L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.
Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.
Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes
(Arménie, Rwanda, Shoah ...)
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Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations, pour toute question :
Appel unitaire, dont Memorial 98 est signataire, pour un rassemblement vendredi 1er mai de 9h30 à 11h au Pont du Carrousel à Paris. Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram était assassiné, jeté dans la Seine par des militants d’extrême droite sortis d’un défilé...
Combattant-es du Ghetto. Mordehai Anilewicz en était le dirigeant
C'est au génocide des Tutsi au Rwanda que revient le triste privilège d'ouvrir les commémorations du mois d'avril, au cours duquel est honorée la mémoire des victimes de trois génocides...
C'est le 11 avril 1961 que ce procès historique s'ouvrit à Jérusalem, quelques jours avant le dix-huitième anniversaire de la révolte du Ghetto de Varsovie , qui débuta le 19 avril 1943 et symbolise le massacre génocidaire des Juifs d'Europe durant la...
Avec le collectif CLARA - Collectif de lutte antifasciste contre le racisme et l’antisémitisme- soutenu par Memorial 98, mobilisons nous contre le racisme et en soutien à Bally Bagayoko.
Communiqué commun co-signé avec FSU, LDH, MRAP, SOS Racisme, Union...
Des centaines de candidat-es RN & Reconquête diffusent des contenus racistes et antisémites
Pas d'abstention Élections municipales : les fascistes ne doivent rien gagner ! Les élections municipales approchent. L'extrême-droite y est très présente et semble...
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Après le succès de sa journée d’action et de sensibilisation aux génocides et à leur négation, qui s’est tenue le dimanche 27 avril 2008 sur le parvis de Notre-Dame à Paris, le Collectif VAN annonce la deuxième étape de son opération « Les génocides vous regardent - Arméniens, Juifs, Tutsis, Darfouris : un mur contre le déni ».
L'antenne du Collectif VAN en Arménie [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme], composée de jeunes militants actifs et concernés par les questions des génocides et du négationnisme, organise une exposition informative à Erevan, capitale de l'Arménie du 7 au 10 juin.
Cette action, première de ce type en Arménie, est déclinée sur le principe de l’exposition parisienne menée par le Collectif VAN le 27 avril 2008 et à laquelle notre association Mémorial 98 a participé (voir notre article précédentContre les génocides:27 Avril à Paris) Elle se propose d’apporter au public d’Arménie, des éléments d’information sur quatre génocides et leur négation : quatre grandes affiches traiteront du génocide arménien de 1915, de la Shoah, du génocide des Tutsis en 1994 au Rwanda et du génocide qui se déroule depuis 2003 au Soudan contre les populations darfouries.
L'antenne du Collectif VAN apportera également des éléments d’information concernant la négation de tous ces génocides et proposera une action participative. Ainsi, comme à Paris, « Un mur contre le déni » invitera les visiteurs à manifester leur vigilance en collant sur toute sa surface des stickers avec notamment les phrases suivantes : « Les génocides, ça me regarde », « Plus jamais ça », « Le négationnisme est la phase ultime d’un génocide », « Il n’y a pas d’avenir pour une humanité qui cautionne le génocide »,, « Le négationnisme, c’est l’anti-histoire », « Les négationnistes n’expriment pas une opinion : ils perpétuent le crime ».
« Les génocides vous regardent - Arméniens, Juifs, Tutsis, Darfouris : un mur contre le déni » : cette manifestation visant à tisser un lien de solidarité entre des peuples victimes de génocide, apparaît d’ores et déjà comme une grande première en Arménie.
Nous avons déjà alerté nos lecteurs sur le projet de directive européenne dirigé contre les étrangers notamment demandeurs d'asile (voir notre article précédent Europe: contre l'emprisonnement des réfugiés! ).
CONTRE LA DIRECTIVE DE LA HONTE : LA MOBILISATION DOIT SE POURSUIVRE
Le projet de directive retour, tel qu'il a été dernièrement modifié et adopté par les représentants des Etats membres le 22 mai, est encore plus alarmant que le texte amendé par le Parlement Européen en septembre dernier et contre lequel nous nous étions mobilisés.
