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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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memorial98@protonmail.com

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 22:29

 

 

Oxford : invitation de négationnistes et forte protestation.

 

Le club de débat étudiant "Oxford Union" avait décidé d’inviter le négationniste britannique David Irving ainsi qu’un dirigeant du Parti national britannique (BNP) Nick Griffinl le 26 Novembre pour une conférence sur la « liberté d’expression » au cours de laquelle ils devaient exposer leurs thèses.
Irving est l’auteur de nombreux livres sur la Seconde guerre mondiale, dont des biographies d’Adolf Hitler et de Hermann Göring, qui lui ont permis de faire fortune et dans lesquelles il a tenté de disculper le IIIe Reich allemand de la responsabilité de la Shoah.
 
Ses positions négationnistes lui ont valu d’être interdit de séjour dans plusieurs pays et condamné à 3 ans de prison en Autriche en 2006 après un procès au cours duquel il a plaidé coupable.
Il a été libéré avant terme grâce au juge Ernest Mauer, membre du parti d'extrême droite de Jorg Haider.
Ce juge avait été nommé par ce dernier, quand il était membre de la coalition au pouvoir, à la direction de l’autorité audiovisuelle du pays.
 
Le lendemain de sa sortie de prison et après avoir été expulsé vers la Grande-Bretagne, Irving a réaffirmé son antisémitisme et son négationnisme en déclarant que "les Juifs étaient responsables de toutes les guerres" et devaient s’interroger sur leur responsabilité dans les pogroms qui les poursuivaient depuis 3000 ans.
 
Nick Griffin, animateur du parti xénophobe BNP qui mène de nombreuses campagnes contre les immigrés et les demandeurs d'asile, a pour sa part été inculpé au Royaume-Uni d’incitation à la haine raciale en 1998, après avoir diffusé des documents négationnistes.
Malgré les nombreuses protestations dans le pays et une énorme polémique, le club d’Oxford a maintenu sa conférence au nom de la "liberté d'expression".
Les organisations étudiantes, les syndicats, les organisations antifascistes et antiracistes ont organisé une manifestation pacifique sur les lieux à Oxford. Des centaines de personnes se sont retrouvées devant la salle prévue pour la conférence.

 Parmi les manifestant Jean Kaigamba, survivant du génocide des Tutsis au Rwanda. Il a déclaré à la presse locale : « je suis stupéfait que des gens qui prétendent être des intellectuels invitent des extrémistes au nom de la liberté d’expression, leur offrent une tribune et leur permettent de diffuser leurs positions tordues… »
Des groupes ont réussi à franchir le dispositif de sécurité et ont pu empêcher le déroulement prévu.
Irving et Griffin ont dû se contenter de faire une déclaration et de repartir rapidement sous les huées et les cris de "shame on you" (honte à vous) qui s'appliquaient aussi aux organisateurs de cette conférence.

MEMORIAL 98

     
 

 

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:39


Slovaquie : révisionnisme officiel.

 

Le parlement slovaque a approuvé à la fin octobre une loi destinée à honorer la mémoire d'Andrej Hlinka, un prêtre catholique qui se flattait en 1936 d'être le "Hilter slovaque".

"Andrej Hlinka a grandement contribué à aider les Slovaques à construire leur nation", affirme le texte qui a été approuvé par 94 voix pour, 26 contre et 14 abstentions.

Le texte présenté par le Parti national slovaque (SNS) ouvertement xénophobe qui participe au gouvernement depuis juin 2006, sous la direction du parti de « gauche » SMER affilié à l’Internationale socialiste, proposait d'attribuer au père Hlinka le titre de "Père de la Nation" et de punir comme un "crime" toute diffamation contre lui, mais ces deux mentions ont été retirées par les députés.

