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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

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Sur les réseaux sociaux : 

    

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Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations,

pour toute question : 

contact@memorial98.org

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 22:57

Dossier débuté en 2008 lors de la première victoire de la droite dure de Berlusconi et Bossi de la Lega et poursuivi à ce jour.

Memorial 98

25 avril 2020

 Le 25 avril est la fête nationale italienne, en souvenir du soulèvement de la résistance contre  le fascisme, il y a 75 ans. Cette année, les cérémonies seront virtuelles comme pour d'autres commémorations du mois d'avril dont les génocides des Tutsi le 7 avril ( voir ici ) des Arméniens le 24 avril ( voir ici)  et de la révolte du Ghetto de Varsovie le 19 avril ( voir ici)

Le 25 avril 1945, la résistance lançait une offensive générale qui permit de libérer Milan et Turin de l’occupant nazi et du contrôle de ses alliés fascistes, alors que les forces alliées avançaient dans la plaine du Pô. L’Italie étaient réunifiée. Depuis la chute du régime de Mussolini, le 25 juillet 1943, l’Italie était coupée en deux : un régime sous gestion anglo-américaine au Sud et un état fantoche replié sur la localité de Salò, dirigé par les fascistes les plus radicaux rassemblée autour du Duce, sous la tutelle de l’Allemagne nazie qui avait envahi le nord de l’Italie. Le 25 avril est donc fêté comme une libération à la fois du fascisme et du nazisme par toute l’Italie.

Chaque année, la commémoration du 25 avril est sujette à polémique. Depuis quelques années, elle fait l’objet d’attaques de la part de la droite et de l’extrême droite. ses dirigeants voudraient effacer ce souvenir qui à leurs yeux valorise trop le combat de la gauche contre le fascisme, pour le remplacer par une commémoration du 18 avril 1948, premier scrutin démocratique de l’Italie et de la victoire électorale de la Démocratie chrétienne face à la gauche de l'époque. Ainsi Berlusconi, en quinze années de vie politique et deux mandats de premier ministre, n'a jamais pris part aux commémorations de la fête nationale italienne ( voir ci-dessous).

Avec les antifascistes d'Italie nous chantons à nouveau le chant symbole Bella Ciao

Les paroles de Bella ciao
 
«Una mattina mi son svegliato, oh bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao! Una mattina mi son svegliato e ho trovato l’invasor.
O partigiano, portami via, o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao! O partigiano, portami via, ché mi sento di morir.
E se io muoio da partigiano, o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao! E se io muoio da partigiano, tu mi devi seppellir.
E seppellire lassù in montagna, o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao! E seppellire lassù in montagna sotto l’ombra di un bel fior.
E le genti che passeranno o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao! E le genti che passeranno Ti diranno «Che bel fior!»
«È questo il fiore del partigiano», o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao! «È questo il fiore del partigiano morto per la libertà!»

MEMORIAL 98

 

Il est accusé par un tribunal de Catane, en Sicile, « d’abus de pouvoir et de séquestration de personnes » pour avoir bloqué l’été dernier, durant plusieurs jours, 116 migrants à bord d’un navire des gardes-côtes italiens, le Gregoretti. Quelques dizaines de migrants avaient pu être évacués pour raisons médicales, mais les autres étaient restés sur le navire près d’une semaine, faute d’autorisation de débarquer. Salvini était alors ministre de l’intérieur d’un gouvernement formé par la Ligue (son parti) et les anti-establishment du Mouvement 5 étoiles (M5S).

Les soucis de Salvini ne s’arrêtent pas à l’affaire du Gregoretti. Une Commission du Sénat devra statuer, le 27 février, sur une autre demande de renvoi en justice concernant cette fois le navire humanitaire Open Arms, bloqué mi-août 2019 pendant plusieurs jours devant l’île de Lampedusa, sur ordre de Matteo Salvini.

Une peine d’inéligibilité de six à huit ans encourue

Même après son renvoi devant le tribunal des ministres, une juridiction spéciale composée de trois magistrats expérimentés de Catane, Matteo Salvini devra probablement attendre des années pour être fixé sur son sort, compte tenu de la lenteur de la justice italienne, et des possibilités de recours.

En cas de condamnation définitive, c’est-à-dire en dernière instance par la Cour de cassation, le patron de la Ligue encourt aussi une peine d’inéligibilité de six à huit ans.

MEMORIAL 98

 

Excellente nouvelle: Salvini est battu lors des élections régionales d’Emilie-Romagne. Il s’était personnellement impliqué dans cette campagne et comptait sur une victoire pour être en position de force au niveau national et exiger des élections générales.

