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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

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Sur les réseaux sociaux : 

    

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Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations,

pour toute question : 

contact@memorial98.org

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 00:10

Mise à jour du 17 septembre 2017:

 

Nouveau scandale: Facebook, pris la main dans le sac, autorise et encourage même la publicité antisémite, néo-nazie et féminicide. 

 

“Vous voulez vendre des bibelots et des souvenirs nazis ou recruter du monde pour un rassemblement d’extrême-droite? Avec son système d’achat d’espaces publicitaires en libre-service, Facebook vous permet de trouver votre public”, 

Le site d’investigation américain ProPublica a mis en lumière de nouvelles failles dans le système de publicité du réseau social : en achetant un encart publicitaire , il s’est aperçu que Facebook pouvait rapidement proposer de promouvoir un post sponsorisé auprès d’internautes clairement identifiés comme des antisémites. Parmi les sujets d’intérêt suggérés par Facebook : “Comment brûler les Juifs”.

Lorsqu’un professionnel souhaite mettre en ligne une pub sur Facebook, il lui est proposé de détailler le public auquel son contenu s’adresse. Lieu de résidence, âge, centres d’intérêt, type d’emploi occupé : autant de cases à remplir afin de maximiser l’audience. Le contenu n’est pas publié tant que Facebook estime que le champ d’audience est trop restreint.

Les journalistes de ProPublica ont ainsi essayé d’écrire antisémite” dans la barre de recherche. Automatiquement, Facebook leur a recommandé comme centres d’intérêt :“Comment brûler les Juifs”, “Histoire sur la façon dont les Juifs ont détruit le monde”. Parce que l’audience était encore trop limitée, les journalistes ont été invités à choisir d’autres mots-clés. Avec “Hitler”, une nouvelle catégorie s’est affichée : “Hitler n’a rien fait de mal”.

En ajoutant, dans la catégorie employeur, “German Schutzstaffel” (les SS) et “parti nazi”, l’audience s’est encore élargie. Il a fallu rajouter “le parti national démocrate d’Allemagne”, un parti ultranationaliste, pour que l’audience soit suffisante selon Facebook. Quinze minutes plus tard, et trente dollars payés, la publicité était publiée.

Comment est-ce possible ? Contacté par ProPublica, Facebook a expliqué que ces catégories - promptement retirées - avaient été générées automatiquement par des algorithmes. L’entreprise a indiqué qu’elle comptait dorénavant limiter le nombre de catégories proposées et les examiner minutieusement avant qu’elles ne soient suggérées à ses clients. 

 

Pourtant, lorsqu’une heure après la publication de l’article de ProPublica, le site Slate a entrepris de publier une publicité sur Facebook, il a fait un constat similaire : si les catégories mises en cause par ProPublica avaient été retirées, Facebook n’a eu aucun mal à proposer “Tuer les Juifs” et “Violer les femmes” dans la catégorie “centres d’intérêt” et “Tuer les musulmans radicaux” et “Ku Klux Klan” dans la catégorie employeur. “À l’instar de nombreuses entreprises du secteur de la technologie, Facebook a longtemps opté pour le laisser-faire dans son activité publicitaire”, explique ProPublica.

Il faudra donc contraindre Facebook et d'autres "réseaux sociaux" à cesser leur hypocrisie et à appliquer leur engagement public tant de fois renouveler de combattre le racisme et l'antisémitisme. 

MEMORIAL 98

 

 

 

Mise à jour du 14 décembre 2016:

 

Le moteur de recherche hégémonique joue un rôle important dans la diffusion des thèses négationnistes.

Ainsi si vous demandez à Google de vous confirmer l’existence de la Shoah, le moteur de recherche pourrait vous laisser penser que celle-ci n'a jamais existé.

 

C’est le constat fait par Carole Cadwalladr, journaliste du quotidien britannique The Guardian. Quelques jours après que le géant américain a fait un peu de ménage dans ses suggestions de recherche - mais pas en France, Cadwalladr a constaté la présence de résultats contestables concernant la Seconde Guerre mondiale. Si l’on recherche (en anglais) “Est-ce que l’Holocauste (terme utilisé en anglais pour la Shoah) a existé?”, le premier résultat est: “Les 10 raisons pour lesquelles l’Holocauste (idem) n’a jamais existé”. Il provient de "Stormfront"  un site néo-nazi fondé par un ancien dirigeant du Ku Klux Klan. Le deuxième résultat qui s’affiche est la page Wikipedia consacrée au négationnisme et, dès le troisième, le massacre de 6 millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale est de nouveau remis en cause, avec le titre suivant : “L’arnaque de l’Holocauste : ÇA N’A JAMAIS EXISTE.

