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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations, pour toute question :

memorial98@protonmail.com

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 00:05

 

 

L’année 2013 marque le 70e anniversaire de la résistance et la révolte du ghetto de Varsovie.

L’insurrection débute le 19 avril 1943, par l'attaque des troupes allemandes venues liquider le ghetto, et se termine à la mi-mai. Le principal dirigeant de l’insurrection et de l’Organisation Juive de Combat, Mordehaï Anilewicz, se suicide le 8 mai.

À l’occasion de deux commémorations, l’une organisée par nos amis marseillais et l’autre à la Mairie du 10e arrondissement de Paris, il sera rendu hommage d'une part à l’historien du ghetto Emmanuel Ringelblum et de l'autre à Szmuel Zygielbojm, représentant du mouvement ouvrier juif Bund dans le gouvernement polonais en exil à Londres.

 

Au moment où la Pologne est envahie par les Allemands en 1939, l’historien juif polonais Emmanuel Ringelblum a trente-neuf ans, c'est un spécialiste reconnu de l’histoire du peuple juif.

Il vit à Varsovie avec sa famille et a très vite compris le sort que les nazis réservent aux Juifs d’Europe. Il aurait pu quitter la Pologne avec sa famille mais sa femme et lui décident de rester pour témoigner «pour les générations futures». Leçon de courage, terrible choix, puisqu’en allant jusqu’au bout de sa mission « d’historien, d’écrivain et de témoin», il meurt assassiné par les nazis dans la prison Pawiak en 1944 avec sa femme et son fils Uri.

Emmanuel Ringelblum avait créé un groupe de travail culturel du nom d’«Oneg Shabbat »  ( c'est à dire le plaisir du Shabbat). Ce nom était en fait une couverture. L’objectif était de décrire précisément les conditions de vie des Juifs dans le ghetto. Porteurs d’une vision très moderne de l’histoire, ils encouragèrent tous les habitants du ghetto à écrire eux-mêmes ce qu’ils vivaient au quotidien et à leur remettre leurs écrits. En 1943, alors que sévit la seconde grande rafle du ghetto, sentant «l’inéluctable fin», Emmanuel Ringelblum et les membres d’Oyneg Shabbos enfermèrent les milliers de documents et de témoignages recueillis pendant toutes ces années dans des bidons de lait en fer qu’ils cachèrent sous la terre, avec l’espoir qu’ils seraient retrouvés «un jour». Après la guerre, grâce à la ténacité de Rachel Auerbach, une rescapée du ghetto membre du groupe Oyneg Shabbos, une partie des archives Ringelblum, dont les textes écrits par Emmanuel Ringelblum lui-même, fut retrouvée. Elles ont été classées au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Szmuel Zygielbojm s’est suicidé à Londres le 12 Mai 1943, après l’écrasement de la révolte du ghetto, pour protester contre l’inaction des gouvernements alliés.

Il laissa une lettre dont voici des extraits :

« Derrière les murs du ghetto se déroule à présent le dernier acte d’une tragédie sans précédent dans l’Histoire. La responsabilité du forfait consistant à exterminer la totalité de la population juive de Pologne retombe au premier chef sur les exécutants; mais, indirectement, elle rejaillit également sur l’humanité tout entière. Les nations et les gouvernements alliés n’ont entrepris jusqu’ici aucune action concrète pour arrêter le massacre. 
En acceptant d’assister passivement à l’extermination de millions d’êtres humains sans défense - les enfants, les femmes et les hommes martyrisés - ces pays sont devenus les complices des criminels.[...]
 Je ne puis me taire. Je ne peux pas rester en vie alors même que disparaissent les derniers restes du peuple juif de Pologne dont je suis le représentant. Mes camarades du ghetto de Varsovie ont succombé, l’arme au poing, dans un dernier élan héroïque. Il ne m’a pas été donné de mourir comme eux, ni avec eux. Mais ma vie leur appartient et j’appartiens à leur tombe commune. Par ma mort, je désire exprimer ma protestation la plus profonde contre la passivité avec laquelle le monde observe et permet l’extermination du peuple juif.
 Je suis conscient de la valeur infime d’une vie humaine, surtout au moment présent. Mais comme je n’ai pas réussi à le réaliser de mon vivant, peut-être ma mort pourra-t-elle contribuer à arracher à l’indifférence ceux qui peuvent et doivent agir pour sauver de l’extermination — ne fût-ce qu’en ce moment ultime — cette poignée de juifs polonais qui survivent encore. Ma vie appartient au peuple juif de Pologne et c’est pourquoi je lui en fais don. Je désire que l’infime résidu des millions de Juifs de Pologne resté en vie puisse survivre assez longtemps pour connaître, avec les masses polonaises, la Libération et qu’il puisse respirer dans un pays et un monde de liberté et de justice socialistes pour toutes ses peines et ses souffrances inhumaines.»

(Londres, mai 1943)

 

MARSEILLE

 

Le 20 avril 2013, à L'ÉQUITABLE CAFÉ, (Cours Julien) à partir de 19 heures, Didier Zuili organise en association avec Le Collectif Camédia un hommage aux résistants du ghetto de Varsovie.

  Entrée Libre. Renseignements: 06 21 11 52 84.

20 avril bis

 

 

Programme

HISTOIRE

Jean-Claude Famulicki présentera Ecriture de résistance dans le ghetto de Varsovie à travers le parcours et le combat acharné de l'historien Emmanuel Ringleblum et du collectif Oneyg Shabbos. Intervention suivie d'un dialogue avec le public

LECTURES

Les membres de l’association “En lecture Simone” liront des textes de Bernard Goldstein, un des grands résistants du ghetto de Varsovie ainsi que des  poèmes de Genia Finkelstein, issus de son livre: LE CRI DU GHETTO. Génia Finkelstein est rescapée du ghetto de Varsovie. Elle vient d'avoir 88 ans.

 IMAGES ET SONS

Romain Gigoi, compositeur et clarinettiste improvisera sur des photos et des vidéos sur le thème "Résistants et Résistance dans le ghetto de Varsovie".

Projection du film (13 minutes) d'entretiens entre Joseph Finkestein et sa mère Génia autour de ses souvenirs dans le ghetto de Varsovie.

EXPOSITION

Didier Zuili présentera une exposition de 20 planches de sa bande dessinée en cours de réalisation Varsovie de ma jeunesse sur le thème de la résistance dans le ghetto. (Editions Liliane Marouani)

 

 

PARIS

 

Deux cérémonies sont organisées à Paris pour marquer le 70e anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie. La première se tiendra à la Mairie du Xe arrondissement le vendredi 19 avril et la seconde au Mémorial de la Shoah le dimanche 21 avril 2013. Par ailleurs, deux soirées d’hommage sont prévues le mercredi 17 avril à la synagogue Charles Liché et le jeudi 18 avril au cercle Bernard Lazare.

 

Commémoration à la Mairie du Xe arrondissement de Paris

Organisée en partenariat avec le Centre Medem-Arbeter Ring et le Club Laïque de l’Enfance Juive (CLEJ)

Vendredi 19 avril 2013          Entrée libre

15h30 - Inauguration de l’exposition "Hommage à Szmuel Zygielbojm", représentant du mouvement ouvrier juif Bund dans le gouvernement polonais en exil à Londres.

 16h - Table ronde autour de la figure de Szmuel Zygielbojm

Avec Annette Wieviorka, Jean-Charles Szurek et Philippe Boukara

19h - Cérémonie marquant le 70e anniversaire de l’insurrection du ghetto de Varsovie (Salle des fêtes, 72, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris, Métro : Château d'Eau)

 

 

A la synagogue Charles Liché

Mercredi 17 avril 2013, 20h

Synagogue Charles Liché (particulièrement dédiée au souvenir des déportés)

14, place des Vosges 75004 Paris, Métro : Chemin Vert

Réservation obligatoire : synadesvosges@noos.fr

 

Hommage aux victimes juives en Pologne et aux combattants juifs du ghetto de Varsovie avec la participation d’Henri Minczeles, historien, auteur de Une Histoire des Juifs de Pologne (La Découverte, 2011), de Jean-Charles Szurek, historien chercheur au CNRS, auteur notamment de La Pologne, les Juifs et le communisme (éd. Michel Houdiard, 2010) et de Régine Frydman et Nathalie Metz pour le livre J’avais huit ans dans le ghetto de Varsovie (Tallandier, 2011).

 

 

Commémoration au Cercle Bernard Lazare

Jeudi 18 avril 2013, 20h30

 Avec Michèle Goldstein-Narvaez, auteur de Nous attendons de nos nouvelles. Voix et destins du ghetto de Varsovie (Ed. Max Milo, 2013)

Chants : Jacinta 

Cercle Bernard Lazare

10, rue Saint Claude 75003 Paris

Métro : Saint-Sébastien - Froissart

Email : bernardlazare@noos.fr

 

 

(voir aussi sur ce site

Hitler ? Pff, une banalité ! ... par Souâd Belhaddad

30 janvier 1933 : le désastre.

Michel Slitinsky: hommage à un combattant.

