la protection du peuple tamoul.
· la constitution d'une force de médiation pour garantir les droits inaliénables des Tamouls au Sri Lanka.
· la reprise des négociations de paix entre les deux parties du conflit
Nous vous appelons à signer la pétition en ligne http://www.mesopinions.com/Contre-le-massacre-des-Tamouls-au-Sri-Lanka--solidarite--petition-petitions-5491d2eb9d1e2989d24afbc2424d0729.html" target="_blank" title="petition"><img src=
MEMORIAL 98

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 23:50

Mise à jour du 2 octobre 2108:

Suite aux perquisitions ou "visites domiciliaires" qui ont eu lieu ce jour dans le centre Zahra dirigé par Gouasmi, ce dernier accuse évidemment "Israël" d'en être à l'origine. 


Les médias rappellent à cette occasion sa proximité avec Dieudonné et Soral. Le trio avait dirigé une " Liste antisioniste" lors des élections européennes de 2009. Gouasmi s'était distingué par la violence antisémite de ses propos (voir ci-dessous). Soral avait reconnu que leur liste avait été financée par le régime iranien à hauteur de 3 millions d'euros. 

 

Gouasmi se réclame ouvertement de la dictature iranienne et du régime de Bachar El-Assad ainsi que du Hezbollah qui intervient massivement en Syrie contre la population de ce pays.  

 

Son " centre spirituel" a également accueilli l'imposteur néo-nazi Kémi Seba, qui avait menacé les Juifs suite au meurtre de Ilan Halimi et avait organisé une descente violente dans le quartier juif du Marais à Paris. Depuis il s'est reconverti dans le soutien à Poutine et Trump et un prétendu engagement panafricain.

La "spiritualité" affichée par le centre Zahra de Gouasmi relève plutôt du soutien aux crimes contre l'humanité, notamment en Syrie.

Quelques jours plus tard, l'ancien compagnon de route de Soral,  le "reporter" Vincent Lapierre, est venu réaliser un reportage complaisant auprès du centre Zahra et de son chef Gouasmi, représentant du régime iranien, en répercutant les propos antisémites de ce dernier. 

 MEMORIAL 98

 

 

  

 

Aucune doute : Dieudonné, Soral et Gouasmi sont des antisémites.  L'appellation de leur "Liste antisioniste" pour le scrutin européen n'est qu'une couverture sémantique pour appeler à la haine anti-juive.
 

 

                                      Gouasmi, Dieudonné, Soral présentent leur liste

Notons que le troisième homme de la liste, Yahia Gouasmi, est rarement cité alors que c'est lui qui tient les propos les plus virulents. Gouasmi est aussi celui qui semble assurer le financement de la campagne, dont il avait d'ailleurs annoncé la tenue depuis un certain temps.
Lors de la conférence de presse de lancement le 24 Avril ( http://www.dailymotion.com/video/x93wcj_conference-presse-election-europeen_news)  Soral et Dieudonné se tournent consatamment vers lui afin de fixer le nombre de régions qui seront couvertes, en fonction des moyens financiers qu'il mettra en place.

Parmi les propos de Gouasmi, président du « Parti antisioniste de France » déjà crée par ses soins, du Centre Zahra et d'une improbable Fédération des chiites de France: 
« Le sionisme a gangrené notre société. Il gère les médias. Il gère l'éducation de nos enfants. Il gère notre gouvernement... et tout cela pour l'intérêt de l'étranger. L'intérêt de l'entité sioniste israélienne. Ils sont arrivés en France,... une fois qu'ils [les juifs] se sont stabilisés, une partie d'entre eux se sont développés dans le sionisme (...). Ils ont pris le pouvoir en France, le pouvoir des médias, les trusts, la politique. Croyez-moi : gauche comme droite n'est que du sionisme. Il n'y a rien d'autre.. Et dénoncer tous les hommes politiques qui font l'apologie et le soutien du sionisme, quels qu'ils soient et dire qui sont les vrais Français et qui défend les intérêts de la nation ».
« Le sionisme il est en train d'éduquer tes enfants. Tu n'as plus autorité sur tes enfants. Il est en train de les orienter comme ils veulent, où ils veulent, même comment il faut voter. Le sionisme est chez vous, et chez nous. Il divise le foyer. Il divorce le foyer. A chaque divorce, moi je vous le dis, il y a un sioniste derrière. A chaque chose qui divise une nature humaine, il y a derrière un sionisme. C'est ce que nous croyons. Et c'est ce que nous allons démontrer. Pour nous, le sionisme, c'est un mal... la France est occupée par le sionisme. C'est ce sionisme que De Gaulle a pointé du doigt, et cet atlantisme. Nous sommes là pour libérer la France. (...)».

Leur antisémitisme sera amplement démontré par leur campagne électorale. Mais l'interdire avant même qu'elle ait débuté revient à les placer une fois de plus au centre du débat et à leur donner une place de « martyrs ».

Le piège a bien fonctionné : face aux provocations du trio Dieudonné-Soral-Gouasmi, Claude Guéant agite la menace d'une interdiction de leurs listes « anti-sionistes ».

Quelle aubaine pour ces agitateurs antisémites, d'autant que Guéant a choisi de faire sa déclaration au micro de Radio J.
 