 
Après sa mort, en 1938, Andrej Hlinka fut traité en héros national par le régime clérical et pro-nazi de l’evêque catholique Josef Tiso, de 1939 à 1944.
Ce régime avait résolument choisi la collaboration, y compris en matière d'antisémitisme, ce qui lui vaut d'être classé par l’historien de la Shoah Raul Hilberg comme l'un des « satellites par excellence », au même titre que la Croatie des Oustachis.
Dès août 1940, le gouvernement slovaque crée le Bureau central de l'économie qui, s'occupe uniquement de la politique antisémite, et pas seulement dans le domaine économique. En septembre 1941, le Code juif, qui ne compte pas moins de trois cents articles, refond la législation antisémite, avec une définition du Juif encore plus dure que celle des lois nazies. L'initiative de la déportation revient non aux nazis, mais aux dirigeants slovaques, soucieux de se débarrasser au plus vite des Juifs, à la seule condition que les évacuations se déroulent dans des conditions relativement acceptables pour l'épiscopat. Au total, 70 000 Juifs sont déportés, dont 65 000 morts dans les camps.

Plus de la moitié des Slovaques étaient opposés à une loi le proclamant "père de la Nation", selon un sondage publié en octobre par le Public Policy Institut ; le texte proposé par le SNS a suscité des protestations très vives.
Des intellectuels connus ont signé une pétition le qualifiant de "père d'un régime totalitaire et avocat de l'idéologie fasciste". Le Conseil local des communautés juives a rejeté toute "glorification" de ce "symbole du fascisme slovaque en 1939-45" tandis que l'Eglise luthérienne slovaque affirmait qu'il "visait la division et non l'unification" du pays du fait de son discours injurieux vis à vis des protestants, des juifs, des Tchèques et des Hongrois.
"Je suis le Hitler slovaque et j'apporterai à ce pays l'ordre qu'Hitler a donné à l'Allemagne", avait-il déclaré dans un discours public prononcé en 1936.

Cette loi symbolise la dérive des dirigeants slovaques qui dirigent le pays depuis 2006 au travers d’une coalition « rouge-brune »
Le parti de gauche slovaque Smer, victorieux aux législatives de juin 2006, a en effet opté pour une coalition avec l'extrême droite xénophobe SNS et le parti nationaliste HZDS de l'ancien Premier ministre Vladimir Meciar.
Le SNS qui revendique 135 ans d'existence et affirme être "le plus vieux parti" du pays, accuse sans cesse les Hongrois de menacer "la souveraineté" du pays en oeuvrant secrètement pour une révision des frontières issues du démantèlement de la Hongrie après la Seconde Guerre mondiale. Il préconisait aussi, il y a quelques années, de rassembler tous les Roms du pays dans un grand camp.


 
La hiérarchie catholique  du pays est aussi impliquée dans la glorification du passé sombre des autorités de ce pays
 Ainsi l’archevêque Sokol est un des fervents défenseurs de l’Etat fasciste slovaque de 1939-1944, qu’il ne cesse de glorifier, qualifiant cette période de prospère, et voue un véritable culte au chef de l'Etat d’alors, Mgr Josef Tiso.
Pour obtenir la réhabilitation de ce dernier, qu’il considère comme un martyr, il participe régulièrement aux commémorations organisées par des nostalgiques, soutient des historiens et écrivains révisionnistes qui minimisent l’implication du régime dans la déportation des Juifs et Tsiganes-Roms.
Selon les informations provenant des archives du ministère de l’Intérieur tchécoslovaque, parues dans la presse, Mgr Sokol (74 ans) était jusqu'en 1989 un informateur assidu de la police secrète du régime stalinien (StB) concernant les agissements de « l’ennemi de l'intérieur.
Sous le nom de code « Source spirituelle », il informait la police sur les visiteurs envoyés par le Vatican, les candidats aux postes d’évêques, les dates de leur intronisation. On retrouve ici la combinaison de l’archvêque polonais Wielgus, soutien de la radio antisémite Radio Maryja et agent de la police politique du régime stalinien. Il dût pour cela renoncer à sa nomination (Voir nos articles précédents sur la Pologne)

L' Europe Centrale et de l’Est est malade de son passé, ravagée par le chauvinisme, l’antisémitisme et les discriminations contre les Roms.


