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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations, pour toute question :

memorial98@protonmail.com

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 16:33
La cour d'appel d'Athènes a acquitté le 28 Mars le négationniste Plevris, suivant en  cela le réquisitoire du procureur, .
Plevris,avocat et militant néonazi autoproclamé, avait été condamné en Décembre 2007 en première instance à 14 mois de prison pour un brûlot antisémite intitulé "Les Juifs, toute la vérité"  (voir notre article de l'époque Grèce: première condamnation d'un néo-nazi )..
Il avait été reconnu coupable "d'injure raciale" et "incitation à la haine et à la violence raciale" pour son livre. Il avait aussitôt fait appel.
La cour d'appel a acquitté à l'unanimité son auteur de l'accusation d'injure raciale et à une majorité de quatre juges sur cinq pour « incitation ».
"A entendre le procureur, il s'agit d'un livre à contenu historique", a déclaré le président du Conseil des Juifs de Grèce( KIS)
Le KIS va se pourvoir devant la Cour suprême pour demander la cassation du verdict, a-t-il ajouté.
Quelques citations  montrent la nature de l’ouvrage en question :
“L’histoire de l’humanité imputera à Adolf Hitler ceci: il n’a pas débarrassé, alors même qu’il le pouvait, l’Europe des Juifs.” Plevris reproche à Hitler de ne pas avoir utilisé les armes chimiques dont il disposait.
"En 1945 la Race Blanche a subi la plus grande défaite de son histoire. Le combat épique de l'Allemagne hitlérienne pour imposer la domination aryenne s'est terminé sans victoire."

"Dieu merci, il ne reste même plus 1.500 juifs à Salonique..." en référence à l'extermination de 50000 Juifs de cette ville.

Pendant et après le premier procès, l’extrême droite s’est attaquée  à Panayote Dimitras, porte-parole de l'ONG de défense des minorités Greek Helsinki Monitor (GHM), qui  a témoigné à titre de témoin de l’accusation.
Dimitras et d'autres employés de GHM, ainsi que des militants juifs qui ont témoigné contre Plevris, ont eu droit à des insultes, des menaces et des attaques racistes sur Internet et dans la presse d'extrême droite.

Par exemple, après que Dimitras eut livré son témoignage, le 4 décembre 2007, un journaliste de la chaîne grecque de télévision d'État NET l’a qualifié de « salaud » et tenté de l'agresser devant le tribunal. Le juge qui présidait l'audience n’a pas réagi.

Un groupe de jeunes d'extrême droite a affiché un clip vidéo de l'agression sur le site YouTube. Sous la vidéo, on a affiché des insultes et des menaces de mort, ainsi que des messages antisémites.

« Le but visé par ces attaques et ces menaces contre les défenseurs des droits de la personne est de nous dissuader de travailler à faire cesser la discrimination en Grèce. Ces crimes ne doivent pas rester impunis », dit Dimitras.

Plevris a entrepris une série de démarches judiciaires contre des représentants de GHM et le Conseil central des Communautés juives de Grèce (KIS). Il affirme qu'ils le diffamaient dans leurs plaintes, et il réclame des réparations. 
D'après le GHM, depuis la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement grec ne reconnaît pas officiellement les minorités non grecques à l'intérieur de ses frontières, à l'exception des musulmans.
 Suite à ces menaces l’Observatoire de la protection des défenseurs des droits de la personne, programme conjoint de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMT) et le réseau Euro-Méditerranéen des droits de l'Homme ont apporté leur soutien à Dimitras.
Ces organisations ont alerté l’Union Européenne sur la dégradation des conditions de travail des militants des droits de l'Homme en Grèce et sur le climat de tension auquel ils doivent faire face.
 Elles ont réitéré leur appui total et inconditionnel aux militants qui luttent contre le racisme et l'antisémitisme.
Cet appui sera précieux pour la nouvelle étape du combat contre les néos-nazis grec.
Notre total soutien lui est acquis.

MEMORIAL 98



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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 18:16



Eric Besson a prétendu que ce film déformait la réalité. Le jugement ci-dessous montre le contraire.
 Nous avions déjà évoqué le cas d’André Barthélemy, membre d’une instance officielle (voir nos articles Sans papiers: le soutien criminalisé  "Welcome": Besson enrage et calomnie.  ).
André Barthélemy, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme et président de l'ONG lyonnaise Agir ensemble pour les droits de l'homme (AEDH) a été condamné, jeudi 19 mars, à 1 500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir protesté contre l'expulsion de deux Congolais. Alerté par les cris de deux passagers sans-papiers reconduits et escortés à bord d'un vol Air France Paris-Brazaville en avril 2008, M. Barthélemy aurait, selon la police, protesté contre les conditions de cette reconduite, incitant les autres passagers à la révolte. Les magistrats l'ont reconnu coupable de "provocation directe à la rébellion" et "d'entrave volontaire à la navigation".
Un autre cas ci-dessous montre que les termes de « rafles » et de « traque »  rendent compte de la réalité.
Il est à noter que cette personne a été renvoyée vers la France car les autorités congolaises déclarent qu’il n’est pas originaire de ce pays
Un père de famille vivant en France depuis neuf ans a été expulsé samedi 21 mars, dans la matinée vers Kinshasa (République démocratique du Congo), deux jours après son interpellation à l'hôpital de Lagny (Seine-et-Marne), annonce le  Réseau Education sans Frontière (RESF).
Interpellé mercredi 18 Mars, ce "ressortissant angolais" d'une quarantaine d'années "se trouvait aux urgences à l'hôpital de Lagny", où sa fille avait été admise dans la soirée après avoir été blessée par sa mère, placée en garde à vue. Il a été conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne).