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, a bien raison de s'interroger sur "les calculs derrière" l'hypothèse d'une interdiction des listes aux européennes et il ajoute : "A quoi joue l'Elysée et à quoi joue M. Guéant? A quoi cela sert-il et quels sont les calculs derrière cela? Pourquoi ce coup de pub?"... J'étais présent au Parlement européen quand j'ai entendu M. Le Pen répéter des propos d'inspiration négationniste sur le fait que les chambres à gaz étaient un détail: alors il faudrait interdire les listes Front national aussi", a aussi indiqué l'euro-député socialiste.

Guéant et Sarkozy veulent se donner le beau rôle, après avoir mené une campagne présidentielle tournée vers l'électorat de Jean-Marie Le Pen. Notons qu'à cette époque Dieudonné et Soral soutenaient le chef du l'extrême-droite. Soral était membre du comité central du FN, sur décision personnelle de Le Pen, et Dieudonné multipliait les signes de connivence avec le président du FN.
Le Pen leur rend d'ailleurs la politesse en se portant immédiatement à leur secours.

Ce trio antisémite est  à combattre ; ce n'est pas Guéant et Sarkozy qui porteront ce mouvement.

(voir aussi nos articles précédents Tariq Ramadan avec Dieudonné et Soral : vers l'antisémitisme?
Dieudonné, Faurisson, Le Pen : décryptage.
Le Pen et Dieudonné: la grande famille des antisémites.
Le Pen et le "détail": décryptage


Memorial 98

 

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 23:04

Nous publions ci-dessous le texte d'une allocution prononcée par le prêtre Patrick Desbois lors de la commémoration de la Shoah le 21 Avril dernier  à Genève.

Cet ecclésiastique catholique est connu pour ses actions de recherche des sites de massacre des Juifs d'Ukraine  et de Biélorussie. Grâce à son statut religieux, il a pu recueillir de nombreux témoignages locaux et ainsi identifier des lieux de sépulture.
Avec son vocabulaire et sa sensibilité, le père Desbois rappelle que le négationnisme est avant tout une manifestation de sympathie avec les génocidaires.
 Ce constat se retrouve partout : Shoah, négationnisme d'Etat turc à l'encontre du génocide arménien, Rwanda. On peut y ajouter  dans la période récente le massacre des Musulmans bosniaques de Srebrenica et la fabrique du mensonge pour mettre en cause les faits .
La « Shoah par balles » est la forme spécifique du génocide en Europe de l'Est. Elle rappelle que la Shoah ne fut pas seulement une « entreprise industrielle » bien rôdée ; à chaque moment les bourreaux  côtoyaient les victimes,  les humiliaient et les torturaient avant de les massacrer. Le film de M.Prazan « Einsatzgruppen » récemment projeté sur France 2, le montre bien
Le prêtre met en cause les négationnistes catholiques et se revendique de Jean-Paul II. La mise en cause vise donc non seulement l'évêque Williamson mais aussi le pape et son attitude ambiguë.
En ce sens le  travail de son association s'oppose à l'orientation de Benoît XVI.

MEMORIAL 98


"Depuis plus de 5 ans, l'association Yahad-in Unum - "Ensemble" en hébreu et en latin- part en Biélorussie et en Ukraine pour rechercher les fosses communes des Juifs et des Tziganes fusillés entre 1941 et 1944 par les unités du III° Reich.

Les voisins ukrainiens et biélorusses des Juifs assassinés veulent parler avant de mourir.

Ils avaient été réquisitionnés par les nazis pour creuser les fosses, au petit matin, pour transporter les Juifs du village à la fosse en chariots, à cheval, pour combler les fosses alors que les Juifs ne sont bien souvent que blessés par les tirs, Yahad-in Unum a retrouvé plus de 850 sites d'extermination, la plupart étant inconnus, et établi les preuves balistiques, archivistiques, de mémoire orale, qui montrent sans aucun doute possible que des femmes, des enfants, des vieillards ont été fusillés en Ukraine et en Biélorussie, uniquement parce qu'ils étaient Juifs.
A Bodgdanivka, la fosse contient plus de 42000 juifs.
 Plus de deux millions de juifs ont été tués comme des animaux et enterrés comme des animaux dans des fossés, derrière les églises, dans des parcs. C'était la Shoah par balles.

A l'Est de l'Europe la vérité de la Shoah réside dans la conscience des pauvres.
 Il y a une semaine j'étais en Biélorussie avec mon équipe. Ivan, 78 ans, raconte : Chaque fois que les nazis assassinaient des familles juives dans le Ghetto de Brest (Brisk), nous, les prisonniers soviétique, étions forcés d'emballer dans des grandes caisses en bois les biens des juifs pour les vendre aux enchères sur le marché. Dans chaque caisse, nous devions mettre une paire de chaussure, une robe, des bijoux, puis fermer la caisse. Après l'extermination totale du Ghetto, il a fallu faire venir plusieurs camions pour emmener les caisses des biens juifs au marché de la ville ».
 Les pauvres gens de l'Est veulent aujourd'hui que nous sachions qu'un continent entier fût transformé en continent d'extermination. Hanna, tremblante, les yeux baissés murmure : moi j'ai été forcée de marcher sur les corps des Juifs après chaque fusillade pour faire de la place dans la fosse. Puis ma classe de jeunes filles juives est arrivée. Ils ont tiré. J'ai du marché sur elles comme les autres. Nous avons retrouvé plus de 900 témoins ukrainiens ou biélorusses présents aux fusillades des Juifs.

