Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

_______________________________________

__________________________________________

Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

__________________________________________________________    

________________________________________________________

Sur les réseaux sociaux : 

    

____________________________________________

_____________________________________________

 

Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations,

pour toute question : 

contact@memorial98.org

______________________________________________________________________________________________

________________________________________________________________________________

17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 00:49

 

Sur Facebook suivez l'actualité quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme de Memorial 98.

Le groupe Facebook est le prolongement de ce site et rend compte de l'activité antiraciste et antifasciste.

 

Cet article inaugure une nouvelle rubrique du site et un nouvel axe de travail de Memorial 98. Il s’agit d’analyser les politiques menées par les nouvelles municipalités d’extrême-droite. Au-delà des mesures spectaculaires et des gadgets, nous étudions en profondeur les conséquences sociales de l’orientation mise en œuvre.    

Béziers est sans doute la commune dirigée par l’extrême-droite qui fait le plus parler d’elle. La liste conduite par Robert Ménard n’était pas officiellement FN, mais juste « soutenue » par le parti des Le Pen. Le cabinet de Robert Ménard compte deux membres du très radical  Bloc identitaire, dont un proche du très droitier maire d'Orange, Jacques Bompard. Robert Ménard compte aussi dans son cabinet un ancien socialiste. Il s’est allié à l’UMP pour diriger l’agglomération et a fait appel à un ancien membre du PC communiste (et présentateur météo) pour organiser un festival du vin.

Mais la politique menée à Béziers ne laisse aucun doute sur l’orientation de l’équipe municipale.

 En quelques mois, plusieurs arrêtés municipaux  ont été pris dont le couvre-feu pour les mineurs après 23h, interdiction d’étendre du linge aux fenêtre dans le centre ville. Les effectifs de la police municipale vont êtres augmentés, et ses agents devraient prochainement être armés. En attendant, les policiers municipaux ont pour consigne d’être particulièrement présents en centre-ville. Un centre-ville où l’habitat s’est dégradé, et où vivent donc des populations à bas revenus, et notamment les populations d’origine immigrée qui doivent faire face aux discriminations à l’emploi et au logement...

Une situation proche du centre-ville de Toulon, ville gagnée par le FN en 1996. Là aussi, une politique avait été entreprise en matière d’urbanisme dans le centre-ville, en imposant par exemple un « nuancier  de couleurs  provençales » pour les bâtiments. Même si aujourd’hui la ville de Toulon est dirigée par l’UMP, la politique de reconquête du centre-ville s’est poursuivie, de manière similaire à d’autres communes: les bâtiments dégradés sont vidés de leurs habitants, détruits ou réhabilités, et évidemment, ce ne sont plus les mêmes populations qui y vivent après réhabilitation ou reconstruction, ni les mêmes loyers.

Signalons une autre mesure visant les précaires : la garderie périscolaire est réservée aux enfants dont les deux parents travaillent.

La mesure la plus récente, la suppression des allocations du CCAS (centre communal d’action sociale) en cas d’absence à un "rappel à l’ordre", montre qu’il y a une vraie logique dans les mesures prises par la mairie de Béziers.

Regardons déjà d’un peu plus près en quoi consiste cette mesure de « rappel à l’ordre » (Voirpour les détails http://www.prevention-delinquance.interieur.gouv.fr/fileadmin/user_upload/00-Page_d_accueil/guide_rappel_ordre_2.pdf)

Voici ce que dit la fiche du ministère de l’Intérieur sur cette mesure créée en 2007 : « En agissant sur les comportements individuels et le plus en amont possible, le maire doit avoir pour objectif de mettre un terme à des faits qui, s’ils neconstituent pas des crimes ou des délits, peuvent y conduire…A titre indicatif, peuvent notamment être concernés : l’absentéisme scolaire, la présence constatée de mineurs non accompagnés dans des lieux publics à des heures tardives, les incivilités commises par des mineurs, les incidents aux abords des établissements scolaires, les conflits de voisinage, les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes, certaines atteintes légères à la propriété publique, l’abandon d’ordures, déchets, matériaux ou autres objets, la divagation d’animaux dangereux, etc. » Sont également visés les faits passibles de contravention, notamment en cas de non-respect des arrêtés municipaux.

Le maire de Béziers, par ses arrêtés, crée lui-même des occasions de verbaliser, il renforce  aussi la police municipale qui ne va pas manquer de constater des incidents et contraventions, alimentant ainsi les rappels à l’ordre. Le cercle est ainsi bouclé et la machine bureaucratique s'alimente elle-même.

Dans le guide offciel du rappel à l’ordre, rien n’évoque la possibilité de « sanction » pécuniaire prise par le maire. Ce qui est préconisé constitue une optique sécuritaire classique : lien avec le parquet, pour le tenir informé, pour vérifier que les faits n’ont pas déjà donné lieu à une procédure judiciaire ; ainsi que l’orientation vers des dispositifs comme le signalement à des structures partenaires comme l’aide sociale à l’enfance, pour d’éventuelles mesures de suivi.

Les familles convoquées à un rappel à l’ordre se verront donc privées des aides facultatives du CCAS. Cela  tombe bien car, tout comme la précédente municipalité, Ménard baisse de 5 % le budget du CCAS.

On a vu des critiques minimiser les effets de cette mesure (tout en critiquant le fond), en avançant  deux arguments : elle ne concernerait que des aides facultatives, pas les allocations familiales ou le RSA; de plus sa mise en oeuvre nécessiterait de créer un fichier qui pourrait être retoqué par la CNIL.

Ainsi  Jean-Michel Du Plaa, chef de l'opposition municipale de gauche, cité dans le quotidien local, (http://www.midilibre.fr/2014/06/13/crottes-de-chiens-et-linge-au-balcon,1006916.php) déclare: "Il s'agit souvent d'aides d'urgence, versées de façon ponctuelle. Pour sanctionner les bénéficiaires, il faudrait qu'ils ne se présentent pas à un rappel à l'ordre au moment où ils demandent l'aide. Ou alors, il faut ouvrir un fichier pour garder les noms de ceux qui ne se sont pas présentés et les sanctionner a posteriori, lorsqu'ils font une demande. Mais la légalité d'un tel fichier me semble hasardeuse", 

Ce commentaire témoigne d’une mauvaise connaissance du fonctionnement réel du monde de l’action sociale et néglige le manque de moyens de la CNIL bien incapable de contrôler tous les fichiers informatiques,

 De plus le maire de la commune d’implantation, en l'ocurrence Béziers,  peut siéger ou se faire représenter dans les commissions d’attribution des logements sociaux: on en trouve confirmation sur le site du bailleur Hérault Habitat (http://www.herault-habitat.com/traitement_du_dossier.html) ou d’ICF (http://www.icfhabitat.fr/commissions-d-attribution). Sans compter qu’il existe un Office HLM Béziers Méditerranée.

De même, deux infirmières travaillant pour le CCAS de Béziers sont conventionnées pour le suivi santé des allocataires du RSA (http://www.ville-beziers.fr/solidarite-et-sante/actions-sociales/accompagnement-social-de-proximite), et le CCAS est partie prenante du dispositif RSA.

Le CCAS est également habilité à instruire les demandes du Fonds de Solidarité Logement, du Fonds de Solidarité Energie, du Fonds d’Aide aux Jeunes. Instruire les demandes ne signifie pas simplement remplir le dossier et le transmettre: un avis est généralement exprimé, par le travailleur social ou le responsable de la structure, par écrit dans le dossier même et/ou par oral dans la commission d’attribution.

Évidemment, l’argument de l’absence à une convocation pour un rappel à l’ordre ne manquera pas d’être invoqué, le cas échéant. Même sans cela, l’avis du CCAS, qui reflète les orientations de la municipalité (la suppression des aides facultatives a été votée à l’unanimité par le CCAS !) se fait entendre dans de multiples structures, et a donc des conséquences sur la vie des habitants précaires de Béziers.

 Robert Ménard sait jouer sur la haine des minorités: les mesures qu’il a prises n’améliorent pas concrètement la situation sociale et économique des Biterrois, à part une baisse des impôts locaux, dont la moitié des habitants étaient déjà exonérés. Mais stigmatiser les minorités et les précaires, mettre en oeuvre une politique sécuritaire jusque dans le social, voilà qui suffit à réjouir les racistes, tous ceux qui ont adopté le discours sur la fraude et le « parasitisme » social, quand bien ils sont eux aussi bénéficiaires de telle aide ou  de tel dispositif. Robert Ménard se paie même le luxe de jouer la carte de la proximité et de l’accessibilité, en recevant tous les mercredis après-midi des habitants de la ville. Cela dit, si le compte-rendu du conseil municipal du 16 avril fait 85 pages, celui du 27 mai n’en fait plus que 8 et ne reprend que l’intitulé des décisions et les votes, sans le moindre détail.

De quoi compliquer le travail antifasciste d’analyse de la politique concrète menée par la mairie de Béziers. Les informations disponibles proviennent de la communication officielle de la municipalité, comme pour le « rappel à l’ordre », diffusé dans la presse à partir du communiqué du maire, ou du travail de l’opposition, à condition que celle-ci soit active. Reste évidemment la mobilisation de chacun : les conseils municipaux sont publics.  Et au-delà, s’exprimer sur la réalité des politiques menées, sur le quotidien, est important.

