L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.
Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.
Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes
(Arménie, Rwanda, Shoah ...)
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C'est le 11 avril 1961 que ce procès historique s'ouvrit à Jérusalem, quelques jours avant le dix-huitième anniversaire de la révolte du Ghetto de Varsovie , qui débuta le 19 avril 1943 et symbolise le massacre génocidaire des Juifs d'Europe durant la...
Avec le collectif CLARA - Collectif de lutte antifasciste contre le racisme et l’antisémitisme- soutenu par Memorial 98, mobilisons nous contre le racisme et en soutien à Bally Bagayoko.
Communiqué commun co-signé avec FSU, LDH, MRAP, SOS Racisme, Union...
Des centaines de candidat-es RN & Reconquête diffusent des contenus racistes et antisémites
Pas d'abstention Élections municipales : les fascistes ne doivent rien gagner ! Les élections municipales approchent. L'extrême-droite y est très présente et semble...
Mobilisation contre la guerre en Iran à l'initiative de collectifs iraniens avec le soutien des organisations françaises Déclaration communE dont MEMORIAL 98 est signataire et appel à rassemblement vendredi 13 mars à 18h30 à Paris, Place des fêtes. Depuis...
Appel unitaire dont Memorial 98 est signataire : Quand les discours racistes prolifèrent jusque dans la bouche des représentants de la Nation, Quand les pires préjugés s’expriment dans les institutions censées garantir l’accès aux droits, Quand tant de...
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Le 4 juin1989 demeure le symbole d'un immense mouvement démocratique noyé dans la brutalité la plus extrême. Lors du 30e anniversaire du massacre de la place Tienanmen, les représentants de la dictature continuent à défendre ce massacre qui représentait selon eux"l'attitude correcte à adopter" voir ici
Mise à jour du 23 décembre 2017: nouvelles et terribles révélations sur l'ampleur de la répression en juin 1989 lors des manifestations pour la démocratie en Chine. Dix mille morts en une nuit, des cadavres "en pâte" sous les blindés et des manifestants achevés à la baïonnette par l'armée, confirmant ainsi les photos prises sur place et publiées il y a quelques mois (voir ci-dessous)
Ces informations sont rendues publiques au moment où un couple d'artistes, Hu Jiamin et son épouse ne donnent plus de nouvelles depuis une semaine, après avoir exposé en Chine une œuvre en hommage au prix Nobel de la paix Liu Xiaobo. Le 15 décembre, Hu Jiamin et Marine Brossard sont parvenus à exposer une fresque montrant une chaise vide devant des barreaux, à l'entrée d'une exposition dans la grande ville de Shenzhen, avant que les autorités ne recouvrent complètement cette œuvre, ont indiqué des témoins à l'AFP. Mise à jour: les deux artistes ont été libérés au bout de quelques jours.
La chaise vide évoque la mémoire de Liu Xiaobo, le dissident enfermé par le régime communiste pendant huit ans pour avoir réclamé la démocratie en Chine. Dans l'impossibilité de se rendre en Norvège pour recevoir son prix en 2010, il avait été représenté à la cérémonie par une chaise vide. Il est décédé en détention en juillet dernier. Rappelons qu'au cours de leur conférence de presse conjointe à Paris le 14 juillet, Donald Trump et Emmanuel Macron, interrogés par un journaliste chinois sur leurs impressions à propos du "président" chinois (non élu) Xi Jipeng, ont tous deux célébré « un des grands leaders de notre monde » (M. Macron), « un ami, un leader de talent, un homme très bon » (M. Trump), mais n’ont pas eu un mot pour dénoncer la mort d’un Prix Nobel de la paix en détention. Emmanuel Macron s'est contenté d'un tweet de 131 signes pour réagir après la mort de Liu.
Neuf clichés exceptionnels d’un étudiant chinois qui a photographié la violence de la répression de juin 1989 à Tiananmen
Dix mille morts en une nuit, des cadavres "en pâte" sous les blindés et des manifestants achevés à la baïonnette par l'armée . Vingt-huit ans après les faits, une archive officielle britannique consultée par l'AFP, livre un récit de la répression de la place Tiananmen, à Pékin, en juin 1989.
Cette révélation rouvre le débat sur le bilan exact et toujours incertain de la répression sanglante survenue dans la nuit du 3 au 4 juin, à l'issue de sept semaines de manifestations pour la démocratie en Chine.
Dix fois plus de morts que le bilan officiel
Le 5 juin 1989, Alan Donald, ambassadeur du Royaume-Uni à Pékin, conclut un télégramme secret adressé à son gouvernement par la phrase suivante : "estimation minimale des morts civils 10 000". Ce document des Archives nationales britanniques révèle ainsi une estimation presque dix fois plus élevée que les évaluations admises communément à l'époque et qui faisaient généralement état de plusieurs centaines à plus d'un millier de morts.
"Je pense que c'est fiable", a déclaré à l'AFP l'ancien leader étudiant chinois Xiong Yan, désormais naturalisé américain. L'estimation est également jugée crédible par le sinologue français Jean-Pierre Cabestan, qui rappelle que des documents publiés ces dernières années aux Etats-Unis ont abouti au même ordre de grandeur. "Cela fait deux sources assez indépendantes qui disent la même chose".
Le régime chinois, qui impose un tabou absolu sur cette période, avait de son côté affirmé fin juin 1989 que la répression des "émeutes contre-révolutionnaires" avait fait 200 morts chez les civils et "plusieurs dizaines" du côté des forces de l'ordre.
L'ancien leader étudiant Feng Congde, établi aux Etats-Unis, évoque quant à lui un autre télégramme envoyé trois semaines plus tard par l'ambassadeur Donald ramenant alors le nombre de morts entre 2 700 et 3 400. Lui juge cette estimation "assez fiable", relevant qu'elle recoupe celle faite à l'époque par la Croix-Rouge chinoise (2 700 morts) et par les comités étudiants eux-mêmes auprès des hôpitaux.
Les manifestants "taillés en pièces"
Le rapport de Donald livre un témoignage de la violence qui s'est déchaînée dans la nuit du 3 au 4 juin, lorsque l'armée a entamé son avance en direction de la place Tiananmen, cœur du pouvoir dictatorial, occupée par les manifestants.
"Les blindés de transport de troupes de la 27e armée ont ouvert le feu sur la foule (...) avant de lui rouler dessus", écrit-il.
L'ambassadeur cite pour source une personne dont le nom est caché mais qui a obtenu ses informations d'un "ami proche, actuellement membre du Conseil d'Etat", le gouvernement chinois. Une fois les militaires arrivés place Tiananmen, "les étudiants ont cru comprendre qu'ils avaient une heure pour évacuer, mais après seulement cinq minutes, les blindés ont attaqué", rapporte Alan Donald. Les manifestants "ont été taillés en pièces".