Donc  attendant de participer aux prochaines mobilisations, allez voir « Welcome » et dites nous ce que nous ce que vous en avez pensé.

MEMORIAL 98
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 22:31
Le film "Welcome" de Philippe Lioret jette un pavé dans la mare en décrivant, à travers une fiction forte et émouvante, la situation des sans-papiers de Calais.
Le ministre de l'Identité Nationale et de l'Immigration et ci-devant socialiste, Eric Besson, a cru bon de mettre en cause le film et son réalisateur qui aurait comparé le sort de ces « clandestins » et celui des Juifs pendant la guerre. L'accusation est grave mais fausse.
Lioret a évoqué lors d'une interview les sentiments de ceux qui aident des immigrés en difficulté et sont menacés comme ont pu l'être ceux qui cachaient des Juifs.
Nous sommes particulièrement vigilants à propos des assimilations abusives concernant la Shoah et n'hésitons pas à critiquer de  telles dérives (voir dans notre article précédent: Europe: contre l'enfermement des étrangers:« Nous soutenons donc les initiatives du collectif européen des associations et du réseau éducation sans frontières (RESF) Nous tenons néanmoins à marquer notre désaccord avec une des formules de l'appel qui parle de "logique concentrationnaire". Ce terme est déplacé et hors de propos. La" logique concentrationnaire" a acquis une signification précise, en rapport avec des génocides dont la Shoah. Il n'y a aucune justification à cet écarts de langage et nous le faisons savoir aux organisateurs qui ont rédigé le texte... »)

Mais il est par contre légitime d'alerter à propos de la criminalisation croissante de ceux qui viennent en aide bénévolement à des sans-papiers (voir notre article Sans papiers: soutien criminalisé ? ). Toute la presse a rapporté le cas de la personne de Béthune placée en garde à vue et menacée pour avoir rechargé les téléphones portables de ceux qui n'ont pas de prise à leur disposition. Il est aussi légitime et nécessaire d'évoquer les « rafles » actuelles, correspondant aux objectifs chiffrés de sans-papiers à arrêter et expulser. Il est légitime et nécessaire de décrire la « chasse au faciès » qui contribue à ces arrestations.
Le  zèle courtisan de Besson s'explique sans doute par le caractère emblématique pour la Sarkozie de la situation à Calais. En 2002, alors  qu'il était ministre de l'Intérieur, Sarkozy avait érigé en symbole de sa « poigne » la fermeture  du centre tout proche de la Croix-Rouge à Sangatte. La conséquence en est que les sans-papiers n'ont plus aucun abri, dorment dehors ou dans des abris de fortune et survivent grâce à l'aide de militants associatifs.
Mais puisque Besson se mobilise contre les comparaisons abusives, il devrait commencer par mettre en cause Monsieur et Madame Sarkozy.
C'est N. Sarkozy lui-même qui, pour défendre la « dépénalisation du droit des affaires », recourrait le 30 août 2007 devant l'Université d'été du  Medef à la formule suivante, très applaudie par l'assitance patronale(voir notre article Sarkozy: nouveau dérapage sur Vichy) :
« A quoi sert-il d'expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme ?... »
 
Six mois plus tard, Interrogée par l'Express du 13 Février 2008 sur la plainte déposée par N.Sarkozy contre le site Internet du Nouvel Obs - Mme Bruni Sarkozy déclarait quant à elle: «  La plainte justifiée de mon mari n'est pas contre un organe de presse, bien sûr, mais contre les "nouveaux moyens de désinformation"... A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de Juifs?... » (voir notre article Mme Sarkozy Bruni dérape à propos des Juifs et de la Shoah. )

Mais gageons que le titulaire du ministère de l'Identité Nationale, dont la dénomination même fût imaginée par Patrick Buisson, conseiller d'extrême-droite de Sarkozy, pour attirer l'électorat de Le Pen(voir notre article France-Tunisie: la manipulation sarkozyste décryptée ), ne se permettra pas une telle insolence.