 
La forte affluence aux urnes est une conséquence directe et positive de la dynamique anti-fasciste créée par la mobilisation des Sardine. Ce mouvement de jeunes, né dans cette même région il y a deux mois, est vite devenu un symbole national de la protestation de masse contre l’extrême droite. Les dizaines de manifestations qui se sont déroulées dans toutes les villes de la région ont fortement contribué à la défaite de la Lega et de ses alliés.
 
Vive les Sardine!
 
Memorial 98

28 Novembre

Le mouvement des Sardine ( sardines) s'étend : après Bologne, Modène, Rimini, à Gênes ce sont 8000 "sardines" anti-fascistes  qui se rassemblent contre Salvini et la haine raciste et entonnent le chant des partisans Bella Ciao 

 voir https://video.repubblica.it/dossier/sardine/genova-8000-sardine-in-piazza-cantano-bella-ciao-e-de-andre-prima-la-solidarieta/349047/349629?ref=twhv

Memorial 98

 

9 aout 2019

Ivre de pouvoir, Salvini veut gouverner seul sur une orientation d'extrême-droite. Il appelle à de nouvelles élections afin de se débarrasser de ses acolytes du M5S.

Au même moment le pape François dénonce "des discours qui ressemblent à ceux d'Hitler".

 

Sans nommer personne, il évoque "des pensées qui font peur.”  François a fustigé le souverainisme, une attitude de “fermeture” qui “mène à la guerre”, dans un entretien publié vendredi par La Stampa, au beau milieu d’une crise politique déclenchée en Italie par le leader d’extrême droite Matteo Salvini.

“Le souverainisme est une attitude d’isolement. Je suis préoccupé parce qu’on entend des discours qui ressemblent à ceux d’Hitler en 1934. ‘Nous d’abord. Nous...nous’: ce sont des pensées qui font peur”, a souligné le souverain pontife dans l’interview au quotidien turinois, sans évoquer de nom ni de pays en particulier.

L’homme fort du gouvernement italien Matteo Salvini, chef de la Ligue, a fait éclater jeudi la coalition au pouvoir dans laquelle il était allié au Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), provoquant une crise politique. En cas d’élections anticipées à l’automne, il devrait concourir seul et les sondages lui prédisent une large victoire avec l’appoint du parti post-fasciste Fratelli d’Italia.

“Ce suffixe en ‘isme’ ne fait jamais du bien”

Matteo Salvini, qui se dit ami du dirigeant hongrois Viktor Orban et de la cheffe de l’extrême droite française Marine Le Pen, revendique appartenir à un “front souverainiste” dont le but est de “chasser les oligarques européens”.

“Un pays doit être souverain, mais pas fermé. La souveraineté doit être défendue, mais les rapports avec d’autres pays, avec la Communauté européenne, doivent également être défendus. Le souverainisme est une exagération qui finit toujours mal: elle mène à la guerre”, a ajouté le pape.

Interrogé sur “le populisme”, il a estimé qu’il s’agissait “du même discours”. “Les populismes nous mènent aux souverainismes: ce suffixe en ‘isme’ ne fait jamais du bien”, a-t-il asséné.

Réagissant dans un tweet, Marine Le Pen a jugé cette phrase “affligeante”: “quid du catholicisme et du christianisme à ses yeux?!”, fait mine de s'  interroger l'alliée du fasciste italien..

La situation d'instabilité et de crise va donc s'approfondir en Italie et conduire à des bouleversements de grande amplitude. La priorité est plus que jamais de battre Salvini et sa ligne raciste.

Memorial 98

11 juillet 2019 « Catholique intégriste hostile aux droits des homosexuels et à l’avortement, Lorenzo Fontana est promu ministre des affaires européennes.  

En mai 2017, au congrès de la Lega, il avait lancé : «Nous sommes contre l’Europe de la franc-maçonnerie, contre l’Europe de la finance, contre l’Europe des Soros».

Jusqu’à son entrée au gouvernement, en juin 2018, il était le numéro 2 de la mairie de Vérone – celle-là même qui, a l’automne 2018, s’est déclarée comme la première « ville pro-Life » d’Italie. Le jour de son entrée en fonctions au ministère des affaires familiales, il a annoncé la couleur, en assénant que « les familles homosexuelles n’existent pas ».
 