Mémoire: la Nuit de Cristal de Novembre 1938

La rafle du Vel d’Hiv et la mémoire de la Shoah

Antisémitisme: le double anniversaire du 3 Octobre

Europe de l’Est : Kaczynski, Hongrie.

Vel d'Hiv: le document

Serge Klarsfeld : au-delà du respect.

Benoît XVI : le pape révisionniste.

Document exceptionnel: entretien avec Raul Hilberg

La Pologne de nouveau face à l'antisémitisme

Le centenaire d'Hergé, antisémite et collaborateur des nazis )

   

MEMORIAL 98

Suivez l'actualité quotidienne de Memorial 98 sur Facebook, à l'adresse http://www.facebook.com/groups/348947755137242/  

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:52

 

À la veille du 19ème anniversaire du début du génocide des Tutsi au Rwanda, le 6 avril 1994, un événement judiciaire d’importance vient de se produire, suite au long combat des rescapés et des associations. Un membre de l’armée rwandaise de l’époque, Pascal Simbikangwa, devrait être le premier Rwandais poursuivi en France pour son rôle présumé dans le génocide de 1994, après avoir été interpellé à Mayotte. Comme le Parquet l'avait fait il y a quelques semaines, les juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) ont décidé de le  renvoyer devant une cour d'assises pour « complicité de génocide » et  crime contre l'humanité. Sur la vingtaine de plaintes déposées à Paris par le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR), c'est la première fois qu'un dossier va aussi loin. Alain Gauthier, président du CPCR, a déclaré : « Les choses bougent véritablement et j’espère qu’on va aller dans un avenir proche vers d’autres procès. Le génocide des Tutsis a été perpétré il y a bientôt vingt ans et jusqu’à maintenant la France n’avait jugé personne. Il est urgent, vraiment, que non seulement ce premier procès ait lieu mais que beaucoup d’autres procès suivent aussi, rapidement, parce que le temps raisonnable est déjà dépassé depuis tellement longtemps. »

A l’approche du 20ème anniversaire de ces événements, il faut faire la lumière sur les complicités d’autorités françaises dans la préparation et la mise en œuvre de ce génocide qui vit le massacre de 800000 personnes sans que les dirigeants des grandes puissances ni l’ONU n’interviennent. Alors que les manipulations judiciaires à caractère négationniste ont été balayées (voir Rwanda : une claque aux négationnistes ) F. Hollande et le gouvernement doivent assumer le passé trouble de la France au Rwanda. Il serait insupportable de devoir attendre cetter reconnaissance pendant plus d'un demi-siècle, comme  pour la reconnaissance de la participation des autorités françaises dans la déportation des Juifs de France  lors du discours de J.Chirac au Vel'd'Hiv' en 1995 et pour le massacre des Algériens à Paris le 17 Octobre 1961 ( voir  17 Octobre: la mémoire d'un massacre à Paris) 

Nous soutenons toutes les initiatives qui vont dans le sens de cette reconnaissance, comme celle du collectif citoyen http://appel-citoyen-france-rwanda.over-blog.org

Nous appelons comme chaque année à rejoindre les commémorations du génocide organisées à l’initiative de l’association Ibuka France dans plusieurs villes (programme ci-dessous).

On notera cette année que, par les hasards symboliques du calendrier, la traditionnelle lecture des noms des déportés juifs dans l’enceinte du Mémorial de la Shoah à Paris aura lieu du dimanche 7 avril 2013 à 19h30 au lundi 8 avril à 18h (voir le programme complet http://www.yomhashoah.fr/5.html).  Un colloque sur le génocide des Tutsi aura lieu dans ce même Mémorial le 26 mai prochain (voir ci-dessous )

 

MEMORIAL 98   

 

Programmes des cérémonies de la 19ème commémoration du génocide des Tutsi en France

http://www.ibuka-france.org/

 

 À  Montpellier :  le vendredi 5 avril 2013  par l'Association franco-rwandaise de Montpellier

           19h :  extrait pièce de théâtre en résonance avec le drame vécu par les femmes rwandaises

            Recueillement en mémoire des victimes du génocide.

            Lieu:   58 Place de l'Eglise, 34750 Villeneuve lès Maguelone

 

À Paris : le dimanche 7 avril 2013

         15h30-17h : Rassemblement au Mur de la Paix (Champs de Mars) M° École Militaire

            17h30-18h : Marche du champ de Mars à Trocadéro

            19h à 22h30 : Veillée commémorative au siège de Médecins du Monde au 62 rue Marcadet-75018 Paris, M° Marcadet Poissonniers (ligne 12)

            22h30-23h : Verre d’amitié

 

       À Lille : le dimanche 7 avril 2013 par la Communauté Rwandaise du Nord/Pas de Calais & l’Association des Etudiants Rwandais de Lille 17 à 20h00, cérémonie du souvenir au Centre Culturel du campus universitaire de la Cité Scientifique à Villeneuve d’Ascq. M° Cité Scientifique

 

        À Bordeaux: le dimanche 7 avril 2013 avec l'association Cauri

 

            14h30 : Cérémonie sur le Pont de Pierre, avec jet de fleurs dans la Garonne.

 

            16h00 : Moment de recueillement dans la salle du Tchaï Bar, 49 rue du Mirail à Bordeaux

 

                Projection de témoignages, d'un extrait du documentaire "Par le raccourci" (Iy' ubusamo) de Dady de Maximo Mwicira Mitali

 

                Chants, poèmes, lecture de textes à la mémoire des victimes...

 

        A Toulouse : le dimanche 7 avril 2013 par la Diaspora Rwandaise de Toulouse

 

            16h30 à 19h: Marche du souvenir

 

            Lieu : Bibliothèque José Cabanis (arche Marengo) à la Place du Capitole

        A Strasbourg: le dimanche 7 avril 2013

            14h00 : Journée en mémoire des victimes du génocide contre  les Tutsi au Rwanda en 1994

            Lieu : salle de l’Eglise St Mathieu, 97 Boulevard d’Anvers, 67000 Strasbourg

        A Paris: le Mardi 9 avril 2013 par l'Ambassade du Rwanda à Paris

            11h :   cérémonie officielle de la 19e commémoration du génocide contre  les Tutsi au Rwanda en 1994

            Lieu : Salle IV Unesco, 7 Place Fontenoy, 75007 Paris

        A Rouen , le samedi 13 avril 2013 par la Diaspora Rwandaise de Normandie (D.R.N.) -Ihuliro

 

            14h–18h: Marche silencieuse du C.G jusqu’à la Rue de la République via le pont Jeanne d’arc

 

            Conférence-débats animés par des professeurs et historiens & témoignages

        A Rennes : le samedi 13 avril 2013

            14h00 : Cérémonie de commémoration  du génocide contre  les Tutsi au Rwanda en 1994

            Lieu: Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Henri Freville, 5 rue de Suède, 35200 Rennes

        A Nantes : le dimanche 14 avril 2013 par l'association Subiruseke-Retrouvelesourire

 

            15h00 : Projection d’un film  « Au nom du Père, de tous, du ciel » suivi d'un temps de recueillement et des échanges; Adresse : Salle la Mano, 3 rue Eugène Thomas à Nantes ; Tram ligne 2 Arrêt Chêne des Anglais

 

        A Lyon  : le samedi 20 avril 2013

            14h30: Rassemblement au mémorial de Bellecour, place Antonin Poncet, 69002 Lyon (accueil des invités, différents discours et témoignages, dépôt de gerbe, etc.)

            18h30: Veillée commémorative à la Maison des passages, 44 rue St Georges, 69005 Lyon

        A Paris : le dimanche 26 mai 2013

            9h30 à 18h00 : Colloque international co-organisé avec le Mémorial de la Shoah sur  le thème: "Le génocide des Tutsi au Rwanda.  1993 : Que savait-on un an avant le génocide ?"  ; adresse : 17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris, Métro Pont Marie (ligne 7) ou Saint Paul (ligne 1)

 

        A Cluny : le samedi 08 juin 2013

            11h00 : Dépôt d’une gerbe de fleurs au monument érigé en mémoire des victimes du génocide des Tutsi

        A Trassalvas en Dordogne : week-end du 15 & 16 juin 2013 : une rencontre avec les rescapés : rencontre co-organisée avec l'association Cauri. Objectif : une prise des connaissances, aborder les sujets les préoccupant et formuler les recommandations

 

        A Dieulefit (dans la Drôme) : le samedi 29 juin 2013

            Inauguration d’une stèle commémorative du génocide des Tutsi

            Dépôt d'une plaque commémorative en hommage de Jean Carbonare

 

Nous comptons sur votre présence en grand nombre pour rendre hommage aux disparus.

 « Oublier, c’est disparaître »

Voir aussi :

Rwanda: au coeur des médias de la haine

Srebrenica : la brûlure de la mémoire

La rafle du Vel d’Hiv et la mémoire de la Shoah

Rwanda: 18 ans après le génocide.

MEMORIAL 98

 

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 00:27

Comme souvent, c’est dans les réactions et commentaires que se dévoile l’ampleur des dégâts de la polémique lancée par les phrases prononcées lors du congrès du Parti de Gauche à Bordeaux. 

