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L'association MEMORIAL98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.  

Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes

(Arménie, Rwanda, Shoah ...)

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Retrouvez aussi le quotidien de l'info antiraciste sur notre blog d'actus :

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:29

L’histoire est à peine croyable et pourtant elle est absolument vraie.

 

Mme Pederzoli, professeur d’histoire du lycée Loritz de Nancy , est suspendue pour quatre mois. On lui reproche d’avoir bafoué la laïcité et la neutralité de l’École en organisant un voyage autour de la mémoire de la Shoah.

Nous publions ci-dessous le lien vers une interview télévisée de l’enseignante ainsi que des très larges extraits du journal local, Le Républicain Lorrain. 

On rappellera, en contrepoint du révisionnisme bureaucratique du recteur, la mémoire des policiers héroïques de Nancy:

Le 18 juillet 1942, le chef du service des étrangers de la police de Nancy, Édouard Vigneron, apprend que la rafle des Juifs de Nancy est pour le lendemain. Il convoque tous les policiers qu'il peut joindre pour qu'ils fassent fuir tous les Juifs menacés, qu'ils connaissent pour la plupart pour leur avoir remis leurs papiers. Il n'hésite pas à les faire accompagner à la gare et à leur faire remettre tickets et laissez-passer pour atteindre la « zone libre ». Des policiers ont même abrité chez eux des Juifs menacés.

Édouard Vigneron a été arrêté après ces événements mais libéré et réhabilité à la Libération.

Avec trois autres policiers (Charles Bouy, François Pinot et Charles Thouron)  il a reçu la Médaille de Juste parmi les Nations de  Yad Vashem.

 

Nous vous appelons à protester auprès du Ministère de l’Education nationale et auprès du rectorat de Nancy.

Rectorat de l'académie de Nancy-Metz, 2, rue Philippe de Gueldres, CO 30013, 54035 Nancy CEDEX ; tél: 03 83 86 20 20  
ce.rectorat@ac-nancy-metz.fr

 

Mémorial 98

 

 

 

Lien vers l'interview de Mme Pederzoli (par un journaliste insupportable)

http://www.dailymotion.com/video/k1olEaJtzopEPq1Fgf8

 

Extraits de l'article du Républicain lorrain:

La sentence est tombée la veille de la rentrée. Signée du recteur Pollet. Catherine Pederzoli, professeur certifié d’histoire-géographie au lycée Loritz de Nancy, est suspendue pour quatre mois. Dans un an, elle sera à la retraite. L’enseignement, le contact avec les élèves, la transmission du savoir et des valeurs fondamentales, c’est toute sa vie, tout ce à quoi elle croit. C’est pourquoi, depuis quinze ans, elle organise un voyage scolaire. Il s’agit d’un projet pédagogique qu’elle a construit et porté notamment avec l’association « Déportations persécutions mémoire ». Le « Voyage de la mémoire de la Shoah » vient clore l’année scolaire et le programme de terminale. Il emmène les élèves sur les lieux de la persécution et de l’extermination. Six jours en Pologne et en République Tchèque, qui contribuent à leur édification.

C’est ce voyage qui est au centre de tout. C’est autour de lui et de la personnalité de Catherine Pederzoli, femme entière et enseignante passionnée, que se cristallise toute l’affaire. En novembre dernier, le Conseil d'administration du lycée Loritz, appelé à se prononcer sur le projet pédagogique, l’accueille favorablement, mais réduit considérablement le nombre de participants. Le jour de la visite officielle de Luc Chatel à Nancy, une manifestation est organisée par les lycéens qui veulent attirer l’attention du ministre. On accuse Catherine Pederzoli d’en avoir été l’inspiratrice.

 À partir de là, rien ne va plus. Une affaire de soirée trop arrosée lors du voyage de 2009, où est mêlée une prof stagiaire, sort opportunément pour alourdir le dossier. Le point d’orgue, ce sera fin juin, avec une inspection de l’Éducation nationale, demandée par le recteur. Deux inspecteurs mènent une enquête pour comprendre ce qu’il se passe dans ce lycée où un climat délétère s’est installé. Ils entendent des profs, des élèves, des parents, et l’intéressée. En août, ils rendent un rapport accablant. Ils estiment que la dimension mémorielle du travail l’emporte sur celle de l’Histoire, que les principes de laïcité et neutralité religieuse qui organisent l’école républicaine «  sont clairement enfreints », et que l’enseignante fait cavalier seul. Les nombreux témoignages favorables à la prof ne sont que peu repris.