 
 
 

 

 

 Mise à jour du 7 mai 2019

Une fois de plus Salvini met ses pas dans ceux de Mussolini. Il a choisi de prendre la parole sur le balcon où le dictateur avait tenu des meetings fascistes  le vendredi 3 mai, dans la ville de Forli, en Emilie-Romagne  

 

 C'est depuis ce même balcon de l'Hôtel de ville de Forli que Mussolini avait assisté à la pendaison aux réverbères de la ville de de jeunes antifascistes lorsque le "Duce" avait tenu plusieurs rassemblements dans la commune. Matteo Salvini en a donc profité pour faire un discours depuis le même balcon. Le lendemain, il enfonçait le clou en twittant une photo avec ce commentaire : "Un spectacle la nuit dernière" 

Mise à jour du 8 janvier 2019

 

Salvini et son compère Di Maio prétendent défendre le mouvement des Gilets Jaunes en France. C'est de la pure démagogie car les mêmes gardent le silence sur les manifestations en Hongrie contre la loi "esclavagiste" de leur acolyte et allié Orban. Ce texte permet aux entreprises d’imposer davantage d’heures supplémentaires et de les payer trois ans plus tard. Dans ces manifestations figurent également des Gilets Jaunes, comme on peut le voir ci-dessous. 

 

 

 Mise à jour du 3 janvier 2019 

L'année débute par une révolte contre Salvini.

Un texte "inhumain" et "criminogène": plusieurs maires de grandes villes italiennes refusent d'appliquer le décret-loi anti-immigration du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, à commencer par le maire de Palerme ( ci-dessus) qui a pris la tête de cette fronde contre le patron de l'extrême droite.

"C'est un texte inhumain parce qu'il viole les droits de l'Homme, et criminogène parce qu'il transforme en illégaux des personnes qui se trouvent légitimement sur notre territoire", a déclaré jeudi 3 janvier Leoluca Orlando, maire de gauche de Palerme (Sicile), après avoir annoncé qu'il suspendait l'application du décret-loi Sécurité et immigration "pour ce qui relève des compétences des communes".

Il conteste en particulier la mesure qui interdit l'obtention du droit de résidence à une personne disposant d'un permis de séjour sur le territoire. Elle prive les mairies de la possibilité de délivrer une carte d'identité ou une inscription au "service sanitaire national", cette dernière étant obligatoire pour accéder aux prestations de santé comme le médecin généraliste.

La réplique de Salvini est à la mesure du personnage:  "Tu veux désobéir ? Je ne t'envoie pas l'armée", a-t-il répondu dans une vidéo postée sur Facebook.

"Certains maires regrettent les temps passés de l'immigration, mais pour eux aussi la belle vie c'est fini", a ajouté le ministre et chef de la Ligue (extrême droite), reprenant la formule  qu'il avait adressée cet été aux ONG sauvant les migrants en Méditerranée, après leur avoir interdit l'accès aux ports italiens.

"Il ne s'agit pas de désobéissance civile, ni d'objection de conscience, mais de la simple application des droits constitutionnels à tous ceux qui vivent dans notre pays", explique Orlando.

Salvini a fait adopter en novembre un décret-loi controversé qui a fortement durci la politique de l'Italie en matière d'immigration.

La principale mesure du texte abolit les permis de séjour humanitaires jusqu'à présent accordés aux personnes vulnérables, familles ou femmes seules avec enfants, victimes de traumatismes pendant leur périple vers l'Italie.

"Ca pue la loi raciale"

En six mois de pouvoir en Italie, la Ligue de  Salvini a obtenu un quasi-blocage des arrivées de migrants mais des experts redoutent que ses mesures augmentent le nombre et la marginalisation des clandestins et, en conséquence, fasse croître l'insécurité dans la péninsule.

Plusieurs élus ont emboîté le pas de leur collègue sicilien, parmi lesquels les maires de gauche de Naples et de Florence mais aussi le maire de Parme, Federico Pizzarotti, dissident du Mouvement 5 Etoiles (M5S), le parti qui forme avec la Ligue la coalition au pouvoir en Italie.

Les maires d'autres villes soutenant le gouvernement comme ceux de Venise, Gênes et Vérone (nord) ont  signé une lettre de soutien au ministre affirmant que "le décret Sécurité contient des règles justes et compréhensibles".

Il est aussi question d'engager la bataille sur le terrain judiciaire, le maire de Palerme ayant annoncé son intention de saisir un juge pour que soit évaluée la constitutionnalité de la loi adoptée cet automne par la Parlement à majorité Ligue-M5S.

"On ne peut pas enlever des droits à des citoyens en règle avec la loi simplement pour faire passer pour de la sécurité une intervention qui pue la loi raciale", a encore dénoncé jeudi Leoluca Orlando sur Twitter en diffusant une page internet du quotidien de droite "Il Giornale" datant de 2016.

Sur cette dernière, Matteo Salvini invitait les maires de la Ligue à désobéir à la loi sur les unions civiles, qui venait d'être adoptée pour les couples, qu'ils soient ou non de même sexe.

