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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 22:02

Bien sûr, certains passages sont  agaçants et semblent destinés à provoquer des larmes.

Néanmoins ce film retrace assez justement les aspects les plus dramatiques de la déportation et de l’extermination des Juifs de France.

Il donne envie de s’informer plus en profondeur sur cette période et sur le rôle qu’y prirent les auxiliaires du  génocide et ceux qui au contraire le combattirent (voir notamment Vel d'Hiv: le document Un livre recommandé: l'enfant et la Shoah )

Il rappelle le sort des enfants : 11400 enfants juifs ont été déportés de France, principalement vers Auschwitz, dont très peu ont survécu.

À ce jour, Serge Klarsfeld a identifié un seul enfant de moins de 16 ans déporté en 1942 et revenu vivant.

 

 

La période durant laquelle les enfants internés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande ont vécu séparés de leurs parents déjà déportés est décrite par les témoins comme un des moments les plus insupportables.

En effet, les familles transférées du Vel’ d’Hiv’ entre les 19 et 22 juillet 1942 arrivent aux camps de Pithiviers et Beaune-La-Rolande, gérés par l’administration française. Les parents sont rapidement déportés alors que les nazis n’ont pas encore donné leur réponse quant au sort des enfants. Agés de 2 à 15 ans, ceux-ci restent seuls durant plusieurs semaines. Désorientés par l’absence de leurs parents et vivant dans des baraques inadaptées à la présence d’enfants, ils connaissent des conditions d’hygiène catastrophiques. Huit d'entre eux meurent durant cette période. Le 13 août, le service d’Eichmann fait savoir que les enfants doivent également être déportés : ils sont alors transférés vers Drancy et, de là, embarqués dans les convois partant pour Auschwitz.

 

Ainsi le 6 juillet 1942, Theodor Dannecker, gradé SS en charge de la déportation des Juifs de France , informe son supérieur à Berlin, Adolf Eichmann : « Le président Laval a proposé que, lors de l’évacuation des familles juives de zone non occupée (sous responsabilité du régime de Vichy) les enfants de moins de 16 ans soient emmenés aussi. Quant aux enfants juifs qui resteraient en zone occupée, la question ne l’intéresse pas » (voir notamment Sarkozy jette aux orties la reconnaissance de la participation de la France à la Shoah

Sarkozy et le Front National: une liaison dangereuse et aussi en rapport avec le score maintenu du Front National Le Pen s'en prend aux enfants, dans la lignée de Laval )

La police et la gendarmerie française, la hiérarchie préfectorale ont pris une part très importante dans le fichage et la traque des Juifs.

 

A l’inverse, des milliers d’enfants juifs, séparés de leurs parents, ont été cachés dans des familles ou dans des institutions, notamment religieuses, souvent sous de fausses identités mais aussi moyennant une rétribution. La médaille des Justes reconnaît les personnes qui firent tout ce qu’elles purent pour soustraire des enfants, mais aussi des familles entières, aux arrestations. La France compte à ce jour 2740 “ Justes parmi les nations ”.

Des milliers d’enfants ont aussi été pris sauvés par des associations juives, notamment l’OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants). Certains seront adoptés, d’autres grandiront dans des orphelinats, d’autres enfin gagneront la Palestine sous mandat britannique et le foyer national juif en devenir.

 

Le film rend hommage à des personnages qui ont montré leur humanité et leur détermination dans l'enceinte du Vel d'Hiv. Il s’agit bien sûr des infirmières et assistantes sociales qui, telle Annette Monod-Leiris, se sont engagées dans l’aide concrète, mais aussi des pompiers du capitaine Pierret.

Ils étaient une demi-douzaine de pompiers a peine, et ont réellement fait dérouler les lances, passé des heures à distribuer de l’eau, et recueillis à eux seuls des centaines de messages qu’ils sont allés poster incognito le lendemain depuis des points différents de Paris pour ne pas éveiller les soupçons de l’administration. Il y a eu plus. Un des pompiers qui était alors en congé s’appelait Ruben. Il était juif et le capitaine Pierret à envoyé le prévenir à son domicile, en lui recommandant de ne pas se représenter à la caserne. Ce jeune pompier juif a pu fuir avec sa mère en Espagne.

Pierret est aussi entré en résistance, fournissant les plans des installations militaires allemandes de Paris aux alliés.

 

Au delà d’aspects esthétiques discutables, il s’agit d’un film percutant sur un sujet peu traité aussi directement dans la production française.

 

Memorial 98

 

 

 

 

 

 

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Published by memorial98 - dans memorial98
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commentaires

tipanda 26/03/2010 00:01


Retour. J'ai vu.  C'est pédagogique, très efficace. Il faudra que les médiathèques s'équipent du DVD quand il sera disponible. Mais ( il y a toujours un "mais"!) on peut regretter le côté un
peu caricatural de certains personnages. Les flics sont abrutis, les gentils sont pompiers, médecins et infirmières. Quant-à l'antisémitisme ordinaire il est forcément représenté par une
commerçante obèse, ce qui désigne la profiteuse du marché noir, celle qui a tout pour déplaire. Ces cas ont existé, sans aucun doute, mais la réalité a été un peu moins facile à trier que l'image
qui nous en est donné.


tipanda 14/03/2010 23:09


Je n'ai pas encore eu le temps mais j'irai voir ce film... avec, toutefois, un regret très "lanzmannien".  La date approche où nous serons obligés de nous en remettreà la littérature
et à l'histoire pour évoquer la destruction des juifs d'Europe. Mais, pour le moment, il reste encore des témoins et des survivants. Il faut leur donner la parole tant qu'il en est encore temps. Je
ne suis pas ennemie de la fiction lorsqu'elle se présente comme telle (j'ai défendu "Les Bienveillantes" que tous les vertueux vouaient aux gémonies parce que l'intrigue et les personnages étaient
fictionnels, c'était clairement une oeuvre romanesque). En revanche, d'après ce que j'en ai vu,La rafle n'occupe pas un créneau bien délimité, le film hésite entre témoignage, histoire et fiction.
Nous v