Alors que les points suscitant notre inquiétude sur le premier projet subsistent, on note un durcissement du texte qui prévoit notamment: - un enfermement des étrangers pouvant atteindre dix-huit mois, pour le seul fait d'avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ; - la détention et l'éloignement des personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de torture,...) et des mineurs qu'ils soient ou non accompagnés, au mépris du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. La dernière version de ce texte permet la détention et l'expulsion forcée des mineurs isolés vers un pays tiers (autre que leur pays d'origine) où ils n'ont ni famille ni tuteur légal ; en outre, il n'est plus imposé aux Etats de fournir un titre de séjour aux personnes souffrant de maladies graves, - une systématisation de l'interdiction du territoire de l'Union Européenne pendant cinq ans pour les personnes expulsées, soit l'exclusion et la criminalisation de ces personnes ; - le renvoi des étrangers vers les pays par lesquels ils n'ont fait que transiter, sans qu'ils aient un lien avec ces pays.
Ce projet de directive doit maintenant être soumis au vote du Parlement européen le 18 juin prochain. Devant l'imminence de ce vote, il est important que la mobilisation se poursuive afin que ce projet de directive soit rejeté.
Une journée d'action européenne est prévue le 14 juin prochain Manifestation à Paris Carrefour de l'Odéon - 14 h Une campagne de lettres à envoyer aux députés européens sur le sitewww.directivedelahonte.org
Nous publions un appel européen visant à combattre de nouvelles règles qui feraient passer la possibilité de "retenir" des demandeurs d'asile et d'immigrés jusqu'à 18 mois, sans aucune garantie statutaire ou juridique. Nous soutenons cette mobilisation et vous demandons de signer la pétition européenne ci-dessous.
Rassemblement européen à Bruxelles 7 mai 2008 - place Schuman
Non à la directive de la honte ! Appel aux parlementaires européens
Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.
Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression. En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes. En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.
Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.
Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.
European organizations Migreurop-Anafé - Cimade - Gisti - LDH - Ligue des Droits de l'Homme Soutenu par... Association Primo Lévi (France) Fédération de l'Entraide Protestante Association Survie (France) (France) Attac France Fondation de l'Armée du Salut (France) Mouvement de la Paix (France) Pastorale des Migrants (France) Secours Catholique / Caritas France
Nous appelons à soutenir cette initiative et à signer la pétition
Chronique du racisme au pays de Hortefeux et de l'Identité Nationale.
Nous publions l'interview de Pierre-Damien Kitenge agent de sécurité au magasin Carrefour de Bercy
Interview de Pierre-Damien Kitenge par Mathieu Carbasse du site Actualités en temps réel (Nouvel Observateur) le samedi 3 mai 2008
Comment s'est passée l'altercation ? - C'était le samedi 26 avril aux environs de 13 heures. Je me trouve en arrière-caisse et un caissier fait appel à moi pour le contrôle d'un chèque comme à chaque fois qu'un client émet un chèque supérieur à 200 euros. Il s'agissait dans ce cas d'un paiement de 528 euros. Ces contrôles sont prévus par Carrefour pour s'assurer que les chèques ne sont pas impayés, et que les paiements sont bien assurés. Je me retrouve donc entre le client et le caissier qui me remet le chèque ainsi que les papiers d'identité du client. Soudain, celui-ci s'emporte : "Qu'est-ce que c'est que cette histoire ! Vous n'avez pas le droit de toucher mes papiers. Je vous connais, vous, les noirs. Vous êtes tous des sans-papiers, des trafiquants de papiers. Retournez dans votre pays. Et ne touchez pas mes papiers." Il me dit également que pour 500 euros, il n'est pas nécessaire de faire un contrôle d'identité. Je ne pers pas mon sang-froid et lui explique que 500 euros, c'est presque la moitié de mon salaire et je lui demande de me laisser faire mon travail. Alors qu'il me parle, il veut m'arracher par la force les papiers et le chèque que je tiens dans la main. Puis il sort une carte de visite sur laquelle on pouvait lire : Direction de cabinet, Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Et le client de tenter de m'intimider : "Vous ne savez pas qui je suis. Mais vous allez voir, vous allez vous retrouver au chômage avec toute votre famille. Vous pouvez faire une croix sur votre carrière." Je finis alors par appeler mon responsable, qui me demande de me taire. Je peux lire la crainte dans ses yeux. Il est intimidé par l'identité du client qui lui tend une nouvelle carte de visite. Mon responsable me somme de partir, en m'expliquant qu'il va régler le problème. Finalement, le client quitte le magasin sans que le contrôle du chèque ait été effectué. De mon côté, face au manque de soutien de mon responsable hiérarchique, je décide de porter plainte pour injures à caractère racial et diffamation.