Les blindés ont ensuite "roulé sur les corps à de nombreuses reprises, faisant comme une 'pâte' avant que les restes soient ramassés au bulldozer. Restes incinérés et évacués au jet d'eau dans les égouts", rapporte-t-il en style télégraphique.
"Quatre étudiantes blessées qui imploraient d'être épargnées ont reçu des coups de baïonnette", ajoute l'ambassadeur, avant d'évoquer des ambulances militaires qui "ont essuyé des coups de feu alors qu'elles tentaient d'intervenir".
Les exactions sont imputées principalement à la 27e Armée, composée de soldats originaires de la province du Shanxi (nord). Elle est commandée par Yang Zhenhua, neveu de Yang Shangkun, alors "président de la République populaire de Chine" poste honorifique en couverture de la dictature.
Selon le document, la répression a engendré des tensions au sein de l’armée, le commandant militaire de la région de Pékin refusant de fournir nourriture et casernes aux soldats venus des provinces pour ramener l’ordre.
Il est temps que toute la lumière soit faite sur le massacre de Tienanmen et sur la répression qui l'a suivi, et que soient jugés ceux qui ont ordonné et commis ce massacre.
Malgré les preuves irréfutables, le régime dictatorial chinois empêche toujours toute discussion publique sur Tienanmen, 28 ans après cette grande révolte démocratique. Il est aidé en cela par le lâche silence des gouvernements qui tressent des lauriers au régime chinois afin de développer leurs relations commerciales
Memorial 98
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Le 5 juin 1989, au petit matin, des étudiants sont morts sous les chars à deux pas de la place Tiananmen, sur l’avenue de la Paix céleste. Ils étaient les derniers à avoir évacué la place, reculant devant l’avancée des troupes. Ils faisaient partie d’un groupe de quelques dizaines de jeunes gens, épuisés mais pas abattus, poussant leurs vélos et emportant leurs banderoles fatiguées.
Ils ont quitté la place Tiananmen par une petite rue latérale et venaient de rejoindre l’avenue de la Paix céleste (Chang’an en chinois), quand trois chars ont surgi des nuages de fumée et foncé vers eux. Tout ceux qui n’ont pas eu le temps ou la force de sauter les barrières métalliques bordant la chaussée ont été écrasés sous les chenilles. Puis les chars ont continué leur route, laissant au bord du trottoir une scène d’apocalypse.
L’un de ces étudiants était occupé à photographier la séquence historique de la retraite de son groupe. Il a eu la chance d’échapper au carnage. Malgré l’horreur, il a continué à prendre des photos. Plus tard, il a développé clandestinement sa pellicule et annoté les tirages à la main.
Je l’ai rencontré quelques semaines plus tard. Il avait appris par des relations communes que je rentrais en France et m’a demandé si j’étais d’accord pour emporter ses tirages. Il n’avait trouvé aucun autre moyen de rendre ces images publiques car, depuis le 4 juin, un contrôle très sévère s’était abattu à tous les postes-frontières.
En août 1989, j’ai rapporté en France ce mince paquet de photos.
Voici la série des neuf photos qui racontent, presque minute par minute, cet épisode tragique.
Ursula Gauthier.
Actualisation 5 juin 2016 :
27 ans après la révolte et la répression de Tienanmen, la dictature au pouvoir en Chine empêche toujours toute commémoration ou même mention de ces évènements. Le 1er juin le collectif des Mères de Tiananmen - des parents, amis et proches des victimes - publie une lettre, où il fait état du harcèlement policier dont ses membres font l’objet. Il demande à la population de ne pas oublier.
« Une terreur blanche ». C’est de cette manière que les Mères de Tiananmen décrivent ces 27 années de harcèlement policier. Près de trois décennies à être suivies, surveillées, détenues, leurs ordinateurs fouillés et confisqués, sans parler des fausses accusations et des menaces.
Cette année, les forces de l’ordre ont annoncé que les visites à la fondatrice du groupe, Ding Zilin, seraient restreintes du 22 avril au 4 juin, le jour anniversaire de la répression. Le fils de cette femme malade, aujourd'hui âgée 80 ans, avait été tué en 1989 d’une balle dans le cœur sur la place Tiananmen.
Nous saluons le courage et la détermination de ces combattantes ainsi que de toutes celles et ceux qui résistent à la dictature et combattent pour la liberté, le justice sociale, la démocratie..
Pour les opposants chinois, l'année 2011 aura été l'une des pires depuis la répression de Tienanmen en 1989. La combinaison des révolutions dans le monde arabe et des luttes internes avant la passation de pouvoir à la tête de l'Etat prévue pour l'automne 2012 a conduit à ce tournant sécuritaire. Lors de la révolte en Tunisie dite « révolte du jasmin » les appels sur la toile chinoise reprenant ce terme ont poussé la police politique à censurer le mot "jasmin". Des recherches menées sur le site chinois Weibo (équivalent de Twitter) pour des messages contenant le mot "jasmin" n'ont donné aucun résultat. Le site du principal moteur de recherche chinois Baidu indiquait même que cette recherche était impossible en raison de la loi et de la réglementation. La répression se poursuite au début de cette nouvelle année.
Le régime chinois vient d’emprisonner à nouveau un de ses dissidents les plus connus, l’avocat Gao Zhisheng, dans la province excentrée du Xinjiang, elle-même soumise à une forte pression policière en raison de la mobilisation des habitants OuÏgours (voir Ouïgours : révolte et massacre)
C’est qu’indiquent, ce 1er janvier, son frère et une association de défense des droits de l'homme ; c’est la première indication depuis 20 mois sur son lieu d'enfermement.
L’avocat Gao, qui a défendu des chrétiens contestataires et des mineurs de charbon, avait été arrêté en février 2009 par les autorités qui lui avaient interdit de communiquer. Il avait été brièvement libéré en mars 2010, puis avait à nouveau disparu.
Le gouvernement chinois profite souvent des fêtes de fin d'année pour réprimer la dissidence, en essayant de s'éviter les protestations, pourtant fort modérées, des chancelleries occidentales. Ainsi, ces derniers jours, après la condamnation de Chen Wei à neuf ans de prison, vendredi 23 décembre, le procès d'un autre opposant s'est terminé deux heures et trente minutes après s'être ouvert, lundi 26 décembre au matin, à Guiyang, dans le sud du pays. Chen Xi était jugé pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'état" en raison de 36 écrits fustigeant l'Etat-Parti. Verdict : dix ans de prison ferme, selon l'organisation China Human Rights Defenders (CHRD).
Chen Xi, 57 ans, est un vétéran de la dissidence. Il a déjà été emprisonné pendant trois années au lendemain du soulèvement de Tienanmen, en 1989, avant de purger une deuxième peine, de 1995 à 2005. Depuis sa libération, il animait une association de défense des droits de l'homme dans sa province, le Guizhou. Il militait récemment pour que des candidats indépendants du Parti puissent se présenter lors des élections locales. Cette prise de position lui avait valu une assignation à résidence et la confiscation de son matériel informatique. Contacté le 29 novembre par la sécurité publique pour aller récupérer son ordinateur, il s'est vu notifier son arrestation au poste de police.
