Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

 

L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

_______________________________________

Pour correspondre avec nous, nous proposer des articles ou des informations, pour toute question :

memorial98@protonmail.com

_______________________________________

Articles Récents

  • Soutien au peuple iranien
    Depuis des dizaines d’années, le peuple iranien lutte pour sa liberté, d’abord face au régime du Shah, puis face au régime de la république islamique qui, à de très nombreuses reprises, a écrasé dans le sang les mouvements ouvriers, féministes, populaires...
  • Nouvelle diatribe antisémite de Mélenchon
    Mélenchon récidive et escalade à propos de l'affaire Epstein, à la fois dans les allusions antisémites et dans la protection renouvelée de la Russie de Poutine. Ses propos en meeting à Lyon le 26 février en témoignent : "L'affaire Epstein... Ah, je voulais...
  • En mémoire de Leïla Shahid
    Photo de Leïla Shahid Nous saluons la mémoire de la femme qui, durant des décennies, a incarné la cause palestinienne, tout particulièrement dans notre pays où, par sa dignité et son incessante recherche du débat, elle en a exprimé la légitimité. Militante...
  • Affaire Epstein: antisémitisme et complotisme effacent la mémoire des victimes
    Suite à la publication des fichiers Epstein, les pires tropes supplantent l’indignation légitime. Sans prétendre faire œuvre journalistique, quelques constats politiques s’imposent : Jeffrey Epstein dirigeait un système international de trafic sexuel...
  • Israël / Palestine - Les criminels doivent rendre des comptes
    Des groupes d'extrême-droite bloquent des convois d'aide humanitaire destinés à la population de Gaza La justice française a récemment émis un mandat d'amener contre deux franco-israéliennes poursuivies pour complicité de génocide suite à une plainte...
23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 22:53

 

Edouard Balladur aime les commissions, surtout quand il les dirige.
Il préside actuellement celle qui doit faire passer la présidentialisation accrue du régime.
En 1998 il proposait déjà la mise en place d'une commission sur le thème de la « préférence nationale », Nicolas Sarkozy lui apportait alors son soutien.
Quelques semaines après les élections régionales d'Avril 1998, qui avaient scellé l’alliance de la droite et du Front national dans cinq régions, la droite versait une fois de plus dans la surenchère contre les étrangers (
Édouard Balladur, invité du Grand Jury RTL-Le Monde le 14 juin 1998, prenait publiquement position pour la mise en place d’une commission chargée d’étudier le concept de “préférence nationale” ; interrogé par les journalistes il précisait que cette instance devait inclure des responsables du Front National.
Cette ouverture en direction du Front national, qui plus est sur le thème central du parti d’extrême droite, provoqua un scandale.
Face à la polémique  Nicolas Sarkozy déclarait alors: “Cela me choque d’autant moins que l’on discute tranquillement de la préférence nationale, qu’elle existe dans la fonction publique” (Le Monde, 16 juin 1998) et “les mots de préférence nationale n’ont aucune raison d’être présentés comme des tabous”

Dès 1990, Balladur avait déjà justifié ces discriminations, que la justice condamnera, dans son livre  « Douze lettres aux Français trop tranquilles » ; il écrivait dans son style inimitable : “il me semble qu’il serait légitime de distinguer, parmi les prestations sociales, celles correspondant à des cotisations payées, selon le système de l’assurance, de celles correspondant à la mise en œuvre par l’État ou les collectivités locales d’une solidarité nationale. Aux premières, tous ceux qui travaillent et paient des cotisations doivent avoir droit ; les secondes, en revanche, pourraient, dans certains cas et sous certaines conditions, être réservées aux nationaux”.

 La même année, Sarkozy est le cosignataire d’une éphémère proposition de loi visant à instaurer le principe de préférence nationale dans les politiques des collectivités locales (proposition de loi de Jean-Louis Masson, RPR, du 11 avril 1990) dont l’article 2 dispose que “les collectivités territoriales définissent librement les conditions d’attribution des prestations visées à l’article premier : ces conditions peuvent être notamment relatives à la durée de résidence des bénéficiaires éventuels sur le territoire de la collectivité intéressée, au montant de leurs ressources ou à leur nationalité”.

C’est exactement ce que Bruno Mégret instituera plus tard à Vitrolles en 1998 en créant  une allocation de naissance de 5 000 francs (762,25 €) versée aux seules familles dont l’un des parents au moins est français ou ressortissant de l’Union européenne.
Le tribunal de Marseille a  annulé cette disposition municipale considérant que cette rupture d’égalité n’était pas justifiée.

C’est sous la houlette de ce couple Balladur-Sarkozy, que « réfléchissent » Jack Lang, Olivier Duhamel (ancien député européen socialiste, auteur en son temps d’un manuel pour lutter contre le Front national) Guy Carcassonne conseiller de Rocard, Schramek chef de cabinet de Jospin.

Gageons qu’ils n’évoqueront guère dans leur cénacle ces dérives sur la « préférence nationale », annonciatrices de l’actuel ministère de l’Identité nationale.

MEMORIAL 98
Partager cet article
Repost0

commentaires

J
Faut pas tout mélanger... sous peine de discréditer même les meilleures intentions. Si les concepts de préférence nationale et  identité nationale trimbalent leur charge de relents douteux, une commission chargée de prévoir des changements institutionnels est d'un tout autre domaine. On peut ne pas approuver un projet de présidentialisation du régime et lui opposer des arguments de droit public très différents de ceux qui doivent être utilisés contre le thème de l'"identité nationale". Attention ! Le discours raciste repose largement sur l'amalgame ; ne tombons pas dans le piège qui consisterait à utiliser les mêmes procédés.
Répondre