Quelle a été alors la réaction de votre employeur ? de Carrefour ?
- Mon employeur [une société de sécurité, ndlr] m'a rapidement contacté pour que je retire ma plainte. Je lui ai répondu que je n'avais pas porté plainte au nom de Carrefour ou au nom de la société qui m'emploie mais en mon nom propre. De leur côté, ils m'ont expliqué que le monsieur leur aurait présenté des excuses. Mais ce n'est pas auprès de mon directeur qu'il fallait qu'il s'excuse. Ce n'est pas lui qui a été insulté. Et puis mon patron a essayé de me faire changer d'avis : "Je t'en prie Pierre, je ne cautionne pas [la plainte déposée, ndlr]. Nous sommes à Bercy, tu sais ce que cela représente(siège du Ministère de l'Economie)". Je lui ai expliqué que je ne retirerai ma plainte qu'à la condition que l'homme qui m'a insulté publiquement, s'excuse publiquement.
Avez-vous été surpris du manque de soutien de votre hiérarchie ?
- Oui, ça m'a vraiment étonné, surtout quand je lis dans les journaux qu'ils n'ont jamais fait pression sur moi pour que je retire ma plainte. Mais le plus triste dans tout ça, c'est le manque de courage des gens qui ont assisté à la scène : tous les témoins qui avaient annoncé qu'ils allaient témoigné se sont aujourd'hui rétractés. A croire que le mammouth a toujours plus de poids qu'une petite fourmi. On ne s'attaque pas à un mammouth, comme on dit.
L'interprétation la plus répandue des récents propos négationnistes de Le Pen dans le magazine "Bretons" consiste à les attribuer à la recherche d'un énième scandale destiné à refaire parler de lui.
Cette interprétation nous semble très partielle; elle ne correspond ni à la situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui Le Pen et le FN, ni d'ailleurs au média peu connu dans lequel ses propos sont initialement publiés.
En réalité, il s'agit d'une problématique plus vaste : à l'approche de sa retraite politique, Le Pen tente de justifier son échec personnel en l'attribuant à la puissance du « lobby juif ». En effet, le chef du FN n'a (heureusement !) pas réussi à concrétiser les extraordinaires succès électoraux de son parti, alors qu'il se voyait aux portes de la participation au pouvoir.
Sa présence au deuxième tour de la présidentielle de 2002 est restée sans lendemain.
Même les alliances établies avec la droite lors des élections régionales de 1998 se sont effondrées dans le chaos.
Son parti s'est fracturé et n'a jamais retrouvé sa force.
La politique sarkozyste de récupération des thèmes du FN a ensuite conduit à un recul électoral du FN.
Face à ce bilan personnel d'échec, Le Pen fait appel, avec une violence accrue, à deux explications déjà utilisées à de maintes reprises et présentes dans son interview récente : celle de la « décadence de la France » et celle de la responsabilité du « lobby juif » qui a bloqué son ascension. C'est le sens de ses propos dans l'interview «... C'est le sujet qui est important, je crois. J'aurais parlé, même de très loin, du génocide vendéen, personne n'aurait été choqué... Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle - et prononcée par un homme public -, mérite 150 millions d'amende et la mise à l'index de l'individu et de son parti ?"
Le Pen voudrait faire passer le message suivant: " j'ai échoué car j'ai osé toucher au tabou de la Shoah; les Juifs m'ont harcelé et marginalisé"
Cette thématique a été martelée pendant des années, en mettant en cause le patronyme juif des journalistes de l'audiovisuel, en évoquant « l'internationale juive » ou un soi-disant pacte des partis de droite avec la fantasmatique organisation juive Bnai-Brith pour interdire les alliances entre la droite et l'extrême-droite.