Pourquoi Yahad-in Unum sacrifie son énergie pour retrouver les fosses des Juifs tués dans la Shoah par balles ?
Tout d'abord pour leur rendre dignité et qu'ils puissent enfin recevoir un Kaddish (prière juive pour les morts NDLR). Ils ont été tués comme des animaux et enterrés comme des bêtes. Aujourd'hui bien souvent, des maraudeurs ouvrent les fosses pour chercher l'or dentaire.
 Mais aussi parce qu'il y a aujourd'hui sur notre planète des individus et des groupes qui organisent une propagande pour prétendre que la Shoah n'a pas existée, que c'est un mensonge pour justifier la naissance d'Etat d'Israël.
 Le négationnisme n'est pas une position intellectuelle. Il n'y a pas de négationniste sans antisémitisme. Le négationnisme veut ôter de façon odieuse toute légitimité au peuple juif.

Certains négationnistes se prétendent catholiques, d'autres sont président de l'Iran, tous sont issus de la même lignée. Le négationnisme est un héritage d'Himmler et d'Heydrich qui en juillet 1942 ont décidé de déterrer et brûler les corps des juifs fusillés dans l'opération secrète appelée 1005. L'opération 1005 était la maison mère des négationnistes. Ne l'oublions pas ! Le premier négationnisme était un négationnisme de brasiers.

Yahad-in Unum, ensemble nous ne travaillons par pour demain, mais pour après-demain lorsque les survivants seront rares parmi nous. Nous travaillons pour que le monde sache qu'il y a eu des hommes et des femmes qui voulurent construire un monde en éradiquant de la terre le peuple du Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.
La Shoah fut le fruit noir de l'antisémitisme.

L'antisémitisme est un péché contre Dieu et contre l'Humanité, répétait le pape Jean Paul II.

Malheureusement un péché ne meurt jamais. Beaucoup cherchent à ce que nos voix se taisent. Nous ne nous tairons pas, car le sang d'Olga, 4 ans fusillée à Simferopol, de Itzrik, 7 ans fusillé à Busk, d'Edip, 16 ans fusillé à Tarnopil, le sang d'Abel assassiné par Caïn ne cesse de crier vers le Ciel.

Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas, condamner les enfants assassinés dans la Shoah au silence, nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas construire un monde moderne sur les milliers de fosses communes inconnues des juifs assassinés. Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas bâtir le monde en demandant à Abel de se taire."
Père Patrick Desbois

MEMORIAL 98

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 23:57

1915/2009 : « Le négationnisme ne connaît pas la crise »

 Pour la deuxième année consécutive, nous appelons tous nos lecteurs parisiens à participer à l'action de commmémoration du génocide arménien ci-dessous.
Alors qu'Ahmadinedjad insulte une fois de plus les victimes de la Shoah, ce sont toutes les victimes de génocides qui sont concernées par ces injures.
Nous saluons particulièrement le soutien de l'association turque des droits de l'homme IHD.Elle témoigne de la mobilisation croissante dans la société turque pour reconnaître la réalité du génocide.


MEMORIAL 98

 

Le dimanche 26 avril 2009 de 10h à 20h, le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] organise, sur le Parvis de Notre-Dame de Paris, sa 5ème journée annuelle de sensibilisation aux génocides et à leur négation.
Cinq nouveaux soutiens s'associent cette année à cette manifestation : l'Association des droits de l'Homme de Turquie [IHD] - association de Turquie qui soutient avec courage et pour la première fois une association issue de la diaspora arménienne, L'Arche [le mensuel du judaïsme français] l'Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque [IACS], SOS Racisme et l'UEJF. Ces associations rejoignent ainsi AIRCRIGE, le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda [CPCR], le Collectif Urgence Darfour, la Communauté Rwandaise de France [CRF], Ibuka France, Mémorial 98, le MPCT et Vigilance Soudan, associations déjà présentes lors de précédentes opérations dédiées au génocide en cours au Darfour, à la Shoah, au génocide des Tutsi et au génocide des Arméniens.
Cette action est menée sous l'égide du CCAF [Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France] dans le cadre des Commémorations du 94ème anniversaire du génocide arménien.
Au total, 15 associations  se mobilisent autour du Collectif VAN pour cette nouvelle action solidaire qui s'inscrit non seulement dans la perspective des prochaines élections européennes et des débats sur l'adhésion de la Turquie à l'U.E., mais aussi dans celle de la "Saison de la Turquie en France" [juillet 2009/mars 2010] : on a en effet tout lieu de penser que cette saison 'culturelle' passera sous silence le négationnisme d'Etat de la Turquie et le sort des minorités.
L'exposition en plein air du Collectif VAN met en scène huit stèles géantes pour huit visages d'hommes, de femmes et d'enfants (turc, arménien, assyro-chaldéen-syriaque, kurde, etc.). Ces visages interpellent le public sur la réalité tragique des minorités : juifs, chrétiens (au moins 25% de la population de Turquie en 1914, 0,2% aujourd'hui), musulmans non turcs ou non sunnites (près de 43% de la population de Turquie dont les droits sont bafoués). Une neuvième stèle rend hommage au journaliste arménien de Turquie Hrant Dink, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Agos, assassiné le 19 janvier 2007 à Istanbul.  
Par le biais de son action participative et citoyenne, le Collectif VAN révèle l'aggravation, en Turquie, d'un ultra-nationalisme soutenu par les appareils d'Etat clandestins, d'une arménophobie et d'un antisémitisme inquiétants, ainsi que les manquements à la démocratie et aux droits de l'homme ,malgré des réformes apparentes. Comme chaque année, le Collectif VAN invite le public à manifester sa solidarité aux victimes de génocides et de négationnisme en accrochant des visuels sur une structure dédiée.
A l'heure où la société civile turque s'interroge sur son histoire, où des intellectuels turcs sont menacés de mort pour avoir brisé le tabou d'une histoire officielle érigée en dogme, le Collectif VAN questionne l'Europe, que fait l'U.E. pour protéger les minorités de Turquie, empêcher la diffusion des thèses négationnistes et encourager l'évolution démocratique de la Turquie ?