 

 

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Mise à jour du 12 septembre 2018 

Samedi 8 septembre, la cérémonie de clôture de la Mostra, le grand festival de cinéma de Venise, a été le théâtre d'un incident commenté jusqu'au sommet de l'État.

Ottavia Piccolo, une actrice connue en Italie, prix d'interprétation à Cannes en 1970 et doublure de la princesse Leia dans La guerre des étoiles, se présente à l'entrée du festival auquel elle est invitée. Trois policiers lui bloquent alors le passage en lui disant : "Vous ne pouvez pas entrer avec ce foulard", un foulard aux couleurs du drapeau italien, vert, blanc et rouge. En Italie, le porter autour du cou est un signe de ralliement d'un mouvement antifasciste très respecté , l'association ANPI.

Il s'agit d'un mouvement célèbre en Italie, fondé en résistance à Mussolini à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ottavia Piccolo est effectivement une actrice engagée, qui venait de participer à un rassemblement de l'ANPI pour défendre les "travailleurs pauvres." L'actrice s'insurge et finit par rentrer dans le palais après l'intervention d'un supérieur. 

Un incident qui a pris une tournure politique

Un député du Parti démocrate, le mouvement de l’ancien président du conseil Matteo Renzi, a demandé des explications au ministre de l’Intérieur Matteo Salvin en lui demandant s'il a donné des consignes à la police pour s’en prendre aux mouvements antifascistes. 

Rappelons que Salvini est le leader de la Ligue, le principal parti d’extrême droite italien. Le ministre de l'Intérieur n'a pas répondu et seul le parquet a fait savoir que, de son point de vue, il n'y a pas lieu d'ouvrir une enquête. Le plus probable, c’est que les trois policiers en question n’avaient pas reçu d’ordre explicite. Cela en dit toutefois long sur le climat politique en Italie, dès l’instant où certains membres des forces de l’ordre commencent à s’autoriser ce genre d’attitude.

"Le crime était d'être fasciste, pas d'être résistant au fascisme"

Il est possible de parler d'une résurgence de la parole fasciste en Italie. Matteo Salvini n’hésite plus à adopter publiquement les postures de Mussolini, les mains sur les hanches, voire à utiliser des citations de l’ancien leader fasciste.
Et surtout, depuis le début de l’été, on assiste à un accroissement des faits divers racistes : agression d’un homme marocain à Aprilia, près de Rome; tabassage d’un jeune sénégalais en Sicile aux cris de "sale nègre"; attaque contre une athlète d’origine nigériane dans le Piémont, au nord du pays...

Le principal syndicat italien, la CGIL (Confédération générale italienne du travail), se dit très inquiet face à ce "climat de haine." À ce sujet, un internaute a publié cette formule sur Twitter : "la dernière fois que j’ai lu la Constitution italienne, il était considéré que le crime était d’être fasciste, pas d’être résistant au fascisme."

Mise à jour du 26 aout 2018: Salvini poursuivi par la justice italienne pour " séquestration et abus de pouvoir" à propos des migrants retenus sur ses ordres sur le bateau Diciotti. 

Mise à jour du 1er aout

Salvini revendique ouvertement son héritage fasciste en postant sur les réseaux sociaux un message paraphrasant une inscription que Mussolini avait fait graver en 1932 sur son obélisque près de Rome et qui représentait un de ses slogans : « Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur. » Pour bien marquer sa continuité, Salvini a diffusé ce message à la veille de l'anniversaire de Mussolini, le 30 juillet. Cette provocation entraîne évidemment de nombreuses protestations mais l'alliance avec le mouvement M5S ( 5 étoiles) n'est pas rompue, pour l'instant

Memorial 98

Mise à jour du 31 juillet 2018

Multiplication des attaques racistes; Salvini alimente un climat d’intolérance et de violence. 

L’agression d’une athlète italienne d’origine nigériane, près de Turin, provoque de vives protestations. Alors qu'elle se trouvait dans la rue dans son village du Piémont, la discobole  Daisy Osakue a été victime d'une agression de la part d'automobilistes qui lui ont jeté des oeufs, dont un arrivant frappant son oeil . Une agression qui pourrait être liée à du racisme selon elle, interrogée par La Gazzetta dello Sport : «Dans cette zone, il y a des prostituées noires. Ces lâches pensaient que j'étais une de ces filles qui ne les dénonceraient pas. Une personne devrait être libre de marcher dans la rue sans que personne l'attaque.» 