Trois jours avant cette condamnation, le 23 décembre, c'est une cour de justice de Suining (province du Sichuan) qui avait condamné un autre dissident historique, Chen Wei, à neuf années d'emprisonnement. Selon l'acte d'accusation, il lui était reproché d'avoir rédigé, depuis le mois de mars 2009, quatre articles aux titres explicites tels que "La maladie du système et le remède de la démocratie constitutionnelle".
A l'issue d'un procès expéditif – environ deux heures et demie également–, le juge n'avait pas laissé Chen Wei prendre la parole pour lire un texte intitulé "Conte de fée dans le désert ».
Cette vague de condamnations n'est pas inédite : en 2009, déjà, Pékin avait profité de Noël pour condamner à onze années de détention Liu Xiaobo, auteur de la Charte 08 appelant à des réformes démocratiques, couronné par le prix Nobel de la paix en 2010.(voir Chine : le silence complice de Sarkozy) Le gouvernement semble penser que les fêtes de fin d'année aideront à détourner l'attention des Occidentaux.
En 2011 le pouvoir a inauguré de nouvelles formes de mise à l’écart. Des dizaines de personnes ont été détenues, souvent dans des "prisons noires", des chambres d'hôtels ou appartements coupés du monde, hors de tout cadre juridique. La dictature traque particulièrement les avocats. L'avocat aveugle Chen Guangcheng est assigné à résidence, hors de portée des visiteurs
Depuis 22 ans, le gouvernement chinois continue d'étouffer toute information sur le massacre de Tienanmen et à persécuter les survivants, les proches des victimes, et toute personne qui conteste la version officielle des événements de juin 1989.(voir Chine: la défaite, 20 ans après) La répression des manifestants de la place de Tienanmen ainsi que la politique qui a suivi ont ouvert la voie à l'actuelle vague de répression « préventive » contre les activistes et opposants dans la foulée des soulèvements populaires au Moyen-Orient.
Quelques semaines seulement après l'attribution du Prix Nobel de la Paix à l'écrivain dissident Liu Xiaobo en décembre 2010, les dirigeants chinois ont commencé une offensive contre ceux qui osent les critiquer. Depuis le 16 février 2011, des dizaines d'avocats, de militants de la société civile, et de blogueurs ont été arrêtés sur des accusations criminelles par les autorités publiques, tandis qu'au moins 20 autres personnes ont été victimes de disparitions forcées. Le gouvernement a également renforcé la censure de l'Internet, contraint à la démission plusieurs rédacteurs de journaux ayant exprimé des points de vue libéraux, et imposé de nouvelles restrictions aux journalistes étrangers à Pékin.
Les Mères de Tienanmen sont rassemblées dans une association de parents de victimes du massacre de Tienanmen qui a établi une liste d'au moins 203 personnes tuées lors de la répression de juin 1989. Elle ont publié un communiqué le 31 mai selon lequel « la situation depuis février 2011 est la pire depuis le 4 juin 1989 ».
Les nombreuses grèves, les manifestations locales contre la corruption et l’accaparement des terres par les officiels du Parti les suicides d’ouvriers, les immolations de moines témoignent d’une situation très tendue.
Alors même qu’une délégation de la Ligue Arabe est censée faire appliquer un arrêt de la répression, le massacre se poursuit à Homs et dans d’autres villes. Les « observateurs » détournent les yeux, refusent de se rendre dans les quartiers les plus soumis aux tueries. Ils se déplacent dans des véhicules fournis par le régime et laissent celui organiser les mises en scène dont il est coutumier.
Depuis le 15 mars dernier et le début de la révolte, il y a des milliers de morts dont des centaines d’enfants, des milliers de disparus, des tortures à n’en plus finir.
Cela suffit maintenant.
La dictature syrienne est soutenue par le régime iranien, par Poutine, bourreau du peuple tchétchène, désavoué par les électeurs malgré le bourrage des urnes, par la dictature chinoise.
Elle est aussi soutenue par l’extrême-droite raciste et antisémite qu’elle et le régime iranien reçoit et finance largement. Les membres de l’entourage de Marine Le Pen (cf link) les Soral, Dieudonné sont mobilisés pour la défense du régime assassin. Hélas, on retrouve aussi dans ce cas des gouvernements progressistes d’Amérique Latine et Chavez, qui croient montrer ainsi leur engagement anti-impérialiste.
Les associations, les partis de gauche ne peuvent pas laisser un peuple se faire massacrer en direct ;ils peuvent contraindre gouvernement français, le Parlement qui vient de voter une loi contre le négationnisme, à prendre leurs responsabilités.
Avec les associations syriennes, nous vous proposons déjà d’envoyer déjà des courriers de protestation contre la répression et pour exiger la fin des massacres à l’adresse suivante :
Tout occupé à ses campagnes xénophobes commandées et conçues par Sarkozy, le ministre de l’Intérieur n’a même pas envisagé qu’une de ses mesures puisse être remise en cause. C’est pourtant ce qui est en train de se produire avec son offensive contre les étudiants étrangers.
Sa circulaire du 31 mai dernier recommandait aux préfets d'instruire "avec rigueur" les demandes d'autorisation de travail des étudiants, et d'exercer un "contrôle approfondi" des demandes de changement de statut des étudiants étrangers. Elle s'inscrivait dans la volonté des autorités de réduire l'immigration légale, thème sur lequel le camp du président Nicolas Sarkozy a fait campagne. Ces étudiants se sont organisés dans un collectif et ont lancé une mobilisation soutenue
Une centaine de personnalités, dont le Prix Nobel de physique Albert Fert, ont initié une pétition au très beau titre "Notre matière grise est de toutes les couleurs" http://www.universiteuniverselle.fr/,
demandant "le retrait" de la circulaire du 31 mai. Elle recueillait vendredi 23 décembre plus de 19 000 signatures.
Nous invitons tous nos lecteurs à signer et à diffuser cette pétition le plus rapidement possible.
Approfondissant leur mobilisation, les étudiants étrangers ont défilé avec les sans-papiers, dimanche 18 décembre à Paris, à l'occasion de la journée mondiale des migrants pour remettre en cause l’ensemble de la politique d'immigration de Guéant et Sarkozy.
Plusieurs milliers de personnes ont ainsi manifesté derrière la banderole "Ensemble pour les droits et la dignité des migrant-e-s". Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a dénoncé " le durcissement des lois sur les migrants, de plus en plus précarisés qu'ils soient ou non sans papiers, et l'utilisation politicienne de cette question".