Dimanche 26 avril 2009 - de 10h à 20h - Parvis de Notre-Dame de Paris - Métro : Cité. Pour la seconde année, des toiles originales réalisées par Marc Aram, Dibasar, Marguerite Mateossian, Laurent Nissou et Vatché, artistes-peintres de l'APAF [Association des Plasticiens Arméniens de France] sont exposées au recto des stèles : représentant d'immenses silhouettes d'hommes ou de femmes de 3 mètres de hauteur, elles ont vocation à rendre hommage aux victimes arméniennes, juives, tutsi et darfouries.
ACTION DU COLLECTIF VAN SOUTENUE
PAR LES 15 ASSOCIATIONS SUIVANTES :    
Allemagne
AGA
[Working Group Recognition
Against genocide
for international understanding
Berlin - Allemagne]
www.aga-online.org
Association of opponents to genocides [Ali Ertem]
[Verein der Völkermordgegner
Francfort sur le Main - Allemagne]
France
L'Arche
[Le mensuel du judaïsme français]
AIRCRIGE
[Association internationale
de recherche sur les crimes
contre l'humanité et les génocides]
aircrigeweb.free.fr
CPCR
[Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda]
www.collectifpartiescivilesrwanda.fr
CRF [Communauté Rwandaise de France]
communauterwandaisedefrance.wordpress.com
CUD [Collectif Urgence Darfour]
www.urgencedarfour.com
IACS [Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque]
Ibuka France
one.xthost.info/ibukafrance
MEMORIAL 98
memorial98.over-blog.com
MPCT
www.mpctasso.org/
SOS Racisme
www.sos-racisme.org
UEJF [Union des Etudiants Juifs de France]
www.uejf.org
Vigilance Soudan
www.vigilsd.org/
Turquie
IHD
[Association des droits
de l'Homme de Turquie]
www.ihd.org.tr/english/

MEMORIAL 98

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 01:21

6 septembre 2019: Tariq Ramadan, mis en cause pour des violences sexuelles  pour lesquelles il est mis en examen, ose comparer son sort à celui du capitaine Dreyfus 

 

Il multiplie les déclarations dans ce sens. Dans livre " Devoir de vérité"  il dresse un parallèle explicite  entre son cas et l'affaire Dreyfus, ce scandale de complot des sommets de l'armée puis de déni de justice et d'antisémitisme à l'encontre du capitaine Alfred Dreyfus, accusé à tort de haute trahison en 1894 avant d'être réhabilité en 1906. Entre-temps il aura passé plus de quatre ans dans le bagne terrible de l'île du Diable.

Ramadan écrit ainsi « Si la France, pour son malheur, n’enfante plus de Zola, elle semble reproduire des Dreyfus, hier juifs, aujourd’hui musulmans. »  et aussi  "Il existe, hélas, de nombreuses similarités entre les deux affaires" . Ramadan répète les mêmes propos lors de son entretien avec Jean-Jacques Bourdin ce 6 septembre, sans que ce dernier réagisse à cette comparaison nauséabonde qui constitue une profanation à caractère antisémite. 

Or Ramadan a maintenu des liens prolongés avec Soral et Dieudonné (voir ci-dessous notre enquête publiée pour la première fois en 2009)  Ramadan a même donné son blanc-seing à la quenelle néo-nazie en niant en 2013  son caractère antisémite pourtant évident. 

 

 

Le 19 décembre 2013,  Ramadan écrit sur sa page Facebook (transcription intégrale) : 

"Quenelle... Je m'y attendais en souriant... On est venu me demander ce que je pensais du nouveau sport national français alternatif que l'on nomme 'la quenelle'. Oser prétendre qu'il s'agit d''un salut nazi inversé' est une supercherie et tout le monde le sait... Même ceux qui s'acharnent à en faire un mot d'ordre antisémite. Une propagande mensongère et malsaine.

 

Je ne suis pas adepte du sens premier, et assez vulgaire à vrai dire, du geste de 'la quenelle'. Mais dans l'esprit de la plupart de ceux qui y participent, dans le jeu comme dans la provocation, il reste une idée qui dépasse son origine, confirme son intention et donne sa puissance à la mobilisation. Le signe de la quenelle veut dire : 'Cessez de nous prendre pour des imbéciles, nous ne nous laisserons ni manipuler ni faire !'

Et ce message, franchement, quenelle ou pas, face aux imposteurs de la pensée et de la politique, il faut le répéter jusqu'à ce qu'il soit entendu...ou même vu... En souriant toujours..." 