Carole Cadwalladr s’indigne :

C’est un discours de haine. Ce sont des mensonges. C’est de la propagande raciste. Et Google dissémine cela. […] C’est notre Internet. Et nous devons prendre une décision : estimons-nous qu’il est acceptable de propager un discours de haine, de promouvoir des mensonges, alors que le monde devient de plus en plus sombre et trouble ?”

Elle pointe la responsabilité de Google, tandis que le moteur de recherche se retranche souvent derrière son irresponsabilité. “Google rédige le code qui bâtit l’algorithme qui permet d’obtenir ces résultats.”

Interrogé par Fortune à ce sujet, un porte-parole de Google a annoncé que l’entreprise ne ferait rien pour modifier ce résultat et s’est attristé que “le discours de haine existe toujours”.

Il a ajouté : “Ce résultat ne veut pas dire que Google est en accord avec ces opinions. Nous ne retirons pas de contenu de nos pages de recherche, sauf dans des cas exceptionnels, en cas de contenu illégal, de logiciels malveillants ou de violations de nos principes.”

En France, les résultats remettent également en cause l’existence de la Shoah. A la question “Est-ce que l’Holocauste a existé?”, Google renvoie d’abord vers le blog de Robert Faurisson, vétéran du négationnisme plusieurs fois condamné par la justice. La situation est comparable en utilisant le terme “Shoah”. Cette fois, le premier résultat a pour titre: “La shoah : un ignoble mensonge !”.

Comme le souligne Carole Cadwalladr, ces résultats sont cantonnés à des questions  questionnant elles-mêmes l’existence de l’Holocauste. En recherchant uniquement les mots “Shoah” ou “Holocauste”, on aboutit à des résultats liés à des sites historiques ou à des dictionnaires et encyclopédies. Mais avec ses suggestions automatiques -celles qui apparaissent lorsque l’on écrit les premières lettres d’un mot ou d’une phrase, Google peut inciter ses utilisateurs à faire des recherches plus poussées… et parfois plus douteuses.

 

 

En recherchant le terme “chambres à gaz”, toutes les suggestions laissent à penser que ces dernières pourraient ne jamais avoir existé. Dans les trois cas, les premiers résultats renvoient vers des sites négationnistes.

Cela signifie que Google assume consciemment de promouvoir la diffusion de thèses négationnistes. Le combat et la vigilance doivent se poursuivre contre cette situation au moment ou se diffusent le complotisme   et les autres idéologies de haine, des USA à la Grande-Bretagne

MEMORIAL 98

 

 

Mise à jour 1er juillet:

Nouvelle offensive antisémite et néo-nazie sur Twitter et nouvelle carence de l'opérateur

Le 30 juin au soir un des sujets les plus abordés sur Twitter, était #HitlerTuNousManque

(voir ci-dessous la capture d'écran). Twitter, alerté par des associations, a mis plusieurs heures à réagir et à supprimer ces messages, permettant ainsi que la haine se déverse.

Pourtant  il y a un mois, Twitter prenait un engagement devant la Commission européenne pour une véritable politique de modération  en signant une charte de bonnes conduites.
L'UEJF et SOS-Racisme avec d'autres associations a assigné en justice les réseaux sociaux Twitter, Facebook et YouTube devant la justice française pour non respect du droit français. L'audience aura lieu le 19 juillet devant le TGI de Paris.
 
Memorial 98

 

 

Mise à jour 12 mai 2016:

Quatre années après cette alerte concernant Twitter et les réseaux sociaux, la situation est toujours aussi catastrophique en matière de modération.

 

Ainsi pendant une semaine, à la fin de mars 2016 , les associations SOS Racisme, SOS Homophobie et UEJF ont procédé à un  « testing » commun des pratiques de modération sur Twitter, YouTube et Facebook.  Elles vont assigner en référé Twitter, YouTube et Facebook pour non-respect de leurs obligations de modération légales, qui imposent aux hébergeurs de supprimer dans un délai raisonnable les contenus manifestement illicites.

 

En effet, les résultats sont sans appel : seule une toute petite minorité des contenus haineux est supprimée, mais avec des différences significatives d’une plate-forme à l’autre.

Pour Twitter, les résultats sont particulièrement catastrophiques : seuls huit messages ont été supprimés sur les 205 signalés. Sur 109 messages homophobes dénoncés, deux ont été enlevés – et des textes appelant à « brûler les homos » ou demandant « la mort pour les juifs et les bougnoules » ont été laissés en ligne.

 

Moins mauvais élève des trois, Facebook a supprimé 53 des 156 contenus qui lui avaient été signalés, soit un tiers. La modération du premier réseau social au monde a été plus efficace pour les signalements concernant des messages homophobes (15 suppressions sur 26 signalements) que sur l’antisémitisme (4 suppressions pour 16 signalements) ou le négationnisme (zéro suppression pour 3 signalements).