Sous la banderole "Etudiants étrangers indignés = diplômés, recrutés, expulsés", les étudiants exigeaient le retrait de la circulaire Guéant à cause de laquelle de nombreux diplômés n'ont pas pu obtenir un changement de statut d'étudiant à salarié, bien que recrutés par des entreprises françaises. Des fissures ont alors commencé à se faire jour au sein même du gouvernement.
Guéant va être contraint de reculer sur cette circulaire; c'est doublement positif: d'abord pour les étudiants concernés mais aussi par la démonstration que les mesures xénophobes de ce gouvernement ne sont pas invincibles.
Il faut maintenant obtenir le retrait total de cette circulaire et non le simple « aménagement » que prévoient Guéant et Sarkozy.
L'Assemblée Nationale a déjà voté le 12 octobre 2006, une loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens.
Ce texte a été bloqué pendant plus de cinq ans au Sénat par une majorité composée de la droite et d’une petite partie de la gauche. Cette attitude de blocage contredisait les promesses électorales de Sarkozy.
Celui-ci, alors candidat UMP aux élections présidentielles, avait indiqué le 24 avril 2007, dans une lettre adressée à la communauté arménienne de France : « Je partage pleinement votre volonté que la France s’oppose au négationnisme d’État, à une propagande qui vous meurtrit, une propagande indigne... ». L’explication tient sans doute dans le double jeu permanent de l’UMP ; ainsi, un document rendu public par le site WikiLeaks le 19 décembre 2010, a révélé qu’un conseiller diplomatique de l’Elysée, dépêché à Ankara le 29 mai 2007 par le même Sarkozy nouvellement élu, avait confié à ses interlocuteurs du gouvernement turc, que « Sarkozy s’assurera que le projet de loi du génocide arménien [pénalisant le négationnisme] meurt au Sénat français. »
Les associations arméniennes réunies au sein du CCAF, à l’instar de nos partenaires du Collectif VAN (vigilance arménienne contre le négationnisme) http://www.collectifvan.org, appellent sans relâche au vote d’une loi pénalisant le négationnisme. Cette loi est destinée non pas à museler les historiens, mais au contraire à les protéger des attaques des faussaires de l’Histoire.
Certains historiens et notamment Pierre Nora combattent toutes les lois dites « mémorielles ».
L’historien Gilles Manceron, dirigeant de la Ligue des Droits de l’Homme, développe une position plus nuancée : pour lui, toutes les lois mémorielles ne sont pas infondées. La loi Gayssot de 1990 pénalisant la négation du génocide juif est selon lui justifiée en France où «l'antisémitisme est un phénomène qui a des racines plongeant loin et qui peut encore resurgir» et où «il y a une vigilance particulière à avoir». En revanche, «il n'existe pas de problème de racisme anti-arménien en France, il n'y a donc pas besoin de faire des lois pour protéger la sécurité des Arméniens». Cette position méconnaît ou néglige la particularité du génocide arménien dont la reconnaissance et la mémoire sont confrontés aux immenses ressources de l' appareil d’Etat turc.
Les gouvernements turcs successifs mènent en effet un négationnisme d’Etat avec des moyens humains et financiers considérables visant à intimider les universitaires, les journalistes et le monde associatif. L’une des armes du gouvernement turc consiste à faire plier ses opposants par des procès qui peuvent déboucher sur des dommages financiers colossaux (aux Etats-Unis, les sommes se chiffrent même en millions de dollars) ou au moins sur une perte de temps et d’énergie importante pour les personnes poursuivies.
En France, les historiens, les journalistes, les responsables associatifs, les hommes politiques, dès lors qu’ils travaillent hors des sentiers balisés par l’historiographie officielle de l’Etat turc, s’attirent des pressions, des menaces, des insultes et des appels à la haine, diffusés à grande échelle sur Internet. Ces textes émanent le plus souvent des animateurs du site négationniste Turquie News, qui menacent de procès quiconque les traiterait de négationnistes.
Aux Etats-Unis, pays de la liberté d’expression s’il en est, les chercheurs de l’Université du Minnesota font face à un procès intenté par la Turkish Coalition of America. Est particulièrement visé par cette procédure, le professeur français Bruno Chaouat, Directeur du Centre d’études de l’Holocauste et des génocides de l’Université du Minnesota [voir la pétition de soutien : http://soutien-chercheurs minnesota.org/fr/index.php].
Ceux qui nient justifient ou minimisent les génocides, utilisent le levier de la liberté de recherche et d’expression pour se poser en victimes de la censure alors que la réalité est tout autre : ce sont eux qui, pour bâillonner la vérité historique, portent plainte dès lors qu’ils sont désignés comme négationnistes du fait de leurs provocations permanentes.
La nouvelle vedette de l'UMP, Eric Zemmour, qui venait d'être tout fraîchement condamné pour provocation à la haine raciale( Zemmour en procès : l’objet du scandale) a d'ailleurs attaqué cette loi lors de son intervention lors du colloque de ce parti à l'Assemblée nationale le 2 mars 2011.
Sous les applaudissements de l’aile dure dite « Droite populaire » il a réclamé:
"Supprimez les lois sur la discrimination raciale, supprimez les lois mémorielles…Pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer les subventions [des associations antiracistes], ça ferait du bien au budget de l’Etat et à la liberté."
La même droite dure est à l’offensive actuellement pour empêcher le vote actuel.
Supprimer les lois mémorielles constitue une idée dangereuse pour Serge Klarsfeld, indigné, mais pas surpris, par les propos de l’éditorialiste et les commente ainsi: "Nous les attendions..."
Pour l’historien, sans la loi Gayssot, "les attaques antisémites se multiplieront".
"Ces lois ont été votées par la gauche. (A droite NDLR) De Nicolas Sarkozy à François Bayrou, ils s’étaient tous abstenus." ajoute-t-il Le défenseur des fils et filles de déportés juifs de France met toutefois en garde : "Si cette dérive se confirme, nous saurons nous en souvenir
L’Etat turc dépense actuellementdes sommes colossales pour faire prospérer la négation du génocide arménien de 1915 dans la perspective de son centenaire en 2015; en conséquence le domaine de la recherche historique et celui de la presse risquent d’être de plus en plus touchés.
Il est du devoir de la République de protéger les citoyens contre la pression négationniste, car « le législateur français ne fait pas l'histoire, mais prend acte de faits historiques incontestables et les rend opposables à toutes les personnes placées sous la juridiction de la France, au nom du principe absolu de respect de la dignité humaine. » (selon les termes juridiques du Code Dalloz n°29 du 3/8/2006).
La négation du génocide des Arméniens fonctionne comme tous les négationnismes: elle veut imposer un discours qui pervertit la vérité historique et sème la haine contre les victimes.
La résistance à de tels agissements est un commandement moral en même temps qu’un impératif intellectuel.
C’est une mort qui pourrait arranger beaucoup de monde, y compris des gens aux intentions peu louables.