MEMORIAL 98
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:10
Le spectacle et les débats qui l'accompagnent présentent, à partir du cas congolais, une réflexion sur la violence post-coloniale, ses origines, la manière d'en témoigner et de la représenter.
Mémorial 98


Dans le cadre du cycle

AFRIQUE : VIOLENCE EXTRÊME EN HÉRITAGE

Confluences et Mabel Octobre présentent


LA FOLIE DE JANUS
Du 10 au 22 mars 2009
Du mardi au samedi à 20h30
le dimanche à 17h


De Sylvie DYCLO-POMOS (in Ecritures dʼAfrique, Paris, Cultures France Editions, 2007)
Mise en scène JUDITH DEPAULE
Vidéo et programmation OLIVIER HEINRY, THOMAS PACHOUD
Lumières BRUNEL VIVIEN MAKOUMBOU
Création son PHILIP GRIFFITH
Costume et jeu LUDOVIC LOUPPÉ


Durant la guerre civile de 98 du Congo, Zatou quitte Brazzaville, se réfugie dans la forêt du Pool, puis dans un camp du HCR en RDC. Suite à lʼappel de son gouvernement, il accoste en mai 99 avec ses congénères au Beach de Brazzaville. Il se remémore ses années en forêt et les exactions dont a été victime sa famille.
Mais les rapatriés sont triés, certains sont conduits vers des destinations inconnues…

Les spectacles seront suivis de débats du mardi au vendredi et précédés dʼune projection les samedis
(Liste susceptible de modifications, consulter le site de Confluences)

10.03 « Le viol, arme de guerre »
Bolya, écrivain congolais, auteur de La Profanation des vagins (éd. Le Serpent à plumes)
Wassyla Tamzali, avocate, ex-directrice du droit des femmes à lʼUnesco, auteur du rapport de lʼONU sur le viol
comme arme de guerre

11.03 « L'affaire des disparus du Beach »
Patrick Baudouin, avocat des parties civiles dans lʼaffaire du Beach, président dʼhonneur de la Fédération Internationale
des Droits de lʼHomme
Olivier Bidounga, chargé de l’affaire des disparus du Beach à la Fédération des Congolais de la diaspora.
Julien Bissila, metteur en scène, auteur de «Crabe rouge»
Benjamin Toungamani, président de la PCCI, Plate-forme congolaise contre la corruption et lʼimpunité
Benjamin Moutsila, président de la Fédération des Congolais de la diaspora

12.03 « Les conflits post-coloniaux »
Jean-Pierre Dozon, anthropologue, directeur dʼétudes à lʼEHESS, auteur deLʼAfrique à Dieu et à Diable (éd. Ellipses)
Gilles Manceron, vice président de la LDH, historien de la colonisation, rédacteur en chef de la revue Hommes et Libertés
Patrice Yengo, anthropologue à lʼEHESS, auteur de La guerre civile au Congo 1993-2002 (éd. Karthala)

13.03 « Le traumatisme de guerre »
Sibel Agrali , Directrice du centre de soins de l’association Primo Levi, soins et soutien aux personnes victimes
de la torture et de la violence politique
Marie-Odile Godard, psychanalyste, auteur de Rêves et traumatismes ou la longue nuit des rescapés (éd. Érès)

14.03  projection à 18h
"Côte dʼIvoire, poudrière identitaire" un film de Benoît Fcheuer

17.03 « Témoigner de la guerre »
Henrik Lindell, journaliste à Témoignage Chrétien
Jean-Pierre Tuquoi, journaliste au Monde

18.03 « Les enfants soldats »
Jean-Etienne de Linares, secrétaire général de lʼACAT, Action des Chrétiens pour lʼAbolition de la Torture
Lionel Quille, responsable de la commission "enfants" d'Amnesty International

19.03 « Autres guerres, autres témoins »
Souâd Belhaddad, écrivain, coauteur de SurVivantes, Rwanda- Histoire d’un génocide (éd. de LʼAube)
Catherine Choquet, Ligue des Droits de lʼHomme

20.03 « Lʼinfluence de la guerre chez les artistes congolais »
Alain Brossat, professeur de philosophie à lʼUniversité Paris VIII-Saint-Denis
Boris Ganga Bouetoumoussa, chorégraphe
Zu Lukaya, conteur et auteur
Dieudonné Niangouna, auteur et metteur en scène (en vidéo extrait des Inepties Volantes)
Marie-Agnès Sevestre, directrice du festival des Francophonies en Limousin

21.03 projection à 19h
"Contes cruels de la guerre" un film dʼIbéa Atondi et de Karim Miské

Réservations : resa@confluences.net - 01 40 24 16 46
Tarif unique : 10 euros - durée du spectacle : 1h

Dans le cadre du cycle, la Galerie Photo de Confluences présente:

PARTIS LES MAINS VIDES
Populations en fuite  au Kivu (République Démocratique du Congo)

photographies de PHILIP POUPIN

du 10 mars au 17 avril

Vernissage le 10 mars à 18h30

Avec le soutien de lʼAction des Chrétiens pour lʼAbolition de la Torture (ACAT), d’Amnesty International, de la Fédération Internationale des Droits de lʼHomme (FIDH), de la Ligue des Droits de lʼHomme (LDH), du Centre
Primo Levi, de Médecins du Monde

Pour toute information complémentaire :
Elise Herszkowicz 01.40.24.16.34 - elise@confluences.net

:: WWW.CONFLUENCES.NET :.:
Confluences 190 bd de Charonne 75020 Paris - M° Alexandre Dumas

:: RESERVATIONS POUR L'ENSEMBLE DE LA PROGRAMMATION ::
:: Par Téléphone: 01.40.24.16.46 :: Par e-mail: resa@confluences.net ::


MEMORIAL 98



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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:37

Non content de  s'en prendre aux sans-papiers, le pouvoir veut criminaliser ceux qui, individuellement ou dans le cadre associatif, leur apportent aide et soutien, comme le montrent les deux cas récents que nous citons.