 

 

Pour l’opposition de gauche, l’actuel ministre de l’intérieur est le principal responsable de cette explosion de violence. « Salvini alimente ce climat d’intolérance et de racisme rampant dans le silence assourdissant du premier ministre Conte », accuse ainsi le député Federico Fornaro (LeU, dissident du PD).

 

 

Salvini se défend en rajoutant une louche de xénophobie:  « Il y aurait un climat raciste en Italie ? Ne disons pas de bêtises, a-t-il lancé  avant de rejeter la faute sur ses adversaires politiques. Chaque agression doit être punie et condamnée, mais l’immigration de masse permise par la gauche ces dernières années n’aide pas. » Une rhétorique habituelle au moins depuis l’attentat de Macerata, le 3 février dernier : ce jour-là, un militant de la Ligue avait ouvert le feu au hasard sur des migrants, blessant six personnes. Le dirigeant de la Ligue avait rapidement accusé le gouvernement Gentiloni de centre gauche alors au pouvoir  d’être le véritable responsable des violences, à cause de sa politique migratoire trop "laxiste". La même réthorique avait déjà servi lors de l'assassinat de Emmanuel Chidi Namdi par un fasciste en 2016

 

Six mois plus tard, Matteo Salvini est au pouvoir, et les attaques se multiplient. Depuis début juin et le meurtre du militant syndical Soumaïla Sacko, à San Calogero (Calabre), au moins dix cas dans lesquels des Italiens ont ouvert le feu sur des étrangers ont été rapportés. Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 juillet, dans la province de Latina (environs de Rome), un Marocain est mort dans un accident de voiture. Il cherchait à échapper à des habitants qui l’avaient pris en chasse, persuadés – à tort – de tenir un voleur.

 

Du côté du Mouvement 5 étoiles, allié de la Ligue au sein du gouvernement, cette multiplication d’attaques nourrit un certain malaise chez une partie de ses responsables. Ainsi dans les réactions embarrassées du président de la Chambre des députés, Roberto Fico, qui a assuré lundi que « le racisme doit être combattu, toujours », tout en niant le fait que le phénomène soit en augmentation, ou du secrétaire d’Etat à l’éducation Lorenzo Fioramonti, invitant les responsables politiques à « mesurer leurs paroles », afin d’éviter que certains se sentent dédouanés et passent à l’acte. Le vice-premier ministre et chef de file du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, a en revanche affiché son soutien à son partenaire de coalition : « Il n’y a pas de montée du racisme, on cherche juste à attaquer Salvini. »

 

En Grande-Bretagne également la campagne raciste du Brexit avait provoqué une explosion des agressions de ce type

 

Memorial 98

 

Mise à jour du 26 juillet 2018

 

Dix ans après son alerte d'août 2008 sur le "danger fasciste" (voir ci-dessous)  la Une du grand l'hebdomadaire catholique italien "Famiglia Cristiana"  lance cette semaine un retentissant  "Vade retro Salvini" , résumant par cette formule religieuse et polémique le sentiment de courants de l'Eglise face au discours hostile aux migrants du ministre de l'Intérieur.

 

"Urgence migrants: La conférence des évêques, les évêques individuellement, les initiatives des religieux: l'Eglise réagit au ton agressif du ministre de l'Intérieur. "Rien de personnel ou d'idéologique, il s'agit de l'Evangile", explique le magazine sur sa "Une" ci-dessus.

Une couverture que l'intéressé, le chef de file de l'extrême droite italienne qui brandit régulièrement un rosaire ou la Bible lorsqu'il est en campagne, s'est empressé de dénoncer sur les réseaux sociaux. "Famiglia Cristiana me traite carrément de Satan. Je ne prétends pas donner de leçons à quiconque, je suis le dernier des bons chrétiens, mais je ne pense pas mériter ça", a-t-il écrit. "Je suis conforté par le fait que je reçoive quotidiennement le soutien de tant d'hommes d'Eglise", a-t-il ajouté.

 

Pourtant, si le ministre jouit effectivement de nombreux soutiens et d'un taux de popularité approchant les 50%, il y a également de nombreuses voix  dissonantes dont celles de personnes qui se réclament du catholicisme. Il y a deux semaines, des prêtres et des religieuses avaient manifesté devant la Chambre des députés contre la fermeture des ports aux bateaux ayant secouru des migrants. La semaine dernière, la Conférence des évêques d'Italie a diffusé un communiqué au vitriol sur les tragédies en mer: "Nous n'avons pas la prétention d'offrir des solutions bon marché. Mais (...) nous prévenons sans équivoque que pour sauver notre humanité de la vulgarité et de la barbarie, nous devons protéger la vie. Chaque vie".