Les deux néonazis et probables assassins multiples, Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt, âgés de 34 et 38 ans, ne sont plus de ce monde : ils sont morts d’une balle dans la tête, le 04 novembre 2011 à Eisenach, en ex-Allemagne de l’Est. Leurs corps calcinés ont été trouvés dans un camping-car ravagé par le feu, stationné dans cette ville de la région de Thuringe. Les deux Uwe seraient responsables, d’après les premiers éléments d’une enquête policière qui s’annonce longue, d’au moins une dizaine d’assassinats de petits commerçants d’origine immigrée, turcs dans leur grande majorité; une personne grecque y figure également. Ces crimes ont été commis entre 2000 et 2006 dans différentes villes d’Allemagne.
Depuis ce jour-là, les révélations sur les actions meurtrières du groupe auquel auraient appartenu les deux défunts, appelé « Nationalsozialistischer Untergrund » (NSU, « Clandestinité national-socialiste » ou « Maquis national-socialiste »), ne cessent plus. Tout comme les révélations sur la couverture que leur auraient procuré des autorités policières allemandes. En effet, les probables assassins avaient vécu dans la clandestinité depuis 1998, pendant pas moins de treize années. Ceci en ne quittant quasiment jamais la région, en tout cas pas pour longtemps. Or, pendant cette durée, ils disposaient de vrai-faux passeports délivrés (sous un autre nom) par des autorités de la région, leur permettant de se déplacer à l’étranger, entre autres en Hongrie et en Bulgarie.
Pire, des fonctionnaires de la police et surtout de l’ « Office de protection de la constitution » (VfS, l’équivalent allemand des Renseignements généraux) de la région aurait été au courant des lieux où ils séjournaient. C’est ce qui ressort des révélations successives de la presse allemande depuis le 10 novembre dernier. Ainsi leur arrestation aurait été empêchée en 1998 par le VfS régional, alors qu’ils venaient de commettre un premier méfait, une tentative d’attentat à l’explosif contre un théâtre.
L’opinion publique, d’abord incrédule a appris, entre autres énormités, que ce même office de renseignement avait financé le groupe dans les rangs duquel les deux néonazis avaient d’abord milité dans les années 1990. Il s’agit du mouvement « Thüringer Heimatschutz » (« Protection de la patrie de Thuringe »), fort de 170 activistes prêts à la violence. Son ancien chef, Tino Brandt, aurait reçu pas moins de 200.000 deutschemark, l’équivalent de 100.000 euros, au nom de services qu’il aurait fournis en matière de renseignement. Or, se comportant plutôt en agent des nazis chez les policiers que l’inverse, Brandt aurait intégralement investi ces sommes dans ses activités d’extrême droite.
La version livrée par les autorités allemandes explique que les deux néonazis se seraient suicidés ou tués mutuellement, le 04 novembre, car leur cache venait d’être découverte par un policier en faction attendant des renforts. Juste avant, les deux hommes auraient effectué un énième hold-up dans une banque, mais cette fois-ci ils auraient fini par êtres découverts dans leur planque après avoir pris la fuite.
A peu près au même moment, à 180 kilomètres de là, à Zwickau – ville également située dans le sud de l’ex-RDA -, un appartement explosa. C’est une complice des deux néonazis, Beate Zschäpe, âgée de 36 ans, qui l’aurait fait sauter. Jusque-là, le « trio » avait vécu ensemble dans l’appartement, situé dans une zone d’habitation plutôt huppée. Sur place, les trois (Uwe Böhnhardt, Uwe Mundlos et Beate Zschäpe) avaient mené une vie en apparence normale, sous de faux noms, veillant à ne pas se faire remarquer. En même temps, les deux hommes avaient sillonné l’Allemagne dans des camping-cars, semant la mort dans plusieurs villes : Rostock, Nuremberg, Munich, Dortmund. Autour d’eux, un réseau comprenant au moins plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes les aidaient en leur prêtant des passeports et en fournissant de l’argent, des appartements, des couvertures. Quatre personnes ont été arrêtées entre-temps, d’autres mises en examen.Les assassins néonazis n’étaient donc pas socialement isolés.
Entre eux existaient des différences flagrantes d’origine sociale : Uwe Mundlos était un fils de professeur d’université, lettré, passant pour quelqu’un de cultivé, issu d’un milieu favorisé, son complice Böhnhardt menait une existence sociale précaire. Ce dernier ne travaillait que par intermittence, en tant qu’ouvrier intérimaire. Une composition du « noyau dur » du groupe qui reflète le caractère hétérogène de la mouvance d’extrême droite, surtout en ex-Allemagne de l’Est. Celle-ci y exerce une sorte d’hégémonie culturelle, dans une partie non négligeable de la jeunesse masculine, au moins dans de nombreuses petites et certaines moyennes villes. Cette influence s’explique en partie par le discrédit d’un discours de gauche - identifié à l’ancien régime de la RDA -, la perte de repères et de perspectives sociales après la réunification. Il passe aussi par des concerts, des bars tenus par des néonazis, des styles vestimentaires partagés. Ainsi une grande auberge gastronomique, le « Gasthof zur Bergbahn », située à Oberweissbach en Thuringe passe aux yeux des enquêteurs comme l’un des centres de la logistique entourant le groupe clandestin NSU. Jusqu’à 150 néonazis et partisans d’extrême droite s’y étaient régulièrement réunis.
Selon ce qui a été révélé par les autorités jusqu’ici, la mort des deux hommes et l’explosion de l’appartement auraient obéi à un plan préalablement établi par les néonazis. En cas de découverte, il fallait se suicider et effacer toutes les traces. Or, ce n’est pas exactement ce qui fit Beate Zschäpe, puisqu’après l’explosion de l’appartement elle se rendit aux autorités. Depuis, elle se trouve en détention, mais garde le silence, tentant d’obtenir une remise de peine en échange d’un rôle de témoin de l’accusation face aux autres personnes arrêtées après elle.