C'est pourquoi nous appelons à signer l'appel de juristes et juges intitulé "Nous aussi..." (ci- dessous) qui proteste contre ces poursuites et revendique l'accueil de personnes démunies.

Mémorial 98 

 

Richard Moyon, un des responsables de RESF, a été  interpellé aujourd'hui  et amené  au poste de police  de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il informait les passagers du vol Paris-Casablanca de 12h55 des conditions de l'expulsion de Ammar Amedjar: celui-ci serait entravé, menotté, bâillonné. Le journal Libération a entendu l'interpellation de ce responsable du Réseau Education sans frontières via le téléphone portable de l'intéressé.

 

Richard Moyon a été arrêté en vue d'une «vérification d'identité», en compagnie d'un autre membre de RESF. C'est la première fois, selon RESF, que la police répond ainsi à une information des passagers.Il a ensuite été libéré et sera convoqué devant la justice pour "distribution de tracts dans un lieu public".

 

Trois mois de prison avec sursis ont été requis le 19 Février par le Parquet de Bobigny contre André Barthélemy, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) et président d'Agir ensemble pour les droits de l'Homme (AEDH), une ONG basée à Lyon.

Il s'était indigné des conditions de reconduite de deux Congolais en avril 2008 à bord d'un vol Air France Paris-Brazzaville Il a revendiqué un «réflexe d'indignation» et de «solidarité active» de «quelqu'un qui voit des gens souffrir»

 

André Barthélemy, 72 ans, et un autre passager du même vol ont comparu, pour «provocation directe à la rébellion» et «entrave volontaire à la navigation ou la circulation d'un aéronef», un délit passible de 5 ans de prison et 18.000 euros d'amende. Selon la police, il aurait crié «c'est inadmissible, une honte», «vous ne respectez pas les droits de l'homme», puis incité les passagers à la révolte. Le jugement sera rendu le 19 mars.


Le 16 avril 2008, les deux Congolais s'étaient opposés à leur reconduite à la frontière en criant que les liens les entravant leur faisaient mal et une grande partie des passagers s'étaient levés dans un mouvement d'humeur qualifié d'«émeute» par le procureur. Ils avaient été débarqués au bout d'une heure, ainsi que quatre passagers désignés par la police comme les fauteurs de trouble et placés en garde à vue. Seuls trois étaient poursuivis devant le tribunal.

 

Nous aussi....
  
Le 17 février dernier, un compagnon d'Emmaüs en situation irrégulière a été arrêté suite à une intervention des services de police dans les locaux de la communauté de la Pointe Rouge à Marseille.
Une telle arrestation va à l'encontre du principe d'accueil et de secours inconditionnel des personnes démunies quelle que soit leur situation.
Après avoir pris connaissance des investigations diligentées par la police au sein de la communauté d'Emmaüs de Marseille, nous, soussignés, reconnaissons avoir nous-mêmes priviligié l'accueil et le secours de personnes, fragilisées ou démunies, rencontrées à l'occasion de notre engagement professionnel, associatif ou militant, sans nous préoccuper au préalable de leur situation au regard de la loi.

Premiers signataires
Louis Bartolomei, Magistrat honoraire, ancien avocat général près la cour  d'appel de Lyon, Chevalier
 dans l'ordre national du mérite
Christian Bruschi, agrégé des facultés de droit, avocat au barreau de Marseille
Nicole Lorant, ancienne présidente de chambre de la cour administrative
d'appel de Lyon
François Berger, magistrat honoraire, ancien président de chambre au tribunal
de grande instance de Lyon
Christine Francou épouse Bartolomei, juge des enfants, vice présidente au tribunal de grande instance de Marseille


Pour signer cette pétition cliquez sur ce lien http://placeauxdroits.net/petition2/?petition=16


Contact  : nousaussi@placeauxdroits.net


MEMORIAL 98



 

 

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:02
 
« Il faut buter les terroristes jusque dans les chiottes ».
Cette formule de Poutine à l'égard des Tchétchènes symbolise la brutalité de la guerre qu'il a menée dans ce pays soumis par la Russie à une répression féroce.
 
Dans la campagne électorale en cours en Israël, plusieurs chefs de parti revendiquent une parenté politique avec le dirigeant russe.
 