MEMORIAL 98

 

 

 

 

 

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 00:45

Lyon :  Perben s’allie avec les  complices de  Gollnisch et Le Pen.
 

 Pour les prochaines municipales à Lyon l’ancien ministre de la Justice et fondateur de l’UMP fait liste commune avec le groupe de Charles Millon.
Ce dernier, ancien ministre de la défense de Chirac et Juppé, s’est rendu célèbre en se faisant élire président de la région Rhône-Alpes en Mars 1998 grâce à une alliance avec le Front National.
Son allié et compère était Bruno Gollnisch, négationniste avéré récemment condamné à une peine de prison pour ses déclarations sur les chambres à gaz et toujours candidat à la succession de Le Pen. Un autre pilier de l’alliance était Pierre Vial, fasciste et antisémite avéré, qui fut nommé vice-président de la commission culture du conseil régional.
Face au choc provoqué par les alliances droite-FN dans cinq régions, la résistance s’organisa, notamment contre Milon.
 Ainsi à Izieu, dans l’Ain dont il était à l’époque député, Charles Millon est conspué le dimanche 19 juillet, devant la stèle qui symbolise le sort tragique de 44 enfants et 7 adultes juifs raflés dans ce village et morts pour la plupart en 1944 à Auschwitz. La présidente régionale de l’Amicale des déportés d’Auschwitz, Simone Lagrange, déportée à treize ans, demande publiquement à M.Millon de quitter les lieux. Celui-ci ne part qu’à la fin de la cérémonie, bafouant ainsi la mémoire des disparus, des survivants et de leurs familles. Fin novembre, il est exclu de l’association du mémorial des enfants d’Izieu. 
 Millon ne fût jamais maltraité par la droite qui tenta jusqu’au bout de sauver son emprise sur le conseil régional (voir notre article précédent Devedjian copie les insultes du Front national  qui comporte un récit plus détaillé de cette période) Après sa défaite il fût nommé par Chirac ambassadeur à la FAO, acquiérant au passage le statut de diplomate.
Dix ans plus tard, Million et son groupe n’ont en rien modifié leurs conceptions de l’époque. Ils n’ont jamais exprimé le moindre regret à propos de leur alliance avec le Front National.
  Bien au contraire, Million lui même se sent conforté par la victoire de Sarkozy et vient de déclarer dans le journal La Croix: «  Nicolas Sarkozy a réussi là où j'avais échoué. J'avais dix ans d'avance, c'est tout… » (la Croix 2/11/07).
Il s’agit encore et toujours des relations avec le Front  National et de la réussite d’une droite dure maniant la xénophobie.


MEMORIAL 98
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 22:34

Nous recommandons vivement ce livre de nos compagnes de combat contre le négationnisme et le racisme, Catherine Coquio et Aurélia Kalisky.

 


L’ENFANT ET LE GÉNOCIDE
Témoignages sur l’enfance pendant la Shoah


Textes choisis et présentés par
Catherine Coquio & Aurélia Kalisky

Éditions Robert Laffont
Collection BOUQUINS
1376 pages – 32 €



 
Présentation:
 