Le pape François a lui aussi évoqué les récents naufrages au large de la Libye et lancé un nouvel appel à la communauté internationale à "garantir la sécurité, le respect des droits et la dignité de tous"

Salvini a, en réaction, cité l'article 2241 du catéchisme de l'Eglise catholique, dans lequel il est écrit que "les nations mieux pourvues sont tenues d'accueillir AUTANT QUE FAIRE SE PEUT l'étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu'il ne peut trouver dans son pays d'origine".

C'est un coup dur pour un fasciste qui prétend se battre pour son "credo chrétien" 

Memorial 98
 

 
Mise à jour du 18 juin 2018
 
L'Histoire bégaye ... en pire.
Dix ans après jour pour jour après des décisions équivalentes en 2008 (voir ci-dessous), le gouvernement d'extrême-droite au pouvoir en Italie lance une attaque violente contre les Roms et à Rome on tente de nouveau d'attribuer une rue au fasciste historique Giorgio Almirante.    

Après avoir bloqué les réfugiés de l'Aquarius et annoncé l'expulsion de centaines de milliers de migrants qui doivent selon lui "faire leur valise", ils s'attaquent à de nouvelles cibles. 

 

Le ministre italien de l'Intérieur et chef de la Lega Salvini ( ci-dessus rendant hommage à son allié et inspirateur Poutine ) a lancé le 18 juin une nouvelle polémique en annonçant le prochain recensement des Roms vivant en Italie, afin d'expulser ceux de nationalité étrangère, et" malheureusement" de garder les Roms italiens.

 Salvini a indiqué sur une télévision régionale en Lombardie qu'il comptait procéder à un recensement de la communauté Rom en Italie, pour "voir qui, comment et combien ils sont". Cela permettra, a-t-il expliqué, d'évaluer la possibilité d'expulser ceux de nationalité étrangère qui se trouveraient en situation irrégulière; quant aux "Roms italiens, malheureusement, tu dois te les garder à la maison". ​​​​​​​

Vers un retour du fascisme italien?
C'est hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana ("Famille chrétienne") qui a lancé le pavé dans la mare.
 
Dans un éditorial du 13 août 2008, ce journal, vendu à plus d'un million d'exemplaires par abonnement et dans les paroisses, s'interroge : "Espérons que les soupçons d'une renaissance du fascisme, en Italie, sous d'autres formes se révéleront infondés."


Les campagnes électorales d'avril dernier et la victoire d'une droite dure se sont en effet immédiatement traduites par une vaste offensive xénophobe. Les Roms de nationalité italienne ou venant d'autres pays européens ont été désignés comme la source de tous les maux du pays.
 

Cette entreprise incluait une vague de violences contre des camps de Roms, sous l'impulsion notamment de membres de l'extrême droite et d'éléments de la pègre, et de la part du gouvernement une campagne de fichage ethnico-religieux des Roms.
La fiche a été établie à Naples, où le recensement a débuté, avant de s'étendre à Milan et à Rome.

Dans ces trois villes, le gouvernement considère que la présence des Roms « crée des troubles ».
Leurs préfets respectifs ont été nommés commissaires à "l'urgence nomade" puis convoqués au ministère de l'intérieur pour mettre au point les détails de l'opération.
Le fichage comprend, à côté des empreintes digitales et de la photo, des cases "ethnie" et "religion".
Ce fichage a provoqué un tollé dans le pays, et alerté l'Union européenne ainsi que des organisations internationales comme l'Unicef et Amnesty international. Malgré les polémiques, le ministre de l'intérieur Roberto Maroni, à l'origine du projet, déclare ne pas vouloir "reculer d'un millimètre".
Selon ce haut responsable de la Ligue du Nord, "populiste" et xénophobe, le recensement est indispensable pour connaître la situation des camps et des nomades qui vivent en Italie, adultes et enfants. Selon lui, "il ne s'agit pas d'un fichage ethnique", mais d'"une garantie supplémentaire pour la protection des droits des occupants des camps nomades".

Il a dû reculer sur un point: contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, les empreintes des enfants n'ont pas été relevées. Maroni, qui espérait pouvoir appliquer le fichage aux mineurs, a dénoncé l'"hypocrisie" des réactions à ce sujet. Les empreintes, a-t-il défendu, devaient ainsi servir à vérifier s'ils étaient envoyés mendier par leurs parents. Dans ce cas-là, les enfants auraient pu être retirés à leur famille.


 

En même temps, à Rome  

La décision de baptiser du nom d'un ancien dirigeant fasciste une rue de Rome a été bloquée au dernier moment par la maire M5S de la capitale italienne, Virginia Raggi. Le conseil municipal de Rome avait décidé le 14 juin  de rebaptiser une rue de la ville du nom de Giorgio Almirante, un des fondateurs du Mouvement social italien (MSI), un parti héritier de  Mussolini.