 
C'est le cas d'Ehud Barak, dirigeant du parti travailliste et actuel ministre de la Défense. Dans sa campagne en direction de l'électorat russophone, très convoité et considéré comme particulièrement adepte de l'emploi de la force, il a explicitement revendiqué cette phrase de Poutine comme principe directeur. Des journaux russophones ont alors révélé que Poutine attribue lui-même l'origine de sa formule aux exploits passés de Barak. Celui-ci avait en 1972 pris le contrôle d'un avion détourné sur l'aéroport d'Entebbe et avait attaqué un des assaillants enfermé dans les toilettes.
 
Au-delà de l'anecdote,  se trouve mise en lumière l'inspiration d'une politique de riposte  que  les dirigeants israéliens eux-mêmes qualifient de « disproportionnée » à l'égard de la population de Gaza.
 
La proximité est encore plus forte du côté d'Avigdor Liebermann dirigeant d'extrême-droite du parti « Israël Béténou », lui-même russophone.
 
Sa campagne se fait notamment autour d'une agitation contre les Arabes israéliens, accusés de « manque de loyauté » et menacés de perdre leurs droits de citoyenneté. Cette campagne qui rencontre un succès important, particulièrement dans la jeunesse  pourrait propulser ce parti au troisième rang des formations du pays et conduire à un gouvernement très à droite.
 
D'autres signes inquiétants de radicalisation traversent la société israélienne, soumise à  une propagande intense, notamment de la part de courants fondamentalistes religieux.
 
Il a ainsi été révélé par la presse israélienne que les aumôniers militaires ont massivement diffusé auprès des soldats de l'opération de Gaza des documents justifiant les actes les plus meurtriers. Des tenants du courant fasciste qui se réclame du défunt Kahana entendent aller provoquer les Arabes israéliens jusque dans leurs principales municipalités.

Le risque est grand que les suites de la guerre conduisent à une politique encore plus agressive, dans une fuite en avant sans limites.

 MEMORIAL 98   

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 21:02

Face à la crise économique les vieux démons de la xénophobie ressurgissent et sont stimulés par les pouvoirs en place.

Ainsi en Grande-Bretagne des salariés de l'énergie se mettent en grève pour protester contre l'utilisation de travailleurs italiens et portugais.
Les grévistes ont rappelé au premier ministre  Gordon Brown sa promesse:  "UK jobs for British Workers" (des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques). Ce slogan, que revendique le British National Party (BNP) d'extrême droite, a souvent été utilisé par le premier ministre. Ce fut notamment le cas le 24 septembre 2007, à l'occasion du congrès du Parti travailliste, trois mois après qu'il eut remplacé Tony Blair à Downing Street. On se souvient qu' en France, le Parti Communiste avait lancé le funeste slogan "produisons français" vite détourné par le Front National en " Ppoduisons français avec des travailleurs français".
Dans notre pays c'est le nouveau ministre Eric Besson qui surenchérit. Celui qui déclare se sentir très bien au ministère de l'Identité nationale débute par un violent lapsus en évoquant à la radio".. une invasion... euh, une immigration de provenance d'Afrique et du Maghreb..."
Sa première mesure est ensuite l'éloge de la délation; selon une circulaire  de son ministère, les sans-papiers qui dénonceraient leur "passeur" obtiendraient ainsi une régularisation. Toutes les associations se dressent contre ce que la Cimade nomme "jouer  avec des symboles très dangereux".
Besson a contre-attaqué  devant la presse : "Les femmes battues qui portent plainte doivent-elles être accusées de délation ? Ces clandestins doivent-ils rester dans leurs caves pour ne pas qu'on les accuse de délation ?", s'est-il récrié.
Une comparaison que réfute Violaine Carrère, chargée d'études au Groupe d'étude et de soutien aux immigrés( Gisti). Selon elle, cet amalgame entre "femmes battues" et "clandestins" vise à attribuer à l'ensemble des immigrés illégaux le statut de "victimes" et "à remettre en cause le bien-fondé de leur présence sur le territoire européen". "Certes, les clandestins sont victimes de la pauvreté, de la politique des visas, mais pas toujours des gens qui les ont fait passer en Europe", souligne-t-elle.
En cas de condamnation effective des passeurs, précise la circulaire, le clandestin les ayant dénoncés pourrait obtenir une carte de résident de dix ans. "Qu'est-ce que cela signifie de faire dépendre de la condamnation d'un tiers l'obtention d'un titre de séjour ?, s'étonne Violaine Carrère. Cela n'a donc plus rien à voir avec les mérites de la personne, mais avec l'efficacité des services de police..."

Dans ce contexte, il est nécessaire une fois de plus de mettre en oeuvre une protestation unitaire. Nous soutenons donc les initiatives du collectif européen des associations et du réseau éducation sans frontières (RESF) dont celle du Samedi 6 Février à Paris (ci-dessous).  Nous tenons néanmoins à marquer notre désaccord avec une des formules de l'appel qui parle de "logique concentrationnaire". Ce terme est déplacé et hors de propos. La" logique concentrationnaire" a acquis une signification précise, en rapport avec des génocides dont la Shoah. Il n'y a aucune justification à cet écartsde langage et nous le faisons savoir aux organisateurs qui ont rédigé le texte.