Que signifie grandir, jouer, rêver, lutter au sein d’une humanité ravagée par le génocide ? Qu’en était-il de l’enfance et des enfants durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les nazis menaient leur guerre d’extermination contre les Juifs et leur politique d’épuration contre les Tsiganes ?
Écrits pendant ou après les événements, les textes rassemblés ici, rédigés en une quinzaine de langues – français, polonais, allemand, tchèque, yiddish, hébreu, roumain, grec, espagnol, serbocroate, hongrois, russe, italien, anglais  - dessinent ce que fut l’effondrement d’un monde aux yeux des plus jeunes, et disent l’incroyable vitalité qu’ils déployèrent dans les ghettos et les camps.
Ils éclairent la perception que les enfants et les adolescents eurent de ce drame collectif et permettent de comprendre le regard, souvent sans concession, qu’ils portèrent sur les adultes.
Qu’ils prennent ou non forme littéraire, ces témoignages, ces poèmes et ces fables montrent l’importance qu’eut pour certains la possibilité de mettre en mots ce qu’ils vivaient et éprouvaient.
Les textes réunis ici, émanant de témoins inconnus autant que d’auteurs célèbres (Georges-Arthur Goldschmidt, Aharon Appelfeld, Imre Kertész, Elie Wiesel, Primo Levi…), parfois inédits en français, ont été choisis et présentés par Catherine Coquio et Aurélia Kalisky, avec l’aide de plusieurs traducteurs et historiens.
Ils forment un livre unique qui propose, pour la première fois à l’échelle de l’Europe entière, un témoignage sur la Catastrophe telle qu’elle fut vécue par les enfants : ceux qui grandirent dans le pressentiment ou la certitude quotidienne de leur condamnation, et qui, s’adaptant au monde où il leur fallait vivre, firent de ces récits ceux de la vie même.



Catherine Coquio est professeur de littérature comparée à l’Université Paris Diderot. Aurélia Kalisky est doctorante en littérature comparée à Paris III et au Zentrum für Literaturforschung (ZfL) de Berlin.

Memorial 98

Actualisation du 27 mars 2017

Une belle initiative de mémoire pour les 15.000 enfants emprisonnés par les nazis dans le camp de Theresienstadt entre 1941 et 1945 et exterminés; seuls une centaine ont survécu aux chambres à gaz d'Auschwitz. Le compositeur tchèque Krasa lui-même, qui avait adapté à Terezin son oeuvre, créée dans une première version dans un orphelinat juif, périt à Auschwitz.

Avec l'opéra "Brundibar", une soixantaine d'enfants font revivre, sur la scène de Toulouse, la mémoire des enfants juifs du camp de concentration de Terezin qui avaient interprété l'oeuvre de Hans Krasa, avant d'être exterminés à Auschwitz.

L'oeuvre, de moins d'une heure, fut utilisée comme outil de propagande nazie, quand en 1944 l'Allemagne d'Hitler décida d'ériger Terezin en sorte de "camp modèle" où les Juifs passaient pour être bien traités.

"Brundibar" fut inséré dans un film de propagande et montré à des émissaires de la Croix Rouge Internationale venus constater les conditions de détention à Terezin et qui se laissèrent complaisamment piéger. Ceux-ci partis, "Brundibar" ne fut plus d'aucune utilité pour les nazis et les enfants furent déportés vers la mort.

MEMORIAL 98

 


Actualisation du 14 septembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

La découverte récente d'une figurine en porcelaine du personnage de Mickey ayant appartenu à un enfant déporté au camp nazi d'Auschwitz-Birkenau rappelle le sort particulièrement tragique des enfants victimes du nazisme.

 

Les génocidaires et les criminels contre l'humanité portent un soin particulier à "éliminer" les enfants, dont ils pensent qu'en survivant, ils aspireraient à venger les crimes subis par leurs proches.

Les nazis préconisaient de tuer les enfants des groupes qu'ils considéraient “indésirables” ou “dangereux” dans leur logique idéologique de “lutte des races”.

Avec leurs collaborateurs, ils tuèrent des enfants pour ces raisons "idéologiques" et en représailles à des attaques partisanes réelles ou prétendues.

 Le chiffre des victimes est d'au moins un million et demi d'enfants, y compris plus d'un million d'enfants juifs, des dizaines de milliers d'enfants tsiganes, des enfants allemands handicapés physiques et mentaux, des enfants polonais ainsi que des enfants d'Union soviétique occupée.