 

En se comparent à Dreyfus, Tariq Ramadan bafoue le combat contre l'antisémitisme. Il montre aussi que le recours à l'explication du racisme contre les musulmans ( bien réel)  ne constitue pour lui qu'un prétexte. En réalité, pour sauvegarder ses intérêts personnels, il instrumentalise grossièrement la lutte contre l'islamophobie

MEMORIAL 98 

Tariq  Ramadan avec Dieudonné et Soral : 

Dieudonné et Soral sont venus lancer leur campagne « antisioniste » pour les élections européennes, lors du congrès de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF)  au Bourget. Accueillis chaleureusement, ils se sont fait filmer avec un Tariq Ramadan souriant et amical (voir ci-dessus).

 

Ces images serviront la propagande « électorale » de ceux qui espèrent sans doute pouvoir réitérer l’opération "Euro-Palestine" lors des élections européennes de 2004, à laquelle ils avaient participé.
 

Lors du meeting central de cette liste prétendument "antisioniste" et en réalité antisémite au Palais des Sports de Paris, le 8 juin 2004, le duo composé de Siné (innocent, on le sait, de tout antisémitisme) et Soral s’était livré à un exercice connu des rassemblements d’extrême-droite: à la tribune, faire siffler et huer par le public  des personnalités en mentionnant leur patronyme juif (voir notre article Antisémitisme: Siné persiste et récidive )
 

Le site officiel de la liste Euro-Palestine rendait ainsi compte délicatement de cet épisode :
« … Siné et Alain Soral se sont livré avec la salle à un petit jeu de devinettes, consistant à trouver les auteurs d’un certains nombre de phrases incroyables mais vraies, sorties de la bouche de divers supporters de Sharon, mais aussi de politiciens français… »
Après le scrutin, les responsables de la liste avaient fini par écarter Dieudonné et Soral, trop marqués par leurs amitiés négationnistes.

 


La rencontre amicale et filmée du Bourget ne relève pas des images « volées » ou du hasard, puisque Ramadan a publié sur son site officiel un texte de justification dans lequel il mentionne même la mise en garde de ses proches :
 

« …J’étais présent au 26ème congrès de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), ….Alors que je signais des ouvrages, Dieudonné et Alain Soral sont passés devant le stand : ils se sont arrêtés et nous avons eu un échange de quelques minutes. Beaucoup de personnes présentes m’ont reproché de les avoir salués alors qu’il y avait des caméras et des appareils photos qui les accompagnaient et qui « immortalisaient » cette rencontre comme d’autres pendant la durée du congrès. Au moment de notre rencontre, je ne savais pas, au demeurant, que Dieudonné et Soral avaient choisi le congrès du Bourget pour lancer la campagne européenne du « Parti antisioniste » (sic )
 

 

Même justification que le Vatican à propos de l'évêque négationniste Williamson : le pape et son entourage ne connaissaient pas ses propos  négationnistes car ils n’avaient pas eu le loisir de consulter Internet. Notons qu’il y a un autre partenaire à la campagne, en l’occurrence le « parti antisioniste » du centre chiite Zahra-France qui apporte la caution politique et  financière du régime iranien. Cette officine diffuse aussi d’ailleurs une interview complaisante  de Jean-Marie Le Pen à l’occasion d’une réception en l’honneur du 30e anniversaire de la "révolution islamique" à laquelle le chef fasciste a participé. 

Ramadan poursuit sur son site : 
"... J’ai défendu, et je continuerai à défendre, le droit de Dieudonné à s’exprimer. En 2005, j’ai dit et répété publiquement que l’on ne pouvait pas accuser Dieudonné d’antisémitisme alors que, procès après procès, il était blanchi de ces accusations..."

En utilisant cet argument Ramadan se moque du monde.
D’abord parce que Dieudonné à été condamné deux fois dont l’une pour une interview au Journal du Dimanche en 2004. Il y associait les Juifs à des « négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et l'action terroriste » qui auraient « fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs Il fut condamné pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale ou religieuse »

 

 

Surtout, depuis 2005, Dieudonné a radicalisé son propos antisémite et négationniste, jusqu’à faire venir sur la  scène  du Zenith le 28 décembre 2008  Faurisson, symbole et porte- drapeau du négationnisme dont le programme se résume dans la phrase suivante : " les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique" (voir notre article Dieudonné, Faurisson, Le Pen : décryptage. )
 

 