Les informations rassemblées ici sont mises à la disposition des associations locales et des habitants (e) s de la ville.

Nous invitons aussi les structures antifascistes locales et les habitants à nous faire part de leurs informations et de leurs mobilisations.

Memorial 98

P.S: Michel Cardoze, ancien membre du PC, ancien présentateur de la météo, vient  de renoncer à sa nouvelle fonction, mercredi 18 juin.


 

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 01:12

10 Mars 2017

Marine Le Pen est parrainée par son père en vue de la présidentielle d'avril 2017. Ce geste s'ajoute donc au prêt de "6 millions" d'euros (voir ci-dessous la signification de ce chiffre)

Depuis les assises du FN à Lyon, le 4 février, le président d'honneur du parti est en effet très satisfait du tournant identitaire et droitier pris par la campagne de  Marine Le Pen: « Il y a un retour à l'orthodoxie de la ligne du FN. Désormais, il pense qu'elle peut se qualifier au second tour », précise un proche

La candidate prétendument "apaisée et dédiabolisée" du FN bénéficie donc du parrainage d'un élu négationniste, antisémite, condamné plusieurs fois pour ses propos dans ce sens. Ainsi pour Marine Le Pen également, les chambres à gaz ne sont qu'"un détail de l'Histoire"

Memorial 98

 

Actualisation du 1er mars 2017

 

La cour d'appel de Paris a confirmé ce 1er mars la condamnation de Le Pen à 30 000 euros d'amende pour avoir qualifié les chambres à gaz de "détail" de l'histoire.  Il y a moins de deux ans, le 2 avril 2015, face au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait s'il regrettait d'avoir qualifié les chambres à gaz de « détail », Jean-Marie Le Pen avait répondu : « Pas du tout. Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz. »

La veille de sa condamnation à Paris,  le 27 février,  la cour d'appel d'Aix-en-Provence l'a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour des propos sur des Roms tenus à Nice lors d'une conférence de presse en 2013. "Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n'est que le petit morceau de l'iceberg", avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen."Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés", a--t-il déclaré.

 

Le prêt des " 6 millions" d'euros à sa fille en revêt une signification encore plus sinistre. La prétendue dédiabolisation du FN apparaît encore plus comme une farce au moment où Marine Le Pen elle-même tient des propos fascisants dans un discours à Nantes le 25 février.

Elle menace directement les juges et tous les fonctionnaires. En cas où elle accéderait au pouvoir, elle purgerait la Fonction publique de ceux qu'elle décréterait comme manquant de "patriotisme". Le succès de Trump monte à la tête de la cheffe du FN. 

Le danger est grave et imminent.

MEMORIAL 98

Actualisation du 13 février 2017

Jean-Marie Le Pen a été mis en examen le 9 Février pour provocation à la haine dans l'affaire de la "fournée".

Rappelons qu'il finance la campagne présidentielle de sa fille par un "prêt" de 6 millions d'Euros. On peut d'ailleurs s'interroger sur cette somme de 6 millions: chiffre au hasard ou allusion codée et négationniste aux nombre de morts juifs de la Shoah, dont il considère qu'il s'agit d'un "détail" ? Il s'agirait alors d'une illustration supplémentaire de l'obsession antisémite et négationniste du fondateur et président d'honneur du Front National.

Nous avions révélé en 2007 lors de la campagne présidentielle que la référence constante de Le Pen aux " trois grands-parents étrangers" de Sarkozy constituait une référence directe et  codée au statut des Juifs de 1940 édicté par Pétain.

 

Marine Le Pen connait évidemment tout cela et la signification du chiffre des 6 millions. Dans son enfance son père lui avait déjà interdit ainsi qu'à ses autres enfants de regarder la série télévisée « Holocauste ». Malgré cela, elle a conservé le nom et l'idéologie du parti fondé par son père et d'autres nostalgiques de Pétain. De la même manière elle a sollicité le financement par Jean-Marie Le Pen et accepte volontiers ses "6 millions".

MEMORIAL 98

Actualisation du 25 octobre 2016

Jean-Marie Le Pen n'est plus protégé par son immunité parlementaire européenne, et pourra être jugé par la justice française, notamment dans l'affaire Bruel (voir ci-dessous). Les eurodéputés ont en effet estimé le 25 octobre que les faits reprochés au président d'honneur du Front national -des propos concernant plusieurs artistes et plus particulièrement Patrick Bruel - n'avaient pas de lien avec son activité parlementaire. Ils ont donc accepter de lever son immunité.

C'est la quatrième fois que l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen, qui siège à Strasbourg depuis 1984, est levée. Elle l'avait été en décembre 1989, à la demande de la France, pour avoir surnommé Michel Durafour, alors ministre du Travail, "Durafour crématoire". En mars 1990, elle l'a été pour des propos sur "l'internationale juive". Le Pen l'avait également perdue en octobre 1998 à la demande de l'Allemagne, lorsqu'il avait qualifié les chambres à gaz nazies de "détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale".

Suite à cette décision logique, Le Pen en rajoute dans l'insulte  sur Twitter, en dénonçant "la lâcheté parlementaire" . "En effet, c'est à main levée que mon immunité parlementaire a été levée, dans l'affaire de la fournée : une vraie fournée de larves".

Nous demandons et attendons que Le Pen le multi-récidiviste soit enfin condamné à une peine de prison ferme et ne bénéficie pas encore une fois du sursis, comme ses proches acolytes Soral, qui l'héberge sur son site, et Dieudonné

MEMORIAL 98

 

Le Pen n’a évidemment pas « dérapé » ni commis un lapsus.

Son « trait d’esprit » consistant à faire une « fournée » pour Patrick Bruel était préparé, comme le montre sa jubilation lorsque son faire-valoir Marie d‘Herbais lui soumet le nom du chanteur

Son "intervieweuse" est d'ailleurs elle-même proche de l’aile la plus la plus antisémite et « quenellière » du FN.

Le Pen connaît très bien Bruel, dont l’opposition au FN est ancienne et de notoriété publique, tout autant que sa judéité. Il ment effrontément en prétendant « n’avoir pas su que Bruel est juif ».

La preuve de ce mensonge est flagrante, car déjà en 1995, il le dénonçait en utilisant son patronyme de naissance Benguigui ainsi que son nom de chanteur, quand Bruel avait décidé de ne pas chanter à Toulon, alors dirigée par le FN : 

« Toulon devra se passer des vocalises du chanteur Benguigui, qui a décidé de ne pas honorer ses contrats. Je ne crois pas qu'on en mourra à Toulon [...]. Ceux qui aiment Patrick Bruel pourront aller dans la ville à côté. Ces jappements de chiots mal lavés et mal élevés n'empêcheront pas le FN de continuer son action politique en faveur des Françaises et des Français, traités comme des parias dans leur propre pays » (Le Pen, 21 juin 1995 http://www.ina.fr/video/CAB95038432 )

Le Pen connaît aussi parfaitement la portée du mot « fournée », prononcé dans un éclat de rire, car il a déjà utilisé le « four » dans cette autre « blague » « Durafour crématoire »  qu’il vient encore de revendiquer le 27 avril dernier à Saint-Étienne. Il y a déclaré ne pas regretter sa "formule banale" sur Michel Durafour.

Pour Le Pen, il s’agit donc non seulement d’antisémitisme, mais d’une aspiration à pouvoir utiliser les méthodes génocidaires du nazisme à l’égard des Juifs ainsi que des Roms, également stigmatisés régulièrement par Le Pen.

Le Pen multiplie d’ailleurs les séquences génocidaires. Ainsi, mardi 20 mai dernier, avant un meeting à Marseille, avec sa fille Marine Le Pen, il déclare à propos de l’immigration africaine: "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois". "Ça", c'est selon lui, "l'explosion démographique" dans le monde, le "risque de submersion" de la France par l'immigration, "le remplacement de la population qui est en cours", a-t-il expliqué, reprenant les thèmes du xénophobe Renaud Camus. Ebola est un virus qui provoque une fièvre hémorragique. Le virus a déjà  massacré des populations en Afrique et réapparaît ces derniers mois en Guinée. Marine Le Pen l’a défendu en prétendant qu’il s’agissait d’une « réflexion sur les épidémies »

Concernant les Africains, que Le Pen méprise profondément et considère comme des "sauvages", le virus Ebola suffira à les exterminer. S’agissant des Juifs, qu’il hait tout autant, mais considère sans doute  comme plus  difficiles à  éliminer, Le Pen fait appel au génocide actif , au « four », alors même qu’il met en question l’existence des chambres à gaz, d’où provenaient les cadavres brûlés dans les « fours ». Le Pen rejoint ainsi son grand copain Dieudonné, qui avec Faurisson, nie l’existence des chambres à gaz mais voudrait néanmoins que le journaliste Patrick Cohen y soit exécuté.

Dieudonné a d'ailleurs été condamné dès 2009 au Québec pour y avoir diffamé et calomnié Patrick Bruel.

 Que cherche le Pen ? 

Même s’il a tout fait pour que sa fille Marine lui succède, le président d’honneur du FN ne renonce pas à  marquer profondément la matrice antisémite de son mouvement.