C'est aussi ce que Le Pen a exprimé quand il a évoqué à plusieurs reprises pendant la campagne présidentielle de 2007 les « 3 grands-parents étrangers de Sarkozy »
Nous avions alors démontré et révélé que ces " trois grands-parents étrangers" constituaient une référence directe, bien que codée, au statut des Juifs de 1940 lequel fixait justement ce même critère de filiation des " trois grands parents " pour exclure les Juifs ainsi définis, des fonctions publiques et électives (voir nos articles précédents Le Pen et les "3 grands-parents étrangers" de Sarkozy...Le Monde cite Mémorial 98)
Ainsi pour Le Pen, c'est le « lobby juif » qui est maintenant au pouvoir à travers Sarkozy. Cette thématique antisémite est d'ailleurs largement présente chez les Dieudonné, Soral et autres agitateurs antisémites de la mouvance du FN, ainsi que dans la récente tirade du ministre algérien à la veille de la visite de Sarkozy ( voir nos articles précédentsAlgérie, antisémitisme: un texte de Souâd Belhaddad etAlgérie: proclamation antisémite du régime) Les premières réactions dans le FN
Une partie de l'appareil se retrouve autour de Louis Alliot pour se préoccuper avant tout de l'électorat FN; celui ci se sent moins motivé par l'engagement antisémite et négationniste générique du FN que par sa ligne xénophobe et anti immigrés. Alliot déclare ainsi « ... Dans la situation actuelle marquée par une augmentation de la pauvreté sans précédent, par l'accentuation des flux migratoires, par les dégâts considérables initiés par la mondialisation économique, par l'installation durable d'un islam radical sur notre sol, les Français attendent des solutions concrètes et une vision crédible de l'avenir que nous leur proposons. Concentrons-nous sur l'essentiel: les combats électoraux à venir... »
Par contre Alain Soral,en posture d'idéologue,porte-parole du prétendu « lepénisme de gauche »,ami et mentor de Dieudonné,en rajoute dans l'antisémitisme violent et déclare :
« ... Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine. Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ...
... Aujourd'hui, dans ce climat de judéomanie délirante - une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l'esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l'amour des hommes - plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !... »
Dans la bataille pour la succession au sein du FN, le « tabou » négationniste n’a pas fini de se manifester et son poison d’être diffusé.
Note
A la veille du 1er mai et de la parade lepéniste, nous n'oublions pas que le 1er mai 1995 Brahim BOUARAM, jeune marocain de 29 ans, a été assassiné par des militants d'extrême droite qui participaient à un cortège du Front National et l'ont jetté à la Seine.
Comme chaque année nous nous retrouverons sur le pont du Carrousel à 11h pour honorer sa mémoire.
1915/2008 : « les génocides vous regardent » Arméniens, Juifs, Tutsis, Darfouris : un mur contre le déni
Le dimanche 27 avril 2008 de 10h à 20h, sur le Parvis de Notre-Dame de Paris, le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] rendra hommage aux victimes des génocides arménien, juif et tutsi ainsi qu’à celui en cours au Darfour. Un mur de 8 mètres de long sera dressé pour dénoncer le négationnisme dont ces génocides font l’objet. Le public sera invité à apposer sur le mur, un symbole de la vigilance face au déni, en collant des phrases sur toute sa surface : « Les génocides, ça me regarde », « Plus jamais ça », « Le négationnisme est la phase ultime d’un génocide », « Il n’y a pas d’avenir pour une humanité qui cautionne le génocide », « La négation d’un génocide, c’est le double meurtre », « Les négationnistes sont les assassins de la mémoire », « Le négationnisme, c’est l’anti-histoire », « Les négationnistes n’expriment pas une opinion : ils perpétuent le crime », « Watch denial, Stop denial ». Disponibles en arménien, hébreu, kynyarwanda, arabe, allemand, anglais, chinois, espagnol, français, kurde, russe et turc, ces citations témoigneront de l’universalité des messages proposés.