Quant à Soral, l’espace manque pour citer la litanie de ses propos antisémites
Quelques échantillons permettent de se faire une idée ;  sur Antenne 2  dès le 21 septembre 2004 il avait déclaré, en présence de Dieudonné :
"…Parce qu’en gros c’est à peu près ça leur histoire -des Juifs-, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans, ils se font dérouiller…
Son site actuel (Egalité et Réconciliation) va jusqu’à publier  un texte intitulé « E&R et la question juive » dont le propos essentiel est de nier l’existence de l’antisémitisme.
Même lors de son départ récent du FN, motivé par sa non-désignation en tête de liste,  Soral a trouvé le moyen d’en donner une explication antisémite ;
«…  Vous le savez maintenant, je ne serai pas tête de liste Front national pour l’Ile de France aux Européennes. Je n’ai rien à faire sur la liste Dubois, pas seulement parce qu’il est débile et bègue, mais parce que ce libéral atlanto-sioniste est sur une ligne diamétralement opposée à la mienne.
…du Front seront sans doute très étonnés d’apprendre que c’est Marine, qui s’est le plus violemment opposée à mon investiture, puis à ma deuxième place, allant jusqu’à déclarer, en pleine ratonnade à Gaza, qu’elle me préférait Sulzer ( qui est  secrétaire du groupe FN au  conseil régional du FN et Juif NDLR)…
…A ceux que ça étonne d’apprendre que c’est la « bande à Marine » - cet agglomérat de multi-transfuges, de marchands du Temple et de cage aux folles - qui a tout fait pour me barrer la route et me neutraliser depuis deux ans, et ce malgré la confiance et l’amitié que m’accordait le Président, le respect et la neutralité courtoise d’un Bruno Gollnisch, je dois encore une explication…
Marine ne s’oppose jamais qu’en surface aux intérêts et à la logique de l’Empire. Ses vociférations d’avocate sur le pouvoir exorbitant des grandes surfaces lui permettant de couvrir son silence exorbitant sur le pouvoir d’autres puissances bien plus déterminantes pour l’avenir de la France et des Français, pouvoir d’achat compris !Haro donc sur Leclerc, mais silence sur Tskhinvali et Gaza…Ne restera plus ensuite, l’épuration achevée, à faire payer aux pauvres noirs et aux pauvres arabes, tous déclarés islamistes et complices du terrorisme, la souffrance imposée au peuple de France par les riches blancs, pas toujours catholiques, planqués dans leurs paradis nomades, à New-York et à Miami… »

 

On est dans la tonalité des années 1930 et  du journal « Je suis partout «  de Robert Brasillach.
Soral, prétendument « marxiste », s’est aussi lancé récemment dans le soutien au pape Benoît XVI sur Williamson et le préservatif, tout en fustigeant sa visite prévue au Mémorial de la Shoah à Jerusalem en déclarant  : 

"…Le plus triste dans cette histoire qui n’est pas finie – Benoît XVI devant se rendre très prochainement dans cette merveilleuse démocratie du Moyen-Orient qu’est Israël pour y lécher, conformément au rite de soumission mondialiste, la dalle de Yad Vashem et y abjurer un peu plus la religion du Christ, au profit de l’hérésie siono-shoatique…"

Devant cette profusion de déclarations antisémites bien connues, Tariq Ramadan opère en réalité un choix politique délibéré  consistant à s’afficher publiquement et amicalement avec le duo faurissonien.
Il est bien loin de ses condamnations antérieures de l’antisémitisme.

Ses « témoins de moralité » issus de la gauche radicale, qui l’ont tant défendu quand en octobre 2003 il a mis en cause les « intellectuels communautaires » juifs dans un texte publié sur les listes de discussion Internet du Forum social européen réagiront-il enfin ? Olivier Besancenot revendique de « faire le ménage des antisémites » lors des manifestations pour la Palestine (il s’agit en l’occurrence d’expulser Soral) mais son camarade Daniel Bensaïd reviendra-t-il sur le soutien  qu'il a alors apporté à Ramadan, comme le montre le compte-rendu ci-dessous ?

«Mêmes insinuations».
Devant la presse, justement. Tariq Ramadan est la seule personnalité invitée par le Forum social européen  (FSE)  à tenir une conférence de presse. Pour dire qu'il regrette qu'on s'occupe trop de lui. «Ce FSE ne se résume pas à ma présence», rappelle-t-il, tout en organisant sa propre mise en scène médiatique, comme n'importe quelle vedette. Il en croisera une autre, José Bové, au micro de France Inter. Autour du studio temporaire installé à la Villette, un millier de personnes se sont pressées. Elles applaudissent chacun des propos du théologien. Daniel Bensaïd, philosophe et membre de la LCR, lance : «On dit que Ramadan est trop honnête. Ce sont exactement les mêmes insinuations que certains adressaient naguère aux intellectuels juifs.» Le «show» Ramadan se poursuivra jeudi prochain. Sur le plateau de 100 minutes pour convaincre, il sera opposé à Nicolas Sarkozy.
Libération, Par Didier HASSOUX samedi 15 novembre 2003



Celui-ci tente dans son texte un balancement rhétorique en formulant une divergence : « Je refuse néanmoins de la même façon les potentielles instrumentalisations de ma personne ou de ma pensée. J’ai dit et répété que rien, jamais, ne peut justifier un rapprochement avec l’extrême droite dont l’idéologie et les projets politiques sont à l’antithèse de ce que je défends. Je l’avais dit à des militants d’extrême droite comme à Marine Le Pen. Lors de notre courte rencontre au Bourget, c’est ce que j’ai dit et répété à Dieudonné et à Soral…»

Ramadan veut ainsi faire croire que lors de cette « courte » rencontre, dont le caractère amical et souriant est évident, il a trouvé le temps de sermonner le duo et les a mis en garde contre leurs alliances. Quelle blague ! A qui veut il faire croire qu’une telle discussion se tient devant les caméras ?