Il y a bien sûr ceux et celles qui  traitent Mélenchon d’antisémite ; il y a aussi  la « mise au point » de l’orateur lui-même,  qui aggrave la portée de ses propos.

Qu’a donc déclaré Mélenchon à propos de Pierre Moscovici ? Nous reprenons ici la version tirée de l’enregistrement de ses propos, diffusée par le journal Politis, proche du dirigeant du PG (http://www.politis.fr/Ce-qu-a-VRAIMENT-dit-Melenchon,21436.html?utm_medium=facebook&utm_source=twitterfeed)

Il dit à propos de Moscovici, après avoir décrit ses positions dans les négociations européennes   « …Donc c’est un comportement irresponsable. Ou plus exactement c’est un comportement de quelqu’un qui ne pense plus en français… Qui pense dans la langue de la finance internationale. Voilà. »

Interpellé plus tard sur le sens de sa qualification et de son éventuelle portée antisémite, Mélenchon répond qu’il ne connaissait pas la « religion » de Moscovici, comme s’il s’agissait de croyances et de pratiques confessionnelles, qu'effectivement il n’a pas à connaître. 

 Il fait semblant de ne pas comprendre qu’il s’agit évidemment de l’origine des uns et des autres. Ignore-t-il vraiment que Moscovici est d’origine juive d’Europe de l’Est ? Difficile à croire.

Mélenchon voulait en réalité tenir un propos à tonalité « française » et n’a pas cherché à éviter le piège du nationalisme, qui constitue une vieille maladie de la gauche et du mouvement ouvrier français.

Ce n’est pas la première fois que Mélenchon s’embrouille à propos des origines et de l’antisémitisme. Nous avions relevé ses propos à l’époque, à l’occasion de l’escalade de la xénophobie de la droite et de la riposte qu’il convenait d’y apporter( voir  Sarkozy-Le Pen: l’apocalypse ?)

En mars 2011 l’UMP s’était lancée dans une campagne visant à discréditer Dominique Strauss-Kahn qui apparaissait à l’époque comme le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 .

Pour le dissuader de se présenter, les dirigeants UMP se montraient prêts à recourir à des attaques fortement teintées d’antisémitisme.

La première salve était venue de Christian Jacob, président des députés UMP et proche de Copé. Elle faisait référence aux « terroirs » dont DSK serait exclu, selon le modèle des attaques contre Léon Blum et Pierre Mendès-France, eux aussi accusés en leur temps de ne pas être "enracinés".

Puis pour montrer qu’il ne s’agissait pas d’une simple plaisanterie, était ensuite venue l'explication de texte d’un « intellectuel » du gouvernement, Laurent Wauquiez,  lors d' un pèlerinage « chrétien » de Sarkozy au Puy-en-Velay.

Wauquiez, maire du Puy,  :"...Son discours (de DSK) est celui d'une mondialisation sans couleur, ni saveur, qui se joue dans des grandes capitales internationales, c'est très loin de nous tout ça. Avoir le Président  ( Sarkozy)chez nous en Haute-Loire est  un vrai geste de reconnaissance. Dominique Strauss-Kahn, c'est Washington, c'est sûrement une très belle maison qui donne sur le Potomac. C'est pas la Haute-Loire et c'est pas ces racines là".

C'est le terme "racines" qui était crucial, visant à disqualifier celui qui en serait privé, selon le stéréotype historique du "Juif errant" et sans racines, issu directement de l'anti-judaïsme de l'Eglise catholique et de l'Action Française de Charles Maurras. 

Mélenchon avait alors étrangement critiqué ceux qui relevaient la tonalité antisémite de ces mises en cause. Il écrivait sur son site : « …J’en profite pour dire que la façon de surévaluer deux phrases de Christian Jacob sur un tel thème, dans ce registre, de cette façon, aggrave le mal qu’elle prétend dénoncer. Qui a intérêt à incriminer d’antisémitisme dans une déclaration de cette sorte ? Pour menacer tous ceux qui s’opposeraient à Strauss Kahn d’antisémitisme? La ficelle est grosse! Surtout que l’accusation est particulièrement vicieuse. Sachant que l’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit en France grâce à la loi Gayssot (PCF) (erreur importante et embarrassante, la loi Gayssot condamne la négation de la Shoah et pas l’antisémitisme NDLR) on voit quel procédé inquisitorial et venimeux est ainsi mis en scène... Christian Jacob n’est pas un antisémite. C’est juste un gros agrarien archaïque !... »

Ces phrases sont particulièrement inquiétantes et choquantes: "Qui a intérêt à incriminer d’antisémitisme dans une déclaration de cette sorte ? Pour menacer tous ceux qui s’opposeraient à Strauss Kahn d’antisémitisme? La ficelle est grosse!" Ainsi donc, afin de combattre les orientations politiques et économiques de DSK, Mélenchon nie le caractère antisémite des attaques de la droite. 

Mélenchon faisait mine d’ignorer à quel point le recours à l’antisémitisme avait structuré les campagnes de la droite contre Léon Blum et Mendès-France. Il semblait aussi ignorer qu’une partie de la gauche se présentant comme « nationale » avait repris ce type de thèmes. Ainsi le PCF avait de nombreuses fois attaqué Blum avec des descriptions physiques et intellectuelles copiées de l’univers de la droite extrême.

Plus tard,  Georges Marchais avait-il en mai 1968 attaqué « l’anarchiste allemand Cohn Bendit »; des centaines de milliers de manifestants lui avaient alors répondu « Nous sommes tous des Juifs allemands » Ainsi le « républicain national » Chevènement avait-il qualifié le même  Cohn-Bendit de « représentant des élites mondialisées» que les Verts sont allés chercher en «Allemagne » (10 janvier 1999 sur TF1)

La gauche, héritière et porteuse du combat internationaliste, doit faire le ménage dans ses idées et son langage pour en bannir toute scorie chauvine.

Albert Herszkowicz

 MEMORIAL 98

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:57

Goldnadel et Anne-Marie de la Croix

 

Des militants d'extrême-droite se réclamant du soutien au gouvernement israélien de Netanayahou   accueillent une propagandiste du régime syrien de Bachar Al Assad

A priori, cela semble  constituer une invention ou une manipulation à laquelle on ne peut pas croire (le lien est ici http://www.france-israel.org/articles.ahd?idart=4898)

Une organisation nommée «Alliance France–Israël», connue pour le positionnement très à droite de son président, l’avocat William Goldnadel, organise une conférence "exceptionnelle" avec une religieuse libanaise, la Mère Agnès-Mariam de la Croix 

 On peut voir un  échantillon de la prose de Goldnadel ici défendant l’écrivain xénophobe et laudateur d'Anton Breivik, Richard Millet http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-faiblesses-coupables-occident-pour-colere-islamique-gilles-william-goldnadel-485037.html?page=0,2)

La  "Mère" Agnès-Mariam de la Croix.ci est connue pour son soutien au régime Assad et pour ses attaques violentes contre l’opposition au régime et les journalistes étrangers qui n’acceptent pas la propagande officielle.

Elle a été mise en cause dans la mort du journaliste Gilles Jacquier, tué à Homs en janvier 2012, sans doute pour avoir échappé au contrôle des services de renseignements qui organisaient sa visite en coopération avec la religieuse qui avait joué une fois de plus les intermédiaires (voir l’article du Monde  ci-dessous).

Cette propagandiste du «complot contre la Syrie» est d’ailleurs la vedette de tous les sites et groupes d’extrême-droite et complotistes ou « rouge-brun », violemment antisémites, qui se retrouvent aux côtés du massacreur Assad et de ses parrains Poutine et Ahmadinejad.

Cette mouvance explique que le gouvernement israélien est l'organisateur de la révolte contre Assad.

C’est particulièrement le cas de Thierry Meyssan et de son réseau Voltaire, dont la structure complotiste et négationniste est hébergée par le Hezbollah. 

Cette alliance mêlant une droite radicale se revendiquant d’un lien avec le judaïsme et Israël et le régime syrien est particulièrement choquante, dès lors que l'on prend en compte l’excellent accueil fait aux criminels de guerre nazis par la dynastie Assad.

En effet le régime a accueilli de nombreux nazis dont un des pires criminels de guerre, Aloïs Brunner, adjoint d’

                      Beate et Serge Klarsfeld manifestent contre l'accueil de Brunner par le régime syrien.

Adolf Eichmann et organisateur de très nombreuses déportations des Juifs de France et de Grèce.

 

Ce dernier arriva en Syrie vers 1954; plus tard, en 1971, il fut embauché comme conseiller du gouvernement de Hafez El Assad (père de Bachar). Il aida le pouvoir syrien à mettre en place des techniques de torture dans les prisons.

Le régime syrien a d’ailleurs toujours entretenu d’excellentes relations avec les organisations d’extrême-droite de par le monde ; en France il a financé et continue de financer les campagnes de divers groupes fascistes et néo-nazis, lesquels lui apportent en retour un soutien sans faille (voir notamment dans le bulletin anti-fasciste Reflex http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article485)

En fait Goldnadel et ses acolytes de l’Union des patrons juifs de France (UPJF) qui annoncent la conférence (et qui avaient décerné un prix antiraciste à Brice Hortefeux voir Stéphane Guillon: bravo! ) considèrent que leur croisade contre "les musulmans " justifie une alliance avec le régime massacreur au pouvoir en Syrie.