MEMORIAL 98



Rassemblement et conférence de presse le samedi 7 février à 15 h Métro Chatelet
A proximité du centre de rétention de Paris - Cité

Contre l'enfermement des étrangers et la remise en cause des droits fondamentaux en France et en Europe
• Partout en Europe et de plus en plus souvent aux frontières de l’Europe, une logique concentrationnaire se
développe pour empêcher ou freiner la circulation de ceux des migrants qui viennent chercher sur ce continent
un refuge ou un avenir meilleur : les moyens pour prendre en charge ces migrants, parmi lesquels figurent de
nombreuses familles avec enfants, et leur venir en aide sont diminués ou supprimés ; dans les zones d’attente,
les quelques centaines de mineurs qui arrivent chaque année sont traités avec la même dureté que les adultes…
L’adoption de la « Directive de la honte » le 18 juin 2008 fait craindre que la logique d’harmonisation par le bas qui est trop souvent celle de l’Union européenne aboutisse partout à l’allongement des temps de rétention et à l’amoindrissement des possibilités de recours.
• En France le ministère de l’immigration se glorifie d’avoir arraché à leur vie dans ce pays près de 30 000 étrangers pour les reconduire aux frontières de la métropole et autant aux frontières de l'Outre-mer (principalement de Mayotte et de la Guyane). Il ne cesse de construire de nouvelles « prisons pour étrangers », dont certaines prévoient l’accueil des mères de famille et de leurs enfants. De fait, les enfants sont de plus en plus nombreux à passer par l’angoisse et le traumatisme de l’enfermement.
Sous prétexte de garantir l'accès à l'asile, le Règlement européen « Dublin 2 » empêche des milliers d'exilés de demander une protection dans l'UE, multipliant les « entonnoirs » et toutes sortes de camps notamment en Grèce, en Italie, en Europe orientale et dans le nord-ouest de la France, et condamnant ces exilés à des errances sans fin.
Pire, un décret fait de la défense des étrangers un marché : Il met en cause, par un appel d’offres, l’exercice des droits fondamentaux des étrangers, en réduisant de fait les possibilités d’action des associations qui assuraient jusqu’à présent l’information et la défense des retenus dans les centres de rétention, et en remettant en cause la possibilité d’un regard d’ensemble de la société civile sur ce qui se passe à l’intérieur.
Pourtant ces étrangers ont été privés du droit au séjour, arrêtés suite à un contrôle d’identité ou routier, interpellés au guichet d’une préfecture, appréhendés sur leur lieu de travail ou à leur domicile, qu’ils aient vécu un an ou quinze ans en France. Privés de liberté, séparés de leurs famille, leurs études interrompues pour les plus jeunes, ils partiront avec une valise et quelques euros en poche, séparés au mépris de toute humanité de leurs amis et relations et surtout de leurs proches qui survivront comme ils pourront…Nous ne pouvons accepter cette logique répressive qui multiplie les atteintes aux droits que la France et l’Europe se devraient de faire respecter au nom des conventions internationales qu’elles ont ratifiées, qu’il s’agisse de la liberté d’aller et venir, du droit à la protection contre les persécutions, du droit à la vie privée et familiale, du droit
à la santé ou des droit des enfants.

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 23:36
 
Memorial 98 se joint à l'appel au rassemblement le Dimanche 1er Février à 15H sur le parvis de Beaubourg, en solidarité avec la  manifestation de Moscou qui se tiendra au même moment (voir ci-dessous).
En plus des assassinats commis en Russie, le pouvoir de Poutine fait aussi tuer des opposants dans leur pays d'exil, comme  lors de  l'empoisonnement d'Alexandre Ltvinenko à Londres en Novembre 2006.
Six agents du dictateur et représentant tchétchène de Poutine, Kadyrov, viennent d'être arrêtés en Autriche  Leur interpellation intervient dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'Oumar Israïlov, un réfugié tchétchène de 27 ans qui avait porté plainte en 2006 contre le pouvoir russe devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour torture. Il a été abattu de trois balles en pleine rue par deux inconnus près de son domicile à Vienne le 13 janvier dernier.