 

De plus sa seule critique contre les alliances avec le FN convient parfaitement au duo. Dieudonné se prétend proche de Bové, bien qu’ayant fait baptiser sa fille sous le parrainage de Le Pen, dans une église intégriste de Bordeaux. Soral vient de quitter le FN,  après y avoir fait une carrière météorique sous la protection de son dirigeant. Son slogan est «  Gauche du travail, droite  des valeurs » qui évoque irrésistiblement le socialisme national ou national-socialisme
Ramadan conclut :
« …Entre la diabolisation et l’instrumentalisation potentielles des uns et des autres, ma position reste claire : rencontrer, écouter, débattre, critiquer. Cela veut dire refuser les atteintes (très sélectives) à la liberté d’expression (et donc défendre le droit de Dieudonné ou Soral à s’exprimer ou à se produire en France)… »

A nouveau, Ramadan épouse ainsi  la posture de Dieudonné et Soral qui en font leur argument central. Il vient aussi au secours des  Le Pen , Gollnisch,  Horst Mahler , David Irving  et tutti quanti, négationnistes et néo-nazis, prétendument empêchés de s’exprimer.

 

Nous ne nous réjouissons pas que Tariq Ramadan « dévoile » enfin ses positions et apporte ainsi la preuve qu'il pratique un double langage. La lâcheté dont il fait preuve à l’égard  du duo néo-nazi Soral et Dieudonné constitue  une bien mauvaise nouvelle
Son autorité et son prestige vont en effet  leur permettre renforcer la campagne antisémite dont ils sont les porte-parole.

Albert Herszkowicz

Memorial 98

 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 01:02


Sarkozy et Poutine ont surenchéri dans l’hommage rendu à Druon. Le premier avait cherché la caution gaulliste de l’ancien ministre en se rendant auprès de lui lors de la campagne électorale de 2007 (voir notre article Sarkozy encense Maurice Druon, ami et soutien de Papon ).

Le bourreau du peuple tchétchène avait en 2006 nommé Druon à l'Académie russe des Sciences, au nom de son rôle « dans la formation chez les intellectuels français d'une image positive de la Russie ».



Apparaissant comme un symbole de la Résistance par sa participation à la composition du Chant des Partisans, Druon en était arrivé à cautionner l’attitude d’un Papon.
En effet,  le 22 Novembre 1997 il est venu témoigner en faveur de Maurice Papon. Le très réactionnaire académicien avait scandalisé lors de l'audience en dénonçant la « passivité » des Juifs déportés. Il avait aussi mis en cause les parties civiles du procès, les accusant  d'être les "alliés des fils des bourreaux" parce qu'ils mettaient en cause les autorités collaborationnistes françaises de l'époque  et pas exclusivement  les "Allemands", selon son expression.
Lors de son témoignage, Druon se livre à un plaidoyer en faveur de l'accusé et à une virulente critique du procès qui lui est fait : « Comment le juger devant un jury populaire lorsqu’un jury de 35 millions de personnes a élu par deux fois un homme décoré de la Francisque et médaillé de la Résistance ? ». Le nom de François Mitterrand n'est jamais prononcé.

Pendant la guerre, Maurice Druon était à Londres. Il affirme contre toute vraisemblance qu'avant le printemps 1945, on ne connaissait pas "la solution finale":
« si on avait su, il n'y aurait pas eu de préfets et de sous-préfets pour signer les ordres de déportation, il y aurait eu moins de Juifs passifs, attendant qu'on vienne les arrêter, cousant leur étoile jaune sur leur vêtement, ils ne seraient pas restés là à attendre comme des groggys offerts aux sacrificateurs ».
…Si on veut rechercher des coupables, en Allemagne, il y a assez d'anciens SS, de gestapistes à traduire devant la justice comme des lois européennes le permettent ». Il assure, en effet, que ce procès profitera seulement à l'Allemagne : « Si l'on se met à condamner un Français symbolique, il leur sera facile de dire : on est tous pareils, les Français sont aussi moches que nous, il y aura une dissolution de la responsabilité, de la culpabilité, c'est pour cela que je suis venu devant vous ».
 Il ajoute :
« Il y a un paradoxe de voir les fils des victimes devenir les alliés objectifs des fils des bourreaux ». Un murmure d'indignation ponctue son propos, les parties civiles et leurs avocats protestent.
Maurice Papon a la parole en dernier. Il remercie Druon:
«...J'observe toujours une dérive pour engager le procès du général De Gaulle.Je partage la véhémence de Maurice Druon, je me sens en bonne compagnie ».


Lors des obsèques du cardinal Jean Marie Lustiger en Juillet 2007, l’Académie Française avait délégué Druon pour prendre la parole car le cardinal faisait partie de cette institution.
On retrouve dans son allocution des paroles ambiguës, lourdes de dérives, en rapport avec l'origine juive revendiquée de Lustiger.

 Ainsi proclamait-il: « … Jean-Marie (Lustiger) était un prédestiné. Le problème juif, la foi juive, le comportement juif, la politique juive et à l’égard des juifs allaient être au centre de l’histoire du siècle, ici et partout… » 

 Il reprenait ainsi la grande théorie complotiste et antisémite attribuant aux Juifs ( "le comportement juif, la politique juive...") une volonté de domination mondiale