Comme chaque année*, les stèles de la vigilance arménienne contre le négationnisme (sur les thèmes : génocide arménien, un siècle de génocides en Turquie, négationnisme, crimes imprescriptibles, haine raciale, Europe, travail de mémoire, droits de l’homme) et la stèle en hommage au journaliste Hrant Dink**, complèteront ce dispositif de sensibilisation aux génocides et à leur négation.
Cette année, des toiles originales réalisées à cette occasion par des artistes-peintres de l’APAF [Association des Plasticiens Arméniens de France]*** et consacrées aux victimes arméniennes, juives, tutsies et darfouries, seront exposées au recto des stèles.
Avec le soutien de : Collectif Urgence Darfour Centre Simon Wiesenthal Ibuka France MEMORIAL 98 Association of opponents to genocides Francfort sur le Main - Allemagne Communauté Rwandaise de France Vigilance Soudan Working Group Recognition Against genocide for international understanding [Berlin - Allemagne] www.aga-online.org Urgences Afrique CPCR [Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda]
A la veille de la commémoration du 93eme anniversaire du génocide arménien, une initiative de parlementaires israéliens vise à faire enfin reconnaître ce génocide.
Une motion dans ce sens a été déposée au Parlement, comme chaque année, par le parti de gauche Meretz et a pour la première fois elle a été votée, sans que le gouvernement puisse s’y opposer. Elle va maintenant être examinée en commission.
Les votes de reconnaissance des parlements de France et des USA ont certainement pesé dans la balance Les motivations de la motion parlementaire indiquent « qu’il est inacceptable que le peuple juif ne se fasse pas entendre à propos de ce génocide ».
Le régime turc a immédiatement réagi en dépêchant en Israël le président de la commission des affaires étrangères et de la défense du parlement turc, Hasan Murat Mercan. Celui-ci demande au gouvernement de faire annuler le débat à la Knesset (parlement) ; il fait planer la menace d’une tension entre les deux pays, si le débat parlementaire a lieu et à fortiori si la reconnaissance du génocide est décidée.
Le régime turc met en balance son rôle d’allié régional d’Israël et d’intermédiaire avec des gouvernements arabes.
Le représentant du Premier ministre israélien s’en est tenu à la position traditionnelle selon laquelle il s’agirait avant tout d’un « débat historique » à régler par le « dialogue » entre la Turquie et l’Arménie. Ce mauvais prétexte, sera sans doute remis en cause par la débat ouvert au Parlement. (Voir aussi notre précédent articleIsraël doit reconnaître le génocide arménien )
Ce même anniversaire du génocide sera marqué à Paris par une initiative intitulée
"1915/2008 : Les génocides vous regardent Arméniens, Juifs, Tutsis, Darfouris : un mur contre le déni"
Le dimanche 27 avril 2008 de 10h à 19h, sur le Parvis de Notre-Dame de Paris, le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] rendra hommage aux victimes des génocides arménien, juif et tutsi ainsi qu’à celui qui risque d’être le premier génocide du XXIème siècle : l’extermination en cours au Darfour.
Un mur sera dressé pour dénoncer le négationnisme dont ces génocides font l’objet. Le public sera invité à apposer sur le mur, un symbole de la vigilance face au déni. Les stèles de la vigilance arménienne contre le négationnisme et la stèle en hommage au journaliste arménien de Turquie Hrant Dink, assassiné le 19 janvier 2007 à Istanbul, complèteront ce dispositif de sensibilisation aux génocides et à leur négationnisme.
L’association Memorial 98 soutient cette action et appelle à y participer.
Le 7 avril a été déclaré « Journée Internationale de Réflexion sur le génocide des Tutsi au Rwanda » par la 58ème Assemblée Générale des Nations Unies
Commémorations du Lundi 7 Avril 2008
PARIS Programme de la 14ème Commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda : Paris le 7 Avril 2008 de 16 à 22h00
1- de 16h à 17h30 : Rassemblement sur le Parvis des droits de l’homme, place du Trocadéro sur le thème «Oublier, nier valent complicité ».