La version des autorités est remise en cause de différents côtés, que ce soit de la part des amateurs de théories du complot, mais aussi de façon plus sérieuse –par des militants antifascistes. En effet, les contradictions abondent. Ainsi, les enquêteurs prétendent que les autorités n’étaient pas au courant du fait que c’était le même groupe – le NSU – qui avait commis les différents assassinats d’immigrés commis tout au long des années 2000 à 2006. C’est la découverte de l’arme du crime qui leur aurait permis d’y voir enfin clair, pour la première fois. Jusqu’ici, au sein de la police, la piste de crimes commis « entre immigrés » (par la mafia, par des Kurdes ciblant des Turcs, …) avait été privilégiée. Par ailleurs, l’assassinat d’une policière – Michèle Kiesewetter – commis à Heilbronn en Allemagne du Sud, en 2006, serait également à mettre sur le compte de ce groupe, pour des motifs encore obscurs. Dans ce cas aussi les autorités l’auraient ignoré jusqu’à la découverte de l’arme du crime, commune à tous ces assassinats. Or, selon d’autres informations de la presse, les différentes armes trouvées dans l’appartement étaient totalement déformées par l’explosion et ensuite par le feu, rendant difficile toute identification, alors que l’information sur l’utilisation de cette arme avait été donnée immédiatement. La « découverte » du point commun des crimes à travers l'arme semble donc mensongère
Par ailleurs, l’hebdomadaire « Der Stern » mentionne un rapport des services états-uniens qui, au moment de l’assassinat de la policière en 2006, menaient une opération de filature d’islamistes radicaux dans la même ville. Ils auraient d’ailleurs été obligés de mettre fin à leur opération en raison de ce meurtre, puisque des enquêteurs de police se rendaient massivement sur place. Ce rapport mentionne dès 2006 que les assassins de la policière étaient « d’extrême droite ». Or, les autorités allemandes prétendent qu’elles viennent seulement de découvrir cette piste, en novembre 2011.
Ainsi, des militants antifascistes, tels que Wolf Wetzel, membre de la « Coordination anti-nazie » de Francfort, analysent que les assassins du NSU auraient plutôt pu êtres liquidés par leurs commanditaires ou par des anciens protecteurs. Peut-être en savaient-ils trop, ou étaient-ils devenus encombrants. Pour couvrir ce fait , suppose ainsi Wolf Wetzel, des informations qui se trouvaient déjà dans les dossiers depuis longtemps auraient été rendues publiques.
Au-delà du périmètre des activités du groupe NSU, des liens avec le parti néonazi NPD semblent être attestés. En témoignent des interpellations de complices du groupe clandestin, et notamment celle du militant Ralf Wohlleben - ancien chargé des relations avec la presse du NPD en Thuringe. Il a été arrêté le 29 novembre 2011 pour avoir procuré une arme et des munitions aux membres du NSU. Il apparaît que le groupe entretenaient également des liens avec le réseau international néo-nazi « Blood and Honour ». Au-delà de ces liaisons, c’est la question du rôle exact des autorités qui est Posée. La députée régionale du parti Die Linke (équivalent allemand du « Front de gauche ») en Saxe, région voisine de la Thuringe, Kerstin Köditz, a ainsi déclaré : « De la part des services VfS en Thuringe et en Saxe, je m’attends à beaucoup de choses. Mais uniquement à des choses négatives.»
On constate une fois de plus que des fascistes ou néonazis avérés travaillent, en tant qu’ ’’ agents doubles », à la fois pour les services de police et pour l’extrême droite. Ce n’est d’ailleurs pas nécessairement contradictoire dans leur esprit, puisqu’ils ne se vivent pas comme des « traîtres » travaillant contre leur camp idéologique. Au contraire, l’existence de réseaux d’extrême droite au sein de la police tout autant que la fascination de l’uniforme a toujours pu contribuer à ce qu’ils se reconnaissent dans ces deux facettes de leur activité. Cette intrication est d’autant moins étonnante qu’en Allemagne fédérale d’après-guerre la police et l’armée ont été construites en bonne partie par d’anciens nazis. Le parti NPD, principale formation de l’extrême droite activiste en Allemagne, entretient depuis des décennies un département rattaché à sa direction, qui s’occupe des « agents doubles» dans ses rangs. C’est ce département qui détermine quelles informations ils sont amenés à fournir aux appareils de police et de renseignement.
En 2003, une procédure engagée par le gouvernement fédéral et visant à faire interdire le NPD échoua justement en raison de la très forte présente policière dans ses rangs. La Cour constitutionnelle estima que les services de renseignement ne pouvaient pas être à la fois juges et parties et que l’Etat ne saurait demander l’interdiction d’un parti qu’il avait infiltré à ce point. Le risque étant, au plan juridique, qu’il pouvait pousser un parti politique à la faute par l’action de ses « agents provocateurs ». La réalité est, cependant, souvent différente : il s’agit bel et bien d’agents doubles conscients, s’affirmant en tant que tels, qui travaillent aussi bien pour l’extrême droite par conviction que pour les services de renseignement.
L’affaire n’en est qu’à ses débuts ; les antifascistes d’Allemagne se mobilisent pour mettre à jour les manipulations de l'appareil policier. Celui-ci vient de faire la preuve de son incapacité ou de son refus à combattre la violence meurtrière de l’extrême-droite.
Il y a vingt-cinq ans sortait en France « Welcome in Vienna », un film qui nous laissa abasourdis par son réalisme et sa noirceur. Le film décrit l’arrivée à Vienne de jeunes juifs autrichiens et allemands ayant dû fuir leur pays et qui reviennent comme GI’s après la défaite nazie.
La confrontation avec la société viennoise, encore largement empreinte de nazisme, est terrible.
Cette fois ce sont les 3 films de la trilogie qui sortent dans les salles. Les deux premiers décrivent la fuite devant les nazis ( « Dieu ne croit plus en nous ») et leur arrivée aux Etats-Unis (« Santa Fe »). Il semble qu’ils sont de la même qualité que l’œuvre qui donne son nom à la trilogie
Le réalisateur, Axel Corti, prématurément décédé en 1993, a travaillé sur un scénario largement autobiographique de Georg Stefan Troller.
Il semble que l’œuvre existe en vidéo mais profitez de cette sortie exceptionnelle pour voir ou revoir Axel Corti.
P.S: « Dieu ne croit plus en nous » est tout aussi exceptionnel et noir. Il relate la fuite et la traque des Juifs d'Autriche et d'anti-fascistes, quand la terre entière constituait une "planète sans visa". Les réfugiés juifs et anti-nazis en France furent d'ailleurs internés en tant que "resortissants ennemis".
"La carte d'identité, elle n'est souvent que la carte bancaire, voire la carte Vitale pour certains", vient de déclarer le 10 Novembre le député Lionnel Luca (Droite populaire/UMP)
« La carte nationale d'identité n'est pas la Carte Orange », écrivait Jean-Marie Le Pen, qui siégeait à l’’Assemblée Nationale entre 1986 et 1988, dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi n° 82 « tendant à modifier le code de la nationalité française ».
L'UMP s'est prononcée, jeudi 10 novembre, pour un retour à la loi Pasqua de 1993 sur l'acquisition de la nationalité. Le parti majoritaire entend aussi mener, lors de la campagne présidentielle, une "bagarre sans concession" contre le projet du PS d'accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires pour les élections locales.
Actuellement, en vertu du droit du sol, - et de la loi Guigou de 1998 réformant la loi Pasqua de 1993 - tout enfant né en France de parents étrangers, devient sauf refus de sa part, automatiquement français à sa majorité s'il vit en France ou a vécu en France pendant cinq ans depuis ses 11 ans. Désormais, il devrait, à 18 ans, "en faire la demande" écrite.