Ils répètent ainsi leur recherche d'alliance avec les droites les plus radicales profondément antisémites, au nom d'un front relevant du "choc des civilisations".

Ci-dessous l’invitation à la conférence et l’article du Monde décrivant le rôle de la propagandiste de Bachar El Assad

« Chers Amis, Je me permets d’attirer particulièrement votre attention sur la prochaine conférence organisée par l’Association France-Israël. Nous aurons le plaisir d’accueillir Mère Agnès-Mariam de la Croix, Higoumène du Couvent de Saint Jacques de l’Intercis en Syrie, pour une conférence-débat sur le thème : « Situation des Chrétiens en Syrie, quel message pour Israël et pour la France ? » (Détails ci-dessous)

Conférence exceptionnelle de Mère Agnès-Mariam de la Croix le 21 mars 2013 à 20h30

Je compte vous voir nombreux à cet événement et vous remercie de bien vouloir vous inscrire dès à présent.
Inscription (100 places seulement) :
01 47 20 79 50 – e-mail : contact@france-israel.org

Gilles William Goldnadel, Président

Situation des Chrétiens en Syrie, quel message pour Israël et pour la France ?
 Conférence-débat par 
Mère Agnès-Mariam de la Croix Higoumène du Couvent de Saint Jacques de l’Intercis en Syrie

Secrétaire Générale de ISTEAMS
(Groupe International de Soutien pour la Réconciliation et la Solidarité)

Modérateur : Maître Charles Meyer,
 Vice-Président Exécutif de l’Association
 Jeudi 21 mars 2013 à 20h30
 Salon Amphi Pereire

100 bld Pereire 75017 PARIS


o-o-o-o-o-o-o

INSCRIPTION à renvoyer à l’Association France-Israël 
BP 80815 – 75828 PARIS CEDEX 17

 



Une religieuse au service de Bachar Al-Assad

 

LE MONDE | 14.01.12 |

 

par Christophe Ayad

 

Le parquet de Paris a ouvert, vendredi 13 janvier, une enquête pour homicide volontaire après la mort du journaliste de France 2 Gilles Jacquier, tué par un obus, le 11 janvier, à Homs. Son corps, rapatrié vendredi en France, a été autopsié. La direction de la chaîne a déposé plainte. Elle s’étonne des circonstances «  troublantes  » entourant l’attaque, notamment la soudaine disparition des militaires escortant les journalistes au moment de couvrir une petite manifestation pro-régime et l’insistance des organisateurs à monter cette visite à Homs, Gilles Jacquier y étant réticent. Les autorités syriennes ont annoncé la création d’une commission d’enquête sur cette « attaque terroriste  ».

 

 Ce drame a mis indirectement en lumière le rôle joué par la religieuse Agnès-Marie de la Croix, qui avait obtenu les visas d’entrée de l’équipe de France 2 et de plusieurs autres journalistes étrangers. Melkite, de nationalité libanaise et française, cette soeur de 60 ans est installée en Syrie depuis 2000. Elle y a fondé et dirige le couvent Saint-Jacques-le-Mutilé, à Qara, à mi-chemin entre Homs et Damas. Depuis plusieurs mois, elle multiplie sur des sites chrétiens mais aussi sur le réseau Voltaire de Thierry Meyssan, tribunes et entretiens en faveur du régime de Bachar Al-Assad, auprès duquel elle semble avoir ses entrées. Jointe par Le Monde, elle dit ne pas faire de politique mais affiche son soutien au président syrien sur sa page Facebook.

 

 Reprenant à son compte l’argumentaire du régime, elle explique agir «par amour de la vérité et pour protéger la population civile attaquée par des gangs armés  ». Pour elle, le régime n’est pas parfait mais s’il tombe, la Syrie – et en particulier la communauté chrétienne – subira le même sort que l’Irak : la guerre civile et l’épuration communautaire. Son point de vue est partagé par une grande partie de la communauté et des ecclésiastiques chrétiens, avec des exceptions comme le jésuite italien Paolo Dall‘Oglio du couvent de Mar Moussa, menacé d’expulsion en 2011.

 

  

UNE « CHABIHA MÉDIATIQUE »

 

 Pour un diplomate en poste à Damas, la religieuse est une «  chabiha médiatique  », une milicienne à la solde du régime. En novembre 2011, elle organise un premier voyage pour la presse catholique, ainsi que La Libre Belgique et la télévision belge francophone, emmenée à Homs, dans les quartiers tenus par l’armée. Début janvier, alors que Damas lance une opération de communication en parallèle à la mission d’observation de la Ligue arabe, la religieuse obtient une dizaine de visas, notamment pour l’équipe de France 2, venue pour un sujet sur les pro-Assad.

 

 Un programme de la visite des journalistes a été préalablement établi en accord avec les ministères de l’information et des affaires étrangères syriens. Dès que Gilles Jacquier exprime le souhait de s’en écarter, il est menacé d’expulsion.

 

 Son séjour, à partir du 7 janvier, ne se passe pas bien, selon sa compagne Caroline Poiron, présente sur place : «  En théorie, nous étions libres de circuler à Damas. Mais dès qu’on voulait sortir, il manquait toujours quelque chose : un papier, un traducteur, une autorisation. Nous étions soumis en permanence à une propagande très subtile.  »

«  Les journalistes étaient libres, répond la religieuse. Je n’ai rien organisé, j’ai juste fait l’intermédiaire. On rend service et, ensuite, vous vous faites poignarder dans le dos. Ce n’est pas correct.  » Une formule pour le moins mal venue.

Voir aussi

 

 

Syrie: 2 ans déjà, manifestons avec eux le 16 mars!

Syrie : le sens de notre soutien.

Hitler ? Pff, une banalité ! ... par Souâd Belhaddad

Tunisie: nouvelle alerte à l'antisémitisme

Syrie : l’année de la libération ?

Syrie: le déchirement

http://info-antiraciste.blogspot.com/2016/04/proces-eichmann-55-ans-apres-un-moment.html

 

 

 

 

MEMORIAL 98

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 01:01

Protestation contre Assad et sa venue en France le 16 juillet 1998. Manifestation des Fils et Filles déportés juifs de France avec Serge et Beate Klarsfeld. Le Assad sur la banderole  est Hafez El Assad, père de Bachar. 

 

 

Mise à jour du 11 janvier 2017

Le responsable nazi Aloïs Brunner a bien collaboré avec le régime Assad.

Confirmation: le criminel de guerre nazi Aloïs Brunner, jugé responsable de l'assassinat de quelque 130.000 juifs d'Europe durant la Seconde Guerre mondiale et adjoint d'Eichmann, a été accueilli et employé par le régime Assad en Syrie. 

Une enquête approfondie parue dans la revue XXI siècle  ( et ici) confirme les informations déjà connues et qui éclairent à nouveau sur la nature du régime Assad, père et fils.

Ceux qui, notamment à gauche, soutiennent le régime prétendument laïque et progressiste d'Assad sont une fois de plus confrontés à la véritable nature de cette dictature. 

Les journalistes français qui viennent de tendre un micro complaisant à Assad et de lui offrir une tribune de propagande dans le sillage de Thierry Mariani sont également interpellés par ces confirmations.

De même que par la mémoire de leur confrère grand reporter Gilles Jacquier de France 2.

Le journaliste a été tué en Syrie, il y a cinq ans jour pour jour, par un obus de mortier à Homs. Il a été victime d'un guet-apens des forces du régime Assad et d'une manipulation d'une propagandiste du régime dénommée Anne-Marie de la Croix (voir ici), très populaire dans le réseau complotiste de défense du régime syrien.

 Les journalistes français qui viennent de tendre le micro à Assad et de lui offrir une tribune de propagande n'ont manifestement pas eu la moindre pensée pour leur confrère, victime de ce massacreur. Depuis le 11 janvier, une esplanade parisienne porte son nom; honneur à sa mémoire.

Memorial 98

À l’origine, en 2011 , une série de graffitis sur les murs d’une école à Deraa, dans le sud de la Syrie. Des gamins de moins de 12 ans, inspirés par les reportages télévisés en boucle sur les révolutions en Egypte et en Tunisie à leur tour, écrivent « Liberté » ou « Dégage » sur les murs de leur école.

Un jeu d’enfant qui n’est pas au goût du régime. Dix-sept d’entre eux sont arrêtés par la police de Bachar Al Assad. Certains sont emprisonnés pendant plus d’un mois, frappés et torturés.

Leur détention finit par provoquer la colère de la population de Deraa, qui manifeste pour réclamer leur libération.

La révolte syrienne est née.

Deux années l’éclosion de ce mouvement de masse qui s’est étendu à toute la Syrie, après tous les massacres commis par l’armée et les milices, il est encore nécessaire de  convaincre de l’importance du soutien à ce peuple. Nous y avons pour notre part, consacré de nombreux appels ( voir notamment

Syrie : le sens de notre soutien.