2- Cérémonie du Souvenir Adresse : 57, Rue Traversière, 75012 Paris Accès : Gare de Lyon : sortie 1 Bruxelles : Marche du Souvenir et Soirée de la Mémoire
1994-2008 : 14e Commémoration du Génocide des Tutsi commis au Rwanda en 1994
• 19h00 : Marche du Souvenir
De la Place Royale jusqu’au Palais de Justice (Place Poelaert)
• 20h00 : Départ vers le Centre culturel d’Auderghem
Boulevard du Souverain, 183 1160 Bruxelles
20h30 : Soirée de la Mémoire au Centre culturel
• Allocution d’ouverture, par Dr P. Kalisa, Président d’IBUKA
Témoignage d’un survivant du génocide des Tutsi
Messages de solidarité Chants et poêmes de circonstance
Chaque 7 avril, un nouveau numéro de la revue La Nuit Rwandaise, dont le thème, identique chaque année, est « l'implication française dans le génocide des Tutsi du Rwanda », se propose de faire le point sur les éléments récents relatifs à cette question d'une très grande importance. Enquêtes, analyses, événements, polémiques sont signés par des spécialistes reconnus de la question afin que les lecteurs disposent d'une information de grandes qualité et précision.
Le 7 avril 2008, le numéro 2 de La Nuit rwandaise sera disponible.
Vous pourrez alors la commander sur Internet ou l’acheter dans toutes les bonnes librairies. Chaque année, La Nuit rwandaise fait le point de ce que l’on peut savoir sur l’implication française dans le dernier génocide du XXème siècle, l’extermination des tutsis du Rwanda.
Pour cette deuxième livraison, La Nuit rwandaise entend revenir sur les récentes prises de position de la majorité aujourd’hui au pouvoir en France, par la voix du Président de la République qui aura déclaré à répétition, pendant la campagne électorale et après, « la France n’a pas commis de génocides », comme par celle de l’actuel ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui peu avant d’entrer en fonction pouvait écrire « l’armée française n’a ni organisé ni participé au génocide » de 1994.
La Nuit rwandaise entend également faire le point des diverses publications intervenues cette année, comme de l’ensemble des débats. De Jean Chatain à Jean Hatzfeld, nous examinerons les bons et les mauvais services rendus à la vérité.
Nous rendrons compte également du rapport de la commission rwandaise qui a examiné à son tour la responsabilité française, comme de l’état des procédures judiciaires, devant le Tribunal d’Arusha comme en France.
Nous appelons tous ceux qui travaillent à un titre ou un autre sur cette question de la responsabilité française à apporter leurs contributions.
Parce que, quatorze ans après les faits, la vérité est encore un combat.
Après la défaite de la droite aux élections municipales, Sarkozy se tourne à nouveau vers le discours sécuritaire et xénophobe qui a constitué le cœur de son succès ( voir notre article précédent Sarkozy: une année dure et exigeante) Il fait ainsi entrer au gouvernement la députée UMP Nadine Morano, qui s’est illustrée par des prises de position particulièrement réactionnaires et un style délibérément agressif. La promotion de Morano est avant tout un message à l’électorat proche du FN, qui a massivement soutenu Sarkozy lors de la présidentielle. Elle a d’ailleurs elle même collecté des signatures pour permettre à Le Pen de se présenter à cette élection. La consigne de Sarkozy était de manifester ainsi sa bonne volonté à l’égard du dirigeant du FN et de ses électeurs. Le Canard enchaîné, jamais démenti depuis, l’indique dans son édition du 11 Avril 2007 : "En Meurthe-et-Moselle, par exemple, Nadine Morano, en bon petit soldat, réunit des maires ruraux début mars; “Nous étions cinq ou six à être désignés pour signer en faveur de Le Pen. Nadine nous a demandé d’envoyer nos parrainages non pas directement au Conseil constitutionnel, mais au siège du comité de soutien départemental de l’UMP. C’est elle, ensuite, qui les a emmenés à Paris raconte l’un d’eux"… » Récemment, N.Morano a de nouveau fait du zèle à propos de la rétention de sûreté. Après les critiques de la gauche contre cette mesure, elle a déclaré : "Je laisse le soin aux Français de juger le Parti Socialiste qui se met clairement du côté des assassins et oublie toutes les victimes. C'est irresponsable de jouer avec la sécurité des Français". Elle s’est aussi spécialisée dans la mise en cause de Fadela Amara, qu’elle a abondamment brocardée et insultée. Un autre entrant au gouvernement est H.Falco maire de Toulon, là où Sarkozy est allé entre les deux tours des municipales prononcer un discours sur l’immigration « maîtrisée » pour mobiliser les abstentionnistes de droite.