MEMORIAL 98

 

Assassinats politiques en Russie : Assez !" : Rassemblement le dimanche 1er février à 15h00 sur le parvis de Beaubourg à Paris

Tristesse et colère :  ceux qui défendent les droits et les libertés chaque jour un peu plus menacés en Russie sont sous le choc après l'assassinat, lundi 19 janvier de l'avocat Stanislav Markelov et de la jeune journaliste Anastassia Babourova qui l'accompagnait.
Ces assassinats sont les deux derniers d'une liste  de meurtres et d'agressions de toute sorte. Ces derniers mois les agressions se sont  multipliées en Russie et dans d'autres pays d'Europe. Protester ou exprimer son désaccord avec la politique de Poutine devient une prise de risque pour sa propre vie. 
Stanislav Markelov était un des rares avocats défendant les militants des mouvements sociaux, des syndicats et plus généralement des droits de l'Homme en Fédération de Russie. Il ne plaidait non seulement à Moscou mais aussi dans toute la Russie, notamment dans le Caucase et même en Biélorussie, ou à Strasbourg devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Avocat engagé et homme de gauche, il prenait également part aux forums sociaux qu'ils soient russes ou européens. Ses activités dérangeaient beaucoup de personnes. Il avait défendu Anna Politkovskaïa, les victimes du Nord-Ost, celles d'un tabassage policier en Bachkirie. Plus récemment, il défendait un jeune tchétchène accusant Ramzan Kadyrov (Président de la Tchétchénie) d'enlèvement et de torture, le journaliste de Khimki, Mikhaïl Beketov, passé à tabac pour avoir dénoncé l'administration locale, la cause des ouvriers de la papeterie de Vyborg dans leur tentative d'autogestion, des militants antifascistes accusés injustement d'actes terroristes, des habitants de foyers menacés d'expulsion... Stanislav avait été violemment agressé dans le métro de Moscou en 2004. Suite à des dernières menaces reçues  par SMS, beaucoup font le lien entre son assassinat, lundi 19 janvier en plein centre de Moscou, et la libération le 15 janvier,  du colonel Boudanov, incarcéré en 2003 pour une peine de 10 ans suite au meurtre de la jeune Tchétchène Elza Koungaieva.
En effet l'avocat sortait d'une conférence de presse où il disait son indignation et sa volonté de poursuivre ce haut militaire accusé d'avoir étranglé de ces propres mains cette jeune femme lors d'un interrogatoire. Il avait l'intention de faire appel devant la Haute Cour de Justice.
Anastassia Babourova était journaliste à Novaïa Gazeta et avait le courage de  se saisir du sujet de la Tchétchénie, comme l'avait fait auparavant Anna Politkovskaïa, 
assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.

 
Elle était présente  lors du dernier Forum Social Européen de Malmö. Elle est décédée à l'hôpital quelques heures après l'assassinat de Stanislav. C'est en voulant rattraper le meurtrier qu'elle a été abattue.
Nous vous appelons à un rassemblement de solidarité et de recueillement en hommage à Stanislav Markelov et Anastassia Babourova.
 
A l'initiative de : Convoi Syndical, Fédération Internationale des Ligues des  droits de l'Homme (FIDH), Ligue des  droits de l'Homme (LDH France), Assemblée Européenne des Citoyens, CEDETIM, Comité Tchétchénie.


MEMORIAL 98

 

 

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 08:53

Face à la décision du pape réintégrant les intégristes et un evêque négationniste (voir notre article Benoît XVI et son évêque négationniste ) la protestation s'étend.
 Plusieurs cardinaux et evêques l'ont condamnée publiquement et de nombreuses déclarations de dégoût et de honte se font jour.
Seul le cardinal Vingt-Trois, pourtant successeur de Lustiger à Paris a volé au secours de Benoît XVI en déclarant:
"Ce n'est pas parce que certains evêques (Williamson)  se permettent de dire des âneries que cela peut remettre en cause la décision du Pape et jeter l'opprobre sur l'ensemble des catholiques, et remettre en cause la volonté de faire acte de miséricorde envers les schismatiques de la Fraternité Saint Pie X;
Alors oui, je comprends qu'un certain nombre de catholiques puisse avoir une arête dans la gorge qui aura du mal à passer ... mais, que je sache, une arête n'a jamais empêché personne de respirer !..."

Nous publions ci-dessous  la pétition lancée par l’hebdomadaire La Vie : http://www.lavie.fr/l-hebdo/une/article/0938-pas-de-negationnistes-dans-leglise/retour/11/hash/e9e3398696.html. Elle rappelle la révolte de catholiques polonais contre le soutien de leur hiérarchie au prêtre antisémite de Radio Marya ( Pologne : protestation catholique contre l’antisémitisme.)

L’appel des intellectuels catholiques

« Je crois que les chambres à gaz n’ont pas existé ». Cet infâme credo qui n’a rien voir avec le christianisme, nous l’avons entendu jeudi 22 janvier dans la bouche de Mgr Richard Williamson, l’un des quatre évêques intégristes ordonnés en 1988 par Mgr Lefebvre. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise : depuis des années, ce prélat multipliait les déclarations provocatrices.

Or, la levée deux jours après des excommunications frappant les lefebvristes a créé une tragique ambiguïté, laissant à penser que Rome réhabilitait le négationnisme ou du moins le considérait comme une opinion licite voire innocente.

Cette ambiguïté est tout simplement insupportable.

Insupportable, parce que derrière le masque du négationnisme, on découvre le visage du plus hideux antisémitisme.