Sa rancune a certainement été stimulée par les déclarations de différents partis de l’extrême-droite européenne, qui justifient leur refus d’alliance avec par le FN par les déclarations antisémites de son fondateur et président d’honneur. C’est notamment le cas du parti UKIP britannique.

Le Pen rejette aussi la « dédiabolisation » qui impliquerait un jugement négatif sur sa propre carrière.

A l'approche de sa retraite politique, Le Pen tente de justifier son échec personnel en l'attribuant à la puissance du « lobby juif ».

En effet, le fondateur du FN n'a jamais réussi à concrétiser les succès électoraux de son parti, alors qu'il se voyait aux portes de la participation au pouvoir.

Sa présence au deuxième tour de la présidentielle de 2002 est restée sans lendemain.

Même les alliances établies avec la droite lors des élections régionales de 1998 se sont effondrées dans le chaos.

Face à ce bilan d'échec, Le Pen fait appel, avec une violence accrue, à deux explications déjà utilisées à de maintes reprises: celle de la « décadence de la France » et  celle de la responsabilité du « lobby juif » qui a bloqué son ascension. C'est le sens de ses propos dans l'interview du magazine « Bretons »  en Avril 2008 à propos du « point de détail » «... C'est le sujet qui est important, je crois. J'aurais parlé, même de très loin, du génocide vendéen, personne n'aurait été choqué... Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle - et prononcée par un homme public -, mérite 150 millions d’amendes et la mise à l'index de l'individu et de son parti ?" Le Pen cherche  faire passer le message suivant: " j'ai échoué car j'ai osé toucher au tabou de la Shoah; les Juifs m'ont harcelé et marginalisé"

 Cette thématique a déjà été martelée pendant des années, en mettant en cause le patronyme juif des journalistes de l'audiovisuel, en évoquant « l'internationale juive » ou un soi-disant pacte des partis de droite avec la fantasmatique organisation juive Bnai-Brith pour interdire les alliances entre la droite et l'extrême-droite.

 

L’hypocrisie des dirigeants du FN

 

Aucun des dirigeants du FN ne veut dénoncer la nature antisémite et génocidaire des propos de Le Pen; ils critiquent la « forme » de sa déclaration et l’exploitation qui est en faite par les adversaires du FN. Marine Le Pen parle ainsi d'une « faute politique » dont elle serait la victime. Ces dirigeants sont particulièrement irrités par le timing de ces déclarations, en pleine négociation pour la création d’un groupe au Parlement européen. Ils pensaient aussi pouvoir exploiter la tuerie antisémite de Bruxelles afin de minimiser la tradition antisémite et négationniste de leur parti. Marine Le Pen dénonçait, il y a quelques jours, le CRIF qui « manipulerait » les Juifs français et les dresserait contre le FN.

 Racistes, fascistes, antisémites, le Front National et ses agents recruteurs sont à combattre quotidiennement et sur tous les terrains, comme nous l'avons encore fait samedi 7 juin en participant à la manifestation en mémoire de Clément Méric, assassiné par un fasciste il y a un an.

 

Memorial 98

 Voir ici plusieurs articles qui analysent l'antisémitisme du FN:

Le Pen : l’antisémitisme jusqu'au bout.

L’escalade antisémite de Dieudonné : décryptage

Le Pen et le "détail": décryptage

Le Pen et Dieudonné: la grande famille des antisémites.

Le Pen et les "3 grands-parents étrangers" de Sarkozy

Le Pen s'en prend aux enfants, dans la lignée de Laval

L'antisémitisme "drôle" de le Pen

Marine Le Pen: un dérapage?

Un suicide pour appeler à la violence

Copé/Fillon: le démon des origines

Collard insulte la mémoire des enfants d'Izieu

 

 

 

 

Repost 0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 22:20

Un an après l’assassinat de Clément Méric, nous renouvelons ( voir Contre le Front national: mobilisation générale. ) notre appel à participer aux manifestations qui sont organisées dans de nombreuses villes à partir du 5 juin (liste à la fin de l’article). Le sens que nous voulons donner à cette participation est contenu dans le texte qui suit. A Paris nous vous donnons rendez-vous à la Bastille le 7 juin à 14h.

Memorial 98

 

L'extrême-droite s'installe dans les institutions démocratiques. La violence fasciste s'installe dans l'espace public. Il y a un an, Clément Méric était assassiné par un jeune fasciste. Depuis, il faudrait de nombreuses pages pour détailler l'ensemble des actes racistes, islamophobes, antisémites, homophobes, transphobes survenus en France.

Les agressions physiques sont en hausse, synagogues et mosquées sont couvertes de croix gammées et assaillies de courriers de menace, tout comme les locaux de la gauche et du mouvement social, féministe ou LGBT. Les Roms subissent à la fois le racisme d'Etat et les attaques jusque sur les campements.

Les fascistes parlent d'une seule voix et l'imposent  dans les médias. L'invitation du chef de milice Serge Ayoub sur les chaînes d'infos après le meurtre de Clément Méric en a sans doute été le symptôme le plus visible Soutenu par les franges même les plus modérées , les plus « dédiabolisées » du fascisme, la brute assumée, le néo-nazi jamais repenti a eu le droit à la parole politique dans les médias audio-visuels alors que les antifascistes étaient traînés dans la boue aussi par la droite républicaine.

En face, les victimes potentielles des brutes fascistes paraissent aphones dans leur dénonciation de la violence qui les menace : à la lepénisation des esprits, s'est ajoutée la dieudonnisation des analyses. De plus en plus souvent, les victimes de l’antisémitisme, de l'homophobie et du racisme ne se voient plus comme ayant un commun à partager et à défendre, mais comme des communautés en lutte les unes contre les autres. Toute une génération de petits comptables de la haine a éclos, qui ne se revendiquent d'une communauté que pour dénoncer les autres minorités. Le discours du « deux poids deux mesures » se tient dans tous les sens, se démultiplie à l'infini, pendant que l'oppression avance en enfonçant les coins de la division. Le front de la résistance est  devenu poreux.

 

Dans le regard des fascistes, nous avons tous la même couleur, celle du sang à faire couler. L'idéologie de la concurrence des mémoires est une arme pour les détruire toutes : ceux qui disent que le génocide des Juifs est trop commémoré sont les mêmes qui nient le génocide rwandais. Alors que le FN crache sur la mémoire de l'esclavage, Dieudonné appelle à voter pour ce parti. L'islam « patriote et antisioniste » défendu par « fils de  France" et autres alliés antisémites de Soral, aboutit à Fréjus, à un maire issu du groupe Egalité et Réconciliation de ce même Soral et qui interdit la construction d'une mosquée. Les tenants de l'islamophobie la plus décomplexée, d'Elizabeth Levy à Eric Zemmour, ont  défendu la « liberté d'expression » de Dieudonné.

 

L'antiracisme universaliste est déclaré mort par toutes celles et ceux qui l'ont toujours combattu et craint, des rangs de l'extrême-droite à ceux de la gauche nationaliste. C'est la meilleure raison pour le faire vivre.

L'universalisme antiraciste ne consiste pas nier les différences, mais à être capable de voir, au-delà de ces différences, ce qui nous unit. C'est pourquoi il faut se réapproprier la mémoire commune des combats progressistes. Il s’agit par exemple de se souvenir que les massacres d'Algériens du 17 octobre 1961 furent évoqués devant un tribunal français  parce que les associations de déportés juifs avaient réussi à traîner le bourreau d'Etat Papon devant ce même tribunal pour les crimes contre l'humanité commis sous l'Occupation. C'est prendre exemple sur les luttes qui perdurent : les plus précarisés, qui se sont eux-mêmes nommés «  sans-papiers », savent faire fi des identités imposées et construire l'unité  dans la durée.

 

L'universalisme antiraciste, c'est le geste des révolutionnaires syriens qui envoient des messages de solidarité aux révolutionnaires ukrainiens, c'est l'onde d'espoir et de colère mondiale, qui menace, même dans la douleur et dans le sang, tous les dictateurs, quelle que soit la nation ou la religion dont ils se réclament.

 

Retrouver l'espoir ici, c'est avant tout retrouver la raison, face aux semeurs d'irrationnel, de haine et de discorde. Pour Clément Méric, pour Ilan Halimi, pour Brahim Bouarram, pour les victimes de Breivik et pour celles de Merah, pour les femmes voilées et les jeunes juifs agressés, pour les homosexuels tabassés, pour les migrants pourchassés, pour tous les autres qui sont tous les nôtres.

 

Memorial98.org  Contre le racisme, l'antisémitisme et les négationnismes

2014-04-24 affiche manif 7 juin

liste des manifestations: http://www.pourclement.org/2014/05/31/un-an-apres-le-meurtre-de-clement-plus-que-jamais-combattons-lextreme-droite-partout-ou-elle-se-dresse/ 

Sur Facebook suivez l'actualité quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/.

Le groupe Facebook est le prolongement de ce site et rend compte de l'activité antiraciste et antifasciste.

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 00:59

 

Sur Facebook suivez l'actualité pluri-quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/.

Le groupe Facebook est le prolongement de ce site et rend compte de l'activité antiraciste et antifasciste.