« C'est un bien triste objet, car il rappelle un enfant qui sans doute a été gazé au camp. La figurine a été retrouvée au lendemain de la guerre sur les bords de la Vistule à plus d'un kilomètre du camp par des habitants d'une ferme, qui l'ont mise de côté avec d'autres petits objets et nous l'ont remise seulement récemment », a expliqué Agnieszka Molenda, présidente de la Fondation lieux de mémoire auxiliaires (FPMP). 

Mise sur pied en 2013 par des collectionneurs privés passionnés par l'histoire locale, la fondation rassemble des objets liés à l'histoire du camp sur les terrains où se trouvaient ses annexes d'Auschwitz, soit sur 40 kilomètres carrés.

 

Ni oubli, ni pardon!

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 00:53

Le secrétaire de la section PS de Toul David Melloni se rallie à la députée ultra-sarkozyste Nadine Morano en vue des prochaines municipales.
En cas de victoire de leur liste il sera son premier adjoint. Il pose déjà à ses côtés pour la presse et déclare :"Je pense que Nadine (Morano) est la seule à pouvoir rassembler. Son influence nationale, c'est quelque chose qui compte pour l'avenir de Toul". Il ne s’agit pas seulement d’un ralliement supplémentaire à Sarkozy mais aussi d’un blanc-seing «  de gauche » apporté à celle qui a ouvertement agi pour assurer la présence de Le Pen à la dernière présidentielle.
Dans un de nos articles précédents(Sarkozy et le Front National: une liaison dangereuse le 4/5/07)
 nous la citions en exemple:   
«… la députée UMP Nadine Morano, très proche du candidat UMP, a elle même collecté ces signatures pour Le Pen comme l'indique le Canard enchaîné, jamais démenti, dans son édition du 11 Avril 2007 : "En Meurthe-et-Moselle, par exemple, Nadine Morano, en bon petit soldat, réunit des maires ruraux début mars: “Nous étions cinq ou six à être désignés pour signer en faveur de Le Pen. Nadine nous a demandé d’envoyer nos parrainages non pas directement au Conseil constitutionnel, mais au siège du comité de soutien départemental de l’UMP. C’est elle, ensuite, qui les a emmenés à Paris”, raconte l’un d’eux"… »
Le secrétaire de la section PS de Toul connaît évidemment cet épisode et le cautionne en se ralliant à N.Morano.
On constate ainsi les effets délétères  de l‘entrée de personnalités se réclamant de la gauche dans un gouvernement issu d’une campagne largement xénophobe.
Bernard Kouchner et Fadela Amara siègent aux côtés du ministre de l’ « Identité nationale » et acceptent en silence (Kouchner) ou en râlant pour la forme (F. Amara) les tests ADN, les statistiques ethniques, la traque des sans-papiers , la violence contre les femmes mal-logées…

Leur carrière et leur statut personnel sont pour eux bien plus importants que toute conviction.

MEMORIAL 98


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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 01:26

 

 

Blocage de la parade néo-nazie dans le quartier juif de la capitale tchèque.

 

 

Depuis des semaines la ville de  Prague se préparait.
Le défilé prévu par le « Mouvement des Jeunes Démocrates nationalistes » (MND, groupuscule néo-nazi), officiellement pour protester contre la présence militaire tchèque en Irak, avait été interdit par les autorités municipales mais les organisateurs l'avaient maintenu.
Les néonazis entendaient parader dans le quartier juif ancien de la ville le 10 Novembre,  jour même de l’anniversaire de La "Nuit de Cristal" Il s ‘agit pour eux de marquer le grand pogrom mené par les nazis dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 en Allemagne, quand les devantures de 7.500 magasins juifs furent brisées (d'où le nom élaboré par les nazis de Kristallnacht/Nuit de cristal ), 267 synagogues pillées et incendiées et au moins 91 juifs assassinés.