"Aucune rue ne sera dédiée à Giorgio Almirante. Demain, je présenterai un motion signée de mon nom", a affirmé  sur Twitter Mme Raggi. Giorgio Almirante a créé le MSI en décembre 1946, sur les décombres de la république sociale italienne, ou république de Salo, un Etat fantoche créé par Mussolini dans les régions du nord et du centre de l'Italie contrôlées par les nazis. Elu onze fois à la Chambre des députés italienne, de 1946 à 1987, avant sa mort en 1988, il a aussi été pendant la période fasciste éditeur du journal "Défense de la race", dont les premiers numéros coïncident avec les lois raciales contre les juifs votées en 1938 (voir ci-dessous).

Mme Raggi a été élue en 2016 sous la bannière du Mouvement Cinq Etoiles (M5S), qui avec la Ligue (extrême droite) a remporté les élections législatives en mars, et gouverne désormais le pays. Mais, selon les médias italiens, seul un des 28 conseillers municipaux M5S a voté contre la motion "Almirante" présentée par un autre parti d'extrême droite, Fratelli d'Italia (FdI, Frères d'Italie), non représenté au gouvernement, mais proche de la Ligue. Ce parti, dirigé par Giorgia Meloni, est un des héritiers du MSI fondé par Almirante.

Ce vote a déclenché une vague de critiques à Rome, particulièrement au sein de la communauté juive. "Quelqu'un qui a été l'éditeur de Défense de la race" et "n'a jamais montré le moindre remords ne mérite pas d'avoir une rue à son nom", a indiqué l'organisation représentative de la communauté juive de Rome. La décision de la maire de Rome a en revanche provoqué la colère de Giorgia Meloni, qui a promis de se battre pour obtenir gain de cause, estimant que l'assemblée avait voté en faveur de cette mesure et que s'opposer à sa mise en oeuvre était la preuve d'un comportement "staliniste".

Dix ans après, les fascistes italiens poursuivent les mêmes buts de destruction et de haine. Mais ils agissent maintenant dans un contexte européen et mondial qui leur permet d'aller encore plus loin. Des USA à l'Allemagne et de l'Autriche à la Pologne, l'alerte est généralisée face à la marée brune.

MEMORIAL 98

La conférence épiscopale italienne a fait part de sa "forte préoccupation". L'opposition qualifie le fichage de "raciste".  Amos Luzzatto, ancien président de l'Union des communautés juives, a déclaré que cette décision ravivait en lui le souvenir de ce qu'il a vécu lors de la proclamation des lois raciales de 1938 par Mussolini.
Parallèlement, depuis le 4 août plus de trois mille soldats ont commencé à se déployer dans les principales villes italiennes. Leur champ d'action inclut la lutte contre la criminalité, l'immigration clandestine et la menace terroriste.
Le nouveau gouvernement a aussi donné toute liberté aux maires pour prendre des mesures restreignant les libertés dans leurs villes, produisant ce que l'on appelle maintenant les "maires-shérifs" .

 
 
Avant même le décret autorisant ces dérives locales, le maire de Rome,  Alemanno  avait prohibé les pique-niques sur les places ou près des monuments du centre historique de la capital et surtout tenté d'interdire aux pauvres de fouiller dans les poubelles. Les associations caritatives romaines organisant les soupes populaires, en majorité catholiques, ont immédiatement protesté, Don Ciotti, de l'association Abele a déclaré : « ceux qui font les poubelles doivent avoir une chance de survivre" ; face au scandale, Alemanno a dû reculer.
 