La proposition avait été initiée dès l'an dernier par la Droite populaire, qui a obtenu la tenue de cette rencontre baptisée « atelier », organisée par l'UMP. La réunion a été marquée par une protestation de Jeannette Bougrab. En "fille de harki", la secrétaire d'Etat à la jeunesse s'est élevée, contre "certains mots qui blessent".
Elle visait l'historien Dimitri Casali et Malika Sorel-Sutter, connus pour leur hostilité aux personnes d’origine musulmane, orateurs invités de cette réunion, qui ont dénoncé une ghettoïsation des immigrés plus "voulue" que "subie".
Arno Klarsfeld, président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, a du lui aussi mettre en garde contre le risque de "faire des jeunes qui ont toutes leurs attaches en France des CDD de la nationalité française".
L’UMP, sous la houlette de Copé et de la Droite Populaire, veut-elle relancer la guerre du Code de nationalité et tenter de remettre en cause le "droit du sol", dont bénéficient chaque année 30 000 jeunes nés ici de parents étrangers ?
C’est ce que suggérait déjà le contenu du fameux discours de Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010 sur les « déchéances de nationalité » et ce passage ; « … Il est quand même invraisemblable que des jeunes gens de la deuxième, voire de la troisième génération, se sentent moins Français que leurs parents ou leurs grands-parents … ».
L’insistance personnalisée sur ce terme infamant de « déchéance » laissait alors penser que Sarkozy s’apprêtait à reprendre le « chantier » emblématique du code de nationalité entamé en son temps par son maître Pasqua et sur lequel celui-ci dû reculer dans des circonstances particulières.
Ce faisant, Sarkozy, Copé et la Droite Populaire recycleront -une fois de plus- les théories du Front National, installées dans la panoplie de la droite dans les années 1980, par l’intermédiaire du Club de l’Horloge.
Ce club, qui se positionnait comme une passerelle idéologique entre le FN et la droite, écrivait dès 1984 : « Aujourd'hui le code de la nationalité est une machine à fabriquer des "Français de papier", qui n'ont ni assimilé notre culture ni affirmé leur attachement à la patrie. Pour maintenir notre identité nationale, il est urgent de réformer cette législation. Le Club de l'Horloge, qui a lancé ce débat dans l'opinion, décrit ici la réforme qu'il faudra réaliser tôt ou tard… »
La mise en pratique de ces théories fut concrétisée par Chirac et Pasqua, en 1986, lors du retour de la droite aux affaires.
Elle fut symbolisée par la tentative de supprimer le traditionnel droit du sol et le droit à la nationalité française pour les enfants nés en France et issus de parents étrangers. "Être Français, ça se mérite" disait déjà Pasqua. Dans cette bataille du code de nationalité, le gouvernement Chirac-Pasqua, qui pensait remporter une victoire décisive, fut contraint de reculer fin 1986, en raison des grandes mobilisations étudiantes contre la loi Devaquet et les « facs-Tapie ». L’épisode tragique de la mort du jeune Malik Oussekine, battu à mort par la police le 6 décembre de cette même année symbolisa la violence contenue dans les projets gouvernementaux .
En 1993, la droite reprit son offensive et imposa notamment une "déclaration de volonté" des jeunes nés de parents étrangers; l'absence de cette déclaration avant 18 ans supprimait leur accession automatique à la nationalité.
La remise en cause du code de nationalité est dans notre pays, un marqueur historique de la convergence-concurrence de la droite avec le Front National. Elle est aussi au cœur de l’obsession de l’ « envahissement », distillée depuis des décennies.
En effet, la droite entretient depuis 30 ans des rapports ambigus avec le FN, depuis que l’UMP de l’époque s’est alliée avec le Front National lors de l’élection municipale de Dreux en Septembre 1983. Depuis le début de sa carrière politique, Sarkozy applique le principe de son inspirateur, Pasqua. Celui-ci a résumé sa doctrine, à la veille de la présidentielle de 1988, dans le magazine Valeurs actuelles du 2 mai 1988: « Sur l'essentiel, le Front national se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité »
Mais au-delà du calcul électoral, le jeu avec le FN sert de paravent à une entreprise plus profonde et plus dangereuse, car venant du cœur du système de domination politique. L’enjeu stratégique porté par Sarkozy inclut toujours l’unification de la droite autour du thème de la défense de l’« identité nationale » menacée, thème récurrent et éternel de la droite nationaliste dans notre pays.
C’est la reprise du cri traditionnel de la droite nationaliste des années 1930 : Dehors les métèques !
Juifs dans les années 1930, Musulmans et Roms aujourd’hui, pour eux, il s’agit toujours de désigner un ennemi national contre lequel se rassembler.
Le film "Welcome" de Philippe Lioret qui passe ce jeudi 27 Octobre sur France 3 jette un pavé dans la mare en décrivant, à travers une fiction forte et émouvante, la situation des sans-papiers de Calais et de ceux qui s’engagent dans une démarche d’aide à leur égard.
L’escalade pratiquée par le ministre actuel de l’Intérieur et de l’Immigration donne toute son actualité à ce film ; son passage télévisuel est particulièrement opportun.(voir Au côté des Roms, contre la violence. )
Lors de sa sortie en salle en 2009, l’alors ministre de l'Identité Nationale et de l'Immigration et ci-devant socialiste, Eric Besson, avait cru bon de mettre en cause le film et son réalisateur qui aurait comparé le sort de ces « clandestins » et celui des Juifs pendant la guerre (voir Allez voir « Welcome »
En réalité, Lioret avait évoqué, lors d'une interview, les sentiments de ceux qui aident des immigrés en difficulté et sont menacés comme ont pu l'être ceux qui cachaient des Juifs.
Nous sommes particulièrement vigilants à propos des assimilations abusives concernant la Shoah et n'hésitons pas à critiquer de telles dérives Europe: contre l'enfermement des étrangers « Nous soutenons donc les initiatives du collectif européen des associations et du réseau éducation sans frontières (RESF) Nous tenons néanmoins à marquer notre désaccord avec une des formules de l'appel qui parle de "logique concentrationnaire". Ce terme est déplacé et hors de propos. La" logique concentrationnaire" a acquis une signification précise, en rapport avec des génocides dont la Shoah. Il n'y a aucune justification à ces écarts de langage et nous le faisons savoir aux organisateurs qui ont rédigé le texte... »)
Mais il était par contre légitime d'alerter à propos de la criminalisation croissante de ceux qui viennent en aide bénévolement à des sans-papiers (voir Sans papiers:soutien criminalisé ? ). Toute la presse avait rapporté le cas de la personne de Béthune placée en garde-à-vue et menacée pour avoir rechargé les téléphones portables des sans-papiers qui n'ont pas de prise électrique à leur disposition. Il est aussi légitime et nécessaire d'évoquer les « rafles » actuelles, correspondant aux objectifs chiffrés de sans-papiers à arrêter et expulser. Il est légitime et nécessaire de décrire la « chasse au faciès » qui contribue à ces arrestations.