Plusieurs contre-manifestations civiles ou religieuses se sont donc déroulées à Prague, lors d’une mobilisation sans précédent pour un pays où les protestations publiques sont rares et où les rassemblements néo-nazis n'ont jamais suscité de telle réaction.
Les contre-manifestants issus de la gauche, de groupes anarchistes et de la communauté juive ont pu empêcher les néo-nazis de parader.
"Plus jamais ça", proclamaient des pancartes, à proximité du musée à la mémoire des 77.297 juifs de Tchécoslovaquie victimes de la Shoah.

Les néo-nazis aiment provoquer et défiler dans les quartiers juifs.
Un des exemples les plus connus est la tentative du parti national-socialiste ( nazi) des USA d’organiser en 1977 un défilé en uniforme dans le quartier à forte population juive de Skokie à Chicago. Ce projet avait provoqué une immense controverse politique et légale avant d'être bloqué.

La provocation pragoise s’inscrit dans un contexte régional et européen préoccupant.
Les néonazis relèvent la tête et s’activent en Allemagne où ils ont des élus dans plusieurs parlements régionaux mais aussi en Pologne, en Russie, en Serbie avec la tentative récente de manifester dans la ville multiethnique de Novi Sad, d’ou furent déportés de nombreux Juifs.
 
La présence de groupes se réclamant du nazisme dans des pays qui furent ravagés par cette barbarie ajoute à l’inquiétude devant la violence antisémite et xénophobe.
Il est temps de combattre cette vague brune !


Memorial 98
 

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 22:37


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MEMORIAL 98

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 22:26
Le supporter de l’OAS et de Le Pen recyclé par Gaudin
Jean-Claude Gaudin, vice-président de l’UMP et du Sénat , a imposé pour les municipales à Marignane, l'investiture de Daniel Simonpieri, maire ex-FN de la ville, qui n'a jamais vraiment pris ses distances avec Le Pen.
 Le député UMP de la circonscription,Eric Diard, a protesté et rappelé que Simonpieri avait inauguré dans cette ville une stèle en hommage aux généraux putschistes d'Algérie et aux membres de l’OAS.
 Ses protestations n’ont pas pesé face au choix de celui qui préside aussi la commission nationale d’investiture de l’UMP. (voir notre article précédent Des "collègues" du FN à la tête de l'UMP 14/05/2007)
JC Gaudin, actuel maire de Marseille a, dès 1986, fait alliance avec le Front National pour être élu à la tête de la région PACA. Il a géré la région avec ce parti jusqu'en 1992, à coup de nominations et de désistements réciproques lors des échéances électorales. Cette gestion a servi de laboratoire et de "modèle" à des dirigeants régionaux de la droite qui ont finalisé leurs accords locaux en 1998.
Il a ensuite récupéré de nombreux cadres et élus FN locaux, rebaptisés « droite républicaine », sans avoir rien changé de leurs idées et de leurs pratiques.
Un des fleurons de ce recyclage est  Daniel Simonpieri, maire de Marignane qu'il a conquis en 1995 sous la bannière FN, intégré à l'UMP par Gaudin en 2004.  Il a déclaré au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007:
 «Beaucoup d'électeurs FN ont constaté que Nicolas Sarkozy disait les mêmes choses que Le Pen, mais que lui avait une chance de les mettre un jour en application. Ils ont donc voté utile. Parce qu'ils ont cessé de croire à l'accession de Le Pen au pouvoir» (dans Le Canard enchaîné du 25 Avril 2007).
En 1998 lors de la grande vague d’alliances entre la droite et le FN dans les conseils régionaux, la bataille pour une telle alliance en région PACA était menée par un autre dirigeant de l'UMP, Christian Estrosi, actuel ministre, très proche de Sarkozy.
Le recyclage des idées et des hommes du Front national est toujours d’actualité à l’UMP.