 

Le choc est dur mais pas inattendu

(voir Premier mai 2014: résister au Front National.

Elections européennes: aux urnes! )

Cela ne le rend pas plus supportable. Le Front National est le vainqueur politique de cette élection et Marine Le Pen se voit déjà présente au 2e tour de la présidentielle. Elle prétend aussi créer un groupe des nationalistes au sein du Parlement Européen.

Notre perspective antifasciste est plus que jamais d’actualité: nous dénonçons inlassablement la nuisance des idées et des pratiques du Front National, telles qu’elles s’illustrent déjà dans les municipalités récemment passées sous la coupe de ce parti et de ses acolytes. Nous voulons mener des combats quotidiens contre la xénophobie et le racisme mais aussi construire des fronts unitaires de la gauche antiraciste. Nous ne reculerons pas d’un pouce face au vent de panique que veulent instiller les partis d’extrême-droite à travers l’Europe.

Nous voulons lutter contre le vent de démoralisation, de repli sur soi, voire de crainte qui n’a pas cessé de progresser à mesure que la crise économique frappe durement.

Dansles semaines à venir il faut évidemment analyser et comprendre le scrutin d’aujourd’hui mais surtout se rassembler et agir. C’est pourquoi nous appelons à marquer le premier anniversaire de l’assassinat de Clément Méric le samedi 7 juin à Paris ainsi que dans d’autres villes (voir l'affiche ci-dessous).

Nous appelons aussi à participer aux assises du mouvement antifasciste organisées le 28 et 29 juin par la coordination nationale contre l’extrême-droite (CONEX link) dont Memorial 98 fait partie.

En cette journée de « deuil politique » et en nous préparant à repartir à l'action contre l'extrême-droite, nous saluons aussi la mémoire des 4 personnes assassinées dans le Musée juif de Bruxelles. Il s’agit à l’évidence d’un crime antisémite, qui s’ajoute à la longue liste des crimes de haine qui se commettent dans le monde.

Le mouvement antiraciste et antifasciste dispose de forces très importantes dans le pays et sur le continent européen. Il est largement temps qu’elles se mettent en mouvement.

Memorial 98

voir aussi: 

Marine Le Pen: un dérapage?

Un suicide pour appeler à la violence.

Antifascisme: regroupement des forces


2014-04-24 affiche manif 7 juin        

PS

Bonne nouvelle en Ukraine: les candidats des formations ultranationalistes Svoboda et Pravyi Sektor, agitées comme un épouvantail par Poutine,obtiendraient des scores extrêmement faibles – 1,3 % pour Oleh Tiahnibok, 0,9 % pour Dmitro Iaroch de Pravy Sektor !

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 01:12

 

Sur Facebook suivez l'actualité pluri-quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/.

Le groupe Facebook est le prolongement de ce site et rend compte de l'activité antiraciste et antifasciste.

L’élection des députés européens est doublement particulière : d’une part parce qu'elle porte sur l'Europe et son avenir mais aussi parce qu'elle se déroule selon des modalités moins antidémocratiques que le système majoritaire qui a cours dans notre pays. Il s’agit d’une forme de représentation proportionnelle, certes limitée par l’existence des grandes circonscriptions, mais néanmoins moins manipulatrices que les élections à caractère majoritaire.

Il ne s’agit évidemment pas ici de se prononcer pour telle ou telle liste de gauche mais d’appeler nos lecteurs à ne pas s’abstenir et à aller voter ce dimanche 25 mai. Le vaste éventail de listes à gauche permet à chacun de s’exprimer.

À la veille des élections européennes, la situation est inquiétante : la crise économique favorise dans de nombreux pays la progression de forces réactionnaires qui désignent les immigrés et d’autres groupes minoritaires comme responsables des difficultés économiques et sociales.  La droite officielle se radicalise et mène une offensive contre ce qu’elle nomme  le « multiculturalisme ». La déclaration de Sarkozy publiée à la veille du scrutin témoigne de cette orientation: il appelle à rejeter les accords de Schengen alors que ceux-ci représentent déjà une forme de forteresse européenne (voir 6 mai : voter contre le racisme  ). Les drames quotidiens qui se déroulent à Lampedusa et au large de la Grèce en témoignent. Des partis d’extrême-droite ou carrément néo-nazis s’installent comme en Grèce, en Hongrie et le "président d'honneur" du FN en appelle à la diffusion du virus Ebola afin d'exterminer des millions de migrants africains . La gauche traditionnelle ne tient pas ses promesses et recule face à la xénophobie.

Ainsi il y a bien un double objectif pour cette élection:

 Il s’agit de peser pour une Europe très différente celle que construisent les gouvernements et les classes dominantes. Nous voulons une Europe sociale, qui aligne vers le haut les acquis sociaux. Nous voulons une Europe  qui défende l’égalité des droits de tous et de toutes, qui ne soit pas une forteresse, qui respecte le droit d’asile, qui honore ses minorités, qui combatte la racisme, à l’inverse de ce que pratiquent les pouvoir actuels (voir Europe : vague de racisme, les gouvernements responsables ) Il s’agit aussi de combattre l'extrême-droite. Le risque existe de voir le Front National remporter de nombreux sièges en raison de l’abstention à gauche. La démobilisation et la démoralisation renforceraient ainsi par défaut le parti d’extrême-droite, qui exploite justement le découragement populaire. Une éventuelle victoire électorale du FN ne provoquerait sans doute pas  de sursaut ou d'"électrochoc",   mais aurait au contraire pour effet d'aggraver le défaitisme et le repli sur soi. Les défaites politiques démoralisent un peu plus ceux qui combattent les injustices.

L'absence de mouvements sociaux pèse déjà dans le sens de la démoralisation et du repli. Une éventuelle victoire politique du FN, notamment due à l'abstention dans l’électorat de gauche, prendrait dès lors un caractère particulièrement toxique.

Nous réitérons donc notre appel à participer partout au scrutin du 25 mai.


Memorial 98

 

voir aussi:

Premier mai 2014: résister au Front National.

Dieudonné : au-delà de la quenelle, l’escalade meurtrière.

Mandela: l'insolence de Sarkozy

Marine Le Pen: un dérapage?

Premier mai: agir contre la xénophobie en Europe.

 

 

 

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 02:15

 

Sur Facebook suivez l'actualité pluri-quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/.

Ce groupe Facebook est le prolongement de ce site et rend compte de l'activité antiraciste et antifasciste.

La journée internationale de solidarité des travailleurs et des peuples est placée cette année en France entre 2 échéances électorales nationales.

Juste après celle des municipales qui ont vu une abstention massive de l’électorat de gauche et une victoire de la droite et de l’extrême-droite qui a conquis quinze municipalités. Tous les calculs qui se veulent savants sur la faible proportion de villes acquises par le FN et la Ligue du Midi, eu égard au grand nombre de communes, s’avèrent faux et même ridicules.

Le fait politique est malheureusement là: le FN a nettement progressé dans son implantation, certes essentiellement dans le Midi, mais aussi à Hayange, Hénin-Beaumont et à Mantes (78) qui lui a été livrée sur un plateau par la division de la gauche.

L’élection des députés au Parlement européen, qui se déroule à un seul tour et à la proportionnelle, risque de voir se reproduire le même schéma de l’abstention à gauche et d’une mobilisation limitée mais suffisante à droite et au FN pour conquérir de nombreux sièges. Le danger est réel de voir  l’UMP et le FN engranger ces résultats,   si les  électeurs de la gauche se découragent et se démoralisent  face à l’orientation de partis dont ils se sentent habituellement proches.

L’Europe de l’austérité et de la récession, qui a déjà mené plusieurs pays dont la Grèce à la catastrophe, ouvre une voie royale au nationalisme et à la xénophobie. Pour s’élargir significativement au-delà de son noyau électoral déjà important, le Front National table avant tout sur la démoralisation et le désespoir des couches populaires. Il tente ainsi de les persuader que l’ennemi est le travailleur du pays d’à côté, le chômeur, le jeune issu de l’immigration, le musulman, le Juif.

Certes le FN n’hésite pas à habiller son idéologie d’oripeaux "sociaux" mais ceux-ci sont toujours subordonnés à la défense des « Français de souche » comme Wilders défend les «Néerlandais de souche », les néos-nazis d’Aube Dorée défendent les « Grecs de souche » et ainsi de suite dans chaque pays.

Les conséquences de cette propagande, qui pénètrent profondément les partis de droite et une partie de la gauche, les réseaux sociaux, les médias, se traduisent par un développement de la violence et de la haine, par un développement du repli identitaire et des représentations nationalistes. C’est l’inverse exact de la signification du 1er Mai, journée mondiale et internationaliste du mouvement ouvrier.

C’est pourquoi nous appelons à participer à tous les défilés du 1er mai avec les organisations syndicales et aussi avec les représentants des peuples qui subissent les dictatures meurtrières. Nous manifesterons en particulier notre solidarité au peuple syrien, alors que les bombardements et les massacres perpétrés par le régime se multiplient, touchant de plus en plus les enfants. Assad et son protecteur Poutine sont à l’offensive, se sentant encouragés par l’inaction criminelle de l’ONU et des grandes puissances en Syrie (voir Syrie: soutenons le peuple martyrisé! ) et en Ukraine.