Le zèle courtisan de Besson s'explique sans doute par le caractère emblématique de la situation à Calais, aux yeux de la cour sarkozyste. En 2002, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, Sarkozy avait érigé en symbole de sa « poigne » la fermeture du centre d’accueil de réfugiés de la Croix-Rouge à Sangatte, tout proche de Calais. La conséquence en est que les sans-papiers n'ont plus aucun abri, dorment dehors ou dans des abris de fortune et survivent grâce à l'aide de militants associatifs.
Eric Besson avait aussi prétendu que le film déformait la réalité et que personne n'avait été mis en cause pour une aide bénévole aus sans-papiers. Quelques semaines plus tard le jugement ci-dessous avait démontré le contraire.
Nous avions déjà précédemment évoqué le cas d’André Barthélemy, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme et président de l'ONG lyonnaise Agir ensemble pour les droits de l'homme (AEDH). Il a été condamné, le jeudi 19 mars 2009, à 1500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir protesté contre l'expulsion de deux Congolais. Alerté par les cris de deux passagers sans-papiers reconduits et escortés à bord d'un vol Air France Paris-Brazaville en avril 2008, M. Barthélemy aurait, selon la police, protesté contre les conditions de cette reconduite, incitant les autres passagers à la révolte. Les magistrats l'ont reconnu coupable de "provocation directe à la rébellion" et "d'entrave volontaire à la navigation".
Des manifestations particulièrement importantes auront lieu demain 17 Octobre, à l’occasion du 50 e anniversaire de l’assassinat de plusieurs centaines d’Algériens par la police parisienne, sous les ordres de Maurice Papon, préfet de police de l’époque.
Ces manifestants pacifiques et désarmés ont été matraqués, battus à mort, jetés dans la Seine. Leur mort à été niée, dissimulée ; elle n’est toujours pas reconnue. C’est pourquoi Mémorial 98 se joint à l’appel unitaire ci-dessous et appelle aussi à participer aux manifestations qui se dérouleront dans de nombreuses villes.( voir liste sur http://www.17octobre61.org/ )
Nous rappelons que Papon a toujours bénéficié d'une clémence exceptionnelle puisqu'il a échappé à la justice de 1981 à 1997 malgré la révélation en 1981 de son rôle dans la déportation des Juifs de Bordeaux. De plus il n'a jamais été jugé pour les massacres d'octobre 1961 et de Charonne. Il a été libéré de prison sur la base d'une "expertise " de médecins complaisants mandatés par la justice. Ces experts l'ont déclaré "grabataire" et ont estimé que le « pronostic vital » du prisonnier était posé.Cette expertise a permis à Papon-le-grabataire de sortir seul et à pied de la prison, de rentrer sans encombre chez lui septembre 2002 puis et d’y vivre tranquillement jusqu’en Février 2007.
Son procès s'est terminé en Avril 1998, symboliquement au moment même au moment même où dans 5 régions la droite faisait alliance avec le Front National.
« Il y a cinquante ans, le préfet de Police de la Seine, Maurice Papon, avec l'accord du gouvernement, imposa un couvre-feu visant exclusivement tous les Français musulmans d'Algérie.
Ce couvre-feu raciste entraîna une réaction pacifique des Algériens, sous la forme d'une manifestation dans les rues de Paris. Au soir du mardi 17 octobre 1961, ils furent près de trente mille, hommes, femmes et enfants, à défiler pacifiquement sur les grandes artères de la capitale pour revendiquer le droit à l'égalité et défendre l'indépendance de l'Algérie.
La répression policière de ces protestations non-violentes est une des pages les plus sombres de notre histoire. Longtemps dissimulée à l'opinion et désormais établie par les historiens, elle fut féroce : onze mille arrestations, des dizaines d'assassinats, dont de nombreux manifestants noyés dans la Seine, tués par balles, frappés à mort.
Le temps est venu d'une reconnaissance officielle de cette tragédie dont la mémoire est aussi bien française qu'algérienne. Les victimes oubliées du 17 octobre 1961 travaillaient, habitaient et vivaient en France. Nous leur devons cette justice élémentaire, celle du souvenir.
«Reconnaître les crimes du 17 octobre 1961, c'est aussi ouvrir les pages d'une histoire apaisée entre les deux rives de la Méditerranée. En 2012, l'Algérie fêtera cinquante ans d'une indépendance qui fut aussi une déchirure française. À l'orée de cette commémoration, seule la vérité est gage de réconciliation.
«Ni vengeance, ni repentance, mais justice de la vérité et réconciliation des peuples: c'est ainsi que nous construirons une nouvelle fraternité franco-algérienne.
Paris – Manifestation « Non au G20 du SILENCE » Place de la République à 14h30 le 15 Octobre
Appel à une manifestation le samedi 15 octobre 14h30 Place de la République à Paris pour interpeller les chefs d’Etats du prochain G20 qui se réunissent les 3 et 4 novembre à Cannes
Le peuple syrien, qui a soif de liberté, affronte depuis plus de 8 mois une répression sanglante de la part du régime en place.
Les morts, les blessés, les victimes de tortures, les disparitions, les arrestations se comptent par milliers et le bilan s’alourdit chaque jour.
Les pays qui s’opposent à ce que le Conseil de Sécurité des Nations unies saisisse la Cour pénale internationale pour enquêter sur les exactions perpétrées en Syrie pourraient être considérés, de fait, comme complices des crimes commis.
Le G20, en tant qu’espace de dialogue international privilégié, ne saurait rester silencieux lorsque la communauté internationale est confrontée, comme en Syrie, à une situation de violation massive des droits de l’homme à laquelle elle doit réagir de toute urgence.
Les membres du G20 doivent condamner publiquement les crimes contre l’humanité perpétrés en Syrie et assurer leur soutien au peuple syrien réprimé.
Le prochain G20 en a le pouvoir et la responsabilité.
Manifestation
Samedi 15 octobre 14 h.30
De le République à la Bastille.
Le Collectif Urgence Solidarité Syrie – Comité de la déclaration de Damas – Collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie – Souria Houria – Les jeunes de la révolution syrienne 2011 – Mouvement pacifique syrien – Pour une Syrie libre -Mouvement de Solidarité avec le Peuple Syrien -Coordination des Kurdes de Syrie en France - Parti Yekiti Kurdi-Hebon - Association des amis de Samir Kassir – Rassemblement pour la démocratie au Liban – ATMF – PS – PC – PG – EE les Verts – La Gauche Unitaire – MRAP – ACAT-France – FEMED – LDH – FIDH – REMDH – Amnesty France – Syndicat de la Magistrature -Ligue de l’Enseignement – FSU – SNESUP - FSU – CGT IdF- UNEF – SNES FSU – CFDT- Mémorial 98