Syrie : l’année de la libération ?

On sait bien qu’il y a un malaise « géopolitique » à propos de la Syrie, les peurs et les fantasmes sont multiples et largement répandus par les soutiens internationaux du régime :  peur des islamistes, spectre de l’Irak, des manipulations, du Qatar…

Certains à l’extrême-droite et dans des mouvances « rouge-brun »  expliquent qu’Israël est derrière tout cela, d’autres au contraire soutiennent qu’Israël est l’allié d’Assad et  le soutient.

Pourtant l’ analyse de ce régime n’est pas si compliquée à comprendre .

 Il s’agit d’une dictature reposant sur une armée et des services  secrets.

Il y a aussi une dimension barbare pour un régime qui a accueilli nombre de nazis dont un des pires criminels de guerre, Aloïs Brunner, adjoint d’Eichman. Il part en Syrie vers l'année 1954; il est embauché, en 1971, comme conseiller du gouvernement de Hafez El Assad (père de Bachar). Il aide le gouvernement syrien à mettre en place des techniques de torture dans les prisons. Le régime syrien a d’ailleurs toujours entretenu d’excellentes relations avec les organisations d’extrême-droite de par le monde ; en France il a financé et continue de financer les campagnes de divers groupes fascistes, lesquels lui apportent en retour un soutien sans faille.

Ce régime a aussi commis de nombreux massacres, dont celui des Palestiniens au Liban et a récemment bombardé le grand camp palestinien de Yarmouk.  

Le peuple syrien se révolte dans le cadre des soulèvements arabes et pas suite à une manipulation quelconque.

Ce sont la répression atroce, le soutien de Poutine et de l’Iran ainsi que la  passivité des gouvernements des principales puissances qui maintiennent le régime et on conduit à l’implication de groupes étrangers militarisés alors que la résistance locale manque de moyens de défense et d’armes.

Dans notre pays, un mouvement de soutien multiforme s’est mis en place, notamment pour aider les populations civiles ; ce mouvement se retrouve dans un front très large à l’occasion de ce deuxième anniversaire du soulèvement. Différentes initiatives sont prévues dans de nombreuses villes.

Elles convergent le 15 Mars autour de la mobilisation mondiale dite de la « Vague  blanche pour la Syrie » et le samedi 16 mars dans les manifestations unitaires dont celle de Paris dont le texte d'appel figure ci-dessous  (voir pour le 15 mars http://www.vagueblanchepourlasyrie.org/category/actualites/)

 voir aussi

Syrie: mobilisation internationale le 20 octobre

Syrie: appel urgent de solidarité.

Syrie: le déchirement

Syrie: un an de combat et de débat.

Syrie: un permis de tuer? )

 

http://www.arte.tv/fr/l-etincelle-de-la-revolution-syrienne/7357586.html

 

Mars 2011-Mars 2013

 

Deux ans déjà sous les bombes de Bachar Al Assad

SEMAINE DE MOBILISATION EN SOLIDARITE AVEC LES SYRIENS

– Manifestation unitaire le Samedi 16 mars 2013 –

"Les Syriens subissent depuis deux ans une terrible répression pour avoir osé défier pacifiquement un régime dictatorial de père en fils depuis 43 ans.

Plus de 70 000 morts dont 4 500 enfants, des milliers de torturés et de disparus. Des centaines de milliers de déplacés et de réfugiés, une tragédie humanitaire.

Chaque jour l'aviation de Bachar Al Assad bombarde des villes et des villages avec pour conséquences des milliers de victimes, des destructions massives d'habitations, de patrimoine archéologique.

Au cours de ces deux années, la paralysie du Conseil de Sécurité de l'ONU du fait des vetos de la Chine et de la Russie n’a fait qu’enfoncer le pays dans la catastrophe humanitaire. Le régime, voulant imposer coûte que coûte le maintien au pouvoir du clan Assad, a fermé la porte à toute initiative pouvant ouvrir la voie à un arrêt des massacres et à une alternative.

Bachar Al Assad, ses complices et tous les auteurs de crimes contre le peuple syrien, doivent être jugés et ne bénéficier d’aucune impunité.

L’aide humanitaire destinée à ses victimes, doit être attribuée sans délai aux organisations indépendantes du régime et non aux bourreaux du peuple, comme c’est le cas actuellement.

Les Syriens doivent pouvoir réaliser leur projet d’un État de droit démocratique, juste et pluraliste, respectant les valeurs de dignité et de liberté.

Que vive dans la liberté et la paix le peuple syrien."

Premiers signataires:

Comité de Coordination de Paris pour le soutien de la Révolution syrienne, Collectif Urgence Solidarité Syrie, Amnesty International France, ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture), LDH (Ligue des Droits de l’Homme, FIDH, REMDH (Réseau Euro- Méditerranéen des Droits de l’Homme), CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), MRAP  Mouvement de la Paix, Ligue de l’Enseignement, APPEL D’AVIGNON à la solidarité avec le peuple syrien, MEMORIAL 98, ASER, Déclaration de Damas, Collectif du 15 Mars pour la Démocratie en Syrie, SouriaHouria (Syrie Liberté), Appel Solidarité Syrie, REVIVRE, INTER-CO (Inter-Collectif de Solidarité avec les Luttes des Peuples du Monde Arabe), CODSSY (Collectif du Développement et du Secours Syrien), Conseil National Kurde de Syrie, Comité de Coordination des Quartiers de Damas, Al Sharee pour l'Information et le Développement, Association des amis de Samir Kassir, Rassemblement pour la démocratie au Liban, ATTAC, CEDETIM (, FSU (Fédération Syndicale Unitaire), SOLIDAIRES, SNESUP-FSU, UNEF, EÉLV (Europe-Écologie-Les Verts), NPA, MoDem (Mouvement Démocrate), MJS,

 Rassemblement à 14h30 Place de la République Trajet République – Place de l'Opéra

 

 

MEMORIAL 98

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 21:59

 

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Une bonne nouvelle sur le front de la lutte contre l'extrême droite: le regroupement de forces associatives dans une coordination nationale contre l’extrême droite, la CONEX. Il s'agit notamment de partager les informations, de mutualiser la diffusion d'analyses et de documents et de travailler particulièrement sur le versant "social" que le Front National tente d'instrumentaliser. Ci-joint dessous le texte de fondation de ce regroupement, auquel Mémorial 98 participe; une mention particulière aux militants syndicalistes de VISA (Vigilance syndicale anti-fasciste) à l'origine de ce projet.

MEMORIAL 98

 

COordination Nationale contre l’EXtrême droite CONEX

 

FACE A L’EXTREME DROITE ET SON IDEOLOGIE,

LA CONTRE-OFFENSIVE UNITAIRE

EST UNE URGENCE !

 L’extrême droite s’est durablement enracinée dans le paysage politique français et européen.

Ses thèmes de prédilection n’ont pas changé : la préférence nationale, la stigmatisation des immigrés, la xénophobie, l’antisémitisme, l’homophobie, la défense de l’ordre moral au détriment des droits et de la place des femmes, l’Etat autoritaire, le nationalisme exacerbé…

Ces thèmes s’accompagnent aujourd’hui d’inflexions nouvelles avec la stigmatisation des musulmans, une soi disant défense du peuple et des travailleurs français, ainsi qu’une dénonciation des institutions financières et politiques internationales.

Le Front National, principal représentant de l’extrême droite, réalise des scores électoraux sans précédent, y compris dans les couches populaires désorientées et frappées par les politiques d’austérité. Par ailleurs, nous assistons au développement de groupuscules radicaux et violents qui représentent une menace pour nos libertés.

L’idéologie nauséabonde de l’extrême droite a trouvé des échos, voire des convergences, dans une partie de la droite qui reprend sans complexe des pans entiers des thèmes du FN, pensant ainsi séduire son électorat.

Par ailleurs, certains à gauche, sur la question des droits des immigrés (dans et hors Schengen, avec ou sans papiers, les Roms), abondent dans le même sens, au mépris des engagements pris par leur candidat maintenant Président.

La diffusion de cette idéologie est facilitée par la stratégie de « dédiabolisation » de Marine Le Pen que certains intellectuels et médias ont accompagnée. Le FN, même derrière son paravent bleu marine, n’a en fait pas changé et les groupuscules fascistes font de la surenchère pour se démarquer. Le danger que représente l’extrême droite s’en trouve ainsi renforcé.

Cette situation lourde de menaces n’est pas spécifique à la France. Partout en Europe, sous les coups de boutoir des politiques d’austérité, les courants fascistes, voire néo-nazis comme en Grèce, relèvent la tête. Des mouvements populistes apparus plus récemment leur emboîtent le pas.

Tous ces courants prétendent apporter leurs solutions démagogiques à la crise du système capitaliste. Mais comme dans les années 1930, cette crise économique et financière pourrait conduire à de nouvelles catastrophes sociales et politiques !

Pour éviter cela, les mobilisations contre les politiques anti-sociales sont donc nécessaires, mais il nous faut aussi créer les conditions d’un large front antifasciste unitaire qui soit un bouclier efficace face à la résurgence de toute forme de fascisme !