 Me Christine Tadic, l’avocate de Catherine Pederzoli, n’en revient pas. Elle se demande qui veut la peau de l’enseignante, et pourquoi on s’acharne ainsi sur elle. «  C’est un rapport exclusivement à charge. Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi partial, d’aussi orienté. Je suis juriste, je pèse mes mots. Manifestement on veut s’encadrer Madame Pederzoli, en l’accusant d’instrumentaliser les élèves, de leur faire un lavage de cerveau. Et je finis par me demander si sa principale faute… n’est pas d’être juive !.

 

Dans leur rapport, les inspecteurs font des observations étonnantes. Ils relèvent en substance qu’elle utilise dans ses explications à quatorze reprises le terme de Shoah, qui signifie «  anéantissement » en hébreu, au lieu du terme «  à la fois plus neutre et juridiquement fondé de "génocide" »…

 

 Son avocate conteste la suspension par une procédure en référé devant le tribunal administratif.

 

MEMORIAL 98

 

PS Nous avions confondu le Républicain lorrain et l'Est républicain en référence à l'affaire Volson. Erreur corrigée grâce à la vigilance d'un lecteur lorrain que nous remercions

 

 

 

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Published by memorial98 - dans memorial98
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laic 05/10/2010 17:35



Visiblement, cet article n'est pas à une confusion près...


Peut-être aurait-il mieux valu pour l'auteur de cet article de se référer directement au jugement entrepris par le Tribunal administratif, qui confirme la suspension de cette enseignante, suite à
de nombreuses plaintes de la part des parents d'élèves sur la violation de l'obligation de neutralité attachée au service public de l'Education nationale.


En aucun cas le Tribunal administratif n'a confirmé cette suspension sur le seul fondement d'organiser un voyage sur le thème du devoir de mémoire, initiative louable et encouragée par
l'Education nationale.


Le Tribunal a confirmé cette suspension au vu des conditions dans lesquelles était organisé ce voyage scolaire, encadré par des religieux directement.


Or il s'agit d'un voyage scolaire qui par définition soit s'inscrire dans la neutralité et la laïcité, sans présence religieuse subjective.


Le devoir de mémoire, nécessaire et précieux pour les nouvelles générations, ne doit-il pas être abordé d'un point de vue historique, et non
religieux?


Consideriez-vous comme normale et conforme aux principes de laïcité une visite scolaire de la cathédrale Notre Dame à Paris encadrée par des prêtres et des soeurs catholiques alors qu'il
s'agit de l'école publique?


A dénoncer l'inexistant, on finit par obtenir l'effet contraire: un communautarisme qui n'a en aucun cas sa place au sein de l'école publique et laïque.


N'est-ce pas le rôle de l'école que de tenter d'intégrer les différences culturelles, pour vivre ensemble tout en préservant les différences qui font notre richesse?


Par ailleurs, cette enseignante n'a pas été sanctionnée mais suspendue dans l'attente de la décision du conseil de discipline de l'Académie.


Mais j'oubliais que l'auteur de cet article n'est pas à une confusion près.


Le modérateur du site préfèrera sûrement publier des propos diffamatoires sur le recteur plutôt que de poster celui-ci.


Vrai ou faux?


 



memorial98 05/10/2010 19:32



Votre message courageusement anonyme est incorrect dans ses termes et n'apporte aucun élément factuel.


Il procéde par insinuations et allusions.


Nous le publions néanmoins.



Vieux singe 02/09/2010 06:39



Une erreur factuelle et une question.


Erreur factuelle : vous citez un article du "Républicain Lorrain" et évoquez l'affaire Volson. Or, le Républicain Lorrain, journal messin, ne doit pas être confondu avec son concurrent nancéien ,
L'Est Républicain, qui avait refusé de publier l'insertion mémorielle en hommage à Fred Volson.


Une question : le recteur de l'académie de Nancy, Jean-Jacques Pollet, serait un ancien du Club de l'Horloge. Vrai ou faux ? Rapport avec les ennuis de Mme Pederzoli ?



tipanda 01/09/2010 22:47



Lamentable ! Encore une preuve, s'il en fallait une, qu'il est toujours fécond le ventre de la bête immonde.