MEMORIAL 98
 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 16:33
La cour d'appel d'Athènes a acquitté le 28 Mars le négationniste Plevris, suivant en  cela le réquisitoire du procureur, .
Plevris,avocat et militant néonazi autoproclamé, avait été condamné en Décembre 2007 en première instance à 14 mois de prison pour un brûlot antisémite intitulé "Les Juifs, toute la vérité"  (voir notre article de l'époque Grèce: première condamnation d'un néo-nazi )..
Il avait été reconnu coupable "d'injure raciale" et "incitation à la haine et à la violence raciale" pour son livre. Il avait aussitôt fait appel.
La cour d'appel a acquitté à l'unanimité son auteur de l'accusation d'injure raciale et à une majorité de quatre juges sur cinq pour « incitation ».
"A entendre le procureur, il s'agit d'un livre à contenu historique", a déclaré le président du Conseil des Juifs de Grèce( KIS)
Le KIS va se pourvoir devant la Cour suprême pour demander la cassation du verdict, a-t-il ajouté.
Quelques citations  montrent la nature de l’ouvrage en question :
“L’histoire de l’humanité imputera à Adolf Hitler ceci: il n’a pas débarrassé, alors même qu’il le pouvait, l’Europe des Juifs.” Plevris reproche à Hitler de ne pas avoir utilisé les armes chimiques dont il disposait.
"En 1945 la Race Blanche a subi la plus grande défaite de son histoire. Le combat épique de l'Allemagne hitlérienne pour imposer la domination aryenne s'est terminé sans victoire."

"Dieu merci, il ne reste même plus 1.500 juifs à Salonique..." en référence à l'extermination de 50000 Juifs de cette ville.

Pendant et après le premier procès, l’extrême droite s’est attaquée  à Panayote Dimitras, porte-parole de l'ONG de défense des minorités Greek Helsinki Monitor (GHM), qui  a témoigné à titre de témoin de l’accusation.
Dimitras et d'autres employés de GHM, ainsi que des militants juifs qui ont témoigné contre Plevris, ont eu droit à des insultes, des menaces et des attaques racistes sur Internet et dans la presse d'extrême droite.

Par exemple, après que Dimitras eut livré son témoignage, le 4 décembre 2007, un journaliste de la chaîne grecque de télévision d'État NET l’a qualifié de « salaud » et tenté de l'agresser devant le tribunal. Le juge qui présidait l'audience n’a pas réagi.

Un groupe de jeunes d'extrême droite a affiché un clip vidéo de l'agression sur le site YouTube. Sous la vidéo, on a affiché des insultes et des menaces de mort, ainsi que des messages antisémites.

« Le but visé par ces attaques et ces menaces contre les défenseurs des droits de la personne est de nous dissuader de travailler à faire cesser la discrimination en Grèce. Ces crimes ne doivent pas rester impunis », dit Dimitras.

Plevris a entrepris une série de démarches judiciaires contre des représentants de GHM et le Conseil central des Communautés juives de Grèce (KIS). Il affirme qu'ils le diffamaient dans leurs plaintes, et il réclame des réparations. 
D'après le GHM, depuis la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement grec ne reconnaît pas officiellement les minorités non grecques à l'intérieur de ses frontières, à l'exception des musulmans.
 Suite à ces menaces l’Observatoire de la protection des défenseurs des droits de la personne, programme conjoint de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMT) et le réseau Euro-Méditerranéen des droits de l'Homme ont apporté leur soutien à Dimitras.
Ces organisations ont alerté l’Union Européenne sur la dégradation des conditions de travail des militants des droits de l'Homme en Grèce et sur le climat de tension auquel ils doivent faire face.
 Elles ont réitéré leur appui total et inconditionnel aux militants qui luttent contre le racisme et l'antisémitisme.
Cet appui sera précieux pour la nouvelle étape du combat contre les néos-nazis grec.
Notre total soutien lui est acquis.

MEMORIAL 98



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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 18:16



Eric Besson a prétendu que ce film déformait la réalité. Le jugement ci-dessous montre le contraire.
 Nous avions déjà évoqué le cas d’André Barthélemy, membre d’une instance officielle (voir nos articles Sans papiers: le soutien criminalisé  "Welcome": Besson enrage et calomnie.  ).
André Barthélemy, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme et président de l'ONG lyonnaise Agir ensemble pour les droits de l'homme (AEDH) a été condamné, jeudi 19 mars, à 1 500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir protesté contre l'expulsion de deux Congolais. Alerté par les cris de deux passagers sans-papiers reconduits et escortés à bord d'un vol Air France Paris-Brazaville en avril 2008, M. Barthélemy aurait, selon la police, protesté contre les conditions de cette reconduite, incitant les autres passagers à la révolte. Les magistrats l'ont reconnu coupable de "provocation directe à la rébellion" et "d'entrave volontaire à la navigation".
Un autre cas ci-dessous montre que les termes de « rafles » et de « traque »  rendent compte de la réalité.
Il est à noter que cette personne a été renvoyée vers la France car les autorités congolaises déclarent qu’il n’est pas originaire de ce pays
Un père de famille vivant en France depuis neuf ans a été expulsé samedi 21 mars, dans la matinée vers Kinshasa (République démocratique du Congo), deux jours après son interpellation à l'hôpital de Lagny (Seine-et-Marne), annonce le  Réseau Education sans Frontière (RESF).
Interpellé mercredi 18 Mars, ce "ressortissant angolais" d'une quarantaine d'années "se trouvait aux urgences à l'hôpital de Lagny", où sa fille avait été admise dans la soirée après avoir été blessée par sa mère, placée en garde à vue. Il a été conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne).

Donc  attendant de participer aux prochaines mobilisations, allez voir « Welcome » et dites nous ce que nous ce que vous en avez pensé.

MEMORIAL 98
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