C’est à cette tâche que, nous, associations nationales, régionales et locales, nous sommes attelés. Afin de démultiplier notre combat tout en respectant les particularités de chacun, nous décidons maintenant de mettre nos efforts en commun en créant une :

 

Coordination Nationale contre l’extrême droite : CONEX

 

Nous appelons tous les collectifs, réseaux, associations et syndicats qui partagent cette inquiétude et qui ont à cœur de participer à cette bataille à nous rejoindre. Nous encourageons aussi la création de structures unitaires antifascistes dans toutes les régions.

Notre unité dans l’action sur des objectifs communs est une nécessité vitale pour ce combat décisif !

Premiers signataires :

Les collectifs Ras l’front de Rouen, Grenoble, Voiron, Grésivaudan, Justice & Libertés de Strasbourg, Le Collectif de Vigilance Lyon/ 69, les Collectifs de Lutte antifascistes de Rennes et de Reims, le collectif de St Denis / 93 contre le FN et l'extrême droite, La Horde, VISA, Mémorial 98 et le Collectif Antifasciste d'Avignon.

 

 

Actions à Lyon

 

Le Collectif de vigilance de Lyon, membre de la CONEX, était d’ailleurs ce samedi 16 février au cœur d’une mobilisation contre la tentative de mainmise des Identitaires locaux  sur le quartier du Vieux Lyon ; le récit en figure sur le blog de ce collectif

http://collectifvigilance69.over-blog.com/

ainsi que sur cet article d’un journal suisse de gauche.

http://www.lecourrier.ch/106019/le_vieux_lyon_laboratoire_de_l_extreme_droite

 Lyon représente un enjeu important pour le Front National, dirigé par B. Gollnisch qui y réalisa en 1998 une alliance régionale avec Charles Millon , ainsi que pour divers groupes fascisants comme les Jeunesses Nationalistes.

Voir à propos de Lyon:

Résistance : Aubrac et son tortionnaire.

Lyon: l'UMP avec les amis de Gollnisch

Le sénateur complice de Le Pen

R.Barre: requiem pour un antisémite

Qui veut se faire piéger par Marine Le Pen ?

Devedjian copie les insultes du Front national

 

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MEMORIAL 98

 

 

 

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 00:50

La révolte du peuple syrien débutée le 15 Mars 2011 par les manifestations de Deraa, va bientôt parvenir à son 2e anniversaire.

Malgré les immenses manifestations de la population syrienne, malgré les massacres et les bombardements, malgré le caractère sanguinaire du régime, la mobilisation en soutien à ce soulèvement demeure faible dans la gauche politique et associative.

Nous saluons d'ailleurs les associations « apolitiques » comme Amnesty International et l’ACAT (action des chrétiens pour l'abolition de la torture)  qui constituent le fer de lance des manifestations, avec les Syriens demeurant ici. 

A un moment où la révolution qui s’est produite dans différents pays arabes semble marquer le pas, voire être vampirisée par des forces islamistes, une propagande insistante assimile les manifestants et les combattants de la résistance syrienne à une petite minorité islamiste. Celle-ci est  d’ailleurs d’autant plus forte que les gouvernements des principales puissances se contentent de  palabrer et de se désoler.     

Certains sont troublés par le soutien sans faille apporté  à Assad par  Hugo Chavez et d’autres dirigeants de gauche latino-américains, dont il faut noter qu’ils soutiennent aussi Ahmadinejad.

 Au total, une confusion s’installe, aiguillonnée par le complotisme, fort présent sur Internet  

Comme l’écrit Farouk Mardam Bey (http://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=8&nid=3970) 

«  … Que Frédéric Chatillon, gros bras du Front national, soit le principal diffuseur en France de la propagande du régime syrien n’est pas très difficile à comprendre. Que Richard Millet, l’apologiste de l’assassin néonazi Anders Breivik, ait consacré dans la foulée un opuscule à la gloire des Assad, père et fils, est aussi dans l’ordre des choses. Mais les autres ? Pourquoi des hommes et des femmes qui se disent de gauche, démocrates, altermondialistes, défenseurs des peuples opprimés, et qu’on ne peut a priori soupçonner de racisme anti-arabe ni d’islamophobie, s’abaissent-ils jusqu’à soutenir Bachar et son clan ?

Il y a d’abord les tenants de l’interprétation policière de l’histoire, et ils sont plus nombreux qu’on ne le croit. Ils vous disent que tout ce qui s’est passé dans le monde arabe depuis décembre 2010 n’est finalement qu’une ruse de l’impérialisme américain pour propulser au pouvoir ses affidés islamistes, avec l’Arabie saoudite et le Qatar dans le rôle de tiroirs-caisses. … »

Face à ces difficultés et à la situation humanitaire gravissime en Syrie même, le mouvement de soutien à élargi son action vers le soutien concret aux populations. Des comités unitaires de secours se créent ainsi dans de nombreuses localités.

 

C’est pourquoi nous serons présents le samedi 2 Février devant l’Assemblée nationale à Paris dans une manifestation unitaire (extraits de l'appel ci-dessous).

               Tous unis aux côtés du peuple syrien

Pour les secours à la population, l’arrêt des massacres et une Syrie libre

Samedi 2 février 2013 à 15h : Rassemblement devant l’Assemblée Nationale

60 000 morts reconnus par l’ONU, 200 000 personnes détenues, torturées, disparues, des millions de déplacés en Syrie et plus de 500 000 exilés souffrant de la faim, du froid et privés de soins...

Le peuple syrien, soulevé héroïquement depuis vingt-deux mois contre la dictature maffieuse de Bachar Al Assad, subit un chantage à l’extermination. Mais il exige encore et toujours la mise hors d’état de nuire de Bachar et des autres criminels de son régime….

Aujourd’hui, les Syriens ont de toute urgence besoin d’une aide logistique et financière, ainsi que de la reconnaissance de leur capacité à se créer un avenir de paix, de démocratie, de justice et de liberté.

Pour y parvenir, ils réclament et espèrent un appui rapide et efficace sans aucune intervention militaire directe, en Syrie même et dans les camps de réfugiés. Il est clair qu’une aide aux opposants en moyens de protection des populations, et un embargo total sur les armes destinées à la répression par le régime (vecteurs, munitions, pièces détachées et conseillers) auraient épargné des milliers de victimes.

….Et même les gouvernements qui ont reconnu comme représentant légitime du peuple syrien, la coalition nationale rassemblant très largement l’opposition, ne lui accordent que des moyens dérisoires pour protéger son peuple contre les massacres, et faire face à la crise humanitaire que vivent les Syriens dans et hors de leur pays.

En conséquence, nous appelons les populations de l’Europe et du monde entier à la solidarité directe avec le peuple syrien, en se rassemblant le même jour devant les Parlements dans tous les pays, pour interpeller les parlementaires et leurs gouvernements respectifs, pour que ceux-ci prennent leurs responsabilités :

- Renforcer massivement les aides humanitaires au peuple syrien en dehors de tout contrôle du régime.

- Exiger la libération immédiate de tous les prisonniers politiques en Syrie.

- Prendre les mesures nécessaires pour faire cesser la fourniture d’armes au régime de Bachar Al Assad.

- Protéger les Syriens et reconnaître leur droit à la vie, à la résistance et à l’autoprotection.

- Saisir l’Assemblée générale de l’ONU pour voter une résolution qui définisse clairement la responsabilité des dirigeants du régime dans le massacre du peuple syrien.

- Créer les conditions de la saisine de la Cour Pénale Internationale sur les cas de Bachar Al Assad et de ses complices, responsables de crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.

 

Premiers Signataires :

Collectif Urgence Solidarité Syrie – SouriaHouria (SyrieLiberté) – Comité de la Déclaration de Damas – Comité de Coordination pour le soutien à la Révolution syrienne –– Conseil national des Kurdes Syriens – InterCollectif de Solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe –

LDH – REMDH – Sandrine Recurt (MSF) – MRAP – MÉMORIAL 98 – AIRCRIGE –

Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – SNESUP-FSU – UNEF –

Parti de Gauche – Europe Écologie Les Verts (EÉLV) –

 

A Paris encore une initiative locale aura lieu le dimanche 3 février, permettant de débattre avec des représentants du peuple syrien en lutte et d’organiser les secours (appel de la Mairie du 2e Arrondissement , d’Europe Ecologie , du Parti de Gauche, d’Attac) 

Réunion  d'information et de débats 

Dimanche 3 février 2013 de 15h à 18h

Salle Jean Damme 17 rue Leopold Bellan Paris 2e 

Métro Sentier ou les Halles

 

Sur la révolution syrienne et l'organisation des secours à la population syrienne 

 

Avec Farouk Mardam Bey (ex dir revue d'Etudes palestiniennes/Sinbad) Michel Kilo (Forum Démocratique), Mazen Adi (Parti du Peuple/Coalition): état des lieux et perspectives

Shadi Abu Fakher (Coordination Damas/Collectif pour le Secours et le Développement) : solidarité et secours

Rania Badri (journaliste): témoignage féministe

Sami Shoukeir :  Chants

 

 voir Syrie : l’année de la libération ?