Insupportable, parce que depuis un demi-siècle, de Jean XXIII à Benoît XVI, l’Eglise a entrepris une longue démarche de repentance à propos de l’antijudaïsme. Elle n’a cessé de chercher la rencontre et la réconciliation avec ceux que Jean Paul II appelait « nos frères aînés ». Ce faisant, elle a retrouvé ses racines : Jésus, Marie, les disciples étaient juifs.

Nous, signataires de cet appel, considérons donc les propos de Mgr Williamson comme une atteinte personnelle à notre foi chrétienne.

Nous estimons que cet évêque ne saurait trouver sa place dans l’Eglise, sans repentir sincère et explicite de sa part.

Nous demandons au pape de condamner clairement les propos de Mgr Williamson. C’est à nos yeux, désormais, le seul moyen de réparer les dommages que cette situation fait connaître à l’Eglise elle-même.

MEMORIAL 98
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 23:05

La réconciliation avec les intégristes.

 
 
L'un des quatre évêques intégristes que Benoît XVI se prépare à réintégrer dans l'Eglise officielle, Richard Williamson, nie l'existence des chambres à gaz et le massacre de millions de Juifs par les nazis, dans un entretien diffusé par la télévision suédoise SVT.
 
Il avait été ordonné évêque par l'évêque intégriste Marcel Lefebvre en 1988, provoquant excommunication de ce dernier ainsi que celle des autres évêques "schismatiques »
 
 
"Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz... Il y a certainement eu une grande exploitation (de ces faits). L'Allemagne a payé des milliards et des milliards de deutschemarks et à présent d'euros parce que les Allemands souffrent d'un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés", a-t-il déclaré, au cours de cet entretien diffusé en différé mercredi soir.
Il reprend ainsi tous les poncifs négationnistes, tels que les exprime par exemple Faurisson.
 
 
Cette mouvance catholique intégriste est porteuse d'un antisémitisme profondément enraciné dans la tradition de l'Eglise d'avant le concile Vatican II (voir notre article précédent Benoît XVI appuye les intégristes antisémites en France )  
 
Depuis qu'il est pape, Benoît XVI s'est tourné vers la réunification avec ces intégristes ; il avait déjà , en septembre 2007,  promulgué un « Motu Proprio » permettant de nouveau l'usage de la messe en latin et des ses formulations antisémites. Ce geste représentait un encouragement sur le chemin du retour des intégristes  à Rome, qui est aujourd'hui achevé.
 
Benoît XVI s'attache aussi à faire béatifier (déclarer comme saint) son prédécesseur Pie XII malgré l'attitude de ce dernier face au nazisme. Ce pape n'a jamais mis en cause publiquement les persécutions contre les Juifs.
 
 
Dans ce climat, les rabbins italiens accusent le pape Benoît XVI de remettre en cause cinquante ans de dialogue entre le judaïsme et l'Eglise catholique.
Ils ont d'ailleurs décidé de ne pas participer cette année à la traditionnelle journée de réflexion judéo-chrétienne, le 17 janvier.
Les rabbins italiens ont pris leur décision après la réapparition de la prière pour la conversion des Juifs dans la messe en latin "réhabilitée" du Vendredi saint de la Pâques catholique.
En outre, écrivent les rabbins "les plus récentes prises de position du pape sur le dialogue, considéré comme inutile puisqu'il convient de témoigner en toutes circonstances de la supériorité de la foi chrétienne" conduisent "à annuler les 50 dernières années de l'histoire de l'Eglise". Dans la préface d'un livre qui vient d'être publié en Italie ("Pourquoi nous devons nous dire chrétiens" de Marcello Pera), Benoît XVI a en effet estimé qu'un dialogue entre religions "au sens strict" est impossible.
 
Concernant Benoît XVI certains de nos lecteurs ont considéré que la formule contenue dans un de nos précédents articles: "... A la mort du précédent pape, Jean Paul II, la haute hiérarchie de l'Eglise a fait le choix d'un pape déterminé à mener le combat du retour vers la tradition autoritaire du catholicisme. Elle n'a pas hésité pour cela à élire celui des cardinaux qui avait été membre des Jeunesses hitlériennes" constituait une accusation gratuite contre le pape, contraint de rejoindre les jeunesses hitlériennes.
Or dans cette formulation ce n'est pas Ratzinger qui est mis en cause mais ceux qui l'ont élu et qui n'ont pas reculé devant un choix symbolique.
De plus, alors que le futur pape est ordonné prêtre en Allemagne en 1951, six ans après la fin de la guerre et de la Shoah, il ne fait aucune allusion à cet événement dans sa réflexion religieuse et ses écrits en vue de la prêtrise.
Son acharnement à béatifier Pie XII, sa proximité avec les courants catholiques intégristes, au point d'exiger lors de son récent déplacement à Paris des vêtements et objets liturgiques provenant de l'abbaye du Barroux dirigée par des prêtres d'extrême-droite, indiquent pour le moins le retour de vieux fantômes.

MEMORIAL 98 


 


 

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