Nous marquerons aussi notre solidarité avec les salariés d’Asie. C’est sur ce continent que se déroulent actuellement les plus importantes mobilisations d'ouvriersparticulièrement exploités. Il faudrait d’ailleurs écrire au féminin car ce sont des femmes qui constituent la majorité des grévistes du textile au Cambodge, dans la chaussure en Chine, dans le textile encore au Bengladesh, avec la révolte contre les conditions de travail meurtrières d’usines de type Rana Plaza ayant provoqué plus de 1100  décès.

Nous marquerons aussi à Paris la mémoire de Brahim Bouarram, assassiné par des fascistes participant au défilé du Front National le 1er mai 1995.

Alors que le Front National défilera à ce moment à quelques rues de là, nous nous rassemblerons comme chaque année à 11h sur le Pont du Carrousel à Paris. L'association Memorial 98 appelle à ce rassemblement et sera présente ainsi d'ailleurs que l'après-midi lors de la manifestation traditionnelle organisée par les organisations syndicales et les associations de défense des droits de l'homme, avec nos amis de la coordination CONEX contre l'extrême-droite (voir le site de la CONEX link

Memorial 98

voir aussi:

Un appel contre les stéréotypes de la haine.

Contre Dieudonné: l'exemple de Metz

Dieudonné : au-delà de la quenelle, l’escalade meurtrière. "

Dans un lycée de prestige, un antisémitisme d'une certaine classe".

Contre le racisme : mobilisation unitaire le 30 Novembre!

Extrême-droite: récidive violente.

Marine Le Pen: un dérapage?

23 juin: journée nationale antifasciste.

Premier mai: agir contre la xénophobie en Europe.

 

Texte de l'appel unitaire pour l’hommage à Brahim Bouarram:

" Appel pour un 1er mai contre le racisme et pour l’égalité des droits, plus que jamais !

Rassemblement à Paris, le 1er mai 2014 de 11 à 12 heures, pont du Carrousel

Le 1er mai 1995, sous le pont du Carrousel à Paris, Brahim Bouarram est jeté à la Seine. Il est mort, noyé, parce qu’il était un Arabe.

Les tueurs venaient du défilé du Front National, repris de discours et de mots d’ordre de la haine bestiale. Violence et haine dans le langage et dans les actes, deux constantes dans la structure même du Front National.

Leur banalisation électorale est une voie royale à la préférence nationale, source de toutes les formes de provocations communautaristes. Le nouveau maire de Béziers a déjà ouvert le feu dans ce sens par l’amalgame laïcité/islamophobie. Opposer des écoliers entre eux, des parents, des populations des mêmes quartiers entre elles, c’est à cela que se résume la politique de la haine, en France et en Europe.

La droite du « pain au chocolat », c’est du pain béni à cette politique dont elle se nourrit à son tour pour une large part. Une des preuves caricaturales de ce choix, s’il en faut, est le choix délibéré de l’ancien Président de la République à prendre parmi ses proches conseillers un poids lourd de l’extrême-droite qui s’assume en tant que tel.

 Nous sommes en droit d’attendre du gouvernement actuel un projet de société conforme au moins à ses propres valeurs, à ses principes fondamentaux, aux convictions de justice de ses militant(e)s. Sans une politique qui prenne le contre-pied de celle menée jusqu’à maintenant, en matière d’immigration notamment, il n’y aura pas d’avancées significatives pour la République globalement.

A ce titre, le droit à l’égalité et l’égalité des droits, reste pour nous, le levier le plus pertinent pour combattre le racisme sous toutes ses formes. L’abandon du droit de vote des étrangers qui est aussi un moyen d’élargissement de la démocratie en général, sonne à nos yeux comme une faute historique de la majorité politique actuelle et du Président de la République en particulier.

C’est pourquoi il n’y a pas de dynamique forte contre les discriminations dues à la nationalité, à la religion ou du quartier de résidence.

Faisons de ce 1er mai 2014, un jour d’éveil contre l’oubli de Brahim Bouarram et de toutes les victimes du racisme.

Un jour de résistances solidaires contre les pratiques et les politiques de la violence et de la haine du Front national. Un jour de combat pour le droit à l’égalité et l’égalité pour tous.

Rassemblement le 1er mai 2014

de 11 à 12 heures

Pont du Carrousel à Paris

A l'initiative de ATMF, MRAP, LDH, GISTI, Cimade et de nombreuses autres associations dont Memorial 98 "Bouarram 140501 au pont

Post-scriptum 1er Mai:
Mémoire de Brahim Bouarram: ce matin lors du rassemblement sur le pont du Carrousel à Paris , son fils Saïd Bouarram, salue les participants et les remercie pour leur présence. Puis nous descendons sur la berge et nous recueillons. A quelques centaines de mètres de là, le Front National défile et Marine Le Pen réitère ses discours xénophobes (merci à JRS pour la photo)

Memorial 98

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:24

 

Sur Facebook suivez l'actualité pluri-quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/.

Ce groupe Facebook est le prolongement de ce site et rend compte de l'activité antiraciste et antifasciste.

 

Contre tous les génocides et leur négation: rassemblement le 27 avril à Paris de 10 à 20H sur le Parvis de Notre-Dame.

Nos amis du collectif Van (Vigilance arménienne contre le négationnisme) organisent pour la 9e fois une journée de sensibilisation aux génocides et à la lutte contre le négationnisme. L’association Memorial 98 est partenaire de cette initiative depuis plusieurs années et appelle tous ses sympathisants et lecteurs parisiens à y participer. Celle-ci se déroule à la fin du mois d'avril, ce "mois terrible" qui voit se succéder la commémoration du génocide des Tutsi avec le 20e anniversaire cette année, du génocide des Arméniens et celle la Shoah, à l'occasion de l’anniversaire de la révolte du Ghetto de Varsovie le 19 avril 1943 ( voir  Ghetto de Varsovie: 70 ans après la révolte)

L’actualité nous encourage à intensifier la lutte contre le négationnisme et toutes les formes de racisme. Nous saluons l’initiative de commémoration du génocide des Arméniens en Turquie même. La journée du 27 avril à Paris est quant à elle dédiée au génocide des Tutsi qui a encore à lutter contre le révisionnisme et le refus de reconnaître les responsabilités de ceux qui ont laissé faire (voir Rwanda : la honte du gouvernement français)  .

La poussée de l’extrême-droite européenne qui  espère, dans le cadre de la crise économique, connaître le succès lors des prochaines élections au Parlement européen dans quelques semaines, rappelle l’actualité de la lutte contre les idéologies et les pratiques de haine dans tout le continent. Le combat s’étend de la Russie poutinienne aux Pays-Bas de Wilders, de la Grèce menacée par les néo-nazis d’Aube Dorée à la Hongrie du Jobbik néo-fasciste.

Les Roms, les Juifs, les immigrés, les musulmans, les homosexuel(le)s sont menacés partout.

En France, la nouvelle poussée du Front National et sa conquête de municipalités renforce l’urgence d’un combat anti-fasciste unitaire et résolu. Ce combat inclut Dieudonné, Soral et F. Belghoul qui ont lancé des nouvelles campagnes antisémites et homophobes, à l’ombre du Front National (voir Dieudonné : au-delà de la quenelle, l’escalade meurtrière

" Dans un lycée de prestige, un antisémitisme d'une certaine classe")

Memorial 98 agit dans ce sens et participe à la Coordination Nationale contre l’extrême-droite (CONEX voir Antifascisme: regroupement des forces ). De nouvelles initiatives sont d’ailleurs prévues dans ce domaine, notamment lors du 1er mai et lors d’assises du mouvement anti-fasciste.

Memorial 98

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] –

« Les Hommes Debout » contre les génocides

Le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] franchit le cap de ses dix années d’existence et organise – à l’occasion du 99e anniversaire du génocide arménien de 1915 et du 20e anniversaire du génocide des Tutsi - sa 9e Journée annuelle de sensibilisation aux génocides et à leur négation. Cet événement aura lieu le dimanche 27 avril 2014, de 10h à 20h, sur le Parvis de Notre Dame de Paris, en partenariat avec 28 associations[1] internationales des droits de l’homme.

Le Collectif VAN - qui œuvre pour le partage des mémoires, contre le racisme et la négation des génocides - place le 20e anniversaire du génocide des Tutsi et son million de morts en 1994 au Rwanda, au centre de son exposition à ciel ouvert.

A cet effet, cinq stèles de trois mètres de haut, affichant les Hommes Debout[2], œuvres du plasticien Bruce Clarke avec le Collectif pour les Hommes debout, se dressent sur le Parvis. La démarche de Bruce Clarke « est une tentative de réparation symbolique envers les morts à l’usage des vivants ». Les artistes Vatché et Dibasar offrent sur quatre autres stèles leur vision des Arméniens, Juifs, Tutsi et Darfouri, tombés lors de génocides passés ou en cours.

En ce dernier dimanche d'avril, dédié chaque année à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps nazis, des bulles s'élèvent sur le Parvis, comme autant de pensées, en hommage aux victimes des génocides. Le public est amené à participer à cette action de sensibilisation en suspendant des papiers de toutes les couleurs sur les fils de la mémoire.