Syrie: mobilisation internationale le 20 octobre

Syrie: le déchirement

Pour le peuple syrien: vague blanche le 17 avril

Syrie: un an de combat et de débat.

Syrie: un permis de tuer?

Syrie: agir contre la tuerie !

Syrie urgence: arrêter enfin le massacre!

Syrie: violences à Paris contre les manifestants

Halte au massacre du peuple syrien !

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 23:01

Hitler ? Pff, une banalité ! ... 

(Ou à qui profite le relativisme ?) 

Mais comment sommes nous donc parvenus, depuis ces dernières années, à ce que le nom et la figure de Hitler se banalisent tant ?

A ce qu'un cinéaste exprime tranquillement en public, devant un parterre de journalistes, qu'il en éprouve de la " sympathie "(1) ?  A ce qu'un créateur de mode (2) en fasse un slogan louangeur ( " J'aime Hitler" ), à l'image de la pub pour une capitale américaine  (bientôt des T.Shirts ou tasses à café avec un coeur rouge à côté de " I love Hitler " ?) Ou qu'un militant  contre le mariage homosexuel, sous prétexte d’être " blessé " par la position de François Hollande sur ce sujet, associe « l’homme que l’Allemagne a bien connu en 1933 » au président de la République française de 2012 (3) ?...
 

Ainsi galvaudé, le fascisme hitlérien perdrait donc toute dimension exceptionnelle. Dont, surtout, celle de son innommable spécificité: l'extermination des Juifs, ainsi que celle des Tziganes et des homosexuels.

Hormis l'excès outrancier de ces divers propos, la question qui se pose et doit inlassablement se poser est : à qui profite ce relativisme  ? 

Qui donc peut tirer profit du fait que le travail de mémoire et de sacralisation réalisée autour de cette période se banalise ainsi ? Et qui peut se réjouir du fait que l'Holocauste ne tienne plus de place particulière dans l'histoire des crimes contre l’humanité ?

Malmener et/ou dédiaboliser le tabou – nécessaire – construit autour du plus grand dictateur du siècle dernier, c’est tout simplement le banaliser.

Avec le risque que sous peu, les voix, déjà trop nombreuses, avançant qu on en parle trop  » se multiplient, et sans grande réaction collective.  Confondant ainsi en parler " trop " avec en parler " mal ".

Bon, il faut croire que le message n'est pas encore bien passé… Allez,  on s'y colle à nouveau.  On le répète encore une fois, on est prêt à l'ânonner même, s'il le faut. Et il le faut : non, Hitler n'est pas " sympathique " ni antipathique, il est simplement un des plus grands dictateurs de l'Histoire.

Non, Hitler n’est pas un slogan publicitaire, et il ne  relève pas d'une opinion ( "pour ou contre H;") pas plus qu'il n'est un outil d’évaluation ("plus H. ou moins H.?"...)

Il est un des tyrans les plus terrifiants. Qui s'est distingué par sa haine des Juifs et son obsession délirante de les faire disparaître de la terre.Cela s'appelle un génocide, et sous le IIIe Reich, celui-ci a eu la particularité unique de répondre à une logique industrielle. Comment, dès lors, amalgamer cette page d’histoire au débat national qui agite actuellement la France sur le mariage homosexuel ?

 

 Souâd Belhaddad

 

Auteure de SurVivantes, Rwanda dix ans après, La fleur de Stéphanie, Rwanda entre déni et réconciliation, Entre deux je.

 

1) En mai 2011, lors d' une conférence de presse du festival de Cannes pour la présentation de son film Melancholia, Lars Von Trier, déclare à propos d'Hitler : " (...) Il n’est pas vraiment un brave type, mais je comprends beaucoup de lui et je sympathise un peu avec lui » (voir Les nouveaux amis d'Hitler.)

2) En février 2011, une vidéo diffusée par le Sun montre John Galliano, créateur de la maison Dior, déclarant : " I love Hitler ". C’était avant ses propos antisémites et racistes exprimés à un couple de clients, dans un café parisien. 

3) Le 13 janvier 2013, Xavier Bongibault déclare : «  C'est une logique choquante et homophobe de la part de ce gouvernement. C'est dire que tous les homosexuels n'ont pour seul instinct [politique] leur orientation sexuelle. C'est la ligne qui était défendue par un homme que l'Allemagne a bien connu à partir de 1933, et c'est la ligne que défend aujourd'hui François Hollande."

Voir aussi 

Algérie, antisémitisme: un texte de Souâd Belhaddad

France-Rwanda: escalade et négation

Et, sur la complaisance à l'égard de "personnalités" pro-nazies, en l'ocurrence  Hergé, voir Le centenaire d'Hergé, antisémite et collaborateur des nazis http://www.memorial98.org/article-10546397.html

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:42

Nous publions un article du site tunisien Nawaat, mis en ligne le 13 janvier, et qui alerte contre l’antisémitisme en Tunisie. Ce texte est évidemment inquiétant mais il témoigne aussi de la résistance de citoyens face à la propagande antisémite. La solidarité avec les révolutions dans les pays arabes implique aussi de combattre le poison antisémite.

Nawaat est un site indépendant qui existe depuis 2004; il a agi contre la dictature de Ben Ali et poursuit maintenant son activité en toute indépendance.

Il publie des opinions de tous bords, qui ne l'engagent pas forcément

Nawaat a été récompensé en mars 2011 par Reporters Sans Frontières pour son combat, en ces termes (extrait) : « Nawaat.org est un blog collectif indépendant animé par des blogueurs tunisiens, créé en 2004. Son but : “il donne la parole à tous ceux qui, par leur engagement citoyen, la prennent, la portent et la diffusent”. Nawaat joue un rôle crucial dans la couverture des troubles sociaux et politiques en Tunisie depuis le 17 décembre 2010. Astrubal et Sami Ben Gharbia, deux blogueurs tunisiens bien connus publient régulièrement sur le site.

Le site a récemment créé une page spéciale sur les révélations de WikiLeaks relatives à la Tunisie, et une autre sur les évènements récents de Sidi Bouzid (qui ont déclenché la révolution tunisienne NDLR) , qui n’ont pas été couverts dans les médias traditionnels. Nawaat met également à disposition des internautes des conseils sur le contournement de la censure, insistant sur les dangers de s’identifier en ligne… » voir http://fr.rsf.org/prix-reporters-sans-frontieres-du-14-03-2011,39784.html

MEMORIAL 98

Texte publié sur Nawaat

http://nawaat.org/portail/2013/01/13/le-tunisien-est-il-antisemite/

" En tant que citoyen tunisien, musulman et profondément croyant, soutenant de tout mon être et mon cœur la cause palestinienne, je voudrais vous inviter à une réflexion sur l’antisémitisme.

 Tout d’abord, explicitons ce terme d’antisémite. On pourrait croire que le peuple tunisien, étant arabe et donc sémite, ne peut être taxé d’antisémite. Pourtant, l’antisémitisme ne s’applique qu’aux actes ou paroles qui sont proférés contre des personnes pour la seule raison qu’ils sont juifs.

 En Tunisie, depuis la révolution, les pulsions réprimées et la parole censurée sous la dictature, s’expriment désormais au grand jour, dans une explosion formidable. Parmi ces sentiments réprimés, il en existe un qui subsiste dans cet inconscient collectif : l’antisémitisme qui apparaît au grand jour comme une composante de la société. C’est l’occasion de saisir cette chance que nous offre la liberté d’expression pour soulever cette question dans l’espace public afin que tout un chacun y réfléchisse.

 Les actes antisémites se produisent de plus en plus dans notre pays et sont banalisés. Il y a trois mois, les deux synagogues de Sfax ont subi le vol de leurs Qandils, ou veilleuses à l’huile, dont les supports en argent sont de véritables œuvres d’art des orfèvres juifs de l’époque, même les rouleaux de la Torah n’ont pas été épargnés. Les synagogues ont également été vandalisées : menorahs (candélabres rituels NDLR) cassés, vitraux brisés, tabernacles défoncés, portes extérieures taguées… On ne saurait imaginer des gens saccageant une mosquée, et pourtant beaucoup trouvent normal le saccage d’une synagogue. Selon la petite communauté juive de Sfax, jamais d’actes pareils ne s’étaient produits, ni du temps de Bourguiba ni sous Ben Ali. C’est depuis l’arrivée d’Ennadha que ces lieux de culte n’ont plus bénéficié de surveillance, les policiers ayant été retirés, laissant ces lieux livrés à eux-mêmes.

 Il est à rappeler que l’histoire encore récente de la Tunisie est marquée par le multiculturalisme. Ces lieux de culte font partie de notre histoire collective comme du patrimoine national. Il est à se demander si le peuple tunisien, pourtant croyant et pieux, n’a pas tendance à oublier que, dans ces lieux, on vénère le même Dieu.

 Un deuxième cas d’antisémitisme est celui de l’imam de Radés, fonctionnaire, donc payé par les deniers publics. Ce dernier, devant un parterre de croyants, s’adresse aux téléspectateurs en direct sur une chaîne nationale, appelant à la haine contre les juifs en toute sérénité, tout en donnant une vision manichéenne du conflit israélo-palestinien.