Pour aider Gaudin et Estrosi, Sarkozy refait campagne contre les immigrés.
Face à la défaite électorale de son parti au premier tour des élections municipales, N. Sarkozy a fait le déplacement de Toulon pour y reprendre son thème fétiche de l’immigration. Au delà du contenu habituel de son discours, c’est la symbolique qui importait. D’abord par le choix de la ville de Toulon, auparavant dirigée par le FN et toujours dominée par une culture de la nostalgie coloniale et militaire ; c’est d’ailleurs à Toulon que Sarkozy prononça le 7 Février 2007 un discours aux accents xénophobes ( voir sur www.ldh-toulon.net/spip.php?article1838 -) La présence à ses côtés de Brice Hortefeux, l’homme aux 25000 expulsions, confirmait cette symbolique. Il s’agissait aussi pour Sarkozy d’apporter une aide spécifique à deux candidats UMP de la région : Gaudin à Marseille et Estrosi à Nice. Ceux-ci se présentent aujourd’hui comme des modérés, quasiment centristes mais ils ont une longue pratique de coopération avec le Front National. JC Gaudin, actuel maire de Marseille a, dès 1986, fait alliance avec le Front National pour être élu à la tête de la région PACA. Il a géré ensemble la région avec le parti d’extrême-droite jusqu'en 1992, à coup de nominations et de désistements réciproques lors des échéances électorales. Cette gestion commune a servi de laboratoire et de "modèle" à d’autres dirigeants régionaux de la droite qui ont finalisé leurs accords avec le FN lors des élections régionales d’avril 1998. En 1998, le même Gaudin organisait la scission de l’UDF car ses instances refusaient l’alliance avec le FN et créait le parti Démocratie Libérale notamment avec Madelin et Raffarin. Gaudin a ensuite récupéré de nombreux cadres et élus FN locaux, rebaptisés par lui « droite républicaine », sans avoir rien changé de leurs idées et de leurs pratiques. Un des fleurons de ce recyclage est Daniel Simonpieri, maire de Marignane qu'il a conquis en 1995 sous la bannière FN, intégré à l'UMP par Gaudin en 2004, et dont il a imposé l’investiture au nom de l’UMP pour les municipales de 2008. Le député UMP de la circonscription,Eric Diard, a protesté et rappelé que Simonpieri avait inauguré dans sa ville une stèle en hommage aux généraux putschistes d'Algérie et aux membres de l’OAS. Ses protestations n’ont pas pesé face au choix de Gaudin qui préside aussi la commission nationale d’investiture de l’UMP. Diard a refusé cette investiture et présenté une liste qui a largement devancé celle de Simonpieri Ce dernier avait déclaré au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007: «Beaucoup d'électeurs FN ont constaté que Nicolas Sarkozy disait les mêmes choses que Le Pen, mais que lui avait une chance de les mettre un jour en application. Ils ont donc voté utile. Parce qu'ils ont cessé de croire à l'accession de Le Pen au pouvoir» ( cité dans Le Canard enchaîné du 25 Avril 2007).
Christian Estrosi quand à lui, se présente comme un grand ami de la communauté juive ; il avait été jusqu’à déclarer en Novembre 2007 que «Sarkozy est le candidat naturel des électeurs juifs» Pourtant en avril 1998 lors de la grande vague d’alliances entre la droite et le FN dans les conseils régionaux, c’est ce même Estrosi qui a mené une bataille dure pour une telle alliance en région PACA, finalement empêchée par la révélation de ces manœuvres et par la résistance de dirigeants locaux de la droite, tel François Léotard . Dans un entretien à Minute du 11 mars 1998, Estrosi avait d’ailleurs annoncé : « Dire "moi je suis là pour empêcher M. Le Pen d'exercer des responsabilités parce qu'il est xénophobe" ne me semble pas la meilleure méthode pour être crédible et efficace» Le recyclage des idées et des hommes du Front national est toujours d’actualité à l’UMP.