Les neuf stèles du Collectif VAN offrent un double parcours thématique : artistique d’un côté, politique de l’autre. Au verso des panneaux, se poursuit un travail de sensibilisation au sort des minorités de Turquie qui subissent depuis un siècle, génocides, meurtres, violences et discriminations.

A un an du Centenaire du génocide arménien, la Turquie poursuit son négationnisme d’Etat.

Elle muselle une grande voix arménienne de Turquie, Sevan Nichanian [Nişanyan], auteur, journaliste, linguiste renommé, en prison pour 4 ans depuis le 2 janvier 2014 et mis à l’isolement. Sous le prétexte fallacieux d’absence de permis de construire, l’intellectuel arménien, en attente de 17 autres procédures, risque jusqu’à 50 ans de prison.

Ainsi, près de 100 ans après le génocide de 1915, les discours peuvent varier mais les méthodes ne changent pas.

Séta Papazian

Présidente du Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]

 [1] Liste des 28 Associations partenaires de notre journée d’action - Par ordre alphabétique

Allemagne : AGA [Working Group Recognition Against genocide for international understanding - Berlin] -

SKD [Association of opponents to genocides - Soykırım Karsıtları Derneği - Ali Ertem Francfort sur le Main]

Belgique : Ateliers du Soleil [Bruxelles] - Fondation Info-Türk [Bruxelles]

France : Académie Arts et Culture du Kurdistan [Paris] - Aircrige [Association internationale de recherche sur les crimes contre l'humanité et les génocides] - AMEDJ d'Ivry [L'Association pour la mémoire des enfants juifs déportés d'Ivry] - Amitiés kurdes de Bretagne - Appui Rwanda - Centre Simon Wiesenthal - Collectif Urgence Darfour [CUD]- CM98 - CPCR [Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda] - Communauté chypriote de France – Communauté Rwandaise de France [CRF] - EGAM [European Grassroots Antiracist Movement] - FEYKA [Fédération des associations kurdes en France] -

IACS [Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque] - Ibuka France - Communauté Institut Kurde de Paris – L'Arche [Le mensuel du judaïsme français] – La Licra - Mémorial 98 - SOS Racisme - UEJF [Union des Etudiants Juifs de France]- Uz et Coutumes [Travail de mémoire par le théâtre de rue] - Vigilance Soudan

Israël : The Institute on the Holocaust and Genocide [Jerusalem]

Turquie : IHD [İnsan Hakları Derneği, Association des droits de l’Homme de Turquie, affiliée à la FIDH].

 ***[2] Les Hommes debout

1994, Rwanda, le génocide des Tutsi est en marche.

Entre avril et juillet plus d’un million de personnes sont exterminées sans que les grandes puissances ni l’ONU n’interviennent.

2014, 20 ans plus tard, le plasticien Bruce Clarke, avec le Collectif pour les Hommes debout et le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme], rend hommage à ce million de fois une personne en donnant corps, sur le Parvis de Notre-Dame de Paris, à ces hommes, ces femmes, ces enfants, debout.

 Ces silhouettes tendent à restituer une présence, à restaurer l'individualité des disparus, à rétablir leur dignité.

 Afin de lutter contre l’amnésie, durant l’année 2014, Les Hommes debout sont installés et projetés sur les lieux des massacres au Rwanda en partenariat avec les associations de rescapés et la CNLG*, mais aussi dans plusieurs villes de par le monde (Lausanne, Luxembourg, Genève, Bègles, Paris, Liège, Ivry, Bruxelles, …).

Le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] et Ibuka (Belgique, Suisse et France) s’associent à la démarche de Bruce Clarke

2014_04_27_Affiche_A4_CVAN_OK_bd.jpg

voir aussi:

Syrie: soutenons le peuple martyrisé!

Un appel contre les stéréotypes de la haine.

Syrie: soutenons le peuple martyrisé!

Histoire: la gauche combat l'antisémitisme.

Extrême-droite: récidive violente.

9 Novembre : 75 ans après la « Nuit de Cristal »

Marine Le Pen: un dérapage?

Halte à la Valls des expulsions!

Premier mai: agir contre la xénophobie en Europe.

Génocide des Tutsi : pour une reconnaissance des responsabilités françaises

Hitler ? Pff, une banalité ! ... par Souâd Belhaddad

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 00:15

 

Sur Facebook suivez l'actualité quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme,et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/

On pouvait penser que 20 ans après le génocide des Tutsi, les autorités françaises auraient à cœur de montrer qu’elles avaient pris la mesure de leurs responsabilités pour tracer le chemin d’une reconnaissance historique honnête. La tenue récente du procès du génocidaire Pascal Simbikangwa, obtenue de haute lutte par les associations qui se battent pour le jugement des présumés génocidaires résidant en territoire français, notamment nos amis du CPCR (http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr/), semblait indiquer un tournant après des années d’inaction. Sa condamnation à 25 années de réclusion montre la gravité des crimes dont se sont rendus coupables ceux qui ont fait exterminer en 3 mois plus de 800 000 personnes, soit les trois quarts de la population Tutsi. Rapide, sanglant, et surtout, extrêmement bien préparé par  ses instigateurs et par leurs « médias de la haine » , c’est en moins de trois mois, d’avril à juillet 1994 qu’ils ont mené leur œuvre de mort.

Or c’est tout le contraire qui se produit : le gouvernement de gauche français annule sa participation prévue en la personne de Christiane Taubira à la commémoration du génocide à Kigali le 7 avril  et la réduit à la présence de l’ambassadeur en poste localement. Il prend prétexte de la réaffirmation des positions bien connues du gouvernement rwandais, qui n'accepte pas l'impunité des responsables européens de l'époque.

 Un pays qui a subi un terrible génocide sans qu'aucune puissance ni l’ONU ne tentent d'arrêter le massacre, n'a-il pas le droit de clamer sa colère et son deuil?

 Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, a raison d’estimer "injustifiée" la décision française d'annuler sa participation aux cérémonies. Suite aux propos du président rwandais Paul Kagamé qui a accusé la France d'avoir joué un "rôle direct dans la préparation du génocide" et d'avoir participé "à son exécution même".

La ministre explique: "…Pour que nos deux pays commencent réellement à s'entendre, nous allons devoir regarder la vérité en face, la vérité est difficile, il est compréhensible qu'il soit très difficile d'accepter la vérité d'être proche de quelqu'un associé au génocide… Il est impossible pour nos deux pays d'avancer, si la condition est que le Rwanda doive oublier son histoire pour s'entendre avec la France (...) Nous ne pouvons avancer au détriment de la vérité historique du génocide"

"C'est malheureux parce que l'histoire est l'histoire", a t-elle poursuivi estimant que "le peuple français en général ne devrait pas être tenu dans l'ignorance de ce que certains responsables français ont fait" au Rwanda. C’est ce que rappelle aussi Jean-François Dupaquier, journaliste, écrivain et témoin expert au Tribunal Pénal International pour le Rwanda

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/rwanda-sans-le-soutien-de-paris-au-regime-habyarimana-le-genocide-n-aurait-pas-eu-lieu_1506229.html?xtor=EPR-181-[20140405152252_14_nl_lexpress_quotidienne_6104_000MXG]-20140405-

En effet, pourquoi le gouvernement actuel se sent-il obligé d'endosser les responsabilités de l'époque? S'agit-il de protéger la mémoire de François Mitterrand et de son « super-gendarme » Paul Barril dont la présence est attestée au Rwanda avant le début du génocide et dont il est prouvé qu’il a vendu des armes aux génocidaires http://www.lemonde.fr/international/article/2014/04/05/l-ombre-omnipresente-et-insaisissable-de-paul-barril-sur-le-genocide_4396313_3210.html

 ? S'agit-il de ce qu'on nomme la "continuité de l’État?" Doit-on suivre la ligne tracée par le juge « anti-terroriste » Bruguière qui a saboté pendant des années l’enquête sur le début du génocide ? (voir Rwanda : une claque aux négationnistes )  

Devra-on attendre encore une fois 50 ans avant de reconnaître l'implication des autorités françaises dans ce génocide?

Le délai de 50 ans semble en effet  constituer une  norme: 50 ans entre la fin de la 2e guerre mondiale et le discours du Vel' d'Hiv de Chirac en juillet 1995 reconnaissant la participation de la police française dans la déportation des Juifs, 51 ans entre le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961 et la reconnaissance de ce massacre par François Hollande le 17 octobre 2012.

Toute la lumière doit être faite dès maintenant sur l'implication du gouvernement français dans le génocide des Tutsi : toutes les archives doivent s'ouvrir, sans se réfugier dans le "secret défense" qui sert à entraver les enquêtes. Assez d'impunité, la vérité doit se faire jour. C'est ce qui est dû aux 800000 morts du génocide et aux survivants. C’est aussi ce qui est dû aux peuples d’Afrique au moment où d’autres guerres, d’autres massacres mettent en danger des populations entières, comme en Centrafrique.

Au-delà du deuil et de la solidarité envers les survivants, c’est le combat pour la vérité et la justice qui demeure à l’ordre du jour.

 

Voir aussi

17 octobre 1961: un massacre colonial.