Il n’est pas à douter de son érudition en islam mais plutôt de la déviation de son cadre religieux pour faire de la géopolitique, incitant à la haine et à la vengeance. Dans ce contexte, cet imam devient éminemment critiquable et d’autant plus dangereux qu’il ancre dans les consciences des préjugés primaires. On en oublierait presque que les juifs sont des gens du livre et que leurs prophètes sont également les nôtres. Il faut pourtant rappeler à cet imam que tout « appel à la haine entre les races, les religions ou les populations » est passible de un à trois ans de prison.

 Si l’on en venait à compter les actes et les propos fanatiques des salafistes qui à chaque manifestation appellent à la mort des juifs, leitmotiv devenu banal, la palme d’or leur reviendrait.

 Enfin, le dernier exemple en date est celui du secrétaire d’État, une des élites du parti Ennadha, Houcine Jaziri, qui, dans une émission télévisée de grande écoute à propos de l’attaque du meeting à Djerba de Nida Tounes, a attaqué ce parti pour avoir choisi « l’hôtel d’un juif tunisien »…Le constat est affligeant, voire pathétique.

 Pourtant, cette culture juive habite profondément l’identité du peuple tunisien. On la retrouve dans notre patrimoine culinaire, musical et même architectural, symbolisé par des étoiles de David sur des tombes, des portes de maison et même sur le mihrab de la mosquée de la Zitouna. À l’origine ce symbole, avant de devenir le symbole de l’État d’Israël, était associé à la puissance supposée du roi Salomon de pouvoir éloigner les mauvais esprits ou djinn. Il est aussi à noter que des juifs tunisiens ont profondément marqué l’histoire de la Tunisie contemporaine comme Georges Adda, militant ayant fait de la prison pour son combat pour l’indépendance et connu pour ses positions antisionistes. Quant à Gilbert Naccache, un opposant à Bourguiba, il passa plus de 11 ans en prison. Ces personnes ont fait preuve d’esprit patriotique autant que leurs frères musulmans.

 

 Pour conclure, il est à se demander si l’antisémitisme serait dû à un manque d’éducation et de connaissance de l’autre. Malheureusement, dans l’esprit de beaucoup, on associe facilement la cause palestinienne aux juifs tunisiens. Et cet amalgame est entretenu par nos politiciens qui, pour augmenter leur popularité, utilisent la cause palestinienne et par conséquent, cautionnent et encouragent indirectement ces actes antisémites. Plusieurs exemples illustrent cet antagonisme comme la volonté de criminaliser les relations avec l’état d’Israël, acte qui tient davantage du populisme primaire que d’une connaissance profonde du conflit palestinien.

 Ou encore, lors d’une séance plénière, la proposition d’une députée de ne plus vendre de terre aux juifs de Djerba ; oubliant de ce fait que les juifs sont aussi tunisiens qu’elle.

 Autre exemple, celui du refus de la nomination de René Trabelsi, chef de la communauté juive de Djerba, par le conseil de la Choura, comme ministre du tourisme. Ce choix aurait pu être un signe fort d’ouverture et de tolérance, dont se targue la Tunisie vis-à-vis de l’extérieur, et également une reconnaissance de cette petite communauté. Qui se souvient encore que Yom Kippour avait été déclaré jour férié par le premier gouvernement Tunisien, issu des accords d’autonomie interne de 1954 ? Qui se souvient encore que la communauté israélite, lors de la formation du premier gouvernement post-indépendance, s’était vu offrir le ministère de la reconstruction et de l’urbanisme à un de ses plus importants notables, Albert Bessis ?

 Il est important que les autorités prennent conscience de ce problème et condamnent ces actes antisémites, par trop banalisés et même trop graves. Le fait d’être antisioniste est compréhensible par rapport aux injustices que subit le peuple palestinien, mais celui d’être antisémite doit être combattu dans notre jeune société démocratique, n’étant pas un honneur pour la nouvelle Tunisie.

 Quand verrons-nous une figure importante d’Ennadha (parti islamiste au pouvoir NDLR), visiter une synagogue ou une école de Talmud Torah (qui dispense des cours de judaïsme NDLR), acte de reconnaissance de cette communauté soeur?"

voir aussi Tunisie : alerte contre l’antisémitisme.

Abattre toutes les dictatures

Tunisie, Algérie : solidarité

Tunisie: femmes victorieuses contre l’impunité

France-Tunisie: la manipulation sarkozyste décryptée

Face à la torture en Tunisie: droit d'asile!

MEMORIAL 98

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 00:32

 

La nouvelle année s’est ouverte en Syrie par les révélations de l’ONU, qui décompte 60000 morts. L’agence de l’ONU pour les droits de l’homme a présenté le 2 janvier une étude qui alourdit de beaucoup le bilan humain du conflit syrien, en comparaison du chiffre de 45000  morts fourni par l’observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé en Angleterre.

Ce chiffre est "bien supérieur à ce que nous escomptions et est vraiment choquant", a déclaré Navi Pillay, la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. L’étude établit une liste de 59 648 personnes tuées en Syrie entre le 15 mars 2011 et le 30 novembre 2012. "Étant donné que le conflit s’est poursuivi sans relâche depuis la fin novembre, nous pouvons supposer que plus de 60 000 personnes ont été tuées jusqu’au début 2013" rajoute Navi Pillay.

L’étude s’appuie sur un ensemble de 147.349 signalements de meurtres identifiés, en provenance de 7 sources différentes, de l’OSDH au gouvernement syrien lui-même. Les analystes ont croisé et trié ces rapports et enlevé les doublons pour parvenir à ce chiffre.

L’analyse montre une nette augmentation du nombre moyen de décès documentés par mois depuis le début du conflit. Si environ 1000 morts violentes par mois étaient enregistrées à l’été 2011, on compte une moyenne de 5 000 morts par mois depuis juillet 2012. Géographiquement, le plus grand nombre de meurtres a été signalé à Homs (12 560), dans la périphérie rurale de Damas (10 862) et à Idlib (7 686), suivis d’Alep (6 188), de Daraa (6 034) et de Hama (5 080).

Ces localisations correspondent aux cibles des bombardements de l’aviation et des blindés du régime, notamment à Homs.

Face à ces macabres révélations, Bachar El Assad  a rompu un silence médiatique de plusieurs mois pour répéter son mantra : les révoltés ne seraient que des « ennemis de la patrie, manipulés de l’extérieur ». C’est la seule justification d’une telle accumulation de massacres, depuis le début de la révolte le 15 mars 2011, sous l’effet des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte.

Au fond, la vraie question qui se pose une fois de plus est la suivante : que font les gouvernements et que font les organisations de défense des droits de l’homme ?

Concernant les gouvernements, dont le nôtre, force est de constater que les efforts diplomatiques n’ont abouti à rien. Successivement, à différents niveaux, la « communauté internationale » a envoyé des observateurs qui ont vu le peuple syrien se faire massacrer. Puis elle s'est décidée à déléguer des médiateurs, sans mandat précis et sans capacité de contrainte. On en voit le résultat dans l’errance de l’ « émissaire spécial » Lakhdar Brahimi, qui répète qu'il "faut trouver une solution". Mais cette même communauté internationale reste paralysée, imputant tour à tour son immobilisme à la complexité de la situation, à l'absence de structuration de l'opposition, aux désaccords prévalant entre les puissances 

Le trio des régimes russe, chinois et iranien soutien et arme toujours la dictature. Ces régimes sont déjà très entraînés et experts pour  réprimer et massacrer leurs propres peuples, leur aide à Assad est donc calibrée et terriblement efficace. Elle se double d’une offensive propagandiste visant à semer le trouble sur le combat du peuple syrien et  qui trouve des alliés auprès de l’extrême-droite internationale ainsi que dramatiquement auprès de courants proches d’Hugo Chavez.

Les révoltés syriens ne veulent ni de corps expéditionnaire, ni d'opération militaire. Ils ont démontré, depuis deux ans, leur courage et leur capacité au combat. En revanche, ils attendent toujours les moyens qui leur permettront d'acquérir les armes qui leur font défaut pour contrer la folie destructrice d'un régime aux abois. Et ils demandent que nos gouvernements cessent de parler et agissent enfin et donnent effectivement les sommes qu'ils promettent dans leurs discours, et qu'on laisse enfin le peuple syrien  se procurer ce dont il a  besoin pour assurer sa survie.

L’année 2013 doit être celle d’un vaste mouvement de soutien à ce combat, d’un véritable front uni de toutes les associations, partis et citoyens qui veulent contribuer à la chute de la dictature et à la liberté enfin retrouvée d’un peuple martyr.

MEMORIAL 98

voir sur ce site Syrie: mobilisation internationale le 20 octobre

Syrie: appel urgent de solidarité.

Syrie: le déchirement

Pour le peuple syrien: vague blanche le 17 avril

Syrie: un an de combat et de débat.

Reportage: avec les Syriens de Paris

et le blog "Un oeil sur la Syrie" http://syrie.blog.lemonde.fr/ ainsi que le texte de Farouk Mardam Bey "La révolution syrienne et ses détracteurs" http://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=8&nid=3970

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