 
Le maire de la capitale est d'ailleurs particulièrement représentatif des dangers de la situation actuelle. Giovanni Alemanno a mené une campagne virulente pour battre son adversaire, Francesco Rutelli, maire et ministre de la Culture sortant, en ciblant ses attaques sur l'insécurité et l'immigration. Il a promis l'expulsion de 20 000 immigrés clandestins ayant eu affaire à la justice.
Cet ex-ministre de l'Agriculture de précédents gouvernements  Berlusconi, est  issu de l'ancien parti MSI, héritier du mouvement fasciste. Il avait participé avec  Fini, au « recentrage »politique d'Alliance Nationale mais il a gardé des liens étroits avec la frange radicale qui maintient l'ancien cours néo-fasciste.
Ainsi c'est tardivement, sous la pression de la communauté juive de Rome, qu'il a été contraint de récuser son alliance avec la Destra (la Droite), une scission du parti de Fini se revendiquant ouvertement du fascisme, dirigée par Francesco Storace, tout en lâchant : «A propos de Storace, les Juifs exagèrent».
Alemanno, surnommé lors de ses années de jeunesse fasciste "il picchiatore " (le "tabasseur"),  avait déjà suscité une vive émotion sur des plateaux de télévision, en exhibant la croix celtique qu'il porte en permanence au cou.
Le même Alemanno a également proposé après son élection de nommer plusieurs rues de la capitale d'après des hommes politiques du siècle dernier, parmi lesquels son mentor Giorgio Almirante, ex-membre de la République sociale de Salo (Etat fasciste du centre et du nord de l'Italie fondé par Mussolini en 1943) et fondateur du néofasciste Mouvement social italien (MSI).
La communauté juive de Rome a vivement critiqué cette initiative en rappelant les collaborations, en 1942, d'Almirante à la revue antisémite "La défense de la race" et  les articles dans lesquels ce dernier affirmait que «le racisme doit être la nourriture de tous [...]. Autrement nous finirons par faire le jeu des métis et des juifs... ». 
 
 
Le président de la communauté juive de Rome a proposé que le nom de son grand-père mort à Auschwitz, Riccardo Pacifici, soit écrit en lieu et place de Giorgio Almirante. Alemanno, n'a pourtant pas abandonné son projet de lui attribuer une rue. Il a simplement concédé «qu'il cherchera une discussion claire afin d'obtenir le consensus de la communauté juive pour consacrer une via Almirante». Avant de rectifier : «Nous n'avons jamais pensé déléguer la question à la communauté juive, c'est moi qui décide.»
Les anciens/nouveaux dirigeants italiens entretiennent indubitablement des rapports troubles avec l'histoire de leur pays.
La République italienne est née en s'opposant au fascisme, sur les cendres de la monarchie fasciste de Vittorio Emmanuele III.
 Il est d'usage commémorer, chaque 25 avril - jour de la fête nationale -, la sortie de cette période totalitaire.
Berlusconi, en quinze années de vie politique et deux mandats de premier ministre, n'a jamais pris part aux commémorations de la fête nationale italienne.
Il a tenu à effectuer, le 25 avril 2008, un geste symbolique: alors que le Président de la République célébrait la victoire des alliés sur les nazis, Berlusconi recevait en consultation officielle dans ses bureaux le sénateur Ciarrapico, qui a fait toute sa campagne électorale sur sa nostalgie pour le régime mussolinien et qui a déclaré haut et fort qu'il n'était aucunement question pour lui de renier le fascisme. Cet homme d'affaires plusieurs fois condamné par la justice, a longtemps dirigé une maison d'édition dont l'activité principale était la publication d'ouvrages fascistes et révisionnistes
Grâce à son appui et aux moyens qu'il a déployé, la majorité de droite compte dans ses rangs Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce et garante de sa "mémoire idéologique et politique". Déjà euro-députée, elle est  remplacée au Parlement européen par le chef des « Naziskins » de Forza Nuova, Roberto Fiore, adorateur proclamé du Duce et de Franco et longtemps exilé en Angleterre pour fuir la justice.
La présence au gouvernement de plusieurs ministres de la Ligue du Nord qui a recours à une thématique de droite très radicale est un élément particulièrement préoccupant pour l'avenir. Il est à noter que ce parti qui s'appuie sur une thématique régionaliste, populiste et xénophobe a conquis des voix dans l'électorat ouvrier d'une gauche en déshérence.
Le rôle joué par le parti Allianza Nazionale (ex MSI) de Fini, issu du néo-fascisme, accentue la coloration extrémiste d'une droite italienne qui cherche à détruire l'indépendance et le statut de la justice.

Ce bloc Berlusconi-Bossi-Fini parviendra-t-il à se stabiliser et à appliquer son programme de destruction des acquis sociaux et démocratiques du pays?

La violence contre les Roms et les immigrés annonce elle d'autres affrontements, de plus grande ampleur?


Memorial 98
 


 

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commentaires

Tipanda 31/08/2008 09:17

Vous avez très bien relevé quelques grands problèmes italiens : xénophobie, antisémitisme, chasse aux roms ... N'en jetez plus ! Il en manque Deux, et de taille, c'est la mafia (à qui Mussolini faisait la chasse) et l'incohérence du gouvernement. C'est pourquoi je n'hésite pas à dire que c'est leur faire beaucoup trop d'honneur de parler de fascisme. Ce sont des nostalgiques, ils aimeraient succéder à Mussolini, mais c'est vraiment du n'importe quoi  et ce n'est pas plus rassurant.