Génocide des Tutsi : pour une reconnaissance des responsabilités françaises

Rwanda: au coeur des médias de la haine

17 Octobre: la mémoire d'un massacre à Paris

La rafle du Vel d’Hiv et la mémoire de la Shoah

Rwanda: 18 ans après le génocide.

17 Octobre 1961 : 50e anniversaire du massacre des Algériens.

Sarkozy boycotte le 8 Mai

Sarkozy jette aux orties la reconnaissance de la participation de la France à la Shoah

 

Albert Herszkowicz pour

MEMORIAL 98

 

Le programme Rwanda/ 7 avril 1994 / 7 avril 2014

 

 Rappel du programme parisien de commémoration du génocide; d'autres informations sur le site d'Ibuka France Pour le 7 avril 2014

de 15 à 17h00 : Rassemblement sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris : prises de paroles et lâchers des ballons avec la participation de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui nous accueille

Adresse : 9 Place de l’Hôtel de Ville, M° Hôtel de Ville (Ligne 1)

de 18h30 à 20h00 : cérémonie officielle de commémoration co-organisée par l’Ambassade du Rwanda et l’UNESCO dans la cadre de la journée de la journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsi du Rwanda

Adresse : 125 avenue Suffren 75007 Paris (Salle I de l'UNESCO)

Pour réserver, il faut s'inscrire en ligne: http://on.unesco.org/rsvp0804

 

Pour plus d'informations: http://www.unesco.org/new/fr/education/resources/in-focus-articles/genocide-in-rwanda/

 

de 21h00 à 5h00 du matin : veillée commémorative au siège de Médecins du Monde : un recueillement animé par des lectures, des chants du souvenir et des témoignages

Adresse : 62, rue Marcadet 75018, M° Marcadet Poissonniers (L4 ou L12)

 

Pour la veillée commémorative, merci de prendre des dispositions, des congés , par exemple

 

Pour le 10 avril à 18h00 : lancement du cycle d’expo consacré au 20 ème anniversaire du génocide des Tutsi au Rwanda au Mémorial de la Shoah, événement co-organisé par le Mémorial de la Shoah et Ibuka France

contact@memorialdelashoah.org ou

www.memorialdelashoah.org/rwanda

 

Du 7 au 18 avril 2014 : 20ème commémoration co-organisée par la Ville d’Ivry-sur-Seine, Appui Rwanda et Ibuka France en partenariat avec la Communauté Rwandaise de France

le 7 avril : installation de l’expo “Les Hommes debout" de Bruce Clarke

le 11 avril :

18h30 : cérémonie commémorative

20h30 : concert, carte blanche à Carte blanche à Gaël Faye : concert de solidarité aux rescapés du génocide

Si vous êtes intéressés par ce concert de solidarité, les billets seront en vente dès à 19h00

 

Adresse : Le Hangar, 5 rue Raspail, à Ivry-sur-Seine

 

Nous comptons sur vous pour un hommage aux victimes

 

 

Ibuka France

 

http://www.ibuka-france.org/


MEMORIAL 98

 

 

 

 

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:17

Sur Facebook suivez l'actualité quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme,et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/

 

Trois ans sous les bombes de Bachar Al -Assad :

Jusqu’à quand laissera-t-on faire ?

 

Depuis trois ans les Syriens subissent la terreur de leur propre État, pour avoir osé se soulever face à la dictature qui dirige le pays depuis plus de 44 ans (voir Syrie : aux côtés du peuple martyrisé.) 

Cette dictature jouit du soutien de Poutine et du régime iranien ainsi que toute l'extrême-droite au niveau mondial. En France c'est le Front National, Soral, Dieudonné et leurs acolytes qui soutiennent Assad. Le régime se présente comme un "rempart contre le terrorisme" tout en favorisant les forces djihadistes et en s'abstenant de les combattre alors qu'il attaque violemment le reste de la résistance. Assad s'appuie aussi sur la passivité des gouvernements des grandes puissances qui multiplient les discours mais ne mènent aucune action concrète.

Le nombre de victimes atteint 140.000 victimes, dont plus de 11.000 sont des enfants atteints par  les barils de TNT lancés par les avions du régime. Cette terreur d’État a également causé le déplacement de millions de civils syriens, détruisant des quartiers entiers, des villages et des villes.

L’utilisation du viol et d’autres violences atroces contre les femmes est devenue monnaie courante comme l'ont montré des enquêtes récentes (voir link)

La nature criminelle de ce régime l’a poussé, non seulement à procéder à l’arrestation des militants pacifistes de l’opposition, mais aussi à utiliser à grande échelle la torture comme arme de punition, en recourant à l’exécution arbitraire de nombreux opposants. De même, il n’a pas hésité à larguer des barils de TNT sur les civils, ainsi que des missiles balistiques ou à fragmentation . Il a également mené, le 21 août 2013, une attaque avec des armes chimiques dans les faubourgs de Damas causant la mort de 1429 personnes, dont 426 enfants, ce qui a mené à la décision 2118 de l’ONU appelant à la mise hors d'Etat du régime et jamais mise en oeuvre.

 Ce régime utilise également le blocus contre certains territoires contrôlés par l’ASL (Armée Syrienne Libre), empêchant l’arrivée d’eau potable, de vivres et d’aide médicale,. Ce blocage a causé des centaines de morts par la famine, comme ce fut le cas , à Daraya, à Barzeh, dans le  camp palestinien de Yarmouk (assiégé par les forces gouvernementales depuis juillet 2013), à Homs assiégée depuis plus de 600 jours.

Le 22 février 2014, les membres du Conseil de sécurité ont adopté à l’unanimité la résolution 2139 exigeant du régime syrien qu’il autorise l’accès humanitaire aux populations civiles. Pendant ce temps la majorité de la population civile en Syrie est privée de l’assistance humanitaire qui pourrait soulager ses souffrances qui durent depuis trois ans déjà.

 À l’occasion du 3e anniversaire de la Révolution syrienne débutée le 15 Mars 2011, nous appelons les forces démocrates, les partis, les organisations, les associations et mouvements citoyens, ici en France et dans le monde à se rassembler le 15 mars 2014 en solidarité avec la Révolution du peuple syrien pour :

 – Demander l’arrêt immédiat des bombardements des villes et villages par l’aviation gouvernementale

 – Appeler au retrait de Syrie de tous les combattants étrangers.

 – Exiger l’ouverture des passages sécurisés et sans conditions pour l’acheminement des aides humanitaires et médicales notamment la levée immédiate du blocus imposé par les forces armées du régime aux quartiers, villes et villages.

–Obtenir un soutien international qui permette de protéger la population syrienne et d’aider à la réalisation de ces exigences essentielles.Ceux qui se battent pour la chute du régime et pour une Syrie Libre au service du peuple syrien doivent parvenir à réaliser leur projet d’un Etat de droit démocratique et pluraliste basé sur la liberté l’égalité et la dignité humaine.

 

Liste des manifestations unitaires du 15 Mars (sauf autre précision de date) auquelles nous appelons

Paris

 Parvis des droits de l’homme (Trocadéro) de 17h00 à 21h00

 Le rassemblement comportera deux temps :

17h00 à 19h00

sous le mot d’ordre : ”3 ans de lutte populaire pour une Syrie Libre et démocratique face à la terreur d’état”

19h00 à 21h00 :

(organisé par un large collectif dont Amnesty International)

sous le mot d’ordre : ”Avec les Syriens”

Strasbourg

Place Kleber à 15h

Lyon

Place Bellecour à 16h

Toulouse

Place du Capitole à 15h

Rouen

Place 19 d’Avril 1944 de 15h à 17h

Bordeaux

Place de la Comédie de 16h à 18H

Nice

Place du Palais de Justice à Nice à 18H

Asnières sur Seine

à la sortie de la gare d’Asnières à 18H

Langres

Place Diderot à 17h30

Valence

Le jeudi 13 mars, devant la Mairie à 19h00

Angoulême

devant la Mairie de 19h00 à 21h00

Montpellier

Place de la Comédie à 16h00

Evreux

Place Clémenceau (place du marché) de 18h00 à 20h30

Nancy

Place Stanislas de 18h30

MEMORIAL 98

voir aussi 

Syrie: 2 ans déjà, manifestons avec eux le 16 mars!

Quand une association France-Israël soutient le régime syrien.

Syrie : le sens de notre soutien.

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article
9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 22:16
 

 

Sur Facebook suivez l'actualité quotidienne de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme,et le négationnisme de Memorial 98 à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/


Depuis plusieurs années, les négationnistes, les antisémites, racistes et xénophobes de tout poil sont à l'offensive. Dans un contexte de crise économique persistante,ils se sentent encouragés par la dérive des partis de la droite traditionnelle et par la poussée de l'extrême-droite. Les scandales se multiplient à propos du génocide des Tutsi au Rwanda ( voir les scandales Cantaloup (link) et Canal+ qui a donné lieu à une réprimande du CSA (link ), du génocide des Arméniens et de la Shoah ainsi qu'à propos des Roms (affaire Bourdouleix à Cholet  (voir le début de l'article  Dieudonné : au-delà de la quenelle, l’escalade meurtrière. ).