MEMORIAL 98


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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 23:30

 

 

Déportation des Juifs: scandale à Anvers
 

Le maire socialiste d'Anvers, Patrick Janssens, s'est excusé dimanche 28 octobre, au nom du conseil municipal, pour l'implication de l'administration communale anversoise dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier lors dans les trois rafles de 1942 qui avaient abouti à la déportation vers Auschwitz de 1200 citoyens juifs (voir Dossier Belgique:l'Etat belge a aidé à déporter les Juifs )
 

M. Janssens a délivré son message lors d'une réunion du Forum des organisations juives consacrée aux enfants de la Shoah. Ce geste, longtemps attendu, a été unanimement salué.

Sauf par Bart De Wever, dirigeant du parti séparatiste Nouvelle Alliance flamande (N-VA), formation étroitement liée au chrétien démocrate flamand Yves Leterme, chargé de former le prochain gouvernement belge.
 

Dès le lendemain de la déclaration du maire, Bart De Wever, Président du parti N-VA qui est aussi conseiller communal à Anvers ( et maintenant maire d'Anvers depuis janvier 2013 NDLR), a réagi aux propos du maire.

Il a qualifié ces excuses de gratuites, et ayant pour seul objectif de combattre le parti radical flamand Vlaams Belang qui réalise 30% de voix à Anvers. Selon lui, Anvers « n'a pas organisé la déportation des juifs, elle fut victime de l'occupation nazie. Les responsables anversois devaient prendre des décisions. Les attaquer ne me parait pas très courageux ». 

Mais Bart De Wever ne s’arrête pas là. Il s'en est pris à la communauté juive et a déclaré que «  le droit de mémoire de l'Holocauste ne doit pas occulter l'occupation par Israël des territoires palestiniens ».
Le formateur pressenti du nouveau gouvernement  Yves Leterme,  démocrate-chrétien flamand et allié électoral de la N-VA, a préféré courageusement s'abstenir de tout commentaire pour ne pas déplaire à son allié.

 

Bart De Wever a finalement présenté ses excuses à la communauté juive. Il a dit regretter d'avoir blessé qui que ce soit. Et à expliqué ainsi la teneur de ses propos: "J'ai simplement voulu dire que tout Anvers n'avait pas collaboré avec les nazis, et qu'il était facile de demander pardon 65 ans après les faits."
La communauté juive a déclaré prendre bonne note de ses excuses. Mais le malaise persiste. D'autant que De Wever n'en est pas à son coup d'essai. En 2001 déjà, il comparait l'antifascisme à une hystérie morale, produit de « l'usine à mensonge communiste ».
Son parti souhaite aussi réduire les compétences du « centre pour l'égalité des chances » qui constitue l'organisme officiel anti-racisme et anti-discrimination en Belgique, comme Blocher en Suisse qui veut faire supprimer la norme anti-raciste de ce pays (voir Blocher: un xénophobe triomphe en Suisse )


Les nationalistes flamands et leurs vieux démons.


Cette affaire pose la question de la présence même de ce parti dans un gouvernement fédéral. La N-VA est née des cendres du parti nationaliste flamand Volksunie. Son discours officiel préconise la séparation de la Flandre dans un cadre démocratique. 

Mais la N-VA est toujours restée très floue sur les rapports des nationalistes flamands avec les nazis durant la deuxième guerre mondiale. Son président actuel De Wewer, auteur des propos scandaleux, est issu d'une famille poursuivie après la guerre pour collaboration. Son grand-père  était membre du parti VNV, le « Vlaams national verbond ». Ce parti préconisait, avant et pendant la seconde guerre mondiale, la création d'un état indépendant flamand et ce avec l'aide et la complicité des nazis dont il épousait l'idéologie, en particulier l'antisémitisme.
 

Loin d’une quelconque repentance, la droite radicale flamande, à l’instar de ses correspondants européens, persiste dans son antisémitisme entremêlé de négationnisme.