Loin derrière, YouTube n’a supprimé que 16 des 225 contenus qui lui avaient été signalés (7 %). Sur 115 commentaires racistes, seuls 9 ont été supprimés par la plate-forme. Et aucun des 10 contenus (vidéos et commentaires) négationnistes relevés par les associations n’ont été mis hors ligne.

 

 

Le combat se poursuit afin d'éliminer l'Internet de la haine.

 

Memorial 98

 

Cela débute sur Twitter le 10 octobre 2012. Un internaute attentif recense les sujets les plus twittés par les habitués du réseau social, #UnBonJuif » arrive en 3e position. Sous cet intitulé, un tombereau de « blagues antisémites » incluant des photomontages tournant en dérision les camps d’extermination. Le scandale débute. En vérité, il n'est pas question ici d’humour ou de plaisanteries même scabreuses mais d’un déluge d'appels à la haine et à la violence.

Faut-il s’en étonner ?

Depuis des années, des agitateurs tels que Dieudonné et Soral, proches du Front National, diffusent des messages antisémites particulièrement destinés aux jeunes. Dieudonné en a fait une industrie lucrative, sous couvert d'humour "rebelle" (voir  L’escalade antisémite de Dieudonné : décryptage )

Des personnalités déclarent leur sympathie pour Hitler Les nouveaux amis d'Hitler.

A l’occasion du 40e anniversaire de la fondation du Front National dans Jean-Marie Le Pen rabâchait encore dans le JDD du 5 octobre  : « …Vous ne pouvez pas dire que le "détail" des chambres de gaz est une position antisémite. D'ailleurs, je déclare maintenant : "J'ai bien compris. C'est la Seconde guerre mondiale qui est un détail de l'histoire des chambres à gaz." Le Pen : l’antisémitisme jusqu'au bout.

 

Voir aussi Luca: antisémite et sexiste.

Charlie Hebdo cherche le buzz.

Quand le groupe de presse Bolloré diffuse des fables antisémites.

Le 22 avril contre les génocides et leur négation

Copé : au-delà de la provocation

Rwanda : une claque aux négationnistes

Tunisie : alerte contre l’antisémitisme.

Collard insulte la mémoire des enfants d'Izieu

Eva Joly : un triomphe lepéniste ?

 

 

Nous publions ci-dessous la prise de position du Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] nos camarades de combat contre le négationnisme.

 

MEMORIAL 98

 

Communiqué de Presse - 16 octobre 2012

 

Le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] s'associe à l'UEJF et SOS Racisme, ses associations partenaires, ainsi qu'à l'ensemble de la communauté juive, pour dénoncer avec force l'absence de modération sur Twitter qui a permis la diffusion de propos antisémites générés par le hashtag « #unbonjuif ». Arrivé parmi les trois hashtag les plus diffusés, et donc mis en une par Twitter le 10 Octobre 2012, « #unbonjuif » a donné lieu à un nombre record de tweets à caractère antisémite, symboles d'une atmosphère délétère au sein de notre société.

Depuis l'affaire Merah, on assiste sur Internet et dans l'espace public, à une résurgence de la haine du Juif, désigné comme coupable de tous les maux. L’anonymat que permet Internet laisse le champ libre à tous les débordements sur les réseaux sociaux.

 Twitter ou Facebook ne sont pas les seules plateformes du racisme : tous les sites et forums de la presse française autorisent la publication de posts anonymes pour commenter les articles mis en ligne.

Faut-il songer à une réglementation internationale pour juguler la propagation de propos xénophobes sur Internet ? L'action des modérateurs a des lacunes évidentes que l'affaire du hashtag « #unbonjuif » met en évidence.

Remplir un formulaire avec ses coordonnées complètes pour être autorisé à intervenir dans le débat citoyen des médias en ligne peut-il être considéré comme une atteinte à la liberté d'expression ?

Il importe, dans tous les cas, de réfléchir aux solutions à envisager pour stopper ce déferlement d'antisémitisme, mais également de négationnisme, particulièrement actif sur la thématique du génocide arménien que le Collectif VAN suit au quotidien.

 Éduquer la jeunesse à la démocratie, c'est également l'inciter à assumer ses responsabilités.

Il faut savoir répondre de ses actes : c'est ce message que les pouvoirs publics doivent porter.

 Car si chacun est libre de ses opinions, nul ne devrait pouvoir se cacher pour les exprimer.

 Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]

www.collectifvan.org

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Published by memorial98 - dans memorial98
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commentaires

Serge 17/10/2012 05:44


Et d'un autre côté, on censure sur Facebook par exemple que je connais mieux, une image de sexe ("L'origine du monde " de Courbet l'a été !!!) ou bien certains internautes qui se retrouvent
bloqués parce qu'ils ont tenus quelques propos grossiers...
Pudiponderie ridicule qui cache un laisser-aller bien plus grave !