C'est dans ce contexte marqué par l'affaire Dieudonné, qu'un collectif d'associations et de personnalités vient de publier dans le Huffington Post( link) un appel qui retrace l'exemple de la pièce de théâtre antisémite représentée en avril dernier dans le cadre de l'Université de La Rochelle. Nos amis d’Opération Poulpe ont publié une analyse détaillée de cette pièce et de son contexte (voir link)

L'association Memorial 98 est partie prenante de cet appel intitulé "Halte à la résurgence des stéréotypes de la haine: à l'université et dans toute la société" que nous publions et vous demandons de faire connaître

Memorial 98

 

 

Texte de l'appel:

"Une parole raciste et antisémite se déploie et se banalise, encouragée par des discours haineux et médiatiques tels ceux de Dieudonné. Cela engendre un climat délétère. En marge de ces dérives, une campagne se développe pour invoquer le « droit de rire de tout », y compris dans le registre de l’injure, du négationnisme, de la haine des Juifs. Certains invoquent la liberté de pouvoir tout laisser dire, même ce qui est inacceptable sur le plan éthique. C’est ignorer que Dieudonné, depuis qu’il fraye avec les négationnistes, ne se situe pas dans le registre de l'argumentation, mais dans celui d’une diffusion de ses anathèmes contre les Juifs. Cela constitue une atteinte radicale au vivre ensemble républicain.

Il est particulièrement inquiétant que cette résurgence des stéréotypes de la haine ait trouvé un nouveau terrain dans une université. En avril 2013, une vingtaine d’étudiants de l’université de La Rochelle ont joué avec l’aide de subventions publiques [1] une pièce de théâtre intitulée « Une pièce sur le rôle de vos enfants dans la reprise économique mondiale ». Cette pièce prétend dénoncer les « excès de la finance folle ». On s’y moque des pauvres, des prostituées, des Chinois, des homosexuels, etc. Elle présente les Juifs comme les responsables de l’horreur financière du monde.

La pièce met en scène une machination d’une banque juive dans laquelle les enfants seront évalués avant leur naissance et contraints, une fois devenus adultes, de verser une part importante de leur salaire. Bref, une forme nouvelle d’esclavage inventée par les Juifs. Dans la pièce, un cuisinier d’un camp de concentration nazi, personnage devenu plutôt sympathique, est pourchassé par des Juifs ultra-orthodoxes, vulgaires et vindicatifs, et l’un d’eux se réconcilie avec ce nazi… en échange d’une liasse de billets. Ce sont bien les Juifs qui sont visés dans la pièce. Ils sont au centre du dispositif, et sans eux, il ne resterait rien de cette « œuvre ».

La troupe et ses animateurs professionnels ont été défendus avec obstination par la direction de l’université. Par la suite, des attaques violentes, malveillantes et injurieuses ont été proférées sur des sites internet à l’encontre de Michel Goldberg, l’enseignant-chercheur qui avait alerté l’université sur l’ignominie d’un spectacle érigé en tribune antisémite. Son patronyme et son prénom avaient été utilisés dans la pièce pour créer deux personnages répugnants. Par la suite, le Forum de l'université a déversé de nombreuses pages virulentes à son encontre, le qualifiant de malhonnête ou de terroriste. Il a été accusé de complot contre l’établissement, de manipulation, de totalitarisme.

Cependant, durant la controverse, le maire et les députés de La Rochelle et de Rochefort, ainsi que la ministre G. Fioraso ont critiqué sévèrement cette pièce et ont perçu son caractère antisémite. Des centaines de personnes les ont rejoints. La ministre s’est engagée à ce que la pièce ne soit plus rejouée au Canada où il était prévu de l’exporter. Le SNESUP, la LICRA, le CRIF, le MRAP, UAVJ ainsi que des comédiens, des metteurs en scène, de nombreux chercheurs ont montré l’horreur de l’idéologie de cette pièce. Tandis que l’université a refusé de condamner le texte.

Le CA de l’université de La Rochelle n’a pas pris la peine de s’intéresser aux analyses de cette pièce que l’université avait pourtant financée, à ces étudiants qui avaient été mis en situation d’apprendre un discours de haine à l’encontre des Juifs-qui-dominent-le-monde, ni aux professionnels qui avaient entièrement failli dans leur responsabilité éducative. Les attaques à l’encontre du collègue qui avait alerté l’université se sont poursuivies lors de deux CA, sans que le Conseil n’entende jamais ce collègue.

La diffusion sur le Forum de l’université d’un communiqué des quatre représentants des cultes de la ville, alertant sur la nocivité de la pièce, a été fallacieusement qualifiée d’atteinte au principe de laïcité. Et le CA a exprimé un soutien unanime à l’action d’un président qui n’a pourtant jamais émis aucune critique sérieuse à l’égard d’un texte d’un antisémitisme primaire, et qui a laissé se mettre en place des attaques indignes à l’encontre d’un membre du personnel. On pourrait donc ainsi d’un même mouvement justifier la libre expression de la parole antisémite au théâtre et refuser à ceux qui la critiquent le droit de s’exprimer dans un climat serein.

Au-delà de ce cas emblématique, les signataires s’inquiètent aussi de la résurgence des stéréotypes de la haine dont ces faits montrent comment elle peut insidieusement surgir lorsque l’on nie l’humanité de l’autre. C’est le cas lorsque la ministre Christiane Taubira est grossièrement insultée du fait de ses origines, ou lorsque des musulmans, des Roms … font l’objet en tant que tels de stigmatisation et d’agressions. Les signataires appellent à conjurer les périls d’une banalisation d’évènements tragiques de l’Histoire. L’actualité montre aujourd’hui qu’ils peuvent se reproduire dès lors qu’un groupe humain quel qu’il soit est désigné comme bouc émissaire.

[1 ] Dialogues de la pièce et analyses en ligne sur :

https://sites.google.com/site/atelierecriturelarochelle

.

Signataires : LICRA ; MRAP ; UAVJ ; MEMORIAL98 ; COLLECTIF VAN ; CONFRONTATIONS EUROPE – Éliette Abécassis, Romancière ; André Antibi, Professeur émérite à l’UPS (Toulouse 3) ; Arnold Bac, Professeur d’École honoraire ; Roger Benguigui, Secrétaire général de la LICRA ; Corinne Bitoun, Avocate ; Léon Brenig, Professeur de physique, Université de Bruxelles ; Michel Canet, Président de l'UFAL (Union des familles laïques) ; Jean-Claude Casanova, membre de l’Institut ; Marjolaine Chevallier, MCF honoraire à la Faculté de Théologie Protestante, Univ. Marc Bloch, Strasbourg ; Jean-Yves Duyck, Professeur Emérite de Sciences de Gestion, Université La Rochelle ; Olivier Gebuhrer, MCF honoraire de mathématiques, co-animateur de UAVJ ; Wladimir Glasman, Professeur d’arabe ; Michel Goldberg, Institut Pasteur, Professeur émérite ; Michel Goldberg, INSERM, Professeur émérite ; Michel Goldberg, musicien de jazz ; Gérard Gunzig, Professeur de physique, Université de Bruxelles ; Albert Herszkowicz, président de Memorial98 ; Philippe Herzog, président fondateur de Confrontations Europe et Claude Fischer, présidente ; Philippe Joutard, historien, ancien recteur ; Marc Knobel, historien ; Gérard Lauton, universitaire (UPEC), membre de la Commission Administrative Nationale du SNESUP-FSU ; Pascal Lederer, CNRS, DR émérite, co-animateur de UAVJ ; Bernard Maro, DR émérite, Médaille d'argent du CNRS ; Isabelle De Mecquenem, Philosophe, Université de Reims ; Sabine Missistrano, Présidente d’Honneur de la Ligue des Droits de l'Homme (Belgique) ; Seta Papazian, Présidente du Collectif VAN (Vigilance Arménienne contre le Négationnisme) ; Gilles Perrault, écrivain ; Alain Policar, Politologue, Centre de recherches politiques de Sciences-Po (CÉVIPOF) ; Richard Prasquier, ancien président du CRIF ; François Rastier, Directeur de recherche (CNRS) ; Nathalie Sayac, universitaire (UPEC) ; Bernard Schalscha, membre du Comité de rédaction de La Règle du jeu ; Philippe Schmidt, Vice-Président de la LICRA, Président de l’INACH (International Network Against Cyberhate) ; Marianne Seckel, Pasteur de l'ÉPUdF (Eglise Protestante Unie de France) à La Rochelle et l'Île de Ré ; Antoine Spire, journaliste, Vice-Président de la LICRA ; Pierre-André Taguieff, Directeur de recherche (CNRS) ; Gérard Unger, Président de Metrobus, Président de Jcall ; Emmanuel Wallon, Professeur de sociologie politique ;

 

Voir aussi

Dans un lycée de prestige, un antisémitisme d'une certaine classe

Histoire: la gauche combat l'antisémitisme.

Dieudonné : au-delà de la quenelle, l’escalade meurtrière.

Extrême-droite: récidive violente.

9 Novembre : 75 ans après la « Nuit de Cristal »

17 octobre 1961: un massacre colonial.

Avec les Roms : rendez vous à la Bastille 5 et 6 octobre 

 

Repost 0
Published by memorial98 - dans memorial98
commenter cet article