MEMORIAL 98

 


 


 

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 19:52
Nous publions un texte de notre amie Luiza Toscane paru dans Libération.
Militante pour la défense des droits de l’homme et pour le droit d’asile, elle est aussi impliquée dans le combat contre le négationnisme ; nous vous invitons à lire également son article très argumenté
sur ce sujet:
Aspects actuels du négationnisme en Tunisie
www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=696


MEMORIAL 98

 

Libération du 1er Novembre
Le couloir de la torture
LUIZA TOSCANE militante pour les droits de l’homme en Tunisie.

La commission mixte paritaire des députés et des sénateurs vient de rejeter un des amendements à la loi Hortefeux prévoyant de réduire le délai de saisine de la Commission des recours des réfugiés d’un mois à quinze jours, ce qui aurait multiplié le nombre de déboutés de leur demande d’asile. Le délai d’un mois, actuellement en vigueur, n’est par ailleurs nullement une protection contre la conséquence ultime d’un rejet définitif d’une demande d’asile : le renvoi vers le pays d’origine.
Le 2 juin, Houssine Tarkhani a été renvoyé en Tunisie contre son gré, après que sa demande d’asile a été rejetée par l’Office français pour la protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Mis à bord d’un bateau à Marseille, il a été littéralement happé par la police tunisienne à son arrivée au port de La Goulette, le 3 juin, et a disparu pour une dizaine de jours dans les locaux du ministère de l’Intérieur tunisien. Sa garde-à-vue, prolongée illégalement, a été en réalité une détention au secret que la police tunisienne a mis à profit pour lui infliger tortures et mauvais traitements jusqu’à ce qu’il signe le procès-verbal de la police. Un juge d’instruction l’a ensuite fait écrouer, en vertu des dispositions de la loi antiterroriste promulguée en 2003, à la prison de Mornaguia où il attend son procès. En Tunisie, l’emprisonnement constitue en soi un mauvais traitement.
L’Ofpra, qui a refusé de lui délivrer le statut de réfugié, et les services de police français n’ignorent pas ces réalités ; tant celles des conditions carcérales en Tunisie que celles des pratiques systématiques de la torture. Les autorités françaises sont passées outre et cyniquement même puisque, quelques jours avant le renvoi de Houssine Tarkhani, la France venait d’être condamnée par le Comité contre la torture de l’ONU pour avoir renvoyé, en 2006, Adel Tebourski en Tunisie. Et la réalité de la torture en Tunisie est à l’origine d’une première : le 2 octobre dernier, une juge fédérale américaine, Gladys Kessler, s’est opposée au renvoi en Tunisie d’un ex-détenu de la prison de Guantánamo de crainte qu’il ne soit soumis à la torture dans son pays d’origine.
Houssine Tarkhani a passé près d’un mois en rétention au centre du Mesnil-Amelot. C’est là qu’enfermé il a attendu terrifié, pétrifié son renvoi. Le 1er juin, il avait fait une chute et avait dû être plâtré. A l’annonce de son renvoi imminent, il a absorbé un flacon de shampooing, ultime acte de résistance contre la torture inévitable. C’est dans ces conditions qu’il a pourtant été conduit à Marseille, puis à Tunis.
En permanence, dans les centres de rétention, voire dans les zones d’attente internationales, des demandeurs d’asile rejetés par l’Ofpra vivent dans la terreur d’être soumis à la «question».
Avant Houssine Tarkhani, M. Aydin, de nationalité turque, avait été renvoyé dans son pays contre son gré, où il a été emprisonné à son arrivée ; Issa Ibrahim Kale, un Tchadien à qui l’on avait refusé l’asile en zone d’attente à l’aéroport de Roissy, a été renvoyé le 6 mars au Tchad. Il est resté détenu illégalement plus d’un mois et a été maltraité. Et la liste serait longue.
Ce faisant, l’Etat français viole cyniquement les conventions internationales auxquelles il a souscrit, qu’il s’agisse de la convention contre la torture ou de la convention européenne des droits de l’homme. Il a mis en place sur son propre territoire des couloirs de la torture, voire de la mort.

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